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« Les privilégiées de l’Amour de Jésus »

Père Olivier RuffrayLorsque la jeune Thérèse Martin entre au Carmel de Lisieux le 9 avril 1888, conduite par son papa qui a accepté qu’elle soit déracinée de son nid douillet des Buissonnets pour s’enraciner sur la montagne du Carmel, elle se présente avec le désir de devenir une vraie carmélite : « C’était pour Lui tout seul que je voulais être carmélite. » (Manuscrit A 26v, 10)

Soeur Thérèse de l’Enfant-Jésus de la Sainte-Face s’appliquera à devenir une vraie fille spirituelle de sainte Thérèse d’Avila, la Madre, qui voulu réformer le Carmel au XVIe siècle depuis l’Espagne, pour retrouver « Jésus seul ».

A travers la vie ordinaire du couvent, les sacrifices quotidiens et l’offrande de sa personne, comme un néant offert à Celui qui est tout, Thérèse de Lisieux gravit la montagne du Carmel et pénètre une à une, les demeures du « Château intérieur », priant pour les prêtres, dans un amour profond de l’Eglise qui rayonne en un regard missionnaire sur le monde.

Sur ce chemin, sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus de la Sainte-Face fait l’expérience de l’Amour miséricordieux du Père. Considérant sa petitesse, elle demande à Dieu, dans son acte d’offrande du 9 juin 1895, d’être Lui-même, sa sainteté : « Je désire être Sainte, mais je sens mon impuissance et je vous demande, ô mon Dieu ! d’être vous-même ma Sainteté. »

Thérèse emprunte cette voie d’abandon entre les bras du Père qui la fait désirer et devenir de plus en plus petite. C’est là, la nouveauté de la découverte de Thérèse de Lisieux qui est en même temps, fidélité créatrice à l’expérience spirituelle du Carmel, remise en vigueur par sainte Thérèse d’Avila qui lui fait expérimenter « La perfection de l’Amour ».

Soeur Françoise-Thérèse, Léonie Martin, la soeur de Thérèse, religieuse visitandine au Monastère de Caen de 1899 à 1941, se révélera fidèle disciple de sa soeur Thérèse de l’Enfant-Jésus qui sera pour elle comme une maîtresse spirituelle. Soeur Françoise-Thérèse aura à cœur d’avancer sur ce chemin humble et caché de confiance et d’amour qui ouvre à l’abandon entre les bras du Père.

Les fidèles ne s’y trompent pas qui se laissent guider vers sa tombe pour réclamer son intercession. Les grâces sont nombreuses. Le 15 novembre 2014, les soeurs du Monastère de la Visitation se sont constituées comme « Acteur » de la Cause en Béatification et Canonisation de leur soeur Françoise- Thérèse. Le 18 décembre 2014, par la réponse de Monseigneur Boulanger, Evêque de Bayeux et Lisieux aux soeurs de la Visitation, soeur Françoise-Thérèse est devenue « Servante de Dieu ».

Le 24 janvier 2015, au jour de la fête de Saint-François de Sales, depuis le Monastère de la Visitation, Monseigneur Boulanger a annoncé la nouvelle. Désormais, il convient d’appeler Léonie Martin : « La Servante de Dieu, soeur Françoise-Thérèse » pour la plus grande gloire de Dieu.

Thérèse

Tout sur la petite Thérèse de Lisieux

Archives du Carmel de lisieux

Fruit de dizaines d’années de collaboration des carmélites avec des thérésiens et des chercheurs de plusieurs pays, ce site présente fidèlement les textes, documents, images et objets qu’ils ont jugés importants pour étudier sainte Thérèse. Grâce à leurs suggestions et leur collaboration directe, ce site internet permet d’approfondir l’œuvre de Thérèse et la genèse de sa pensée. Car sainte Thérèse, comme vous allez le découvrir, a eu le génie d’utiliser ces textes, images et objets de son temps et de les transformer en vivant avec eux, s’en nourrissant au point de créer une œuvre écrite valable pour toutes les époques et tous les temps. D’où sa nomination comme Docteur de l’Église.

Ce site d’archives thérésiennes, très simple d’accès, comprend 4 volets :

  • ses œuvres
  • en famille
  • au carmel
  • après 1897

La première section : les œuvres.

La première section est consacrée aux œuvres de Thérèse. D’abord ses œuvres écrites : ses textes avec tous leurs fac-simile, c’est-à-dire avec la reproduction des pages écrites à la main par Thérèse. On peut donc lire ses Manuscrits, ses poèmes et ses prières, ses pièces de théâtre, ses lettres, et consulter ses devoirs d’écolière. Moins connues sont les œuvres d’art de Thérèse : les images qu’elle a conçues et décorées, les objets qu’elle a mis en peinture, ses dessins et esquisses, petits tableaux ou ornements liturgiques, missel enluminé, etc. Toutes sont visibles avec une description de l’œuvre.

La seconde section : En famille.

Elle présente des centaines de photos de personnes et de lieux, mais aussi les quelque 1200 lettres échangées par la famille, les proches et les amis, en texte cherchable. Ces lettres sont aussi consultables soit par auteur, par destinataire ou par date. On trouve aussi des repères pour les évènements marquants de la vie familiale, et le contenu de la bibliothèque des Martin-Guérin, dont plusieurs livres sont en ligne. Enfin, les œuvres d’art des filles Martin (fusains et tableaux) et une généalogie des Martin/Guérin.

La troisième section : Au carmel.

D’abord le monastère. Ici, on commence avec un récit ancien de la fondation du monastère en 1838, puis on raconte la construction progressive de tous les bâtiments. Ensuite, on peut faire le tour des pièces avec un plan des lieux cherchable et cliquable, avec des photos des pièces d’alors, et tous les objets conservés qui s’y trouvaient. Ensuite on présente la communauté, avec l’histoire de chaque carmélite, contemporaine de Thérèse l’ayant accompagné dans sa petite voie. On y trouve aussi les textes religieux formateurs de l’époque, qui décrivaient le style de vie carmélitaine pour une jeune qui entrait alors. Enfin, les travaux de la communauté par secteur, sans oublier le livre de comptes, le contenu de la bibliothèque communautaire, et le texte cherchable de toutes les circulaires et livres lus au réfectoire du vivant de Thérèse, dont elle s’est largement inspirée.

Dans ces deuxième et troisième sections, on trouve en diaporama toutes les images reçues par Thérèse en famille ou au carmel, avec photo de l’image et numérisation du texte qui l’accompagne. Ceci permet de lire souvent pour la 1re fois des textes aimés et médités par Thérèse, qu’elle reprend tels quels dans ses œuvres.

La 4e section : Après 1897.

La diffusion des textes de Thérèse, d’abord avec l’Histoire d’une âme (la fabrication du texte initial, sa réception par les premiers lecteurs, les différentes éditions & traductions), puis avec les colossales éditions critiques. Ensuite, la diffusion des représentations de Thérèse (réalisées par Céline et d’autres), et un diaporama de centaines de copies et plagiats qui ont suivi. Une présentation des Pluies de roses, incluant la 1re guerre. Une bonne étude sur les deux Procès, tous les témoignages, le Doctorat et son histoire, sans oublier la correspondance échangée entre les proches de Thérèse après sa mort.

Enfin, un petit outil bien pratique : le bottin. Près de 200 personnes y sont sommairement présentées, le clou de ce bottin étant de voir enfin leurs visages ! Une mine pour tous les familiers de Thérèse.

C’est Marie de la Trinité, la novice préférée de Thérèse, qui fut ici la première des archivistes, la première de toutes ces carmélites travaillant à conserver les papiers de Thérèse, ses objets, ses images, des témoignages, etc. Un siècle plus tard, comme elle doit être heureuse de voir que ses placards s’entrouvrent pour que tous les amis de Thérèse puissent y avoir accès. En présentant tous ces trésors, nous passons de la conservation à la conversation.

http://www.archives-carmel-lisieux.fr/

Sa famille

Histoire de Sainte Thérèse de Lisieux

Louis Martin

1823-1894

Louis MartinNé à Bordeaux le 22 août 1823, Louis Martin a été élevé dans les camps militaires, au hasard des garnisons de son père.

info document -  voir en grand cette imageIl choisit le métier d’horloger qui s’accorde bien avec son amour du travail précis et son goût pour la solitude.

A vingt-deux ans, il pense lui aussi à la vie religieuse. Il s’adresse au monastère du Grand-Saint-Bernard, mais on lui fait remarquer qu’il ne pourra y entrer qu’après avoir appris le latin. Courageusement, le jeune homme s’y attelle. Il prend des leçons particulières pendant plus d’un an, mais renonce finalement à ce projet.

Il fait alors un stage de trois ans à Paris pour parfaire ses connaissances professionnelles. Le sanctuaire de Notre-Dame-des-Victoires y reçoit régulièrement sa visite.

En 1850, il s’installe comme horloger à Alençon, chez ses parents. Sa foi reste vive et active. Pas question d’ouvrir son magasin le dimanche. Ses distractions ? De longues séances de pêche, quelques parties de chasse et des soirées entre jeunes gens au Cercle catholique, fondé par son ami Vital Romet.

Sa mère s’inquiète de le voir encore célibataire à trente-quatre ans. Mais, en apprenant elle-même la technique du point d’Alençon, elle remarque une jeune Zélie Guérin, remarquablement douée… Les jeunes gens se marient le 13 juillet 1858.

Zélie Guérin

1831-1877

Zélie Guérin
Zélie Guérin
mère de sainte Thérèse

Née le 23 décembre 1831 à Gandelain, dans l’Orne, Marie-Azélie Guérin était une femme intelligente et une travailleuse acharnée.

Elle avait songé à devenir religieuse, mais la supérieure de l’Hôtel-Dieu d’Alençon avait découragé net la postulante.

Déçue, elle apprend le métier de dentellière. Elle y excelle si rapidement qu’à vingt-deux ans elle s’installe à son compte, rue Saint Blaise, travaillant d’abord avec sa soeur aînée, Marie-Louise.

Mais bientôt celle-ci la quitte pour entrer au monastère de la Visitation, au Mans. Soeur Marie Dosithée restera toute sa vie la conseillère spirituelle de Zélie, comme de son jeune frère Isidore, l’enfant gâté de la famille.

La dentellière maniait aussi bien le porte-plume que l’aiguille. De façon très vivante, elle raconte à sa soeur visitandine, puis à ses aînées pensionnaires au Mans près de leur tante, les menus faits de sa vie quotidienne. C’est notamment grâce à cette correspondance que nous avons des détails savoureux sur la petite enfance de Thérèse.

Marie (Sœur Marie du Sacré-Coeur)

1860-1940

  • 22.02.1860
    • Naissance de Marie, l’ainée de la famille. Baptême en l’église Saint-Pierre de Montsort.
  • 10.1868
    • Marie et Pauline sont confiées au pensionnat de la Visitation.
  • 02.07.1869
    • Première Communion dans la chapelle de la Visitation.
  • 1869
    • Confirmation.
  • 04.01.1873
    • Baptême de Thérèse. Elle sera sa Marraine.
  • 02.08.1875
    • Quitte le pensionnat de la Visitation en récoltant six premiers prix.
  • 1882
    • Le Père Pichon, jésuite, devient son directeur de conscience.
  • 13.05.1883
    • Elle soigne Thérèse, tombée gravement malade après le départ de Pauline pour le Carmel. Après sa guérison, Marie comprend que Thérèse a été guérie par le sourire de la Vierge.
  • 1885-1886
    • Marie devient la confidente des scrupules de Thérèse.
  • 25.03.1885
    • Vœu privé de chasteté.
  • 15.10.1886
    • Elle entre au Carmel de Lisieux et devient sœur Marie du Sacré-Cœur.
  • 19.03.1887
    • Prise d’Habit.
  • 12.1894
    • Incite Mère Agnès de Jésus (Pauline) à demander à Thérèse d’écrire ses souvenirs d’enfance.
  • juin-juillet 1895
    • Thérèse propose son Offrande à l’Amour Miséricordieux à sœur Marie du Sacré-Cœur qui accepte après hésitations.
  • 8-17.09.1896
    • Marie demande à Thérèse de mettre par écrit sa « petite doctrine » (Manuscrit B)
  • 08.03.1937
    • Gravement malade, elle reçoit l’Extrême-Onction.
  • 19.01.1940
    • Marie meurt à 80 ans au Carmel de Lisieux.

Pauline (Mère Agnès de Jésus)

1861-1951

  • 07.09.1861
    • Naissance le la 2e fille Martin, Pauline.
  • 08.09.1861
    • Baptême dans l’église de Saint-Pierre de Montsort.
  • 10.1868
    • Pauline et sa soeur Marie deviennent pensionnaires à la Visitation du Mans où vit Marie-Dosithée, leur tante.
  • 02.07.1874
    • Pauline fait sa première Communion dans la chapelle de la Visitation. Elle songe à devenir visitandine.
  • 1875 Pauline
    • Pauline entre seule au pensionnat, Marie ayant terminé ses études. Correspondance régulière entre Zélie Martin et Pauline.
  • 01.08.1877
    • Pauline quitte le pensionnat de la Visitation.
  • 28.08.1877
    • Après la mort de Mme Martin, Thérèse décide : « Pour moi, c’est Pauline qui sera maman ! »
  • 16.02.1882
    • A Saint-Jacques, dans la chapelle de Notre-Dame du Mont-Carmel, Pauline a l’inspiration d’entrer au Carmel.
  • 02.10.1882
    • Pauline entre au Carmel de Lisieux sous le nom de soeur Agnès de Jésus.
  • 06.04.1883
    • Pauline devient novice.
  • 08.05.1884
    • Pauline prononce ses voeux perpétuels entre les mains de la Fondatrice du Carmel de Lisieux, Mère Geneviève de Sainte-Thérèse.
  • 20.02.1893
    • Elue Prieure pour la première fois. Elle sera remplacée par Mère Marie de Gonzague le 21 mars 1896.
  • hiver 1894
    • Ordonne à Thérèse d’écrire ses souvenirs d’enfance.
  • juin 1897
    • Propose à Mère Marie de Gonzague d’éditer les écrits de Thérèse.
  • 19-20 octobre 1898
    • Parution de l’Histoire d’une Ame. Elle a pris une grande part à la préparation du livre.
  • 1902
    • Mère Agnès de Jésus redevient Prieure.
  • 1909
    • Au moment où se prépare le « Procès » de Thérèse, Soeur Agnès de Jésus redevient prieure.
  • 1923
    • Pie XI la confirme Prieure à vie. Elle sera un élément majeur du rayonnement de Thérèse dans le monde. Le volume de sa correspondance sera considérable.
  • 07.06.1944
    • L’incendie ravage Lisieux. Le Supérieur de la Mission de France presse la Mère Prieure de quitter le monastère pour se réfugier, avec les carmélites, dans la Crypte de la Basilique.
  • 27.08.1944
    • Après 80 jours, retour au Carmel intact.
  • 01.1949
    • Atteinte d’une congestion pulmonaire.
  • 28.07.1951
    • Meurt à l’âge de 90 ans.
  • 01.08.1951
    • Obsèques solennelles sous la présidence de S.E. Mgr. Picaud, Evêque de Bayeux et Lisieux.

Léonie (Sœur Françoise-Thérèse)

1863-2015

  • 03.06.1863
    • Naissance de Léonie, 3e fille des Martin, à Alençon.
  • 23.05.1875
    • Première Communion à Notre-Dame d’Alençon.
  • 18.06.1877
    • Accompagne sa mère malade à Lourdes avec Marie et Pauline.
  • 03.10.1881
    • Termine ses études chez les Bénédictines à Lisieux où elle était pensionnaire. Elle a 18 ans.
  • 13.05.1883
    • Guérison miraculeuse de Thérèse par la Vierge en présence de Léonie.
  • 14.06.1884
    • Marraine de confirmation de Thérèse.
  • 07.10.1886
    • Pendant le séjour de M. Martin et de ses 4 filles à Alençon. 1er essai de vie religieuse chez les Clarisses. Elle n’y restera que 2 mois.
  • 16.07.1887
    • A 24 ans, elle entre à la Visitation de Caen.
  • 06.01.1888
    • Léonie sort de la Visitation de Caen après 6 mois.
  • 10.01.1889
    • Assiste à la prise d’Habit de Thérèse avec M. Martin et Céline.
  • 12.02.1889
    • M. Martin est interné au Bon-Sauveur à Caen où il restera plus de 3 ans. Léonie et Céline le visitent régulièrement.
  • 24.06.1893
    • Seconde entrée à la Visitation de Caen.
  • 06.04.1894
    • Prise d’habit sous le nom de soeur Thérèse-Dosithée.
  • 20.07.1895
    • Après deux ans à la Visitation de Caen, Léonie, à 32 ans, va vivre chez les Guérin à Lisieux.
  • 17.07.1897
    • Dernière lettre de Thérèse à Léonie qui lui assure qu’elle sera Visitandine.
  • 04.10.1897
    • Inhumation de Thérèse. Léonie conduit le deuil.
  • 28.01.1899
    • 3e entrée à la Visitation de Caen, à 35 ans 1/2, ce sera définitif.
  • 30.06.1899
    • Nouvelle Prise d’Habit de Léonie, sous le nom de soeur Françoise-Thérèse, à la Visitation de Caen.
  • 02.07.1900
    • Profession à la Visitation de Caen.
  • 08.1910
    • Elle est témoin au Procès Informatif pour la Cause de Béatification de Thérèse à Bayeux.
  • 09.1915
    • Rencontre avec ses trois soeurs au Carmel de Lisieux pour le Procès Apostolique de la Cause de Béatification de Thérèse.
  • 29.04.1923
    • Béatification de soeur Thérèse de l’Enfant-Jésus à Saint-Pierre de Rome, par Pie XI. Léonie visitandine et ses trois soeurs carmélites y sont invitées mais elles déclinent l’invitation pour rester fidèles à leurs vocations de cloîtrées.
  • 16.06.1941
    • Mort à la Visitation de Caen, à 78 ans.
  • 11.03.1945
    • La châsse des reliques de Thérèse vient à la Visitation de Caen, au retour des fêtes à Paris en l’honneur de sainte Thérèse, Patronne de la France, pour saluer les restes mortels de Léonie dans la crypte. Depuis environ quinze ans, cette Crypte a été rendue accessible aux nombreux pèlerins qui viennent prier sur la tombe de Léonie.
  • 24.01.2015
    • L’ouverture du procès en béatification de sœur Françoise-Thérèse, plus connue sous le nom de Léonie Martin, sœur de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, a été annoncée officiellement à Caen. Mgr Jean-Claude Boulanger, évêque de Bayeux-Lisieux, a proclamé cette annonce au cours d’une messe célébrée au monastère de la Visitation où elle a été religieuse de 1899 à 1941.

Céline (Sœur Geneviève de la Sainte Face)

1869-1959

  • 28.04.1869
    • Naissance de Marie-Céline, 7° fille, rue du Pont-Neuf.
  • 05.09.1869
    • Baptême à Alençon.
  • 1877
    • Demi-pensionnaire, à l’Abbaye des Bénédictines de Lisieux.
  • 13.03.1880
    • Première communion dans la Chapelle de l’Abbaye.
  • 05.06.1880
    • Confirmation.
  • 10.1880
    • Thérèse entre à l’école de l’Abbaye avec Céline.
  • 1885
    • Céline quitte l’Abbaye, où elle avait été « présidente des Enfants de Marie ». Elle avait remporté presque toujours les premiers prix.
  • 04.1888
    • Demandée en mariage.
    • Céline fait de la peinture et de la photographie.
  • 16.06.1888
    • Céline annonce à son père son désir d’être religieuse.
  • 12.02.1889
    • M.Martin entre au Bon Sauveur à Caen pour y être soigné. Céline s’installe à proximité, chez les Soeurs de Saint-Vincent-de-Paul, avec Léonie pendant trois mois.
  • 08.12.1889
    • Le R.P. Pichon, son directeur, l’autorise à faire le voeu de virginité.
  • 29.07.1894
    • M. Martin succombe à une crise cardiaque, assisté de Céline.
  • 14.09.1894
    • Céline entre au Carmel (avec son appareil photo).
  • 05.02.1895
    • Novice, qui avait d’abord porté le nom de Soeur Marie de la Sainte Face, elle prend l’Habit et devient Soeur Geneviève de Sainte Thérèse et de la Sainte Face.
  • 09.06.1895
    • Soeur Thérèse de l’Enfant-Jésus sollicite au cours de la messe de la Sainte Trinité, la permission de s’offrir en victime à l’Amour Miséricordieux.
  • 11.06.1895
    • Offrande avec Céline.
  • 24.02.1896
    • Profession
  • 1898 - 1899
    • Toute sa vie, Soeur Geneviève prend une part active à la diffusion du Message de Thérèse par l’écrit, la photo et l’image.
  • 1952
    • Parution de « Conseils et Souvenirs » de soeur Geneviève.
  • 24.02.1956
    • Jubilé de Diamant. Mgr Jacquemain, Evêque de Bayeux et Lisieux autorise l’ouverture du Procès Informatif de la Cause du Serviteur de Dieu, Louis Martin.
  • 25.02.1959
    • Mort de Soeur Geneviève.

Sa vie

Les grandes étapes de sa vie et de sa glorification

LES GRANDES ETAPES DE LA VIE DE THERESE

Alençon

  • 1873
    • 2 janvier : Naissance da Marie Françoise -Thérèse Martin.
    • 4 janvier : Baptême en l’église Notre-Dame.
    • mars 73 - avril 74 : En nourrice à Semallé (près d’Alençon).
  • 1874
    • 2 avril : Retour définitif en famille.
  • 1877
    • 28 août : Mort de madame Martin des suites d’un cancer du sein. Thérèse choisit sa sœur Pauline comme seconde maman. Monsieur Guérin, frère de la défunte, conseille à monsieur Martin de venir habiter avec ses filles à Lisieux où il est installé lui-même comme pharmacien.

