« Aider les missionnaires, les prêtres, toute l’Église !.. »

édito revue T.d.L n°984 - Février 2017

À 15 ans, le 9 avril 1888, la jeune Thérèse Martin entre au Carmel de Lisieux pour être religieuse. En pénétrant dans le monastère qu’elle découvre de l’intérieur, elle s’exclame avec ravissement : « C’est pour toujours, toujours que je suis ici » (Ms A 69v°).

Contemporain de sainte Thérèse (1873-1897), le jeune Henri Grialou (1894-1967) découvre, à l’âge de 13 ans au petit Séminaire et grâce aux publications du Carmel de Lisieux, la figure et la spiritualité de celle qui deviendra son maître spirituel.

Puis vient le temps de la maturation. À l’ombre du cloître du Carmel comme à l’ombre de celui du Séminaire, sainte Thérèse comme le bienheureux Marie- Eugène vont laisser le Seigneur éprouver leur vocation sur le chemin de l’abandon confiant entre les bras de Dieu dont témoigne d’ailleurs le nom que chacun porte : Thérèse de l’Enfant-Jésus et Marie- Eugène de l’Enfant- Jésus… comme pour ressembler à Thérèse !..

Le Père Marie-Eugène est touché par l’expérience que fait sainte Thérèse de la Miséricorde divine. Et à travers l’expérience même de sainte Thérèse, il se laisse toucher à son tour par l’Amour miséricordieux du Père. À l’école de sainte Thérèse, il s’ouvre à la grâce de l’Esprit Saint et laisse retentir en lui la voix du Père à son fils Jésus : « Tu es mon fils bienaimé. En toi j’ai mis tout mon amour » (Matthieu 3, 17).

Disciple de sainte Thérèse, le bienheureux Père Marie-Eugène insistera auprès de Mère Agnès au Carmel de Lisieux pour que soient publiés les textes originaux des manuscrits autobiographiques. Ainsi connus aujourd’hui, ils nous permettent d’emprunter nous aussi, les sentiers de « La petite voie toute nouvelle » révélée par sainte Thérèse à travers l’image de l’ascenseur (Ms C 2v°).

Aujourd’hui, nous voulons rendre grâce pour la rencontre que Dieu a permise de ses deux amis, Thérèse et Marie-Eugène comme le suggère l’icône du Carmel de Harissa au Liban qui montre le nouveau bienheureux au premier plan, soutenu et inspiré par sa « grande » et « petite » soeur, sainte Thérèse.

Que l’un et l’autre nous entraînent nous aussi sur cette voie de « l’Amour Infini » selon l’expression du nouveau bienheureux

Père Olivier Ruffray,
Recteur du Sanctuaire
Directeur du Pèlerinage

Père Olivier Ruffray130