Lisieux

Aux Buissonnets

  • 1877
    • 16 novembre : Arrivé de monsieur Martin et de ses cinq filles aux Buissonnets.
  • 1878
    • 8 août : A Trouville, Thérèse voit la mer pour la première fois.
  • 1881
    • 3 octobre : Thérèse entre comme demi-pensionnaire à l’abbaye Notre-Dame du Pré (école animée par les bénédictines).
  • 1882
    • 2 octobre : Pauline entre au carmel de Lisieux et prend le nom de soeur Agnès de Jésus.
  • 1883
    • 25 mars : Grave maladie de Thérèse.
    • 13 mai : Fête de la Pentecôte : Thérèse est guérie aux Buissonnets par le sourire de la Vierge Marie.
  • 1884
    • 8 mai : Première communion de Thérèse à l’abbaye. Profession de Pauline (soeur Agnès) au Carmel.
    • 14 juin : Confirmation de Thérèse par Monseigneur Hugonin.
  • 1885
    • Mai : Début d’une crise de scrupules.
  • 1886
    • Février : Malade, retirée de l’école ; leçons particulières.
    • 15 octobre : Marie, sœur ainée et marraine de Thérèse, entre au Carmel de Lisieux et prend le nom de sœur Marie-du-Sacré-Cœur.
    • 25 décembre : Après la messe de minuit, Thérèse reçoit la grâce de sa conversion.
  • 1887
    • 29 mai : Pentecôte. Thérèse obtient de son père la permission d’entrer au Carmel à 15 ans.
    • Juillet/août : Thérèse prie pour la conversion de Pranzini qui vient d’être condamné à mort.
    • 1er septembre : Thérèse lit dans le journal La Croix le récit de l’exécution de Pranzini et de sa conversion.
    • 31 octobre : Visite à Mgr Hugonin, évêque de Bayeux, pour obtenir l’autorisation d’entrer au Carmel.
    • 4 novembre-2 décembre : Pèlerinage en Italie.
    • 20 novembre : Audience du Pape Léon XIII. Thérèse présente sa supplique au Pape : entrer au Carmel à 15 ans.
  • 1888
    • 1er janvier : Thérèse est informée de la réponse favorable de Mgr Hugonin, mais les carmélites ne veulent pas que son entrée ait lieu en plein hiver.

Au Carmel

    • 9 avril : Entrée de Thérèse au Carmel à 15 ans 3 mois.
  • 1889
    • 10 janvier : Prise d’habit. Thérèse signe désormais : Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus de la Sainte-Face.
    • 12 février : Monsieur Martin est hospitalisé au Bon Sauveur à Caen. Il y restera trois ans.
  • 1890
    • 8 septembre : Profession religieuse de Thérèse.
    • 24 septembre : Cérémonie publique de la prise de voile.
  • 1892
    • 10 mai : Monsieur Martin est ramené à Lisieux.
  • 1893
    • 20 février : Sœur Agnès (Pauline) est élue prieure du Carmel. Mère Marie de Gonzague, la prieure sortante, devient responsable du noviciat. Thérèse lui est associée pour la formation spirituelle des novices.
  • 1894
    • 29 juillet : Mort de Monsieur Martin.
    • 14 septembre : Entrée de Céline Martin au Carmel.
    • Hiver : Par obéissance, Thérèse commence à rédiger ses souvenirs d’enfance (Manuscrit A). Découverte de la « petite voie ».
  • 1895
    • 21 janvier : Thérèse joue sa seconde pièce sur Jeanne d’Arc.
    • 9 juin : Fête de la Sainte Trinité : Thérèse reçoit l’inspiration de s’offrir à l’Amour miséricordieux du Seigneur.
    • 17 octobre : Le séminariste Maurice Bellière est confié à Thérèse.
  • 1896
    • 21 mars : Mère Marie de Gonzague est réélue prieure. Elle conserve la responsabilité du noviciat mais demande à Thérèse de s’occuper des novices.
    • nuit du 2 au 3 avril : Premier crachement de sang. Peu après Pâques, entrée dans la nuit de la foi.
    • 30 mai : L’abbé Adolphe Roulland lui est confié comme second frère spirituel.
    • Septembre : Rédaction de lettres (manuscrit B) pour Sr Marie du Sacré Cœur : « Ma vocation, c’est l’Amour ».
  • 1897
    • Juin : Par obéissance, elle écrit le manuscrit C.
    • 8 juillet : Thérèse est descendue à l’infirmerie.
    • 30 juillet : Thérèse reçoit l’extrême-onction.
    • 30 septembre : vers 19 h 30 : mort de Thérèse.
    • 4 octobre : Inhumation au cimetière de Lisieux.

LES GRANDES ÉTAPES DE SA GLORIFICATION

  • 1898
    • 19-20 octobre : Première édition de « l’Histoire d’une Âme » (2000 exemplaires).
  • 1899-1900
    • Premiers pèlerins sur la tombe de sœur Thérèse : premiers miracles.
  • 1908
    • 26 mai : Guérison, sur sa tombe, de Reine Fauquet, une aveugle de Lisieux, âgée de 4 ans.
  • 1910
    • Début du Procès de Canonisation sous la responsabilité de Mgr Lemonnier, évêque de Bayeux.
  • 1915
    • Début du second Procès, dit Procès apostolique, du fait qu’il se déroule à la demande du Siège apostolique.
  • 1921
    • Le Pape Benoît XV promulgue le décret sur l’héroïcité des vertus de la Vénérable Servante de Dieu.
  • 1923
    • 29 avril : Béatification de sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus par le Pape Pie XI et translation des reliques du cimetière de Lisieux au Carmel.
  • 1925
    • 17 mai : Canonisation solennelle par le Pape Pie XI (500 000 pèlerins à Rome).
  • 1927
    • 14 décembre : Pie XI proclame Thérèse patronne des missions, à l’égal de Saint François-Xavier.
  • 1929
    • 30 septembre : Pose de la première pierre de la Basilique de Lisieux.
  • 1937
    • 11 juillet : Inauguration et bénédiction de la basilique par le Cardinal Pacelli, légat du Pape Pie XI.
  • 1941
    • 24 juillet : Fondation de la Mission de France. Son séminaire est à Lisieux.
  • 1944
    • 3 mai : le Pape Pie XII proclame Thérèse patronne secondaire de la France, à l’égal de Jeanne d’Arc.
  • 1947
    • 50e anniversaire de la mort de Thérèse. Ses reliques sont transportées dans presque tous les diocèses de France.
  • 1954
    • 11 juillet : Consécration de la Basilique de Lisieux.
  • 1956
    • Parution de l’édition en facsimilé des Manuscrits autobiographiques (Originaux de l’Histoire d’une Âme).
  • 1973
    • Célébration du Centenaire de sa naissance.
  • 1980
    • 2 juin : Le Pape Jean-Paul II pèlerin à Lisieux.
  • 1988
    • Parution de l’Edition du Centenaire (Œuvres complètes de Thérèse en édition critique).
  • 1992
    • Parution de la Nouvelle Edition du Centenaire offerte au Pape Jean-Paul II le 18 février 1993.
  • 1997
    • Centenaire de la mort de Sainte Thérèse.
    • 19 octobre : Le Pape Jean-Paul II proclame Sainte Thérèse Docteur de l’Eglise.

Une vie tout ordinaire

La sainteté de Thérèse ne repose pas sur des phénomènes extraordinaires. Elle consiste à « faire de manière extraordinaire des choses tout ordinaires ! »

On a beaucoup de mal à se rendre compte que la vie de Thérèse Martin fut tout ordinaire. Parce qu’elle est devenue sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus de la Sainte Face, connue dans le monde entier, avec de très nombreux titres (Patronne universelle des missions, patronne secondaire de France, Docteur de l’Eglise, etc.), on oublie qu’elle est passée inaperçue de sa famille, de son entourage, de son Carmel, de son père spirituel, de son évêque,… Certes, à Lisieux, on a pu parler d’une jeune fille qui a eu l’audace de parler au Pape Léon XIII lors d’une audience à Rome (un journal national l’avait signalé). Puis elle était entrée au Carmel à quinze ans et trois mois. Mais lorsqu’elle mourut, inconnue, dans un petit Carmel de province, il n’y avait guère que 30 personnes à son enterrement au cimetière de Lisieux. A sa canonisation à Saint Pierre de Rome, il y en aura 500 000, le 17 mai 1925. Alors ?

Alors, oui, une vie très ordinaire et très cachée.

Alençon (1873-1877)

Aquarelle de Thérèse à AlençonUne famille chrétienne, à Alençon, le père Louis Martin, horloger-bijoutier, la mère, Zélie Guérin, dentellière. Ils ont eu neuf enfants dont quatre sont morts en bas-âge. Restent quatre filles et voilà qu’à quarante ans, la maman est enceinte : Thérèse naît le 2 janvier 1873. Petite fille gaie, vivante, après un an en nourrice (sa mère ne peut la nourrir), elle a une vie heureuse, comblée d’amour par ses parents et ses soeurs. La petite dernière reçoit de sa famille une foi profonde, vivante, charitable. Tout va bien, jusqu’au drame : Zélie Martin meurt d’un cancer du sein (août 1877). Thérèse a quatre ans et demi.

Le choc est très fort pour la petite Thérèse. Elle choisit sa soeur Pauline comme seconde mère mais la blessure est profonde et mettra dix ans à se cicatriser.

Lisieux (1877-1897)

Ayant cinq filles à élever, Monsieur Martin cède aux insistances de son beau-frère Isidore Guérin, pharmacien à Lisieux. Toute la famille Martin s’installe aux Buissonnets. Thérèse y trouve une ambiance chaude mais les cinq années où elle va aller à l’école chez les Bénédictines resteront pour elle « les plus tristes de sa vie ». Bonne élève mais timide, scrupuleuse, vivant mal les heurts de la vie scolaire…

Aquarelle de la guérison de Thérèse aux BuissonnetsLe départ de Pauline au Carmel de Lisieux rouvre la blessure. A dix ans, Thérèse tombe gravement malade : symptômes alarmants d’une régression infantile, hallucinations, anorexie. La médecine renonce. Les familles, le Carmel prient. Le 13 mai 1883, une statue de la Vierge Marie sourit à Thérèse qui est guérie subitement.

L’année suivante, 8 juin 1884, sa première communion est pour elle une « fusion » d’amour. Jésus se donne enfin à elle et elle se donne à Lui. Elle pense déjà à être carmélite. Le départ au Carmel de sa troisième mère, sa soeur Marie, la déstabilise. Elle souffre d’une grave crise de scrupules obsédants, elle demeure hypersensible et « pleureuse à l’excès ». Elle aspire à mûrir et à être libérée. La nuit de Noël 1886, la grâce touche son cœur. C’est une véritable « conversion » qui la transforme en femme forte. L’Enfant de la crèche, le Verbe de Dieu, lui a communiqué sa force dans l’Eucharistie.

La voici prête à combattre pour le Carmel, à franchir tous les obstacles : son père, son oncle, l’aumônier du monastère, l’Evêque, le Pape Léon XIII. Car la grâce lui a ouvert le cœur et elle veut sauver les pécheurs avec Jésus qui, sur la Croix, a soif des âmes. Thérèse, à quatorze ans et demi, décide de rester au pied de cette Croix pour « recueillir le sang divin et le donner aux âmes. » Telle est sa vocation : « aimer Jésus et Le faire aimer. »

En 1887, entendant parler d’un assassin qui a tué trois femmes à Paris, elle prie et se sacrifie pour lui, voulant à tout prix l’arracher à l’enfer. Henri Pranzini est jugé, condamné à être guillotiné. Mais au moment de mourir, il embrasse le crucifix ! Thérèse pleure de joie : exaucée, elle le nomme son « premier enfant ».

Lors d’un pèlerinage en Italie, Thérèse s’aperçoit qu’en dehors de leur « sublime vocation », les prêtres ont leurs petits côtés. Elle saisit qu’il faut beaucoup prier pour eux car ce sont des hommes « faibles et fragiles ». Thérèse comprend que sa vocation n’est pas seulement de prier pour la conversion des grand pécheurs mais aussi de prier pour les prêtres. Au cours de ce même pèlerinage, elle demande au Pape d’entrer au Carmel à quinze ans. Réponse évasive, « fiasco », mais le 9 avril 1888, elle quitte à jamais son père, ses soeurs, les Buissonnets, son chien Tom…

Au Carmel (1888-1897), un chemin de solitude

Heureuse d’être là « pour toujours », « prisonnière » avec Lui… et 24 soeurs. La vie communautaire, le froid, la prière souvent dans la sécheresse, la solitude affective (même si elle retrouve deux de ses soeurs), elle supporte tout avec ardeur. Sa plus grande souffrance va être la maladie de son père bien-aimé, interné au Bon Sauveur de Caen, hôpital pour malades mentaux. Nouveau drame familial pour Thérèse. Elle s’enfonce dans la prière avec « le Serviteur souffrant » d’Isaïe 53, sur le chemin de la passion de Jésus. Mais le climat spirituel de son Carmel, marqué d’une crainte diffuse de Dieu, vu d’abord comme justicier, lui pèse. Elle aspire à l’Amour quand elle lit la Vive Flamme d’Amour de Saint Jean de la Croix. En 1891 (elle a dix huit ans), un prêtre la lance « sur les flots de la confiance et de l’Amour » sur lesquels elle n’osait avancer, étant plutôt retenue sur ce chemin audacieux, même par sa soeur Pauline, Mère Agnès de Jésus, qui deviendra prieure en 1893.

Son père, revenu dans sa famille, meurt en 1894 : Céline qui le soignait entre à son tour au Carmel.

Aquarelle de Thérèse au CarmelC’est vers cette époque que la jeune soeur Thérèse de l’Enfant-Jésus de la Sainte Face (tel est son vrai nom, résumé de sa vocation), découvre, après des années de recherche, la voie de l’enfance spirituelle qui va transformer sa vie. Elle reçoit la grâce d’approfondir la Paternité de Dieu qui n’est qu’Amour Miséricordieux (exprimé en son Fils Jésus incarné). La vie chrétienne n’est autre que la vie d’enfant du Père (« fils dans le Fils »), inaugurée au baptême et vécue dans une confiance absolue. « Si vous ne redevenez pas comme des petits enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume de Dieu », dit Jésus (Mt 18,3). Par chance, Mère Agnès lui ordonne d’écrire ses souvenirs d’enfance. Thérèse obéit et écrit 86 pages dans un petit cahier.

Alors qu’à son époque les âmes d’élite (rares) s’offraient en victimes à la Justice de Dieu, la « faible et imparfaite » Thérèse s’offre à son Amour Miséricordieux, le 9 juin 1895 au cours de la messe de la Trinité.

Ce don total la « renouvelle », brûle tout péché en elle. En septembre 1896, Thérèse ressent que sa belle vocation (« carmélite, épouse et mère ») ne lui suffit plus. Elle éprouve durant sa prière, l’appel de grands désirs : être prêtre, diacre, prophète, docteur (de l’Eglise), missionnaire, martyr… Ces souffrances vont disparaître lorsqu’elle va enfin trouver sa vocation en lisant un passage de Saint Paul sur la charité (1 Corinthiens 13). Alors, tout s’éclaire pour elle et elle peut écrire : « O Jésus mon Amour… ma vocation enfin je l’ai trouvée, ma vocation, c’est l’Amour !… Oui j’ai trouvé ma place dans l’Eglise et cette place, ô mon Dieu, c’est vous qui me l’avez donnée… dans le Cœur de l’Eglise, ma Mère, je serai l’Amour… ainsi je serai tout… ainsi mon rêve sera réalisé !!!… » (Manuscrit B, 3v°) De plus en plus hantée par le souci des pécheurs qui ne connaissent pas cet Amour Miséricordieux, elle entre à Pâques 1896 dans une nuit épaisse où sa foi et son espérance doivent combattre. D’autant plus qu’une tuberculose ronge sa santé et l’affaiblit. Elle use ses dernières forces à enseigner la voie d’enfance aux cinq novices dont elle a la charge et à deux frères spirituels, prêtres missionnaires pour l’Afrique et la Chine.

Vivant cette « com-passion », en union avec la Passion de Jésus à Gethsémani et à la Croix, épuisée par des hémoptysies, elle garde son sourire et son exquise charité qui remonte le moral de ses soeurs, consternées de la voir mourir dans d’atroces souffrances. Par obéissance, elle continue jusqu’à épuisement la rédaction de ses souvenirs dans lesquels, avec une transparente vérité, elle « chante les miséricordes du Seigneur » dans sa courte vie. Priant pour « faire du bien sur la terre, après sa mort, jusqu’à la fin du monde », prophétisant humblement que sa mission posthume sera de « donner sa petite voie aux âmes » et de « passer son Ciel à faire du bien sur la terre », elle meurt le 30 septembre 1897.

Un an après sa mort, paraissait un livre composé à partir de ses écrits : l’Histoire d’une Âme qui allait conquérir le monde et faire connaître cette jeune soeur qui avait aimé Jésus jusqu’à « mourir d’amour ». Cette vie cachée allait rayonner sur l’univers. Cela dure depuis plus de cent ans…

Histoire de la canonisation de sainte Thérèse

Pour passer de la béatification à la canonisation d’un bienheureux, deux miracles sont requis du temps du procès de canonisation de sainte Thérèse. Une fois ces miracles authentifiés, la canonisation peut être proclamée par le pape qui autorise et recommande le culte de ce nouveau saint dans l’Eglise universelle.

miraclesCanoRecR200Dans le cas de Thérèse, les deux miracles retenus pour sa canonisation sont :

  • la guérison de Soeur Gabrielle Trimusi, des Pauvres-Filles des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie (Parme, Italie), d’une tuberculose des vertèbres (1923) ;
  • la guérison de Maria Pellemans (Belge venue en pèlerinage sur la tombe de la Bienheureuse Thérèse) d’une tuberculose intestinale. Cette dernière souffrait de sa maladie depuis 1919.
    Elle adresse son témoignage au Carmel de Lisieux :
    "C’est au parloir du Carmel que je conçus le désir de demander ma guérison, afin de pouvoir réaliser le rêve de ma vie, être Carmélite.(…) Malgré ma fatigue extrême, je voulus retourner à la tombe. A peine étais-je là, qu’un sentiment très doux et surnaturel m’envahit tout entière… un céleste bien-être pénétrait mon âme et mon corps, je me sentais comme dans un autre monde, inondée d’un océan de paix. (…) Pénétrée d’une émotion si extraordinaire qu’intérieurement je pensai : je suis guérie sûrement !". (…)
    Le mardi 27 mars, nous sommes rentrés chez nous. Mon père, très ému, ne pouvait croire à ma guérison. Le médecin, ayant entendu parler du prodige, vint me visiter. Il m’examina longuement, puis, bouleversé lui aussi, il conclut : « Je ne comprends pas, je vous trouve toute changée, cela ne peut s’expliquer naturellement, car l’estomac et les intestins étaient incurables… Oui, si cette transformation persiste, on pourra dire que c’est un grand miracle ».
Canonisation mystique, 1925 (tableau de sr Marie du St Esprit, Carmel de Lisieux)
Canonisation mystique, 1925 (tableau de sr Marie du St Esprit, Carmel de Lisieux)

Le 17 mai 1925, Pie XI, entouré de 23 cardinaux et de 250 évêques, procède à la canonisation de Thérèse. Parmi les 50000 fidèles venus à Rome, seulement 5000 purent entrer dans la Basilique Saint-Pierre de Rome et entendre le pape prononcer la formule solennelle déclarant qu’on pouvait désormais appeler l’humble carmélite de Lisieux : « Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus ».

 Canonisation à Rome, 1926 (par sr Marie du St Esprit) - Bulle de canonisation - Petite Apothéose de la Canonisation, 1924 (par Céline, sr Marie du St Esprit et Pascal Blanchard), Carmel de Lisieux
Canonisation à Rome, 1926 (par sr Marie du St Esprit) - Bulle de canonisation - Petite Apothéose de la Canonisation, 1924 (par Céline, sr Marie du St Esprit et Pascal Blanchard), Carmel de Lisieux

Ses écrits

Manuscrits de sainte Thérèse de Lisieux

« Histoire d’une âme »

« Je sens que ma mission va commencer, ma mission de faire aimer le bon Dieu comme je l’aime, de donner ma petite voie aux âmes » (Derniers Entretiens, 17 juillet 1897)

Le 30 septembre 1898 (en réalité le 10 octobre d’après les notes du Procès), Mère Agnès de Jésus et Mère Marie de Gonzague, prieure en exercice, font paraître une circulaire nécrologique exceptionnellement longue (476 pages !) envoyée à tous les carmels français. Le surplus était vendu (tirage : 2 000 exemplaires, prix : 4 francs).

En fait, mère Agnès avait réuni les manuscrits de sa petite soeur (on les appellera plus tard A, B et C) écrits par « obéissance », corrigé les fautes d’orthographe (fréquentes), fait des raccords, supprimé quelques passages, divisé le tout en chapitres. Des trois destinataires, il n’en restait plus qu’une seule : Mère Marie de Gonzague. Selon l’exigence de celle-ci, on avait complété par des poésies thérésiennes et quelques lettres. Le Carmel redoutait une mévente de ce livre, financé sans enthousiasme par le généreux oncle Guérin. A la surprise générale, une seconde édition fut nécessaire six mois plus tard (4 000) et bientôt une troisième… Ce fut une explosion. Jusqu’en 1956 on compta 40 éditions, sans parler des traductions commencées dès 1901. On en a recensé plus de 50, chiffre toujours dépassé et incontrôlable, car les éditions pirates se sont multipliées.

Ce livre a été un instrument de conversion, de guérisons diverses, en tous lieux de la planète. C’est lui qui a poussé les fervents pèlerins à venir prier la « petite sainte », comme ils disent, sur sa tombe au cimetière de Lisieux. Bientôt un garde-champêtre protègera ce lieu des pieuses dégradations.

Ce n’est qu’en 1956, après la mort de Mère Agnès, qui avait pratiquement récrit les textes de sa soeur, que, Pie XII ayant ordonné de revenir aux originaux, on publia les trois manuscrits thérésiens.

L’édition critique - phototypie - menée à bien par le Père carme François de Sainte Marie (mort en 1961) avec une équipe de carmélites de Lisieux, fut un événement considérable. Thérèse en sortait « décapée », non édulcorée, enfin elle-même.

A partir de 1969, une équipe prit la suite et continua l’édition critique des 266 lettres retrouvées, des 54 poésies (1979), de 8 pièces de théâtre (1985), de 21 prières (1988) et des Derniers entretiens (1971).

Ce travail (1969 - 1988), qui reçut le Grand Prix Cardinal Grente de l’Académie Française en 1989, devait aboutir enfin à la Nouvelle Edition du Centenaire, en huit volumes (Cerf DDB).

L’œuvre réunie en un seul volume « Œuvres complètes » (Cerf - DDB) fait 1600 pages sur papier bible. L’ensemble fut offert le 18 février 1993 à Jean-Paul II et au Cardinal Ratzinger.

Poésies de sainte Thérèse de Lisieux (extraits)

Mon chant d’aujourd’hui

Ma vie n’est qu’un instant, une heure passagère
Ma vie n’est qu’un seul jour qui m’échappe et qui fuit
Tu le sais, ô mon Dieu ! pour t’aimer sur la terre
Je n’ai rien qu’aujourd’hui !…

Oh ! je t’aime, Jésus ! vers toi mon âme aspire
Pour un jour seulement reste mon doux appui.
Viens régner dans mon cœur, donne-moi ton sourire
Rien que pour aujourd’hui !

Que m’importe, Seigneur, si l’avenir est sombre ?
Te prier pour demain, oh non, je ne le puis !…
Conserve mon cœur pur, couvre-moi de ton ombre
Rien que pour aujourd’hui.

Si je songe à demain, je crains mon inconstance
Je sens naître en mon cœur la tristesse et l’ennui.
Mais je veux bien, mon Dieu, l’épreuve, la souffrance
Rien que pour aujourd’hui.

Je dois te voir bientôt sur la rive éternelle
O Pilote Divin ! dont la main me conduit.
Sur les flots orageux guide en paix ma nacelle
Rien que pour aujourd’hui.

Ah ! laisse-moi, Seigneur, me cacher en ta Face.
Là je n’entendrai plus du monde le vain bruit
Donne-moi ton amour, conserve-moi ta grâce
Rien que pour aujourd’hui.

Près de ton Cœur divin, j’oublie tout ce qui passe
Je ne redoute plus les craintes de la nuit
Ah ! donne-moi, Jésus, dans ce Cœur une place
Rien que pour aujourd’hui.

Pain vivant, Pain du Ciel, divine Eucharistie
O Mystère sacré ! que l’Amour a produit…
Viens habiter mon cœur, Jésus, ma blanche Hostie
Rien que pour aujourd’hui.

Daigne m’unir à toi, Vigne Sainte et sacrée
Et mon faible rameau te donnera son fruit
Et je pourrai t’offrir une grappe dorée
Seigneur, dès aujourd’hui.

Cette grappe d’amour, dont les grains sont des âmes
Je n’ai pour la former que ce jour qui s’enfuit
Ah ! donne-moi, Jésus, d’un Apôtre les flammes
Rien que pour aujourd’hui.

O Vierge Immaculée ! C’est toi ma Douce Etoile
Qui me donnes Jésus et qui m’unis à Lui.
O Mère ! laisse-moi reposer sous ton voile
Rien que pour aujourd’hui.

Mon Saint Ange gardien, couvre-moi de ton aile
Eclaire de tes feux la route que je suis
Viens diriger mes pas… aide-moi, je t’appelle
Rien que pour aujourd’hui.

Seigneur, je veux te voir, sans voile, sans nuage,
Mais encore exilée, loin de toi, je languis
Qu’il ne me soit caché, ton aimable visage
Rien que pour aujourd’hui.

Je volerai bientôt, pour dire tes louanges
Quand le jour sans couchant sur mon âme aura lui
Alors je chanterai sur la lyre des Anges
L’Eternel Aujourd’hui !…

Vivre d’amour

Au soir d’Amour, parlant sans parabole
Jésus disait : « Si quelqu’un veut m’aimer
Toute sa vie qu’il garde ma Parole
Mon Père et moi viendrons le visiter.
Et de son cœur faisant notre demeure
Venant à lui, nous l’aimerons toujours !…
Rempli de paix, nous voulons qu’il demeure
En notre Amour !… »

Vivre d’Amour, c’est te garder Toi-Même
Verbe incréé, Parole de mon Dieu,
Ah ! tu le sais, Divin Jésus, je t’aime
L’Esprit d’Amour m’embrase de son feu
C’est en t’aimant que j’attire le Père
Mon faible cœur le garde sans retour.
O Trinité ! vous êtes Prisonnière
De mon Amour !…

Vivre d’Amour, c’est vivre de ta vie,
Roi glorieux, délice des élus.
Tu vis pour moi, caché dans une hostie
Je veux pour toi me cacher,ô Jésus !
A des amants, il faut la solitude
Un cœur à cœur qui dure nuit et jour
Ton seul regard fait ma béatitude
Je vis d’Amour !…

Vivre d’Amour, ce n’est pas sur la terre
Fixer sa tente au sommet du Thabor.
Avec Jésus, c’est gravir le Calvaire,
C’est regarder la Croix comme un trésor !…
Au Ciel je dois vivre de jouissance
Alors l’épreuve aura fui pour toujours
Mais exilée je veux dans la souffrance
Vivre d’Amour.

Vivre d’Amour, c’est donner sans mesure
Sans réclamer de salaire ici-bas
Ah ! sans compter je donne étant bien sûre
Que lorsqu’on aime, on ne calcule pas !…
Au Cœur Divin, débordant de tendresse
J’ai tout donné… légèrement je cours
Je n’ai plus rien que ma seule richesse
Vivre d’Amour.

Vivre d’Amour, c’est bannir toute crainte
Tout souvenir des fautes du passé.
De mes péchés je ne vois nulle empreinte,
En un instant l’amour a tout brûlé…..
Flamme divine, ô très douce Fournaise !
En ton foyer je fixe mon séjour
C’est en tes feux que je chante à mon aise :
« Je vis d’Amour !… »

Vivre d’Amour, c’est garder en soi-même
Un grand trésor en un vase mortel
Mon Bien-Aimé, ma faiblesse est extrême
Ah je suis loin d’être un ange du ciel !…
Mais si je tombe à chaque heure qui passe
Me relevant tu viens à mon secours,
A chaque instant tu me donnes ta grâce
Je vis d’Amour.

Vivre d’Amour, c’est naviguer sans cesse
Semant la paix, la joie dans tous les cœurs
Pilote Aimé, la Charité me presse
Car je te vois dans les âmes mes soeurs
La Charité voilà ma seule étoile
A sa clarté je vogue sans détour
J’ai ma devise écrite sur ma voile :
« Vivre d’Amour. »

Vivre d’Amour, lorsque Jésus sommeille
C’est le repos sur les flots orageux
Oh ! ne crains pas, Seigneur, que je t’éveille
J’attends en paix le rivage des cieux…
La Foi bientôt déchirera son voile
Mon Espérance est de te voir un jour
La Charité enfle et pousse ma voile
Je vis d’Amour !…

Vivre d’Amour, c’est, ô mon Divin Maître
Te supplier de répandre tes Feux
En l’âme sainte et sacrée de ton Prêtre
Qu’il soit plus pur qu’un séraphin des cieux !…
Ah ! glorifie ton Eglise Immortelle
A mes soupirs, Jésus ne sois pas sourd
Moi son enfant, je m’immole pour elle
Je vis d’Amour.

Vivre d’Amour, c’est essuyer ta Face
C’est obtenir des pécheurs le pardon
O Dieu d’Amour ! qu’ils rentrent dans ta grâce
Et qu’à jamais ils bénissent ton Nom….
Jusqu’à mon cœur retentit le blasphème
Pour l’effacer, je veux chanter toujours :
« Ton Nom Sacré, je l’adore et je l’Aime
Je vis d’Amour !… »

Vivre d’Amour, c’est imiter Marie,
Baignant de pleurs, de parfums précieux,
Tes pieds divins, qu’elle baise ravie
Les essuyant avec ses longs cheveux…
Puis se levant, elle brise le vase
Ton Doux Visage elle embaume à son tour.
Moi, le parfum dont j’embaume ta Face
C’est mon Amour !…

« Vivre d’Amour, quelle étrange folie ! »
Me dit le monde, « Ah ! cessez de chanter,
Ne perdez pas vos parfums, votre vie,
Utilement sachez les employer !… »
T’aimer, Jésus, quelle perte féconde !…
Tous mes parfums sont à toi sans retour,
Je veux chanter en sortant de ce monde :
« Je meurs d’Amour ! »

Mourir d’Amour, c’est un bien doux martyre
Et c’est celui que je voudrais souffrir.
O Chérubins ! accordez votre lyre,
Car je le sens, mon exil va finir !…
Flamme d’Amour, consume-moi sans trêve
Vie d’un instant, ton fardeau m’es bien lourd !
Divin Jésus, réalise mon rêve :
Mourir d’Amour !…

Mourir d’Amour, voilà mon espérance
Quand je verrai se briser mes liens
Mon Dieu sera ma Grande Récompense
Je ne veux point posséder d’autres biens.
De son Amour je veux être embrasée
Je veux Le voir, m’unir à Lui toujours
Voilà mon Ciel… voilà ma destinée :
Vivre d’Amour !!!…

Ma joie

Il est des âmes sur la terre
Qui cherchent en vain le bonheur
Mais pour moi, c’est tout le contraire
La joie se trouve dans mon cœur
Cette joie n’est pas éphémère
Je la possède sans retour
Comme une rose printanière
Elle me sourit chaque jour.

Vraiment je suis trop heureuse,
Je fais toujours ma volonté…
Pourrais-je n’être pas joyeuse
et ne pas montrer ma gaieté ?…
Ma joie, c’est d’aimer la souffrance,
Je souris en versant des pleurs
J’accepte avec reconnaissance
Les épines mêlées aux fleurs.

Lorsque le Ciel bleu devient sombre
Et qu’il semble me délaisser,
Ma joie, c’est de rester dans l’ombre
De me cacher, de m’abaisser.
Ma joie, c’est la Volonté Sainte
De Jésus mon unique amour
Ainsi je vis sans nulle crainte
J’aime autant la nuit que le jour.

Ma joie, c’est de rester petite
Aussi quand je tombe en chemin
Je puis me relever bien vite
Et Jésus me prend par la main
Alors le comblant de caresses
Je Lui dis qu’Il est tout pour moi
Et je redouble de tendresses
Lorsqu’Il se dérobe à ma foi.

Si parfois je verse des larmes
Ma joie, c’est de les bien cacher
Oh ! que la souffrance a de charmes
Quand de fleurs on sait la voiler !
Je veux bien souffrir sans le dire
Pour que Jésus soit consolé
Ma joie, c’est de le voir sourire
Lorsque mon cœur est exilé…

Ma joie, c’est de lutter sans cesse
Afin d’enfanter des élus.
C’est le cœur brûlant de tendresse
De souvent redire à Jésus :
Pour toi, mon Divin petit Frère
Je suis heureuse de souffrir
Ma seule joie sur cette terre
C’est de pouvoir te réjouir.

Longtemps encor je veux bien vivre
Seigneur, si c’est là ton désir
Dans le Ciel je voudrais te suivre
Si cela te faisait plaisir.
L’amour, ce feu de la Patrie
Ne cesse de me consumer
Que me font la mort ou la vie ?
Jésus, ma joie, c’est de t’aimer !

Pourquoi je t’aime, ô Marie

Oh ! je voudrais chanter, Marie, pourquoi je t’aime
Pourquoi ton nom si doux fait tressailler mon cœur
Et pourquoi la pensée de ta grandeur suprême
Ne saurait à mon âme inspirer de frayeur
Si je te contemplais dans ta sublime gloire
Et surpassant l’éclat de tous les bienheureux
Que je suis ton enfant je ne pourrais le croire
O Marie, devant toi, je baisserais les yeux !…

Il faut pour qu’un enfant puisse chérir sa mère
Qu’elle pleure avec lui, partage ses douleurs
O ma Mère chérie, sur la rive étrangère
Pour m’attirer à toi, que tu versas de pleurs !…
En méditant ta vie dans le saint Evangile
J’ose te regarder et m’approcher de toi
Me croire ton enfant ne m’est pas difficile
Car je te vois mortelle et souffrant comme moi…

Lorsqu’un ange du Ciel t’offre d’être la Mère
Du Dieu qui doit régner toute l’éternité
Je te vois préférer, ô Marie, quel mystère
L’ineffable trésor de la virginité.
Je comprends que ton âme, ô Vierge Immaculée
Soit plus chère au Seigneur que le divin séjour
Je comprends que ton âme, Humble et Douce Vallée
Peut contenir Jésus, L’Océan de l’Amour !…

Oh ! je t’aime, Marie, te disant la servante
Du Dieu que tu ravis par ton humilité
Cette vertu cachée te rend toute-puissante
Elle attire en ton cœur la Sainte Trinité
Alors l’Esprit d’Amour te couvrant de son ombre
Le Fils égal au Père en toi s’est incarné…
De ses frères pécheurs bien grand sera le nombre
Puisqu’on doit l’appeler : Jésus, ton premier-né !…

O Mère bien-aimée, malgré ma petitesse
Comme toi je possède en moi Le Tout-Puissant
Mais je ne tremble pas en voyant ma faiblesse :
Le trésor de la mère appartient à l’enfant
Et je suis ton enfant, ô ma Mère chérie_
Tes vertus, ton amour, ne sont-ils pas à moi ?
Aussi lorsqu’en mon cœur descend la blanche Hostie
Jésus, ton Doux Agneau, croit reposer en toi !…

Tu me le fais sentir, ce n’est pas impossible
De marcher sur tes pas, ô Reine des élus,
L’étroit chemin du Ciel, tu l’as rendu visible
En pratiquant toujours les plus humbles vertus.
Auprès de toi, Marie, j’aime à rester petite,
Des grandeurs d’ici-bas, je vois la vanité,
Chez Sainte Elisabeth, recevant ta visite,
J’apprends à pratiquer l’ardente charité.

Là j’écoute ravie, Douce Reine des anges,
Le cantique sacré qui jaillit de ton cœur.
Tu m’apprends à chanter les divines louanges
A me glorifier en Jésus mon Sauveur.
Tes paroles d’amour sont de mystiques roses
Qui doivent embaumer les siècles à venir.
En toi le Tout-Puissant a fait de grandes choses
Je veux les méditer, afin de l’en bénir.

Quand le bon Saint Joseph ignore le miracle
Que tu voudrais cacher dans ton humilité
Tu le laisses pleurer tout près du Tabernacle
Qui voile du Sauveur la divine beauté !…
Oh ! que j’aime, Marie, ton éloquent silence,
Pour moi c’est un concert doux et mélodieux
Qui me dit la grandeur et la toute-puissance
D’une âme qui n’attend son secours que des Cieux…

Plus tard à Bethléem, ô Joseph et Marie !
Je vous vois repoussés de tous les habitants
Nul ne peut recevoir en son hôtellerie
De pauvres étrangers, la place est pour les grands…
La place est pour les grands et c’est dans une étable
Que la Reine des Cieux doit enfanter un Dieu.
O ma Mère chérie, que je te trouve aimable
Que je te trouve grande en un si pauvre lieu !…

Quand je vois L’Eternel enveloppé de langes
Quand du Verbe Divin j’entends le faible cri
O ma mère chérie, je n’envie plus les anges
Car leur Puissant Seigneur est mon Frère chéri !…
Que je t’aime, Marie, toi qui sur nos rivages
As fait épanouir cette Divine Fleur !…
Que je t’aime écoutant les bergers et les mages
Et gardant avec soin toute chose en ton cœur !…

Je t’aime te mêlant avec les autres femmes
Qui vers le temple saint ont dirigé leurs pas
Je t’aime présentant le Sauveur de nos âmes
Au bienheureux Vieillard qui le presse en ses bras,
D’abord en souriant j’écoute son cantique
Mais bientôt ses accents me font verser des pleurs.
Plongeant dans l’avenir un regard prophétique
Siméon te présente un glaive de douleurs.

O Reine des martyrs, jusqu’au soir de ta vie
Ce glaive douloureux transpercera ton cœur
Déjà tu dois quitter le sol de ta patrie
Pour éviter d’un roi la jalouse fureur.
Jésus sommeille en paix sous les plis de ton voile
Joseph vient te prier de partir à l’instant
Et ton obéissance aussitôt se dévoile
Tu pars sans nul retard et sans raisonnement.

Sur la terre d’Egypte, il me semble, ô Marie
Que dans la pauvreté ton cœur reste joyeux,
Car Jésus n’est-Il pas la plus belle Patrie,
Que t’importe l’exil,, tu possèdes les Cieux ?…
Mais à Jérusalem, une amère tristesse
Comme un vaste océan vient inonder ton cœur
Jésus, pendant trois jours, se cache à ta tendresse
Alors c’est bien l’exil dans toute sa rigueur !…

Enfin tu l’aperçois et la joie te transporte,
Tu dis au bel Enfant qui charme les docteurs :
« O mon Fils, pourquoi donc agis-tu de la sorte ?
Voilà ton père et moi qui te cherchions en pleurs. »
Et l’Enfant Dieu répond (oh quel profond mystère !)
A la Mère chérie qui tend vers lui ses bras :
« Pourquoi me cherchiez-vous ?… Aux œuvres de mon Père
Il faut que je m’emploie ; ne le savez-vous pas ? »

L’Evangile m’apprend que croissant en sagesse
A Joseph, à Marie, Jésus reste soumis
Et mon cœur me révèle avec quelle tendresse
Il obéit toujours à ses parents chéris.
Maintenant je comprends le mystère du temple,
Les paroles cachées de mon Aimable Roi.
Mère, ton doux Enfant veut que tu sois l’exemple
De l’âme qui Le cherche en la nuit de la foi.

Puisque le Roi des Cieux a voulu que sa Mère
Soit plongé dans la nuit, dans l’angoisse du cœur ;
Marie, c’est donc un bien de souffrir sur la terre ?
Oui souffrir en aimant, c’est le plus pur bonheur !…
Tout ce qu’Il m’a donné Jésus peut le reprendre
Dis-lui de ne jamais se gêner avec moi…
Il peut bien se cacher, je consens à l’attendre
Jusqu’au jour sans couchant où s’éteindra ma foi…

Je sais qu’à Nazareth, Mère pleine de grâces
Tu vis très pauvrement, ne voulant rien de plus
Point de ravissements, de miracles, d’extases
N’embellissent ta vie, ô Reine des Elus !…
Le nombre des petits est bien grand sur la terre
Ils peuvent sans trembler vers toi lever les yeux
C’est par la voie commune, incomparable Mère
Qu’il te plaît de marcher pour les guider aux Cieux.

En attendant le Ciel, ô ma Mère chérie,
Je veux vivre avec toi, te suivre chaque jour
Mère, en te contemplant, je me plonge ravie
Découvrant dans ton cœur des abîmes d’amour.
Ton regard maternel bannit toutes mes craintes
Il m’apprend à pleurer, il m’apprend à jouir.
Au lieu de mépriser les joies pures et saintes
Tu veux les partager, tu daignes les bénir.

Des époux de Cana voyant l’inquiétude
Qu’ils ne peuvent cacher, car ils manquent de vin
Au Sauveur tu le dis dans ta sollicitude
Espérant le secours de son pouvoir divin.
Jésus semble d’abord repousser ta prière
« Qu’importe », répond-Il, « femme, à vous et à moi ? »
Mais au fond de son cœur, Il te nomme sa Mère
Et son premier miracle, Il l’opère pour toi…

Un jour que les pécheurs écoutent la doctrine
De Celui qui voudrait au Ciel les recevoir
Je te trouve avec eux, Marie, sur la colline
Quelqu’un dit à Jésus que tu voudrais le voir,
Alors, ton Divin Fils devant la foule entière
De son amour pour nous montre l’immensité
Il dit : « Quel est mon frère et ma soeur et ma Mère,
Si ce n’est celui-là qui fait ma volonté ? »

O Vierge Immaculée, des mères la plus tendre
En écoutant Jésus, tu ne t’attristes pas
Mais tu te réjouis qu’Il nous fasse comprendre
Que notre âme devient sa famille ici-bas
Oui tu te réjouis qu’Il nous donne sa vie,
Les trésors infinis de sa divinité !…
Comment ne pas t’aimer, ô ma Mère chérie
En voyant tant d’amour et tant d’humilité ?

Tu nous aimes, Marie, comme Jésus nous aime
Et tu consens pour nous à t’éloigner de Lui.
Aimer c’est tout donner et se donner soi-même
Tu voulus le prouver en restant notre appui.
Le Sauveur connaissait ton immense tendresse
Il savait les secrets de ton cœur maternel,
Refuge des pécheurs, c’est à toi qu’Il nous laisse
Quand Il quitte la Croix pour nous attendre au Ciel.

Marie, tu m’apparais au sommet du Calvaire
Debout près de la Croix, comme un prêtre à l’autel
Offrant pour apaiser la justice du Père
Ton bien-aimé Jésus, le doux Emmanuel…
Un prophète l’a dit, ô Mère désolée,
« Il n’est pas de douleur semblable à ta douleur ! »
O Reine des Martyrs, en restant exilée
Tu prodigues pour nous tout le sang de ton cœur !

La maison de Saint Jean devient ton seul asile
Le fils de Zébédée doit remplacer Jésus…
C’est le dernier détail que donne l’Evangile
De la Reine des Cieux il ne me parle plus.
Mais son profond silence, ô ma Mère chérie
Ne révèle-t-il pas que Le Verbe Eternel
Veut Lui-même chanter les secrets de ta vie
Pour charmer tes enfants, tous les Elus du Ciel ?

Bientôt je l’entendrai cette douce harmonie
Bientôt dans le beau Ciel, je vais aller te voir
Toi qui vins me sourire au matin de ma vie
Viens me sourire encor… Mère… voici le soir !…
Je ne crains plus l’éclat de ta gloire suprême
Avec toi j’ai souffert et je veux maintenant
Chanter sur tes genoux, Marie, pourquoi je t’aime
Et redire à jamais que je suis ton enfant !…

La petite Thérèse…

Prières de sainte Thérèse de Lisieux (extraits)

Acte d’offrande à l’Amour Miséricordieux

Offrande de moi-même comme Victime d’Holocauste à l’Amour Miséricordieux du Bon Dieu

Ô mon Dieu ! Trinité Bienheureuse, je désire vous Aimer et vous faire Aimer, travailler à la glorification de la Sainte Eglise en sauvant les âmes qui sont sur la terre et (en) délivrant celles qui souffrent dans le purgatoire. Je désire accomplir parfaitement votre volonté et arriver au degré de gloire que vous m’avez préparé dans votre royaume, en un mot, je désire être Sainte, mais je sens mon impuissance et je vous demande, ô mon Dieu ! d’être vous-même ma Sainteté.

Puisque vous m’avez aimée jusqu’à me donner votre Fils unique pour être mon Sauveur et mon Epoux, les trésors infinis de ses mérites sont à moi, je vous les offre avec bonheur, vous suppliant de ne me regarder qu’à travers la Face de Jésus et dans son Cœur brûlant d’Amour.

Je vous offre encore tous les mérites des Saints (qui sont au Ciel et sur la terre) leurs actes d’Amour et ceux des Saints Anges ; enfin je vous offre, ô Bienheureuse Trinité ! l’Amour et les mérites de la Sainte Vierge, ma Mère chérie, c’est à elle que j’abandonne mon offrande la priant de vous la présenter.

Son divin Fils, mon Epoux Bien-aimé, aux jours de sa vie mortelle, nous a dit : « Tout ce que vous demanderez à mon Père, en mon nom, il vous le donnera ! » Je suis donc certaine que vous exaucerez mes désirs ; je le sais, ô mon Dieu ! (plus vous voulez donner, plus vous faites désirer). Je sens en mon cœur des désirs immenses et c’est avec confiance que je vous demande de venir prendre possession de mon âme. Ah ! je ne puis recevoir la Sainte Communion aussi souvent que je le désire, mais, Seigneur, n’êtes-vous pas Tout-Puissant ?… Restez en moi, comme au tabernacle, ne vous éloignez jamais de votre petite hostie…

Je voudrais vous consoler de l’ingratitude des méchants et je vous supplie de m’ôter ma liberté de vous déplaire, si par faiblesse je tombe quelquefois qu’aussitôt votre Divin Regard purifie mon âme consumant toutes mes imperfections, comme le feu qui transforme toute chose en lui-même…

Je vous remercie, ô mon Dieu ! de toutes les grâces que vous m’avez accordées, en particulier de m’avoir fait passer par le creuset de la souffrance. C’est avec joie que je vous contemplerai au dernier jour portant le sceptre de la Croix ; puisque vous (avez) daigné me donner en partage cette Croix si précieuse, j’espère au Ciel vous ressembler et voir briller sur mon corps glorifié les sacrés stigmates de votre Passion…

Après l’exil de la terre, j’espère aller jouir de vous dans la Patrie, mais je ne veux pas amasser de mérites pour le Ciel, je veux travailler pour votre seul Amour, dans l’unique but de vous faire plaisir, de consoler votre Cœur Sacré et de sauver des âmes qui vous aimeront éternellement.

Au soir de cette vie, je paraîtrai devant vous les mains vides, car je ve vous demande pas, Seigneur, de compter mes œuvres. Toutes nos justices ont des taches à vos yeux. Je veux donc me revêtir de votre propre Justice et recevoir de votre Amour la possession éternelle de Vous-même. Je ne veux point d’autre Trône et d’autre Couronne que Vous, ô mon Bien-Aimé !…

A vos yeux le temps n’est rien, un seul jour est comme mille ans, vous pouvez donc en un instant me préparer à paraître devant vous…

Afin de vivre dans un acte de parfait Amour, je m’offre comme victime d’holocauste à votre Amour miséricordieux, vous suppliant de me consumer sans cesse, laissant déborder en mon âme les flots de tendresse infinie qui sont renfermés en vous et qu’ainsi je devienne Martyre de votre Amour ô mon Dieu !…

Que ce martyre après m’avoir préparée à paraître devant vous me fasse enfin mourir et que mon âme s’élance sans retard dans l’éternel embrassement de Votre Miséricordieux Amour…

Je veux, ô mon Bien-Aimé, à chaque battement de mon cœur vous renouveler cette offrande un nombre infini de fois, jusqu’à ce que les ombres s’étant évanouies je puisse vous redire mon Amour dans un Face à Face Eternel !…

Marie, Françoise, Thérèse de l’Enfant Jésus, de la Sainte Face - rel.carm.ind.

Fête de la Très Sainte Trinité, le 9 juin de l’an de grâce 1895

Offrande de la journée

Mon Dieu, je vous offre toutes les actions que je vais faire aujourd’hui, dans les intentions et pour la gloire du Cœur Sacré de Jésus ; je veux sanctifier les battements de mon cœur, mes pensées et mes œuvres les plus simples en les unissant à ses mérites infinis, et réparer mes fautes en les jetant dans la fournaise de son Amour miséricordieux.

Ô mon Dieu ! je vous demande pour moi et pour ceux qui me sont chers la grâce d’accomplir parfaitement votre sainte volonté, d’accepter pour votre Amour les joies et les peines de cette vie passagère afin que nous soyons un jour réunis dans les Cieux pendant toute l’éternité.

Ainsi soit-il

L’acte d’offrande à l’Amour miséricordieux

Le 9 juin 1895, sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus s’offrait à l’Amour miséricordieux du Bon Dieu. C’était le dimanche de la Sainte Trinité.

Brouillon de l'acte d'offrande, Carmel de Lisieux
Brouillon de l’acte d’offrande, Carmel de Lisieux

Elle raconte dans l’Histoire d’une âme comment elle avait compris « combien Jésus désire être aimé. » C’est pour faire plaisir à Dieu, pour satisfaire son désir de se donner et de combler de son amour miséricordieux celui qui veut bien lui ouvrir son cœur, que Thérèse s’offre ainsi.

Verso de l'acte d'offrande, Carmel de Lisieux
Verso de l’acte d’offrande, Carmel de Lisieux
C'est devant la statue de la Vierge du Sourire que Thérèse a prononcé avec Céline l'acte d'offrande le 11 juin 1895. Photo Carmel de Lisieux
C’est devant la statue de la Vierge du Sourire que Thérèse a prononcé avec Céline l’acte d’offrande le 11 juin 1895. Photo Carmel de Lisieux

Quelques mois plus tard elle écrira que Jésus n’a pas besoin de nos œuvres mais seulement de notre amour. Thérèse a compris qu’aimer Dieu c’est le laisser nous aimer en nous comblant de sa miséricorde, feu divin qui consume, purifie et transforme. Thérèse expérimente que « depuis cet heureux jour, il me semble que l’Amour me pénètre et m’environne, il me semble qu’à chaque instant cet Amour miséricordieux me renouvelle, purifie mon âme… Oh ! qu’elle est douce la voie de l’Amour !… Comme je veux m’appliquer à faire toujours avec le plus grand abandon, la volonté du Bon Dieu !…  » (Ms A)

Son message

le message de Thérèse

Sa petite voie

« Ma petite doctrine » comme vous l’appelez…

Le chemin spirituel de Thérèse Martin fut solitaire. Certes, elle a beaucoup reçu de sa famille, de ses éducateurs, des maîtres du Carmel. Mais aucun prêtre ne l’a profondément marquée. En elle, le Saint-Esprit a tracé un chemin d’authenticité - « Je n’ai jamais cherché que la vérité » - qui lui a révélé les profondeurs de l’Amour trinitaire et une « voie » pour les rejoindre, sans aucun souci didactique : tout est venu de la vie, des événements quotidiens relus à la lumière de la Parole de Dieu. Son apport incomparable à la spiritualité du XXe siècle est un retour à l’Evangile dans sa pureté radicale. « Si vous ne redevenez pas comme des petits enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume des Cieux. » (Matthieu 18,3)

Petite voieBien qu’elle n’ait jamais pu disposer de l’Ancien Testament intégral, elle a opéré un retour à la méditation de la Parole de Dieu. Sans aucune initiation, sans aucune culture biblique, elle cite plus de 1000 fois la Bible dans ses écrits. Ce n’est qu’à vingt-deux ans que deux textes de l’Ancien Testament cristallisent en elle une longue recherche : l’illumination de « la voie d’enfance spirituelle » qui va symboliser son apport.

« Je veux être une sainte »

Thérèse, ardente adolescente est partie pour la sainteté. Elle écrit à son père : « Je ferai ta gloire en devenant une grande sainte ».

Mais très vite, au Carmel, elle va se heurter à ses faiblesses et à son impuissance, lorsqu’elle se compare aux Saints. Ils lui apparaissent comme une montagne alors qu’elle n’est qu’un grain de sable. « Me grandir, c’est impossible », constate-t-elle, mais sans se décourager. Car si Dieu a mis en elle ces désirs de sainteté, c’est qu’il doit y avoir une route, une voie pour gravir « le rude escalier de la perfection ».

Les enfants
Les enfants

La Parole de Dieu va lui ouvrir la voie : « Si quelqu’un est tout petit, qu’il vienne à moi. » (Proverbes, 9,4) « Alors je suis venue », écrit la « petite Thérèse » en se demandant ce que Dieu ferait au petit qui viendrait à lui, elle lit Isaïe 66 : : dès lors, elle a compris qu’elle ne pourra pas monter seule cet escalier mais que Jésus la prendra dans ses bras, tel un ascenseur rapide.

Dès lors, la petitesse de Thérèse n’est plus un obstacle, au contraire. Plus elle sera petite et légère dans les bras de Jésus, plus Il la fera sainte par une ascension rapide.

C’est ainsi que Thérèse raconte sa découverte de la petite voie (Manuscrit C, 2).

C’est d’abord une découverte de ce qu’est Dieu : essentiellement Amour Miséricordieux. Désormais, elle verra toues les perfections divines (y compris sa Justice) à travers le prisme de sa Miséricorde.

Ceci entraîne de sa part une audacieuse confiance : « Je désire être sainte, mais je sens mon impuissance et je vous demande, ô mon Dieu ! d’être vous-même ma sainteté. » (Acte d’Offrande)

Accepter de se laisser faire par Dieu n’implique aucun infantilisme facile. Thérèse fera concrètement tout ce qui est possible pour montrer concrètement son amour pour Dieu et ses soeurs, mais dans une totale gratuité, celle de l’amour.

Dans toutes les situations et tous les actes de sa vie, Thérèse va « appliquer » cette voie : Dieu lui demande ceci, elle sent qu’elle en est incapable, donc Il le fera en elle. Un exemple : aimer toutes ses soeurs comme Jésus les aime lui est impossible. Alors s’unissant à Lui, c’est Lui qui les aimera en Thérèse. « Oui, je le sens lorsque je suis charitable, c’est Jésus seul qui agit en moi ; plus je suis unie à Lui, plus aussi j’aime toutes mes soeurs. » (Manuscrit C, 13 r°)

Voilà un chemin de sainteté qui s’ouvre pour tous, les petits, les pauvres, les blessés : accepter le réel de sa faiblesse et s’offrir à Dieu tel qu’on est pour qu’il agisse en nous.

Petit bateauOn comprend mieux alors qu’une telle phrase, par exemple, est aux antipodes de la mièvrerie mais explicite au contraire l’enfance évangélique prêchée par Jésus : « Jésus se plaît à me montrer l’unique chemin qui conduit à cette fournaise Divine, ce chemin c’est l’abandon du petit enfant qui s’endort sans crainte dans les bras de son Père. » (Manuscrit B, 1 v°)

Ses intuitions en font une annonciatrice des grandes vérités remises en lumière par le Concile Vatican II : primauté du mystère pascal de Jésus sur toutes les dévotions particulières, la voie de la sainteté pour tout baptisé, mariologie qui voit en Marie « plus une Mère qu’une Reine », ayant vécu l’épreuve de la foi (cf. Le poème « Pourquoi je t’aime, ô Maire », testament marial, mai 1897), ecclésiologie de communion fondée sur la présence de l’Amour (l’Esprit-Saint) au cœur de l’Eglise qui anime toutes les vocations complémentaires dans la Communion des Saints du Ciel et de la Terre.

Révolution aussi dans la conception des Fins dernières : non plus le repos, mais l’action :

« Je passerai mon ciel à faire du bien sur la terre. »

Thérèse, sans le savoir, a ouvert des chemins d’oecuménisme : sa lecture de l’épître aux Romains séduit les luthériens ; l’orthodoxie l’aime avec saint François d’Assise (les symboles universels utilisés par ces deux saints facilitent leur inculturation en d’autres civilisations.)

Sa mission

Sauver les âmes

C’est en la Cathédrale Saint-Pierre, un dimanche de juillet 1887, au terme de la messe, que Thérèse reçoit la grâce eucharistique de sa mission.

En refermant son missel, elle est saisie par un image du Christ en croix qui glisse des pages :

" Je fus frappée par le sang qui tombait d’une de ses mains Divines, j’éprouvai une grande peine en pensent que ce sang tombait à terre sans que personne [ne] s’empresse de le recueillir, et je résolus de me tenir en esprit au pied de [la] Croix pour recevoir la Divine rosée qui en découlait, comprenant qu’il me faudrait ensuite la répandre sur les âmes… Le cri de Jésus sur la Croix retentissait aussi continuellement dans mon cœur : « J’ai soif ! » Ces paroles allumaient en moi une ardeur inconnue et très vive… Je voulais donner à boire à mon Bien-Aimé et je me sentais moi-même dévorée de la soif des âmes… Ce n’était pas encore les âmes de prêtres qui m’attiraient, mais celles des grands pécheurs, je brûlais du désir de les arracher aux flammes éternelles…" (Manuscrit A, 45 v°)

Sa mission au Carmel

Pour être davantage missionnaire, Thérèse se sent appelée au Carmel à la suite de Sainte Thérèse d’Avila, sa « Mère », par le don de sa vie et la prière qui franchit toutes les frontières. comme la Madre espagnole, « elle voudrait donner mille vies pour sauver une seule âme ».

En entrant au Carmel, elle déclare :

« Je suis venue pour sauver les âmes et surtout afin de prier pour les prêtres. »

« Aimer Jésus et le faire aimer » devient de plus en plus le but de toute sa vie.

Elle est ravie lorsqu’on lui donne deux frères spirituels à aider dans leur ministère par la prière et le sacrifice :

abbé Bellière
abbé Bellière

-*L’Abbé Maurice Bellière, séminariste de vingt et un ans, demanda l’aide d’une carmélite pour favoriser sa vocation. Il sera Père Blanc et partira au Nyassaland (aujourd’hui Malawi). Il reviendra en France et mourra, hospitalisé, au Bon Sauveur de Caen en 1907 à trente trois ans. Thérèse l’aidera beaucoup par sa correspondance. Elle lui écrira onze lettres importantes.

abbé Roulland
abbé Roulland

-*Le Père Adolphe Roulland, des Missions Etrangères de Paris, partira en Chine, au Su-Tchuen et correspondra aussi avec Thérèse, après une première messe dite au Carmel de Lisieux et un parloir avec sa soeur. Elle lui écrira six lettres. Il mourra en France en 1934.

Tous deux permettront à Thérèse d’élargir ses horizons à la dimension du monde. Malade, elle « marchera pour un missionnaire ».

Les « désirs infinis » qui la font souffrir à l’oraison la poussent à vouloir : « parcourir la terre » (…)"annoncer l’Evangile dans les cinq parties du monde et jusque dans les îles les plus reculées… Je voudrais être missionnaire non seulement pendant quelques années mais je voudrais l’avoir été depuis la création du monde et l’être jusqu’à la consommation des siècles…" (Ms B, 3 r°)

Sa mission au Ciel

Ce désir va s’intensifier jusque sur son lit d’agonie dans l’espérance d’être encore plus missionnaire après sa mort :

  • "Je compte bien ne pas rester inactive au Ciel, mon désir est de travailler encore pour l’Eglise et pour les âmes. Je le demande au bon Dieu et je suis certaine qu’Il m’exaucera." (LT 254).
  • "Je sens surtout que ma mission va commencer, ma mission de faire aimer le bon Dieu comme je l’aime, de donner ma petite voie aux âmes" (JEV, 85)
  • « Je veux passer mon Ciel à faire du bien sur la terre jusqu’à la fin du monde. » (JEV, 85).
Son rayonnement universel

Le plus étonnant est que l’Église l’a proclamée patronne universelle des missions en 1927 avec le jésuite saint François-Xavier.

Patronne des missions de l’extérieur, patronne des missions de l’intérieur (Mission de France), sœur Thérèse, sans jamais avoir quitté sa cellule, a tellement investi dans l’Amour trinitaire dans le quotidien de sa vie, qu’elle a fait rayonner sur le monde les miséricordes du Cœur de Dieu.

Après la mort de Thérèse, d’innombrables vocations sacerdotales et religieuses naîtront de leur rencontre avec Thérèse. Elle a tenu ses promesses. Une foule de prêtres et de missionnaires lui ont confié leur ministère.

Plus de 50 congrégations dans le monde se réclament de la spiritualité de Sainte Thérèse. Ce sont ordinairement des congrégation apostoliques qui ont inculturé le message thérésien dans leur civilisation. Leurs nombres se situent autour de 5000.

Europe

2France2

  • Deus Caritas, Lisieux
    Institut séculier
    fondation : 1963
  • Missionnaires de la Plaine et de Ste Thérèse de l’Enfant-Jésus
    Fondation : 1921
  • Frères Missionaires de Ste Thérèse de l’Enfant-Jésus, Bassac
    Fondation : 1948
  • Soeurs oblates de Ste Thérèse de l’Enfant-Jésus
    Fondation : 1924

2Italie2

  • Instituto Piccole suore di S. Teresa del Bambino Gesù, Imola
    Fondation : 1923
  • I Sacerdoti oblati di S. Teresa del Bambino Gesù, Ravenna
    Fondation : 1965
  • Carmelitane Missionarie di S. Teresa del Bambino Gesù
    Santa Marinella
    Fondation : 1925
  • Discepole di S. Teresa del Bambino Gesù
    Qualiano
    Fondation : 1926
  • Ancelle di Santa Teresa del Bambino Gesù, Salerno
    Fondation : 1937

2Pologne2

  • Zgromadzenie Siostr Karmelitanek Dzieciatka Jezus
    w Markach k. Warszawy
    Fondation : 1921
  • Zgromadzenie Siostr Sw. Teresy od Dzieciatka Jezus
    w Podkowie Lesnej
    Fondation : 1936
  • Zgromadzenie Siostr Terezjanek « Jednosc »
    w Siedlcach
    Fondation : 1925

2Suisse2

  • Compagnia S. Teresa del Bambino Gesù
    Lugano
    Institut séculier
    Fondation : 1926

2Allemagne2

  • Theresienschwestern des katholischen Apostolates
    Mering
    Fondation : 1928

Amérique

2Haïti2

  • Petits frères de Ste Thérèse de l’Enfant-Jésus
    Rivière Froide
    Fondation : 1960
  • Petites soeurs de Ste Thérèse de l’Enfant-Jésus
    Rivière Froide
    Fondation : 1948

2USA2

  • Carmelite Sisters of St. Therese of the Infant Jesus
    Oklahoma
    Fondation : 1917

2Brésil2

  • Missionarias de Santa Teresinha
    Bragança do Para
    Fondation : 1954

2Canada2

  • Les Petites soeurs de Notre-Dame du Sourire, Pieuse Union
    Fondation : 1954

2Mexique2

  • Misioneras Eucaristicas de Santa Teresita
    Fondation : 1936
  • Misioneras carmelitas de S. Teresa del N. Jesùs
    Puebla
    Fondation : 1936

2Colombie2

  • Hermanas Misioneras de Santa Teresita
    Medellin
    Fondation : 1929

Océanie

2Papua-New Guinea2

  • Sisters of Saint Therese
    Fondation : 1954

Afrique

2Zaïre2

  • Congrégation des soeurs de Ste Thérèse de l’Enfant-Jésus
    Fondation : 1959
  • Sœurs de Ste Thérèse de l’Enfant-Jésus
    (Limete) Kinshasa
    Fondation : 1966
  • Soeurs de Sainte Thérèse
    Lisala
    Fondation : 1966

2Ouganda2

  • Filles de Ste Thérèse de l’Enfant-Jésus
    Fort-Portal
    Fondation : 1940

2Tanzanie2

  • Teresian Sisters
    Iringa
    Fondation : 1931
  • St. Therese Sisters
    Bukoba
    Fondation : 1932

2Burundi2

  • Bene-Teresiya (Filles de Ste Thérèse de Lisieux)
    Gitega
    Fondation : 1933

2Malawi2

  • Teresian Sisters
    Lilongwe
    Fondation : 1984

2Bénin2

  • Oblates catéchistes petites servantes des pauvres
    Fondation : 1914

2Cameroun2

  • Congregation of the Sisters of St Therese of the Child Jesus
    Kumba-Kumba
    Fondation : 1970

Asie

2Inde2

  • Little Flower Congregation
    Prêtres et séminaristes, kerala
    Fondation : 1931
  • Congregation of St Therese of the Child Jesus
    Frères
    Fondation : 1931
  • Bethany Sisters of Little Flower
    Mangalore
    Fondation : 1921
  • Missionary Sisters of St Therese of the Child Jesus
    Kerala
    Fondation : 1959
  • Sisters of Jesus « Jesus Bhavan »
    Sagar
    Fondation : 1980
  • Congregation of the Mother of Carmel
    Pious Union.

2Chine2

  • Deux congrégations ont existé
    Aucun renseignement à ce jour
    Fondation : 1928 et 1931

2Philippines2

  • Missionary Catechists of St Therese of the Infant Jesus
    Fondation : 1958

Proche Orient

2Liban2

  • Congrégation maronite des soeurs de Ste Thérèse de l’Enfant-Jésus
    Fondation : 1935

Docteur de l’Eglise

Thérèse Docteur de l’Eglise

Sainte Thérèse de Lisieux est la troisième femme, après sainte Catherine de Sienne et sainte Thérèse d’Avila, à être proclamée Docteur de l’Eglise. Monseigneur Guy Gaucher, carme, ancien évêque auxiliaire de Bayeux et Lisieux, décédé en juillet 2014, nous explique les implications de cette proclamation.

Tout d’abord, pouvez-nous nous préciser ce qu’est un Docteur de l’Eglise ?

Monseigneur Guy Gaucher : Il faut trois choses pour faire un Docteur de l’Eglise.

  • Premièrement : être un saint canonisé.
  • La deuxième chose, la plus importante et la plus précise : avoir apporté à l’Eglise une doctrine dite éminente, c’est-à-dire qui a du poids et qui est utile à l’Eglise universelle. Il ne s’agit pas de quelque chose de totalement nouveau, car de fait il n’y a rien de nouveau à apporter à l’Evangile. Mais l’Eglise est dans l’Histoire. C’est apporter quelque chose à un moment de l’Eglise, quelque chose de la dynamique pour l’Eglise universelle et qui soit reconnu comme un apport théologique et spirituel très important.

Cette doctrine doit ensuite être proposée : concrètement, cela passe par ce qu’on appelle une « positio », c’est-à-dire un dossier qui veut justifier la demande de Doctorat.

Cette « positio » est examinée par quatre instances : les théologiens de Congrégation de la Foi, les théologiens de la Congrégation des Saints, et des cardinaux des deux Congrégations. Une fois que ces quatre « examens » sont passés, l’affaire remonte au Saint-Père.

  • Et la troisième chose, c’est donc la déclaration de Doctorat par le Saint-Père.

Comment la question du Doctorat s’est-elle posée pour Thérèse ?

Mgr G. : L’histoire du Doctorat de Thérèse est une vieille histoire. On peut dire que d’une certaine façon elle remonte à Thérèse elle-même, puisqu’elle avait désiré être docteur : « Je me sens la vocation de Guerrier, de Prêtre, d’Apôtre, de Docteur, de Martyr (…) Malgré ma petitesse, je voudrais éclairer les âmes, comme les prophètes, les Docteurs… »(B2°v-3r°)

Dans l’Eglise, la question a surgi presque tout de suite après sa canonisation. Dès 1926-27, sont apparus un peu partout dans le monde, bien au-delà de la France, des laïcs, des prêtres, des abbés, des évêques qui ont dit qu’ils souhaiteraient que sainte Thérèse soit docteur de l’Eglise.

En 1932, au cours du grand congrès qui a eu lieu à Lisieux pour l’inauguration de la crypte, le Père Desbuquois, un jésuite très connu, souhaita, au cours d’une conférence que Thérèse soit Docteur de l’Eglise, et il l’a justifié. Le congrès a applaudit très fort. Le lendemain, le journal La Croix répercutait la demande.

Un dossier a donc été préparé et envoyé au pape Pie XI, une sorte de « positio » avant la lettre. Ce pape était un grand thérèsien puisqu’il a béatifié, canonisé Thérèse, et l’a déclarée « Patronne des Missions ». Mais pour le Doctorat il a dit « non » parce que c’était une femme. Il avait déjà refusé le Doctorat de Thérèse d’Avila pour la même raison. Peut-être était-ce prématuré ?

Le pape a dit laisser l’affaire à ses successeurs. Le Père Desbuquois, en bon jésuite, a obéit parfaitement, tout en disant : « On verra bien. Un jour, Thérèse sera Docteur… »

En 1970, a eu lieu un événement capital : Paul VI a déclaré deux femmes Docteurs : Thérèse d’Avila et Catherine de Sienne. C’était un événement considérable, dont malheureusement on n’a pas encore tiré les conséquences, vingt-sept ans après. Certains ont dit alors : « Et Thérèse ? »

Le Cardinal Garonne, archevêque de Toulouse et membre de la Curie a fait une conférence sur Thérèse pour le centenaire de sa naissance, où il disait qu’il voyait très bien Thérèse Docteur.

Puis en 1981, le Cardinal Etchegaray, président de la Conférence Episcopale de France, a demandé à Rome que Thérèse soit proclamée Docteur.

Sur ce, les carmes ont chargé de cette question le Père Siméon de la Sainte Famille, postulateur des causes des saints.

Vous-même, avez-vous joué un rôle particulier ?

Mgr G : En 1989, ayant travaillé sur Thérèse et me trouvant évêque auxiliaire de Bayeux et Lisieux, avec Mgr Pican, celui-ci m’a donné une lettre de mission, dans laquelle il me demandait de reprendre le dossier du Doctorat, en liaison avec le Père Siméon.

Je me suis adressé à l’ordre des Carmes pour avoir son avis ; leur Chapitre général, en 1991, a voté pour demander au Saint-Père le Doctorat.

La question a alors été soumise aux évêques de France, à Lourdes en 1991 : ils ont voté pour le Doctorat, sous la présidence de Mgr Duval.

Puis d’autres conférences épiscopales ont voté… Pratiquement cinquante conférences épiscopales dans le monde ont demandé le Doctorat de Thérèse. Ce qui est considérable !

Il y a eu aussi des laïcs, des prêtres, des religieuses qui, ne pouvant pas voter, ont voulu participer par des « suppliques ».

Etant allé à la Congrégation des Saints, on en a parlé, mais les critères du Doctorat étant en train d’être revus, on m’a dit qu’on ne faisait pas de Docteurs en ce moment. La situation est demeurée ainsi longtemps.

Et c’est là que, brutalement et rapidement, ils ont accepté qu’on fasse une « positio ». On l’a donc réalisée, il faut le dire, très vite, mais très sérieusement, parce qu’il y avait trente ans de travail derrière nous sur cette question. La « positio » que nous avons déposée est donc passée par quatre examens dont j’ai parlé ; tout a été positif et est remonté au Saint-Père.

Il faut bien souligner que ce n’est pas une affaire franco-française, ni même propre au Carmel. Combien d’évêques, de cardinaux allant à Rome, aux visites ad limina ont dit au Saint-Père : « Très Saint-Père, vous ne faites pas Thérèse Docteur ? »

Déjà en 1980, quand le pape est venu à Lisieux, une carmélite le lui a demandé. Donc, le Saint Père a entendu cela très souvent.

Selon vous, y-a-t-il un enjeu particulier à ce que Thérèse, qui est une femme, soit proclamée Docteur de l’Eglise ?

Mgr G : Il y a un enjeu particulier, je pense. Le message de Thérèse, la spiritualité de Thérèse, sont particulièrement adaptés à notre temps.

Et puis, c’est très important dans le débat sur la place de la femme dans l’Eglise. C’est justement le débat autour du Doctorat. Il y en a qui disent aimer beaucoup Thérèse, sa sainteté, mais que n’ayant pas écrit de traités de théologie, elle ne peut être Docteur.

Avec ce point de vue, pendant dix-neuf siècles, il n’a jamais pu y avoir de femme Docteur. En effet, l’éducation et l’étude étaient réservées aux hommes. Déjà, en 1973, le Père Urs von Balthasar, un des grands théologiens de ce siècle, demandait, à Notre-Dame de Paris, pour le centenaire de Thérèse, que la corporation masculine des théologiens incorpore l’apport des grandes femmes mystiques de l’Eglise. Il citait aussi Hildegarde, Catherine de Sienne, Thérèse d’Avila, etc.

Quand va-t-on intégrer Thérèse à la Théologie, qui est restée une théologie spéculative et masculine ? Maintenant, les femmes font des études, mais jusque-là, elles ne pouvaient pas. Par exemple, Catherine de Sienne, au XIVe siècle, morte à trente-trois ans, était illettrée. Nous avons un Docteur de l’Eglise illettrée ! Elle a été suspectée ; en plus c’était une mystique. Elle a été soutenue par Raymond de Capoue, dominicain, qui était son père spirituel et qui est devenu Général de l’Ordre. Il a vu que cette femme avait quelque chose à dire, et que la Théologie n’est pas seulement spéculative mais qu’elle est aussi symbolique, intuitive et narrative.

Saint Thomas d’Aquin montre qu’il y a deux voies pour parler de Dieu : la voie spéculative, qu’il a empruntée, mais aussi la voie métaphorique, la voie symbolique. Pour des raisons historiques, les femmes sont plutôt de ce côté-là. Thérèse d’Avila, deux siècles plus tard, disait aussi qu’elle ne savait rien. Elle a même été menacée par l’Inquisition. Elle a aussi été sauvée par des dominicains, des jésuites, qui ont montré qu’elle n’était pas folle et qu’elle apportait quelque chose. Il y avait un préjugé anti-féminin très marqué. Les femmes étaient considérées comme des « ignorantes », elles n’avaient pas la parole. Jeanne d’Arc en a subi les conséquences…

Mais il y a une manière autre que spéculative de parler de Dieu, et d’apporter sur Dieu, comme disait Balthasar, des lumières et des intuitions que souvent les hommes n’ont pas eues. Il insistait surtout sur le fait que dans la découverte de la Miséricorde, qui est au cœur du mystère de Dieu, les femmes ont été plus loin que les hommes.

Il est vrai que les Saints et les Saintes sont théologiens parce qu’ils ont expérimenté Dieu, et comme disait Julien Green « ils ont fait le chemin ». Même s’ils prétendent balbutier, parce que Dieu est Dieu, et qu’on ne sait pas comment parler de Lui. Ils connaissent mieux le chemin que ceux qui font de la théologie en chambre. Ceci dit, il faut des théologiens spéculatifs, bien entendu.

Cela signifie-t-il que Thérèse est considérée comme théologienne ?

Mgr G. : Le Cardinal Poupard, au synode de 1990 sur la formation des prêtres, a fait une déclaration selon laquelle dans le cursus des études théologiques des séminaristes, on ne peut pas d’une manière ou d’une autre, ne pas rencontrer Thérèse de Lisieux. Que ce soit en christologie, en ecclesiologie, en oecuménisme, en mariologie ou en spiritualité bien entendu.

Je pense que le fait qu’elle soit Docteur va faire passer à l’acte, beaucoup plus que jusqu’à maintenant. J’ai fait personnellement beaucoup d’enseignements thérésiens dans les séminaires, et je sais que cela marque les jeunes prêtres. En tant que Docteur, elle sera beaucoup plus entendue.

Thérèse a trouvé le sens de la Trinité, le sens de l’Incarnation, le lien du Père et du Fils. Elle a retrouvé l’Eglise comme lieu de communion et d’amour où l’Esprit-Saint est premier. Elle a ouvert un chemin de sainteté pour tous, même s’ils sont pauvres, s’ils ont confiance en Dieu. Car l’Espérance est une vertu fondamentale pour notre monde. Elle a retrouvé une mariologie annonçant celle de Vatican II, une Vierge Marie qui a eu la foi, qui a suivi son Fils, de l’Annonciation au Calvaire.

Au Concile Vatican II, Thérèse n’est jamais nommée, pas plus d’ailleurs que Thérèse d’Avila. On n’a pas cité les saints modernes, mais les Pères de l’Eglise. C’est la manière de faire d’un concile. Mais des théologiens ont dit que Thérèse y était très présente. Des articles ont été faits pour montrer que de grands axes de la théologie de Thérèse sont passés dans Vatican II.

Mais, dans le « Catéchisme de l’Eglise Catholique », qui est sorti en 1992, elle est citée six fois, et toujours à des endroits stratégiques. On y trouve Thérèse d’Avila, Catherine de Sienne et d’autres, mais elle est la plus citée de toutes les femmes. C’est un signe très fort et plein d’espérance.

Pour s’en convaincre, il faut lire la lettre apostolique de Jean-Paul II : la Science de l’Amour divin.

  • Angelus du Saint-Père Dimanche, le 24 août 1997 Hippodrome de Longchamp Messe de clôture des JMJ
  • Lettre apostolique de Jean-Paul II Pour la proclamation de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte Face « Docteur de l’Eglise universelle »
Angélus du Pape Jean-Paul II

Au moment de clore cette Journée mondiale en France, je tiens à évoquer la haute figure de sainte Thérèse de Lisieux, entrée dans la Vie voici cent ans. Cette jeune carmélite fut tout entière saisie par l’Amour de Dieu. Elle vécut radicalement l’offrande d’elle-même en réponse à l’Amour de Dieu. Dans la simplicité de la vie quotidienne elle sut également pratiquer l’amour fraternel. A l’imitation de Jésus, elle accepta de s’asseoir « à la table des pécheurs », ses « frères », pour qu’ils soient purifiés par l’amour, car elle était animée par l’ardent désir de voir tous les hommes « éclairés du lumineux flambeau de la foi » (Ms C, 6r°).

Thérèse a connu la souffrance dans son corps et l’épreuve dans sa foi. Mais elle est demeurée fidèle parce que, dans sa grande intelligence spirituelle, elle savait que Dieu est juste et miséricordieux ; elle saisissait que l’Amour est reçu de Dieu plus qu’il n’est donné par l’homme. Jusqu’au bout de la nuit, elle mit son espérance en Jésus, le Serviteur souffrant qui livra sa vie pour la multitude (cf. Is 53,12).

Le livre des Evangiles ne quittait jamais Thérèse (cf. Lettre 193). Elle en pénètre le message avec une extraordinaire sûreté de jugement. Elle comprend que dans la vie de Dieu, Père, Fils et Esprit, « amour et vérité se rencontrent » (Ps 85/84,11). En peu d’années, elle parcourt « une course de géant » (Ms A, 44°v). Elle découvre que sa vocation est d’être au cœur de l’Eglise l’Amour même. Thérèse, humble et pauvre, trace la « petite voie » des enfants qui s’en remettent au Père avec une « confiance audacieuse ». Centre de son message, son attitude spirituelle est proposée à tous les fidèles.

L’enseignement de Thérèse, véritable science de l’amour, est l’expression lumineuse de sa connaissance du mystère du Christ et de son expérience personnelle de la grâce ; elle aide les hommes et les femmes d’aujourd’hui, et elle aidera ceux de demain, à mieux percevoir les dons de Dieu et à répandre la Bonne Nouvelle de son Amour infini.

Carmélite et apôtre, maîtresse de sagesse spirituelle de beaucoup de personnes consacrées ou de laïcs, patronne des missions, sainte Thérèse occupe une place de choix dans l’Eglise. Sa doctrine éminente mérite d’être reconnue parmi les plus fécondes.

Répondant à de nombreuses requêtes, après des études attentives, j’ai la joie d’annoncer que, le dimanche des missions, le 19 octobre 1997, en la Basilique Saint-Pierre de Rome, je proclamerai sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face Docteur de l’Eglise.

J’ai tenu à annoncer publiquement solennellement cet acte ici, car le message de sainte Thérèse, sainte jeune et présente en notre temps, vous convient particulièrement, à vous les jeunes : à l’école de l’Evangile, elle vous ouvre le chemin de la maturité chrétienne ; elle vous appelle à une infinie générosité ; elle vous invite à demeurer dans le « cœur » de l’Eglise les disciples et les témoins ardents de la charité du Christ.

Lettre apostolique de Jean-Paul II

Pour la proclamation de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, de la Sainte Face

DOCTEUR DE L’EGLISE UNIVERSELLE

1. LA SCIENCE DE L’AMOUR DIVIN que répand le Père de toute miséricorde, par Jésus-Christ en l’Esprit, est un don accordé aux petits et aux humbles afin qu’ils connaissent et qu’ils proclament les secrets du Royaume cachés aux sages et aux savants ; pour cela, Jésus a exulté dans l’Esprit Saint, bénissant le Père, qui en a ainsi disposé (cf. Lc 10 21-22 ; Mt 11 25-26).

Mère, l’Eglise se réjouit aussi de voir que, dans le cours de l’histoire, le Seigneur continue à se révéler aux petits et aux humbles, rendant capables ceux qu’il a choisis, par l’Esprit qui « sonde tout, jusqu’aux profondeurs de Dieu » (1 Co 2,10), de parler des « dons gracieux que Dieu nous a faits […], non pas avec des discours enseignés par l’humaine sagesse, mais avec ceux qu’enseigne l’Esprit, exprimant en termes spirituels des réalités spirituelles » (1 Co 2, 12.13). L’Esprit Saint guide ainsi l’Eglise vers la vérité tout entière, la pourvoit de dons divers, l’embellit de ses fruits, la rajeunit par la force de l’Evangile et lui permet de scruter les signes des temps pour mieux répondre à la volonté de Dieu (cf. Lumen genitum, nn. 4.12 ; Gaudium et spes, n.4).

Parmi les petits auxquels les secrets du Royaume ont été manifestés d’une manière toute particulière, resplendit Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face, moniale professe de l’Ordre des Carmélites déchaussées, dont le centenaire de l’entrée dans la patrie céleste est célébré cette année.

Pendant sa vie, Thérèse a découvert « de nouvelles lumières, des sens cachés et mystérieux » (Ms A, 83 v°) et elle a reçu du divin Maître la « science d’Amour » qu’elle a montrée dans ses écrits avec une réelle originalité (cf. Ms B, 1 r°). Cette science est l’expression lumineuse de sa connaissance du mystère du Royaume et de son expérience personnelle de la grâce. Elle peut être considérée comme un charisme particulier de la sagesse évangélique que Thérèse, comme d’autres saints et maîtres de la foi, a puisée dans la prière (cf. Ms C, 36r°).

2. EN NOTRE SIECLE, l’accueil réservé à l’exemple de sa vie et à sa doctrine évangélique a été rapide, universel et constant. En quelque sorte à l’instar de sa maturité spirituelle précoce, sa sainteté a ét reconnue par l’Eglise en peu d’années. En effet, le 10 juin 1914, Pie X signait le décret d’introduction de la cause de béatification ; le 14 août 1921, Benoît XV déclarait l’héroïcité des vertus de la servante de Dieu et prononçait à cette occasion un discours sur la voie de l’enfance spirituelle ; Pie XI la proclamait bienheureuse le 29 avril 1923. Peu après, le 17 mai 1925, le même Pape la canonisait en la Basilique Saint-Pierre devant une foule immense, mettant en relief la splendeur de ses vertus ainsi que l’originalité de sa doctrine ; deux ans plus tard, le 14 décembre 1927, il la proclamait patronne des missions en même temps que saint François-Xavier, à la demande de nombreux évêques missionnaires.

A la suite de ces consécrations, le rayonnement spirituel de Thérèse de l’Enfant-Jésus a grandi dans l’Eglise et s’est répandu dans le monde entier. Nombre d’instituts de vie consacrés et de mouvements ecclésiaux, notamment dans les jeunes Eglises, l’ont choisie comme patronne et maîtresse de vie spirituelle, en s’inspirant de sa doctrine. Son message, souvent résumé dans ce qu’on appelle la « petite voie », qui n’est autre que la voie évangélique de la sainteté ouverte à tous, a été étudié par des théologiens et des spécialistes de la spiritualité. Sous le patronage de la sainte de Lisieux, de mutliples cathédrales, basiliques, sanctuaires et églises ont été édifiés et consacrés au Seigneur dans le monde entier. Son culte est célébré par l’Eglise catholique dans les différents rites d’Orient et d’Occident. Beaucoup de fidèles ont pu éprouver la puissance de son intercession. Nombreux sont ceux qui, appelés au ministère sacerdotal ou à la vie consacrée, spécialement dans les missions ou dans la vie contemplative, attribuent la grâce divine de leur vocation à son intercession et à son exemple.

3. LES PASTEURS DE L’EGLISE, et d’abord mes prédécesseurs les Papes de ce siècle, qui ont proposé sa sainteté en exemple à tous, ont également souligné que Thérèse est maîtresse de vie spirituelle par une doctrine, à la fois simple et profonde, qu’elle a puisée aux sources de l’Evangile sous la conduite du Maître divin et quelle a ensuite communiquée à ses frères et soeurs de l’Eglise d’une manière très convaincante (cf. Ms B, 2 v°-3 r°).

Cette doctrine spirituelle nous a été transmise surtout par son autobiographie qui, à partir des trois manuscrits qu’elle avait rédigés pendant les dernières années de sa vie, et publiée un an après sa mort sous le titre Histoire d’une Âme (Lisieux, 1989), a suscité un intérêt extraordinaire jusqu’à nos jours.Cette autobiographie, traduite avec d’autres de ses écrits en cinquante langues environ, a fait connaître Thérèse dans toutes les régions du monde et aussi en dehors de l’Eglise catholique. Un siècle après sa mort, Thérèse de l’Enfant-Jésus est toujours reconnue comme l’un des grands maîtres de vie spirituelle de notre temps.

4. IL N’EST DONC PAS SURPRENANT QUE DE NOMBREUSES REQUETES aient été présentées au Siège apostolique pour qu’elle reçoive le titre de Docteur de l’Eglise universelle.

Depuis quelques années, et spécialement à l’approche de l’heureuse célébration du premier centenaire de sa mort, ces requêtes sont arrivées toujours en plus grand nombre de la part de Conférences épiscopales ; en outre, des Congrès d’études ont eu lieu et les publications abondent qui mettent en valeur le fait que Thérèse de l’Enfant-Jésus possède une sagesse extraordinaire et que sa doctrine aide d’innombrables hommes et femmes de toutes conditions à connaître et à aimer Jésus Christ et son Evangile. A la lumière de ces éléments, j’ai décidé de faire faire une étude attentive afin de voir si la sainte de Lisieux avait les qualités requises pour pouvoir être honorée du titre de Docteur de l’Eglise universelle.

5. DANS CE CONTEXTE, IL ME PLAIT DE RAPPELER BRIEVEMENT QUELQUES ETAPES DE LA VIE DE THERESE DE L’ENFANT-JESUS. Elle naît à Alençon en France le 2 janvier 1873. Elle est baptisée deux jours plus tard en l’église Notre-Dame, recevant les noms de Marie Françoise Thérèse. Ses parents sont Louis Martin et Zélie Guérin, dont j’ai récemment reconnu l’héroïcité des vertus. Après la mort de sa mère, le 28 août 1877, Thérèse s’installe avec toute sa famille dans la ville de Lisieux où, entourée de l’affection de son père de ses soeurs, elle reçoit une formation à la fois exigeante et pleine de tendresse.

Vers la fin de 1879, elle s’approche pour la première fois du sacrement de pénitence. Le jour de Pentecôte 1883, elle bénéficie de la grâce singulière de la guérison d’une grave maladie, par l’intercession de Notre-Dame des Victoires. Formée par les Bénédictines de Lisieux, elle fait sa première communion le 8 mai 1884, après une préparation intense, couronnée par une expérience marquante de la grâce de l’union intime avec Jésus. Quelques semaines après, le 14 juin de la même année, elle reçoit le sacrement de la confirmation, avec une vive conscience de ce que comporte le don de l’Esprit Saint dans sa participation personnelle à la grâce de la Pentecôte. A Noël 1886, elle vit une expérience spirituelle très profonde, qu’elle définit comme sa « complète conversion ». Grâce à cette expérience, elle surmonte la fragilité émotive qui avait résulté de la perte de sa mère et elle entreprend « une course de géant » sur la voie de la perfection (cf. Ms A, 44 v°-45 v°)

Thérèse désire entrer dans la vie contemplative au Carmel de Lisieux, comme ses soeurs Pauline et Marie, mais son jeune âge l’en empêche. A l’occasion d’un pèlerinage en Italie, après avoir visité la Maison de Lorette et la Ville éternelle, lors de l’audience accordée par le Pape aux fidèles du diocèse de Lisieux, le 20 novembre 1887, elle demande avec une audace filiale à Léon XIII de pouvoir entrer au Carmel à l’âge de quinze ans.

Le 9 avril 1888, elle entre au Carmel de Lisieux ; elle y reçoit l’habit de l’Ordre de la Vierge le 10 janvier de l’année suivante et elle fait sa profession religieuse le 8 septembre 1890, fête de la Nativité de la Vierge Marie. au Carmel, elle s’engage sur le chemin de la perfection tracé par la Mère fondatrice, Thérèse de Jésus, avec une ferveur et une fidélité authentiques, par l’accomplissement des divers services communautaires qui lui sont confiés. Eclairées par la Parole de Dieu, éprouvée très vivement par la maladie de son père bien-aimé, Louis Martin, qui meurt le 29 juillet 1894, Thérèse avance vers la sainteté, en mettant l’accent sur le caractère central de l’amour. Elle découvre et elle communique aux novices confiées à ses soins la petite voie de l’enfance spirituelle, alors qu’en progressant elle-même sur cette voie elle pénètre toujours plus le mystère de l’Eglise et, attirée par l’amour du Christ, elle sent s’affermir en elle la vocation apostolique et missionnaire qui la pousse à entraîner tout le monde avec elle à la rencontre de l’Epoux divin.

Le 9 juin 1895, en la fête de la Très Sainte Trinité, elle s’offre en victime d’holocauste à l’Amour miséricordieux de Dieu. Le 3 avril de l’année suivante, dans la nuit du jeudi au vendredi saints, elle connaît une première manifestation de la maladie qui la conduira à la mort. Thérèse l’accueille comme une mystérieuse visite de l’Epoux divin. En même temps, elle entre dans l’épreuve de la foi, qui durera jusqu’à sa mort. Sa santé s’aggravant, elle est transférée à l’infirmerie le 8 juillet 1897. Ses soeurs et d’autres religieuses recueillent ses paroles, tandis que s’intensifient ses souffrances et ses épreuves, supportées avec patience, jusqu’à culminer en sa mort dans l’après-midi du 30 septembre 1897. « Je ne meurs pas, j’entre dans la vie », avait-elle écrit à un frère spirituel, l’abbé Bellière (LT 244). Ses dernières paroles, « Mon Dieu… je vous aime ! »scellent son existence.

6. THERESE DE L’ENFANT-JESUS NOUS A LAISSE DES ECRITS qui lui ont valu à juste titre d’être considérée comme maîtresse de vie spirituelle. Son œuvre principale reste le récit de sa vie dans les trois Manuscrits autobiographiques A, B et C, publiés d’abord sous le titre devenu vite célèbre de Histoire d’une Âme.

Dans le Manuscrit A, qui fut rédigé sur la demande de sa Soeur Agnès de Jésus, alors prieure du monastère, à laquelle elle le remit le 21 janvier 1896, Thérèse décrit les étapes de son expérience religieuse : les premières années de son enfance, notamment les événements de sa première communion et de sa confirmation, son adolescence, jusqu’à l’entrée au Carmel et la première profession.

Le Manuscrit B, rédigé au cours de la retraite spirituelle de la même année à la demande de sa soeur Marie du Sacré-Cœur, contient certaines des plus belles pages, des plus connues et des plus citées de la sainte de Lisieux. La pleine maturité de la sainte s’y manifeste, alors qu’elle parle de sa vocation dans l’Eglise, Epouse du Christ et Mère des âmes.

Le Manuscrit C, composé au mois de juin et dans les premiers jours de juillet 1897, peu de mois avant sa mort, et dédié à la prieure Marie de Gonzague, qui le lui avait demandé, complète les souvenirs du Manuscrit A sur la vie au Carmel. Ces pages montrent la sagesse surnaturelle de l’auteur. Thérèse retrace quelques expériences très fortes de cette période finale de sa vie. Elle consacre des pages impressionnantes à l’épreuve de la foi : une grâce de purification qui la plonge dans une longue et douloureuse nuit obscure, où elle est soutenue par sa confiance en l’amour miséricordieux et paternel de Dieu. Là encore, et sans se répéter, Thérèse fait resplendir la lumière rayonnante de l’Evangile.

Nous trouvons là les plus belles pages qu’elle ait consacrées à l’abandon confiant entre les mains de Dieu, à l’unité qui existe entre l’amour de Dieu et l’amour du prochain, à sa vocation missionnaire dans l’Eglise.

Dans ces trois manuscrits, où se retrouvent une unité thématique et la description progressive de sa vie et de son itinéraire spirituel, Thérèse nous a laissé une autobiographie originale qui est l’histoire de son âme. Il en ressort que dans son existence Dieu a présenté un message spécifique au monde, en montrant une voie évangélique, la « petite voie », que tout le monde peut parcourir, parce que tous sont appelé à la sainteté.

Dans les deux cent soixante-six Lettres que nous conservons, adressées aux membres de sa famille, aux religieuses, à ses « frères » missionnaires, Thérèse communique sa sagesse et développe un enseignement qui constitue de fait une pratique profonde de la direction spirituelle des âmes.

Ses écrits comprennent aussi cinquante-quatre Poésies, dont certaines ont une grande densité théologique et spirituelle, inspirées par l’Ecriture Sainte. Deux de ces poésies méritent une mention particulière : Vivre d’amour !…(PN17) et Pourquoi je t’aime, ô Marie ! (PN 54), cette dernière présentant une synthèse originale de l’itinéraire de la Vierge Marie selon l’Evangile. Il faut ajouter à cette production huit Récréations pieuses : des compositions poétiques et théâtrales, conçues et représentées par la sainte pour sa communauté à l’occasion de certaines fêtes, suivant la tradition du Carmel. Parmi les autres écrits, il faut rappeler une série de vint et une Prières. Et l’on ne peut oublier le recueil des paroles qu’elle a prononcées au cours des derniers mois de sa vie. Ces paroles, dont on conserve plusieurs rédactions, connues comme Novissima verba, ont aussi reçu le titre de Derniers Entretiens.

7. A PARTIR DE L’ETUDE ATTENTIVE DES ECRITS DE SAINTE THERESE DE L’ENFANT-JESUS et en fonction du rayonnement qu’ils ont eu dans l’Eglise, on peut relever les aspects saillants de « l’éminente doctrine » qui constitue l’élément essentiel sur lequel est fondée l’attribution du titre de Docteur de l’Eglise.

Avant tout, on constate la présence d’un charisme particulier de sagesse. Cette jeune carmélite, en effet, sans formation théologique spéciale, mais éclairée par la lumière de l’Evangile, se sent instruite par le Maître divin qui, comme elle le dit, est « le Docteur des docteurs » (Ms A, 83 v°), chez qui elle puise les « enseignements divins » (Ms B, 1 r°). Elle éprouve en elle-même l’accomplissement des paroles de l’Ecriture : « Si quelqu’un est tout petit, qu’il vienne à moi ». […] « La miséricorde est accordée aux petits » (Ms B, 1 v° ; cf. Pr 9,4 ; Sg 6,6) ; et elle se sait instruite dans la science de l’amour, cachée aux sages et aux savants, que le divin Maître a bien voulu lui révéler, comme aux petits (cf. Ms A, 49 r° ; Lc 10, 21-22). Pie XI, qui considérait Thérèse de Lisieux comme « l’Etoile de son pontificat », n’hésita pas à affirmer dans l’homélie du jour de sa canonisation, le 17 mai 1925 : « L’Esprit de vérité lui ouvrit et lui fit connaître ce qu’il a coutume de cacher aux sages et aux savants pour le révéler aux tout-petits. Ainsi, selon le témoignage de notre prédécesseur immédiat, elle a possédé une telle science des réalités d’en-haut qu’elle peut montrer aux âmes une voie sûre pour le salut » (AAS 17 [1925], p. 213).

Son enseignement n’est pas seulement conforme à l’Ecriture et à la foi catholique, mais il excelle par la profondeur de la sagesse synthétique où il est parvenu. Sa doctrine est à la fois une confession de la foi de l’Eglise, une expérience du mystère chrétien et une voie vers la sainteté. Faisant preuve de maturité, Thérèse donne une synthèse de la spiritualité chrétienne ; elle unit la théologie et la vie spirituelle, elle s’exprime avec vigueur et autorité, avec une grande capacité de persuasion et de communication, ainsi que le montrent la réception et la diffusion de son message dans le Peuple de Dieu.

L’enseignement de Thérèse exprime avec cohérence et intègre dans un ensemble harmonieux les dogmes de la foi chrétienne considérés comme doctrine de vérité et expérience de vie. Il ne faut pas oublier à ce sujet que l’intelligence du dépôt de la foi transmis par les Apôtres, ainsi que l’enseigne le Concile Vatican II, progresse dans l’Eglise sous l’assistance du Saint-Esprit : « En effet, la perception des réalités aussi bien que des paroles transmises s’accroît tant par la contemplation et l’étude des croyants qui les méditent dans leur cœur (cf. Lc 2, 19.51) que par l’intelligence intérieure des réalités spirituelles qu’ils expérimentent ainsi que par la prédication de ceux qui, avec la succession dans l’épiscopat, ont reçu un charisme certain de vérité » (Dei Verbum, n.8).

Dans les écrits de Thérèse de Lisieux, sans doute ne trouvons-nous pas, comme chez d’autres Docteurs, une présentation scientifiquement organisée des choses de Dieu, mais nous pouvons y découvrir un témoignage éclairé de la foi qui, en accueillant d’un amour confiant la condescendance miséricordieuse de Dieu et le salut dans le Christ, révèle le mystère de la sainteté de l’Eglise.

On peut donc à juste titre reconnaître dans la sainte de Lisieux le charisme d’enseignement d’un Docteur de l’Eglise, à la fois à cause du don de l’Esprit Saint qu’elle a reçu pour vivre et exprimer son expérience de foi et à cause de son intelligence particulière du mystère du Christ. En elle se retrouvent les dons de la loi nouvelle, c’est-à-dire la grâce de l’Esprit Saint, qui se manifeste dans la foi vivante agissant par la charité (cf. S. Thomas d’Aquin, Somme Théol., I-II, q. 106, a. 1 ; q. 108, a.1). Nous pouvons appliquer à Thérèse de Lisieux ce que dit mon prédécesseur Paul VI d’une autre sainte jeune, Docteur de l’Eglise, Catherine de Sienne : « Ce qui frappe plus que tout dans la sainte, c’est la sagesse infuse, c’est-à-dire l’assimilation brillante, profonde et exaltante des vérités divines et des mystères de la foi […] : une assimilation, certes favorisée par des dons naturels exceptionnels, mais évidemment prodigieuse, due à un charisme de sagesse de l’Esprit Saint » (AAS 62 (1970), p. 675).

8. AVEC SA DOCTRINE PROPRE ET SON STYLE UNIQUE, Thérèse se présente comme une authentique maîtresse de la foi et de la vie chrétiennes. Dans ses écrits, comme dans les développements des saints Pères, passe la sève vivifiante de la tradition catholique dont les richesses, ainsi que l’atteste encore le Concile Vatican II, « passent dans la pratique et la vie de l’Eglise qui croit et qui prie » (Dei Verbum, n.8).

La doctrine de Thérèse de Lisieux, si on la considère dans son genre littéraire, dépendant de son éducation et de sa culture, et si on l’évalue en fonction des conditions particulières de son époque, se présente dans une harmonie providentielle avec la tradition la plus authentique de l’Eglise, tant pour la confession de la foi catholique que pour la promotion de la vie spirituelle la plus vraie, proposée à tous les fidèles dans un langage vivant et accessible.

Elle a fait resplendir en notre temps la beauté de l’Evangile ; elle a eu la mission de faire connaître et aimer l’Eglise, Corps mystique du Christ ; elle a aidé à guérir les âmes des rigueurs et des craintes de la doctrine janséniste, plus portée à souligner la justice de Dieu que sa divine miséricorde. Elle a contemplé et adoré dans la miséricorde de Dieu toutes les perfections divines, parce que « la Justice même (et peut-être encore plus que toute autre) me semble revêtue d’amour » (Ms A, 83°v). Elle est ainsi devenue une icône vivante de ce Dieu qui, selon la prière de l’Eglise, « donne la preuve suprême de sa puissance lorsqu’il patiente et prend pitié » (cf. Missale Romanum, Collecta, XXVIe dimanche du temps ordinaire).

Même si Thérèse n’a pas un corps de doctrine proprement dit, de véritables éclairs de doctrine se dégagent de ses écrits qui, comme par un charisme de l’Esprit Saint, touchent au centre même du message de la Révélation dans une vision originale et inédite, présentant un enseignement de qualité éminente.

De fait, au cœur de son message, il y a le mystère même de Dieu Amour, de Dieu Trinité, infiniment parfait en soi. Si l’expérience chrétienne authentique doit être en accord avec les vérités révélées, dans lesquelles Dieu se fait connaître lui-même et fait connaître le mystère de sa volonté (cf. Dei Verbum, n. 2), il faut affirmer que Thérèse a fait l’expérience de la Révélation divine, parvenant à contempler les réalités fondamentales de notre foi réunies dans le mystère de la vie trinitaire. Au sommet, source et terme à la fois, il y a l’Amour miséricordieux des trois Personnes divines, comme elle le dit, spécialement dans son Acte d’offrande à l’Amour miséricordieux. A la base, du côté du sujet, il y a l’expérience d’être enfant adoptif du Père en Jésus ; tel est le sens le plus authentique de l’enfance spirituelle, c’est-à-dire l’expérience de la filiation divine sous la motion de l’Esprit Saint. A la base encore, et devant nous, il y a le prochain, les autres, et nous devons coopérer à leur salut avec et en Jésus, avec le même Amour miséricordieux que Lui.

Par l’enfance spirituelle, on éprouve que tout vient de Dieu, que tout retourne à Lui et demeure en Lui, pour le salut de tous, dans un mystère d’Amour miséricordieux. Tel est le message doctrinal enseigné et vécu par cette sainte.

Comme pour les saints de l’Eglise de tous les temps, pour elle aussi, dans son expérience spirituelle, le Christ est le centre et la plénitude de la Révélation. Thérèse a connu Jésus, elle l’a aimé et l’a fait aimer avec la passion d’une épouse. Elle a pénétré les mystères de son enfance, les paroles de son Evangile, la passion du Serviteur souffrant gravée en sa sainte Face, la splendeur de son existence glorieuse, sa présence eucharistique. Elle a chanté toutes les expressions de la divine charité du Christ, telles qu’elles sont proposées par l’Evangile (cf. PN 24, Jésus, mon Bien-Aimé, rappelle-toi !).

Thérèse a été particulièrement éclairée sur la réalité du Corps mystique du Christ, sur la diversité de ses charismes, des dons de l’Esprit Saint, sur la force éminente de la charité qui est comme le cœur même de l’Eglise, où elle a trouvé sa vocation de contemplative et de missionnaire (cf. Ms B, 2 r° - 3 v°).

Enfin, parmi les chapitres les plus originaux de sa science spirituelle, il faut rappeler la sage recherche qu’a développée Thérèse du mystère et de l’itinéraire de la Vierge Marie, parvenant à des résultats très voisins de la doctrine du Concile Vatican II, au chapitre VIII de la Constitution Lumen gentium, et de ce que j’ai moi-même proposé dans mon encyclique Redemptoris Mater du 25 mars 1987.

9. LA SOURCE PRINCIPALE de son expérience spirituelle et de son enseignement est la Parole de Dieu, dans l’Ancien et le Nouveau Testaments. Elle le reconnaît elle-même, mettant particulièrement en relief son amour passionné pour l’Evangile (cf. Ms A, 83 v°). Dans ses écrits, on dénombre plus de mille citations bibliques : plus de quatre cents de l’Ancien Testament et plus de six cents du Nouveau Testament.

Malgré sa formation insuffisante et l’absence d’instruments pour l’étude et l’interprétation des livres saints, Thérèse s’est immergée dans la méditation de la Parole de Dieu avec une foi et une spontanéité singulières. Sous l’influence de l’Esprit, elle est parvenue, pour elle-même et pour les autres, à une connaissance profonde de la Révélation. En se concentrant amoureusement sur l’Ecriture - elle aurait même voulu connaître l’hébreu et le grec pour mieux comprendre l’esprit et la lettre des livres saints -, elle a montré l’importance qu’ont les sources bibliques dans la vie spirituelle, elle a mis en relief l’originalité et la fraîcheur de l’Evangile, elle a cultivé sobrement l’exégèse spirituelle de la Parole de Dieu, de l’Ancien comme du Nouveau Testament. Elle a ainsi découvert des trésors cachés, en s’appropriant des paroles et des faits, parfois non sans audace surnaturelle comme lorsque, lisant les textes de Paul (cf. 1 Co 12-13), elle a eu l’intuition de sa vocation à l’amour (cf. Ms B, 3 r° - 3 v°). Eclairée par la Parole révélée, Thérèse a écrit des pages géniales sur l’unité entre l’amour de Dieu et l’amour du prochain (cf. Ms C, 11 v° - 19 r°) ; elle s’est identifiée à la prière de Jésus lors de la dernière Cène, comme expression de son intercession pour le salut de tous (cf. Ms C, 34 r° - 35 r°).

Sa doctrine est conforme à l’enseignement de l’Eglise, comme on l’a dit plus haut. Dès l’enfance, elle a été formée par sa famille à participer à la prière et au culte liturgique. Pour préparer sa première confession, sa première communion et le sacrement de confirmation, elle a fait preuve d’un amour extraordinaire pour les vérités de la foi, et elle a appris, presque mot à mot, le Catéchisme (cf. Ms A, 37 r° - 37 v°). A la fin de sa vie, elle écrivit avec son sang le Symbole des Apôtres, comme expression de son attachement sans réserve à la profession de foi.

En dehors des paroles de l’Ecriture et de la doctrine de l’Eglise, Thérèse s’est nourrie très jeune de l’enseignement de l’Imitation de Jésus-Christ, qu’elle savait presque par cœur, comme elle l’a elle-même reconnu (cf. Ms A, 47 r°). Pour épanouir sa vocation carmélitaine, les écrits spirituels de la Mère fondatrice, Thérèse de Jésus, ont été déterminants, en particulier ceux qui exposent le sens contemplatif et ecclésial du charisme du Carmel thérésien (cf. Ms C, 33 v°). Mais Thérèse s’est nourrie tout particulièrement de la doctrine mystique de saint Jean de la Croix, qui a été son véritable maître spirituel (cf. Ms A, 83 r°). Il n’est donc pas surprenant qu’à l’école de ces deux saints, déclarés plus tard Docteurs de l’Eglise, elle aussi, excellente disciple, soit devenue Maîtresse de vie spirituelle.

10. LA DOCTRINE SPIRITUELLE DE THERESE DE LISIEUX a contribué à la croissance du Royaume de Dieu. Par son exemple de sainteté, de fidélité parfaite à l’Eglise Mère, de pleine communion avec le Siège de Pierre, ainsi que par les grâces particulières qu’elle a obtenues pour de nombreux frères et soeurs missionnaires, elle a rendu un service tout particulier au renouvellement de l’annonce et de l’expérience de l’Evangile du Christ et à l’expansion de la foi catholique dans toutes les nations de la terre.

Il n’est pas nécessaire de s’étendre sur l’universalité de la doctrine thérésienne et sur l’ampleur de l’accueil réservé à son message au cours du siècle qui nous sépare de sa mort : cela a été largement confirmé par les études réalisées en vue de l’attribution à la sainte du titre de Docteur de l’Eglise.

A ce sujet, le fait que le Magistère même de l’Eglise a non seulement reconnu la sainteté de Thérèse mais a aussi mis en lumière sa sagesse et sa doctrine revêt une importance particulière. Déjà Pie X a dit d’elle qu’elle était « la plus grande sainte des temps modernes ». Accueillant avec joie la première édition italienne de l’Histoire d’une Âme, il souligna les fruits que l’on retirait de la spiritualité thérésienne. Benoît XV, à l’occasion de la proclamation de l’héroïcité des vertus de la Servante de Dieu, mit en lumière la voie de l’enfance spirituelle et loua la science des réalités divines, accordée par Dieu à Thérèse pour apprendre aux autres les voies du salut (cf. AAS 13 [1921], pp. 449-452). Pie XI, lors de sa béatification comme de sa canonisation, voulut exposer la doctrine de la sainte et la recommander, en soulignant sa particulière illumination divine (Discorsi di Pio XI, vol. I, Turin 1959, p.91) et en la disant maîtresse de vie (cf. AAS 17 [1925], pp.211-214). Lorsque la Basilique de Lisieux fut consacrée en 1954, Pie XII déclara, entre autres, que Thérèse était entrée par sa doctrine au cœur même de l’Evangile (cf. AAS 46 [1954], pp. 404-408). Le Cardinal Angelo Roncalli, futur Pape Jean XXIII, se rendit plusieurs fois à Lisieux, surtout lorsqu’il était Nonce à Paris. Pendant son pontificat, il manifesta en plusieurs circonstances sa dévotion pour la sainte et il mit en relief les rapports entre la doctrine de la sainte d’Avila et celle de sa fille, Thérèse de Lisieux (Discorsi, Messaggi, Colloqui, vol. II [1959-1960], pp.771-772).

Pendant la célébration du Concile Vatican II, les Pères évoquèrent à plusieurs reprises son exemple et sa doctrine. Paul VI, pour le centenaire de sa naissance, adressait une lettre à l’Evêque de Bayeux et Lisieux le 2 janvier 1973, dans laquelle il exaltait Thérèse dans sa recherche exemplaire de Dieu, il la proposait comme maîtresse de la prière et de l’espérance théologale, modèle de communion avec l’Eglise, conseillant l’étude de sa doctrine aux maîtres, aux éducateurs, aux pasteurs et aux théologiens eux-mêmes (cf. AAS 65 [1973], pp. 12-15). Moi-même, en différentes circonstances, j’eus la joie d’évoquer la figure et la doctrine de la sainte, spécialement à l’occasion de mon inoubliable visite à Lisieux, le 2 juin 1980, quand j’ai voulu rappeler à tous : « De Thérèse de Lisieux, on peut dire avec conviction que l’Esprit de Dieu a permis à son cœur de révéler directement aux hommes de notre temps, le mystère fondamental, la réalité de l’Evangile (…). La »petite voie« est la voie de la »sainte enfance« . Dans cette voie, il y a quelque chose d’unique, un génie de sainte Thérèse de Lisieux. Il y a en même temps la confirmation et le renouvellement de la vérité la plus fondamentale et la plus universelle. Quelle vérité du message évangélique est en effet plus fondamentale et plus universelle que celle-ci : Dieu est notre Père et nous sommes ses enfants ? » (La Documentation catholique 11 [1980], p. 611).

Ces simples rappels d’une série ininterrompue de témoignages des Papes de ce siècle sur la sainteté et la doctrine de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la diffusion universelle de son message montrent clairement dans quelle large mesure l’Eglise a accueilli, par ses pasteurs et ses fidèles, l’enseignement spirituel de cette jeune sainte.

Un signe de la réception ecclésiale de l’enseignement de la sainte se trouve dans le recours à sa doctrine dans de nombreux documents du Magistère ordinaire de l’Eglise, surtout quand il est question de la vocation contemplative et missionnaire, de la confiance en Dieu juste et miséricordieux, de la joie chrétienne, de la vocation à la sainteté. En témoignage la présence de sa doctrine dans le récent Catéchisme de l’Eglise catholique (nn. 127, 826, 956, 1011, 2011, 2558). Celle qui a tant aimé apprendre dans le catéchisme les vérités de la foi a mérité d’être comptée au nombre des témoins autorisés de la doctrine catholique.

Thérèse jouit d’une universalité exceptionnelle. Sa personne, son message évangélique de la « petite voie » de la confiance et de l’enfance spirituelle ont reçu et continuent de recevoir un accueil surprenant, qui a franchi toutes les frontières. L’influence de son message touche avant tout des hommes et des femmes dont la sainteté ou l’héroïcité des vertus ont été reconnues par l’Eglise elle-même, des pasteurs de l’Eglise, des spécialistes de la théologie et de la spiritualité, des prêtres et des séminaristes, des religieux et des religieuses, des mouvements ecclésiaux et des communautés nouvelles, des hommes et des femmes de toutes les conditions et de tous les continents. Thérèse apporte à tous sa manière personnelle de confirmer que le mystère chrétien, dont elle est devenue témoin et apôtre, se faisant dans la prière, comme elle le dit avec audace, « apôtre des apôtres » (Ms A, 56 r°), doit être pris à la lettre, avec le plus grand réalisme possible, parce qu’il a une valeur universelle dans le temps et dans l’espace. La force de sa doctrine vient de ce qu’elle montre concrètement comment toutes les promesses de Jésus trouvent leur plein accomplissement dans le croyant qui sait accueillir avec confiance en sa vie la présence salvatrice du Rédempteur.

11. TOUS CES MOTIFS montrent clairement l’actualité de la doctrine de la sainte de Lisieux et l’influence particulière de son message sur les hommes et les femmes de notre siècle. Certaines circonstances interviennent pour rendre encore plus significative sa désignation comme Maîtresse pour l’Eglise de notre temps.

D’abord, Thérèse est une femme qui, en abordant l’Evangile, a su déceler des richesses cachées avec un sens du concret, une profondeur d’assimilation dans la vie et une sagesse qui sont propres au génie féminin. Son universalité lui confère une grande place parmi les saintes femmes qui brillent par leur sagesse évangélique.

Thérèse est aussi une contemplative. Dans le secret de son Carmel, elle a vécu la grande aventure de l’expérience chrétienne, jusqu’à connaître la longueur, la largeur, la hauteur et la profondeur de l’amour du Christ (cf. Ep 3, 18-19). Dieu a voulu que ses secrets ne restent pas cachés, et il a permis à Thérèse de proclamer les secrets du Roi (cf. Ms C, 2 v°). Par sa vie, Thérèse donne un témoignage et une illustration théologique de la beauté de la vie contemplative, comme consécration totale au Christ, Epoux de l’Eglise, et comme affirmation du primat de Dieu sur toutes choses. Sa vie est une vie cachée qui possède une mystérieuse fécondité pour la diffusion de l’Evangile et qui remplit l’Eglise et le monde de la bonne odeur du Christ (cf. LT 169, 2 v°).

Thérèse de Lisieux, enfin, est jeune. Elle est arrivée à la maturité de la sainteté en pleine jeunesse (cf. Ms C, 4 r°). Comme telle, elle se montre Maîtresse de vie évangélique, particulièrement efficace pour éclairer les chemins des jeunes à qui il revient d’être des disciples actifs et des témoins de l’Evangile pour les nouvelles générations.

Thérèse de l’Enfant-Jésus est non seulement le Docteur de l’Eglise le plus jeune en âge, mais encore le plus proche de nous dans le temps, elle souligne en quelque sorte la constance avec laquelle l’Esprit du Seigneur envoie à l’Eglise ses messagers, hommes et femmes, comme maîtres et témoins de la foi. En effet, quelles que soient les variations constatées au cours de l’histoire et malgré les conséquences qu’elles ont ordinairement sur la vie et la pensée des personnes à chaque époque, nous ne devons pas perdre de vue la continuité qui lie entre eux les Docteurs de l’Eglise : ils restent, dans tous les contextes historiques, des témoins de l’Evangile qui ne change pas et, avec la lumière et la force qui leur viennent de l’Esprit, ils s’en font les messagers qui viennent l’annoncer dans sa pureté à leurs contemporains. Thérèse est une Maîtresse pour notre temps, assoiffé de paroles vivantes et essentielles, de témoignages héroïques et crédibles. C’est pourquoi elle est aimée et accueillie également par des frères et des soeurs des autres communautés chrétiennes et même par des personnes non-chrétiennes.

12. EN CETTE ANNEE OÙ L’ON CELEBRE LE CENTENAIRE DE LA MORT GLORIEUSE DE THERESE DE L’ENFANT-JESUS ET DE LA SAINTE-FACE, alors que nous nous préparons à célébrer le grand Jubilé de l’An 2000, après que me soient parvenues des requêtes nombreuses et dignes de foi, spécialement de la part de Conférences épiscopales du monde entier, et après avoir reçu la requête officielle, ou Supplex Libellus, qui m’a été adressée le 8 mars 1997 par l’Evêque de Bayeux et Lisieux, ainsi que par le Préposé général de l’Ordre des Carmes déchaux de la Bienheureuse Vierge Marie du Mont Carmel et par le Postulateur général de cet Ordre, j’ai décidé de confier à la Congrégation pour la Causes des Saints, compétente en la matière, l’étude spécifique de la cause pour l’attribution du Doctorat à cette sainte, « après avoir obtenu l’avis de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi pour ce qui touche à l’éminence de la doctrine » (Const. apost. Pastor bonus, n. 73)

Ayant rassemblé la documentation nécessaire, les deux Congrégations susdites ont abordé la question dans les réunions respectives de leurs consulteurs : celle de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi le 5 mai 1997, en ce qui concerne la « doctrine éminente », et celle de la Congrégation pour les Causes des Saints le 29 mai de la même année, pour examiner la Positio spéciale. Le 17 juin suivant les Cardinaux et les Evêques membres des mêmes Congrégations, suivant une procédure que j’ai approuvée pour la circonstance, se sont réunis en session interdicastérielle plénière et ont étudié la cause, exprimant à l’unanimité un avis favorable à l’attribution à Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face du titre de Docteur de l’Eglise universelle. Cet avis m’a été communiqué personnellement par Monsieur le Cardinal Joseph Ratzinger, Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi et par le Pro-Préfet de la Congrégation pour les Causes des Saints, Monseigneur Alberto Bovone, Archevêque titulaire de Cesarée de Numidie.

En considération de cela, le 24 août dernier, au moment de la prière de l’Angélus, en présence de centaines d’Evêques et devant une foule immense de jeunes du monde entier réunis à Paris pour la XIIe Journée mondiale de la Jeunesse, j’ai voulu annoncer personnellement mon intention de proclamer Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face Docteur de l’Eglise universelle à l ’occasion de la célébration à Rome de la Journée mondiale des Missions.

Aujourd’hui, 19 octobre 1997, en la Place Saint-Pierre remplie de fidèles venus de toutes les régions du monde, en présence de nombreux Cardinaux, Archevêques et Evêques, au cours de la célébration solennelle de l’Eucharistie, j’ai proclamé Docteur de l’Eglise universelle Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face en prononçant ces paroles :

Répondant au voeu d’un très grand nombre de Frères dans l’épiscopat et d’une multitude de fidèles du monde entier, après avoir consulté la Congrégation pour les Causes des Saints et après avoir obtenu l’avis de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi pour ce qui touche à l’éminence de la doctrine, de science certaine et après en avoir longuement délibéré, en vertu de la plénitude du pouvoir apostolique, nous déclarons Docteur de l’Eglise universelle sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face, vierge. Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit.

Donné à Rome, près de Saint-Pierre, sous l’anneau du Pêcheur, le 19 octobre de l’an du Seigneur 1997

Ses photos

Photographies de Sainte Thérèse de Lisieux

Visage de Thérèse de Lisieux

Vidéo sur Thérèse

« petite Thérèse », la plus grande sainte des temps modernes

« petite Thérèse », la plus grande sainte des temps modernes

Lieux thérésiens

Les lieux imprégnés par le passage de Thérèse de Lisieux

La maison de la rue Labbey

Depuis le 12 février 1889 Louis Martin était interné à l’asile du Bon Sauveur de Caen pour maladie mentale. Devenu impotent et inoffensif, il peut revenir à Lisieux en 1892.

RueLabbeyFaçadeAvt200

La maison de la rue Labbey, façade arrièreAprès un passage au carmel pour revoir Marie, Pauline et Thérèse au parloir, on l’installe quelques semaines chez son beau frère Isidore Guérin, rue Paul Banaston.

Céline loue alors une maison juste à coté : au 7 rue Labbey où Louis vivra désormais au rez-de-chaussée. Louis habitera dans cette maison de 1892 à 1894, soigné par un couple de domestiques : Désiré et Marie Lejuif.

La maison de la rue Labbey donne sur un long jardin au fond duquel coule la rivière « la Touques » ; ce qui va permettre à Louis de passer de bons moments en regardant Tom le chien de Thérèse se baigner et s’ébrouer dans l’eau. rue LabbeyRuisseau180

C’est dans ce jardin et devant la maison que Céline et Léonie posent pour une dernière photographie avec leur père dans sa chaise de malade (chaise qui servira plus tard à Thérèse).

Photo de famille à la maison rueLabbey

Depuis 2008 une plaque a été posée sur la façade de la maison.

La tombe de Thérèse au cimetière de Lisieux

1re tombe de sainte ThérèseDepuis la loi qui, au milieu du XIXe siècle, ne permit plus aux Carmélites d’enterrer leurs défuntes au sein du jardin du monastère, un espace limité par un mur de brique surmonté d’une grille de fer constitue, au cimetière de Lisieux, ce qu’on appelle encore « l’enclos des Carmélites ». Parmi les tombes, deux emplacements se distinguent particulièrement.

Thérèse est inhumée au cimetière le 4 octobre 1897. Sa tombe est fort simple, creusée à même la terre : « Cette fosse fut creusée profondément parce que, par raison d’économie, on pensait pouvoir dans l’avenir placer d’autres cercueils au dessus du premier. Il y avait sur cette tombe une croix de bois, comme c’est l’usage pour les Carmélites, avec la simple inscription du nom « Soeur Thérèse de l’Enfant Jésus » et au-dessous cette phrase de la Servante de Dieu. « Je veux passer mon ciel à faire du bien sur la terre ». (témoignage de sr Marie-Elisabeth de Ste-Thérèse, tourière, septembre 1911)

Le 6 septembre 1910, au début des Procès, les restes de Thérèse sont exhumés et déplacés. « On se proposait, dans cette translation, d’assurer la conservation des restes de la Servante de Dieu et la facilité de les retrouver plus tard. Mgr l’Evêque avait bien voulu me demander de reconnaître en ma qualité de médecin l’identité et l’état des restes. C’est à ce titre que j’ai signé le procès verbal d’exhumation. Le cercueil contenant ses restes a été renfermé dans un cercueil de plomb, et ce dernier dans un cercueil de chêne le tout muni de sceaux aux armes de Mgr Lemonnier et de Mgr de Teil Vice-Postulateur. Le tout a été déposé dans un petit caveau. » (Témoignage du Dr La Néele, ibid.)

Cimetière de LisieuxAu dessus de ce caveau, une croix de bois, portant la même inscription que la précédente. Les pèlerins y écrivaient au crayon leurs intentions. Malgré l’interdiction de culte, Thérèse n’étant pas encore béatifiée, certains ont fait brûler des cierges sur la tombe : « ces cierges ont une fois incendié une couronne de celluloïd qui se trouvait aux pieds de la croix, et cette croix de bois a été en partie brûlée. On l’a alors remplacée par une croix de fer et on a mis une inscription pour empêcher qu’on allume des cierges à l’avenir. » (Témoignage de M. Acard sacristain du Carmel, ibid.)

L’enclos des carmélites reste un lieu très « visité » aujourd’hui. L’emplacement de la première tombe est marqué par la première croix de bois, enchâssée dans une grande croix en verre et en métal. Le caveau quant à lui est surmonté par une statue de Thérèse. Il abrite les dépouilles de Soeurs proches de Thérèse, telle Marie de Gonzague ou sr Marie de la Trinité. C’est de ce caveau, le 26 mars 1923, que très solennellement, les restes de Thérèse seront à nouveau exhumés pour reposer définitivement dans la chapelle du carmel.

Les Buissonnets

Maison familiale de Sainte Thérèse

« L’affaire Pranzini »

Pranzini
Pranzini

Un triple meurtre est commis à Paris, le 17 mars 1887. Régine de Montille, 40 ans, sa femme de chambre Annette Grémeret, 38 ans, et la fille de cette dernière, Marie, âgée de 12 ans ont été égorgées, la plus jeune des victimes étant presque décapitée ! Le 21 mars, Henri Pranzini est arrêté. Cet aventurier français cultivé, âgé de 30 ans, à la vie mouvementée, est reconnu coupable de ce crime crapuleux, et condamné à la peine capitale. Tout le monde, bien sûr, entend parler de « cette affaire » d’autant plus que l’accusé ne manifeste aucun remords et proclame son innocence.

Croix aux Buissonnets devant laquelle Thérèse a prié pour Pranzini
Croix aux Buissonnets devant laquelle Thérèse a prié pour Pranzini

Thérèse, comme tout le monde, pense à ce « grand criminel qui venait d’être condamné à mort pour des crimes horribles ». Depuis la nuit de Noël 1886, Jésus a transformé sa vie : elle a alors senti « la charité entrer dans son cœur ». Elle comprend de plus en plus sa mission : se tenir « en esprit au pied de la Croix », y recueillir la Divine rosée du sang de Jésus pour « ensuite la répandre sur les âmes ».

Henri Pranzini sera le premier bénéficiaire de cette vocation missionnaire naissante… Car Thérèse a conscience de l’extrême danger où se trouve ce pauvre pécheur pour qui Jésus est mort, et qui risque bientôt d’être à jamais privé de la vie avec Dieu : « je voulus à tout prix l’empêcher de tomber en enfer ».

Thérèse priant pour Pranzini aux Buissonnets, aquarelle
Thérèse priant pour Pranzini aux Buissonnets, aquarelle

Pour cela, elle emploie « tous les moyens imaginables », et fait célébrer la Messe pour lui. Sa confiance est absolue : « je dis au Bon Dieu que j’étais bien sûre qu’Il pardonnerait au pauvre malheureux Pranzini, que je le croirais même s’il ne se confessait pas et ne donnait aucune marque de repentir, tant j’avais de confiance en la miséricorde infinie de Jésus, mais que je lui demandais seulement « un signe » de repentir pour ma simple consolation ».

Jésus « qui a soif d’amour » accorde le signe demandé : contre toute attente, juste avant d’être guillotiné, Henri demande à l’aumônier de lui tendre le crucifix qu’il embrasse trois fois. Thérèse lisant le récit dans le journal du 1er septembre, exulte de joie et de reconnaissance ! Henri sera son « premier enfant »…

A chaque messe, nous prions « pour la gloire de Dieu et le salut du monde ». Thérèse, apprends-nous, comme toi, à aimer Jésus et à le faire aimer.

Les Buissonnets

En novembre 1877, peu après le décès de Madame Martin à Alençon, la famille s’installe à Lisieux locataire de cette maison située un peu en dehors de la ville, sur la route de Pont-l’Evêque, dans la ruelle « Chemin du Paradis ». Thérèse y passera onze ans de sa vie jusqu’à son entrée au Carmel.

Louée par Louis Martin, la maison des Buissonnets fut acquise en 1909 par le cousin de Thérèse qui y logea des locataires successifs, certains tout dévoués à la cause de la jeune carmélite. A partir de 1911, la maison devint lieu de pèlerinage. En 1922, elle est acheté par la Société immobilière des pèlerinages. L’accueil y est toujours assuré par des particuliers jusqu’en 1931 où les Buissonnets sont confiés aux Oblates de Sainte-Thérèse.
Les soeurs accueillent les visiteurs, pèlerins et touristes tous les jours.
Les dons des visiteurs permettent l’entretien du jardin et de la maison.

La première impression qui s’empare du pèlerin, quand il entre aux Buissonnets, est une impression de calme. Dans ce cadre paisible, il se représente spontanément une Thérèse heureuse de vivre, entourée de l’affection de son père et de ses quatre sœurs.

Les Buissonnets
Les Buissonnets
Devant la maison

Thérèse explique elle-même, en racontant ses souvenirs d’enfance : « Ce fut avec plaisir que je vins à Lisieux…aux Buissonnets, c’est là que ma vie était véritablement heureuse  » .
Mais n’oublions pas tout de même qu’elle a qualifiée cette partie de sa vie qui va de quatre ans et demi à quatorze ans, comme « la période la plus douloureuse de mon existence ».

C’est, en effet, aux Buissonnets qu’elle a vécu l’entrée au Carmel de ses deux grandes sœurs qui avaient joué auprès d’elle le rôle de seconde maman après la mort de Madame Martin.

Il n’en reste pas moins que cette demeure entourée d’arbres, fut le « doux nid d’enfance » de la petite Thérèse et que la visite des différentes pièces nous permet d’imaginer quelques épisodes de son enfance et de son adolescence :

  • La cheminée de la cuisine qui évoque la grande grâce de Noël 1886, décisive dans son évolution humaine et spirituelle.
  • La salle à manger, témoin du repas de sa première communion et du dernier repas avant son entrée au Carmel.
  • La chambre où elle fut guérie par le sourire de la Vierge le dimanche 13 mai 1883.
  • Enfin dans la dernière pièce sont exposés ses objets familiers : jouets. bijoux, vêtements
  • Quant à la statue du jardin, elle évoque le jour de Pentecôte 1887 où Thérèse demanda à son père la permission d’entrer au Carmel.
    Un pèlerin nous partage sa visite des Buissonnets
  • A partir du 15 janvier 2017 compris, la maison sera fermée
    • le dimanche matin (toute l’année)

Elle reste ouverte aux visiteurs le dimanche après-midi.

  • Les Horaires
  • du lundi de Pâques (16 avril 2017) au 2è dimanche des Fêtes Thérésiennes (8 octobre 2017) :
    • 10h-12h30 / 13h30-18h
  • en octobre à partir de la clôture des Fêtes Thérésiennes ( 9 octobre 2017) :
    • 10h-12h30 / 13h30-17h
  • de novembre à février :
    • 10h-12h / 14h-16h
  • en mars (jusqu’à Pâques inclus) :
    • 10h-12h30 / 13h30-17h
  • Fermeture en matinée :
    • le jeudi 25 mai (Ascension), le 15 août (Assomption) et le 1er novembre (Toussaint) ; ouvert les après-midis)
  • Fermeture annuelle du 19 novembre (16h) au lundi 18 décembre (10h)

Horaires du Sanctuaire

vidéo des buissonnets

visite virtuelle des Buissonnets, maison familiale de sainte Thérèse

Au jardin des Buissonnets…

Thérèse a vécu entourée d’animaux : son cher Tom, bien sûr, l’épagneul fidèle qui faisait la joie de la petite fille des Buissonnets et qui franchit un jour la clôture du Carmel pour sauter dans les bras de sa maîtresse devenue novice, mais aussi des lapins, des poules, des vers à soie, un agneau, une pie…

Pour la deuxième année consécutive, ces animaux ont pris leurs quartiers d’été au détour des plates-bandes du jardin des Buissonnets. On pourra les trouver tour à tour jolis, drôles, kitsch même… ou les trois à la fois, peu importe ! Ils permettent de découvrir des anecdotes méconnues de la vie de Thérèse.

Chaque animal est accompagné d’un panneau où figure un texte de Thérèse ou d’un membre de sa famille. Placés à hauteur d’enfant, ces textes, parfois purement anecdotiques, sont aussi souvent l’occasion de découvrir un message dont toute famille pourra faire son profit !

A découvrir absolument !

P.S. : comme il est désormais d’usage, nous tenons à préciser qu’aucun animal n’est ou ne sera maltraité pendant la saison : ils sont en plâtre !

"Comme les petits oiseaux apprennent à chanter en écoutant leurs parents, de même les enfants apprennent la science des vertus, le chant sublime de l’Amour Divin, auprès des âmes chargées de les former à la vie.

Je me souviens que parmi mes oiseaux, j’avais un serin qui chantait à ravir, j’avais aussi un petit linot auquel je prodiguais des soins « maternels », l’ayant adopté avant qu’il ait pu jouir du bonheur de sa liberté. Ce pauvre petit prisonnier n’avait pas de parents pour lui apprendre à chanter, mais entendant du matin au soir son compagnon le serin faire de joyeuses roulades, il voulut l’imiter… Cette entreprise était difficile pour un linot, aussi sa douce voix eut-elle bien de la peine à s’accorder avec la voix vibrante de son maître en musique. C’était charmant de voir les efforts du pauvre petit, mais ils furent enfin couronnés de succès, car son chant tout en conservant une bien plus grande douceur fut absolument le même que celui du serin.

O ma Mère chérie ! c’est vous qui m’avez appris à chanter… c’est votre voix qui m’a charmée dès l’enfance, et maintenant j’ai la consolation d’entendre dire que je vous ressemble !!! Je sais combien j’en suis encore loin, mais j’espère malgré ma faiblesse redire éternellement le même cantique que vous !…" Thérèse, Manuscrit A 53r°

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La Vierge du Sourire

Sourire de la Vierge en 1883« belle, si belle que jamais je n’avais rien vu de si beau  »
C’est ainsi que Thérèse décrit la statue de la sainte Vierge en mai 1884. Elle est posée sur une commode, près du lit où la petite fille de 11 ans souffre depuis des semaines d’une « étrange maladie » : « Ne trouvant aucun secours sur la terre, la pauvre petite Thérèse s’était aussi tournée vers sa Mère du Ciel, elle la priait de tout son cœur d’avoir enfin pitié d’elle… Tout à coup la Sainte Vierge me parut belle, si belle que jamais je n’avais rien vu de si beau, son visage respirait une bonté et une tendresse ineffable, mais ce qui me pénétra jusqu’au fond de l’âme ce fut le « ravissant sourire de la Ste Vierge ». Alors toutes mes peines s’évanouirent. » Ms A 30v

Et voilà comment cette statue reçut le nom de Vierge du Sourire.

Avant cet épisode raconté par Thérèse, cette statue avait déjà toute une histoire…

Procession de la Vierge du SourireParis, 1734. Le curé de St-Sulpice commande à un jeune sculpteur prometteur, Bouchardon, des statues pour son église, dont une Vierge en argent. Les paroissiens donnent leur argenterie, le prêtre, dit-on, n’accepte les dîners qu’à condition de partir avec les couverts… d’où ce surnom de Notre-Dame de Vieille-Vaisselle donné à la statue. Fondue sous la Révolution avide du précieux métal, elle est remplacée en 1832 par une reproduction plus petite, dont notre « Vierge du Sourire » est une copie en plâtre.

Elle fut offerte au jeune Louis Martin par une vieille dame d’Alençon fort pieuse et confiante de trouver en lui une personne digne d’accueillir un tel présent. Célibataire, Louis la place dans son Pavillon où il se retire pour lire et prier. Après son mariage, la statue devient le centre de la prière familiale. On l’entoure de fleurs pendant le mois de Marie. Souvent Zélie se tourne vers la Sainte Vierge et confie avoir reçu « des faveurs que moi seule connais  ». Aux Buissonnets, la statue conserve une place prépondérante.

La statue « entre au Carmel » apportée par Céline en 1894. Elle est placée à l’entrée de la cellule de Thérèse. On lit en première page de l’Histoire d’une Âme : «  Avant de prendre la plume, je me suis agenouillée devant la statue de Marie, je l’ai suppliée de guider ma main afin que je ne trace pas une seule ligne qui ne lui soit agréable. »

La Vierge du SourireC’est encore sous les yeux de Marie, sous les traits de cette même statue, que Thérèse vivra ses dernières semaines, à l’infirmerie du carmel.

Bientôt je l’entendrai cette douce harmonie
Bientôt dans le beau Ciel, je vais aller te voir
Toi qui vins me sourire au matin de ma vie
Viens me sourire encor… Mère… voici le soir !…

poésie 54 , Pourquoi je t’aime ô Marie

VSourChasseR230La statue se trouve aujourd’hui au Carmel, au dessus du tombeau de Thérèse.

Les étrennes de Noël chez les Martin

Noël !… Temps des cadeaux !… Des jouets pour les enfants !… Chaque année, le rituel des fêtes apporte son lot de présents, d’étrennes,… qui font le bonheur surtout des plus petits.

Ainsi en a-t-il été chez les Martin. Chaque fin d’année voyait arriver la caisse de cadeaux, toujours témoin de la générosité des oncle et tante Guérin de Lisieux qui ne manquaient pas de gâter leurs petites nièces au comble de la joie !

Voici quelques extraits tirés de l’abondante correspondance de Zélie Martin, trésor qui nous livre de nombreux détails sur la vie et l’ambiance au sein de la famille. Ils en sont une bonne illustration et parlent d’eux-mêmes.

13 janvier 1867 - A sa belle-sœur, Mme Guérin

« (…) Je vous remercie beaucoup des jolis cadeaux que vous avez envoyés à mes petites filles. Vous dire le plaisir qu’ils ont causé n’est pas chose facile. A l’ouverture de la malle, c’étaient de tels cris de joie que mon pauvre père en était étourdi. Après les cris de joie sont venues les larmes, elles pleuraient toutes les quatre à laquelle le plus fort. Les petites voulaient ce que les grandes avaient. On a eu bien du mal à faire la paix. Il a fallu que bon papa se fâche et menace de reprendre tous ces beaux jouets, mais elles lui ont dit que ce n’était pas lui qui les donnait, que c’était leur tante et qu’il ne pouvait les ôter. (…) »

12 janvier 1868 – A sa belle-sœur

SteThDinetteBuissR250« J’ai reçu votre lettre ainsi que la caisse renfermant les étrennes des enfants.(…) Quand j’ai vu déballer tout cela, il y en avait quatre qui… riaient bien fort… Aujourd’hui, nous avons eu fort à faire avec toutes ces belles choses ; il y a eu exposition des jeux et une dînette complète pour étrenner le joli ménage en porcelaine ; cela a duré près de deux heures. Les enfants n’ont jamais eu autant de plaisir, Pauline disait ce soir : « Oh ! que c’est dommage que la journée soit finie, je voudrais être encore à ce matin ! »(…) »

17 janvier 1871 – A sa belle-sœur

SteThPoupéeBuissR230 "(…) Je vous remercie mille fois des belles étrennes que vous avez envoyées aux enfants, c’est beaucoup trop pour cette année si malheureuse. La petite Céline a été émerveillée de sa poupée et de sa boîte. Cela s’est parfaitement trouvé car elle était bien souffrante avec des rougeurs par tout le corps et une fièvre terrible depuis quatre jours. (…) Marie et Pauline ont colorié des images toute la journée et se sont passablement disputées pour cette fameuse boîte de peinture ; l’une disait : « C’est à moi. » L’autre répondait : « C’est à moi aussi, ma tante a dit que je m’en serve. » Mais Pauline qui est si vive perdait les pinceaux, mettait trop de couleurs ; pour en finir, j’ai ramassé la boîte jusqu’à nouvel ordre. (…) »

28 décembre 1871 – A son frère

"J’ai reçu hier, la caisse contenant les étrennes, je ne puis te dire que j’ai été contente, parce que je mentirais. J’ai trouvé que tu avais dépensé au moins la moitié plus qu’il ne le fallait (…) Cependant Léonie était comme folle de joie, elle en tremblait. La petite Céline ouvrait de grands yeux. Elle était tout interdite, et est restée ainsi, longtemps, stupéfaite, serrant son lapin dans ses bras. Quand on lui a dit que c’était sa marraine qui lui envoyait cela, ainsi que la belle robe, elle a repris d’un ton de regret : « La connais pas, moi, ma marraine… Elle est mignonne, dis ? » (…) »

24 décembre 1874 – A sa belle-sœur

« J’ai reçu hier la caisse contenant toutes les belles et bonnes choses que vous m’annonciez.(…) Vous avez toujours rendu Thérèse et Céline bien heureuses. Quand le père a déballé les jouets, j’aurais voulu que vous voyiez surtout Thérèse ! On lui avait dit : « Il y a de beaux jouets là-dedans, que la tante de Lisieux envoie. » Elle battait des mains. J’appuyais sur la caisse pour aider mon mari à la défaire, elle jetait des petits cris angoissés en me disant : « Maman, tu vas casser mes beaux jouets ! » Elle me tirait par ma robe pour me faire cesser. Mais quand elle a vu sa jolie petite maison, elle est restée muette un moment, c’est une enfant qui se frappe vivement. Céline a été aussi enchantée ; elle s’amusera beaucoup avec son jeu de cubes, mais elle n’est pas contente que sa petite sœur lui abîme ses jouets, ce qui l’oblige à les ramasser. Elle a un soin de ses affaires comme on le voit chez peu d’enfants, et elle préfère ne pas s’en servir que de les exposer à être brisés. Léonie est aussi fort satisfaite de son chapelet, qui est très beau. Puisque vous vouliez donner des étrennes à Marie et à Pauline, vous ne pouviez mieux choisir pour leur faire plaisir, car combien de fois ne m’ont-elles pas dit qu’elles désiraient un sac de voyage, que toutes leurs compagnes en avaient, exceptés elles. Je les laissais dire, car je n’achète que les choses nécessaires, et comme elles pouvaient s’en passer, je ne jugeais pas à propos de les contenter ; mais je vois ici leur bonheur.(…) »

5 décembre 1875 – A sa fille Pauline

SteThJeudeCubesBuissR250« (…)Voilà Céline qui s’amuse avec la petite au jeu de cubes, elle et Thérèse se disputent de temps en temps. Céline cède pour avoir une perle à sa couronne. Je suis obligée de corriger ce pauvre bébé, qui se met dans des furies épouvantables quand les choses ne vont pas à son idée, elle se roule par terre comme une désespérée croyant que tout est perdu, il y a des moments où c’est plus fort qu’elle, elle en est suffoquée. C’est une enfant bien nerveuse, elle est cependant bien mignonne et très intelligente, elle se rappelle tout. »

9 janvier 1876 – A sa belle-sœur

« Je suis sûre que vous n’êtes pas contente de moi ; je suis restée trop longtemps sans vous remercier de belles étrennes que vous avez envoyées, et qui ont été accueillies par de tels cris de joie, que j’en ai pris ma tête à deux mains et en ai souffert jusqu’au soir. Avec cela, des ouvrières m’attendaient ; vous n’avez pas idée de ce tumulte ! Il n’y avait que Marie à ne pas faire de bruit ; c’est la seule raisonnable. Elle était ravie de son petit coffret, qu’elle a mis en parade dans sa chambre, avec tout ce qu’elle a de bijoux. Pauline faisait un tapage d’enfer avec sa belle papeterie et dansait de joie à en démolir le plancher. Léonie ne faisait pas grand éclat ; elle s’amusait à tourner et retourner son sac, paraissant très satisfaite de son lot. Céline trépignait de bonheur devant son « nécessaire ». Et Thérèse ! Il fallait la voir !… Sa fortune était faite ! elle ne désirait plus rien en ce monde. Elle s’amuse constamment avec sa jolie voiture. Enfin, je vous remercie sincèrement et je voudrais pouvoir aussi vous faire plaisir.(…) »

Tom, le toutou de Thérèse

NicheTomBuissonnetsR130Thérèse aime les animaux, la nature comme aujourd’hui en témoigne aux visiteurs, le jardin des Buissonnets. Elle élève des oiseaux dans sa chambre et dans un coin du jardin, des poules et des lapins.

TomRecR150L’année de sa première communion, Thérèse demande à son père de lui acheter un chien. Tom, un bel épagneul, arrive aux Buissonnets le 26 juin 1884, date que Thérèse note avec soin sur son petit carnet.

Thérèse est si contente que le premier jour elle s’installe sur une chaise, en face de sa niche. Tantôt elle contemple tantôt elle apprend devant lui ses leçons. Pour sûr, Thérèse passe des heures à le dresser et à le promener.

Un jour, Thérèse le sauve d’une maladie : « Ma chère petite Léonie, (…) je me rappelle très bien l’histoire de Tom, je le vois encore couché mourant dans la buanderie et Thérèse lui donnant du bifteck en sauce par bouchées cachant un peu de pain sous la viande comme on ferait à un enfant malade. Je n’avais pas pensé à regarder ce fait comme extraordinaire c’est pourtant vrai que c’est elle qui l’a échappé de la mort. » Lettre de Soeur Geneviève de la Sainte Face, 24 octobre 1911

Tom fait désormais partie intégrante du décor aux Buissonnets et du cadre de vie familial si bien que Thérèse écrit le 15 octobre 1885 à son père : « Voilà déjà trois semaines que tu nous as quittées. Trois c’est bien long pour ta petite fille quand elle est séparée de toi.(…) Nous désirons toutes que tu reviennes le plus tôt possible, je suis sûre que Tom est de mon avis car il s’ennuie de ton absence et je suis sûre qu’à ton arrivée il se prépare à remuer de la queue à la manière du chien de Tobie et à te fêter avec des bonds joyeux.(…) »

A son entrée au Carmel, Thérèse raconte : « Le matin de ce grand jour, après avoir jeté un dernier regard sur les Buissonnets, ce nid de mon enfance… » Sans doute, Tom a dû faire partie de ce dernier regard de Thérèse qui lui aura certainement prodigué une dernière fois toute sa tendresse.

L’album photos témoigne du bonheur paisible de Tom au sein de la famille.

TomenFamille copier

Après l’entrée de Thérèse au Carmel, le chien est amené une fois au parloir du Carmel, où il bondit sur la grille pour essayer de rejoindre sa petite maîtresse.

Enfin, il y a cet épisode en octobre 1889, où l’on raconte qu’au moment du transfert des meubles des Buissonnets au Carmel en vue de la résiliation toute proche du bail, Tom qui suit le convoi, reconnaît sa maîtresse et court jusqu’à elle pour se blottir sous son voile, ne contenant plus sa joie. Alors un flot de souvenirs envahit le cœur de Thérèse et des larmes brillent dans ses yeux tant son émotion est grande !

D’ailleurs, elle n’est pas la seule… Soeur Marie du Sacré-Cœur fait également part de sa vive émotion dans une lettre à Céline en octobre 1889 : « Ma petite Céline, C’est sans doute pour ta fête que le bon Dieu te fait dépeupler ainsi les Buissonnets… (…) O petite chérie, quand j’ai vu ce déménagement, c’est vieux restes des Buissonnets qui me rappelaient mille souvenirs et le pauvre Tom suivant derrière les voitures, je n’ai pu m’empêcher de pleurer.(…) » Tom Céline copier

Personne ne sait ce qu’est devenu Tom… Combien de temps est-il resté chez les Guérin, après la mort de Monsieur Martin et l’entrée de Céline au Carmel, le 14 septembre 1894.

Toujours est-il que la fidélité attachante de Tom ou de tout chien envers son maître, en fait indéniablement une belle création du bon Dieu !

Laurence Fafchamps
Je dédie cet article à Monseigneur Guy Gaucher, à toutes les Soeurs Oblates que j’ai connues aux Buissonnets, ainsi qu’aux Pères Missionnaires de la Plaine de cette même époque.

Travaux aux Buissonnets

Pendant le mois de fermeture des Buissonnets, des travaux ont été effectués en vue d’améliorer l’accueil des pèlerins :

A l’arrière

Création d’un plan incliné pour accéder aux chambres.

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Au rez-de-chaussée et à l’étage

Remplacement des vitres pour améliorer la visibilité de la salle à manger et de la chambre de Monsieur Martin.

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Egalement

  • réfection de deux plafonds dans les chambres
  • et installation d’un radiateur moins large dans le couloir entre les chambres pour permettre le passage des personnes en fauteuil roulant.

Un pèlerin nous partage sa visite des Buissonnets

entrée Buissonnets150 Buissonnets150
Nous nous invitons chez Sainte Thérèse, dans la maison de son enfance. Une petite maison pleine de charme.

En essuyant nos pieds sur le paillasson préparons nous à montrer les pattes blanches de l’amour et du respect pour entrer dans la demeure de cette petite fille qui nous a confié jusqu’à l’histoire de son âme.
Curieux, s’abstenir. Ce n’est pas une visite de musée. Ce n’est qu’avec son cœur qu’on peut se retrouver là, dans une telle intimité avec la Sainte. La découverte de cette petite maison est édifiante, tellement émouvante.
Sainte Thérèse a vécu là, a monté le petit escalier qui mène à sa chambre, eu la révélation et la détermination de sa foi. Elle y a eu le sourire de la Sainte Vierge qui l’a guérie instantanément. photo vierge du sourire Buissonnet300

De la fenêtre de la chambre de Sainte Thérèse, on l’aperçoit et on la perçoit, cette belle campagne profonde dont les vagues verdoyantes font oublier sans regrets celles de la mer, non loin de là pourtant. Dans cet océan de verdure se détachent des clochers, déjà sans doute une invitation, presque un ordre, que la Petite Thérèse reçoit chaque fois qu’elle s’attarde sur le paysage. Et l’ordre, elle y répondra, le vivra, obéissante jusqu’au don total de soi, en entrant dans celui des Carmélites.

C’est toute la personnalité de la Petite Thérèse qui se dégage de cette maison : humble et forte, petite et si grande à la fois, les pièces en effet paraissent si petites pour avoir contenu l’immensité du si grand destin de cette petite fille.

Crèche de Thérèse
Et comment ne pas s’attendrir devant la petite crèche qu’elle a elle-même confectionnée, dans le fond d’un jardin qui a été l’ami, le confident qui l’a vue jouer et penser.

Catherine P.

La Cathédrale Saint-Pierre

La Cathédrale Saint-Pierre

La Cathédrale Saint-Pierre intéresse le visiteur par son architecture et son histoire : elle est l’un des joyaux de l’art gothique normand, tout en nous rappelant que Lisieux fut le siège d’un évêché jusqu’en 1790.

C’est à l’évêque Arnoult, ami du Roi Louis VI et conseiller du duc de Normandie, que l’on doit la construction de la cathédrale actuelle. Il l’entreprit à partir de 1149, au retour de la seconde croisade où il avait accompagné le Roi de France.

La Cathédrale fut partiellement détruite par un incendie en 1126 ; la tour nord s’effondra en 1554 ; en 1793, les cloches partirent à la fonderie et la cathédrale devint le siège des fêtes révolutionnaires. Rendue au culte en 1802, elle fut épargnée, comme l’ensemble de l’ancien palais épiscopal (l’actuel palais de justice) lors des bombardements de 1944.

Notons au passage, que le siège épiscopal de Lisieux fut occupé, de 1432 à 1442, par Mgr Pierre Cauchon, collaborateur des occupants anglais ; il venait, l’année précédente, de faire condamner Jeanne d’Arc à être brûlée vive comme hérétique.

Mais c’est à un autre titre qu’elle intéresse le pèlerin de Lisieux : elle est le lieu où Thérèse a le plus participé à la vie de l’Eglise locale pendant sa jeunesse. C’est, en effet, à la cathédrale que, pendant plus de dix ans, Thérèse s’est rendue, tous les dimanches et souvent en semaine, avec son père et ses sœurs, pour participer à l’Eucharistie. Dans le déambulatoire sud, une statue moderne de Lambert-Rucky marque l’emplacement où Thérèse assistait à la grand-messe du dimanche. En semaine, c’est dans la chapelle absidiale, édifiée par Pierre Cauchon qu’elle assistait à la messe. Dans le déambulatoire nord, près du portail, se trouve la chapelle où l’abbé Ducellier, alors vicaire, entendit la première confession de Thérèse.

L’abbé Ducellier

Né le 14 novembre 1849 à Chicheboville (diocèse de Bayeux), il fut ordonné prêtre en 1874.

PhAbbéDucellierToujours disponible pour les besoins du ministère, il eut un apostolat très mouvementé ; partout il se fit remarquer par son entier dévouement à l’Église et aux âmes.

Il exerça le saint ministère d’abord à titre de vicaire à Saint Gervais de Falaise (1874-1877).

PhCathédraleR150Vicaire à Saint-Pierre de Lisieux de 1877 à 1884, il était un ami de la famille Martin et eut l’honneur d’entendre la première confession de Thérèse Martin à peine âgée de sept ans ; il fut son confesseur jusqu’à son entrée à l’Abbaye des bénédictines comme demi-pensionnaire. Thérèse avait pour lui une affection spéciale.

PhConfessionnalR130Dans « l’Histoire d’une âme », Thérèse raconte avoir reçu la visite de son confesseur à qui elle venait de se confesser pour la première fois, peu de temps auparavant. Elle était fière d’accueillir aux Buissonnets son confesseur qui regarda ses devoirs.

Pauline, sa mère chérie, l’avait préparée avec soin à sa confession, lui expliquant que ce n’était pas à un homme qu’elle allait dire ses péchés, mais au Bon Dieu. C’est donc avec un grand esprit de foi qu’elle fit sa confession et garda un doux souvenir de ce moment de joie. Elle ne manqua pas de le raconter dans les écrits sur son enfance : «  …Je fis ma confession comme une grande fille et je reçus sa bénédiction avec une grande dévotion, car vous m’aviez dit qu’à ce moment les larmes du petit Jésus allaient purifier mon âme. (…) Jamais je n’avais senti autant de joie dans mon âme.  »

L’abbé Ducellier prêcha à la prise d’habit de Pauline, sa fille spirituelle, comme aussi, plus tard, à la prise d’habit et à la prise de voile de Céline.

En 1884, il fut curé de Mathieu (dans la banlieue de Caen). Puis, curé-doyen de Trévières dès 1892. Il était resté en relation avec la famille Martin. Et le 30 juillet 1897, Thérèse pensait à lui avec délicatesse : « Ne dites pas à monsieur Ducellier que je n’en ai plus que pour quelques jours ; je ne suis pas encore faible à mourir, …  » (DE 30.7.13).

En 1899, il revint à Lisieux où il fut archiprêtre de Saint-Pierre.

Il mourut le 20 décembre 1916, à la fin de l’année au cours de laquelle il avait pu témoigner aux deux Procès thérésiens.

3 mai 1911 - Voici quelques extraits :

« Quand j’étais vicaire de Saint Pierre de Lisieux (1877-1884), j’eus l’occasion de connaître la famille de la Servante de Dieu ; mais, à vrai dire, je ne connus guère que son père, monsieur Martin, et ses deux soeurs aînées, mesdemoiselles Marie et Pauline, dont j’étais le confesseur. La Servante de Dieu à mon arrivée n’avait que quatre ans et demi, et elle avait 11 ans quand je quittai Lisieux. Lorsqu’elle eut sept ans, je l’entendis à sa première confession. Après, elle devint pensionnaire à l’Abbaye des bénédictines à Lisieux. Depuis que je suis revenu à Saint Pierre de Lisieux comme curé archiprêtre (1899), j’ai pu observer ce que l’on dit dans la ville, touchant la Servante de Dieu. J’ai lu en partie l’« Histoire d’une âme », mais je n’en ferai pas état dans ma déposition. »

« J’ai bien connu monsieur Martin : c’était, par excellence, un homme de foi, très loyal et aux sentiments élevés. Il me l’a bien montré en particulier à l’occasion de l’entrée de ses filles en religion. Certainement il souffrait de ces séparations, et pourtant il paraissait joyeux. »

« La première éducation de la Servante de Dieu a été surtout faite par sa seconde soeur, Pauline. Au point de vue religieux, cette éducation a été aussi parfaite qu’elle peut l’être. Cette enfant était très aimée de son père et de ses soeurs, mais je suis persuadé que cette affection ne nuisait en rien à sa formation. C’est à cette époque (1880) que j’entendis la première confession de la Servante de Dieu, alors âgée de sept ans. Je la voyais aussi avec toute sa famille chaque dimanche aux offices de la paroisse. J’ai gardé l’impression que la petite Thérèse était une âme très pure. très pieuse, craignant grandement d’offenser le bon Dieu dans les moindres choses. »

« Outre les témoignages très nombreux reçus chaque jour au Carmel et dont on tient note dans le monastère, je puis attester par mes observations personnelles que la réputation de sainteté de la Servante de Dieu s’est établie, d’une manière générale, parmi les fidèles de ma paroisse et de la ville. Dans toutes les classes de la société on se recommande à elle, pour obtenir par son intercession des grâces temporelles et spirituelles. »

« J’ai une vraie dévotion pour la Servante de Dieu, je l’invoque tous les jours ; je désire et j’espère sa béatification, parce que je suis convaincu de sa sainteté et de la puissance de son intercession. »

7 février 1916

Sa déposition est bien pauvre. Ce prêtre vénérable rapporte, comme déjà au Procès Ordinaire, la première confession de Thérèse. Son témoignage relatif à la famille Martin, dont il était l’ami intime, a une grande valeur : « Je puis dire de cette famille, ce qui d’ailleurs est notoire dans cette ville, que c’était une famille admirablement chrétienne et qui faisait l’édification de tout le monde »

Sources : Ecrits de Thérèse et archives du Carmel de Lisieux

Le bas-relief de la Crucifixion - chapelle de la Vierge

La chapelle absidiale de l’église est dédiée à la Sainte Vierge. Elle a été construite à l’instigation de Pierre Cauchon, évêque de Lisieux à partir de 1432, mais surtout connu pour avoir, l’année précédente, présidé le tribunal qui condamna Jeanne d’Arc à Rouen. A sa mort en 1442, il est enterré dans cette chapelle.

Du temps de Thérèse, et encore aujourd’hui, la chapelle de la Vierge est le lieu de la célébration des messes en semaine. Thérèse et sa famille y assistent souvent.

En 1887, Thérèse, 14 ans, se rend notamment dans cette chapelle pour prier pour la conversion du criminel Pranzini. Le bas-relief à gauche de l’autel l’a peut-être aidée dans sa démarche : il représente Jésus en croix, entouré des deux bandits crucifiés en même temps que Lui. Saint Luc écrit dans son Evangile qu’au larron qui Le reconnaît, Jésus a dit : « aujourd’hui tu seras avec moi dans le Paradis » (Luc 23, 43). La prière de Thérèse n’a pas pour but d’attendrir le cœur de Dieu, qu’elle sait déjà plein d’amour et de miséricorde, mais de faire en sorte que celui du condamné s’ouvre à cette miséricorde : « je dis au Bon Dieu que j’étais bien sûre qu’Il pardonnerait au pauvre malheureux Pranzini, que je le croirais même s’il ne se confessait pas et ne donnait aucune marque de repentir, tant j’avais de confiance en la miséricorde infinie de Jésus, mais que je lui demandais seulement « un signe » de repentir pour ma simple consolation… ». Pranzini, avant de tendre son cou au couteau de la guillotine, embrasse la Croix du Christ. « J’avais obtenu « le signe » demandé […] Quelle réponse ineffablement douce !… Ah ! depuis cette grâce unique, mon désir de sauver les âmes grandit chaque jour ».

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Monsieur l’Abbé Révérony

1836-1891

Vicaire général de Bayeux depuis 1878, il assiste à la visite de Thérèse à l’évêché le 31 octobre 1887. Thérèse raconte :

Nous allâmes directement chez Mr Révérony qui était instruit de notre arrivée ayant lui-même fixé le jour du voyage, mais il était absent (…). Après nous être reposés, nous retournâmes chez Mr Révérony. (…) Il se montra très aimable, mais je crois que le motif de notre voyage l’étonna beaucoup ; après m’avoir regardée en souriant et adressé quelques questions, il nous dit : je vais vous présenter à Monseigneur, voulez-vous avoir la bonté de me suivre. Voyant des larmes perler dans mes yeux il ajouta : Ah ! je vois des diamants… il ne faut pas les montrer à Monseigneur !… Il nous fit traverser plusieurs pièces très vastes, garnies de portraits d’évêques ; (…) Monseigneur se promenait entre deux prêtres sur une galerie, je vis Mr Révérony lui dire quelques mots et revenir avec lui, nous l’attendions dans son cabinet, là, trois énormes fauteuils étaient placés devant la cheminée (…) Mr Révérony voulut me faire prendre celui du milieu, je refusai poliment, mais il insista, me disant de montrer si j’étais capable d’obéir, aussitôt je m’assis sans faire de réflexion et j’eus la confusion de le voir prendre une chaise pendant que j’était enfoncée dans un fauteuil où quatre comme moi auraient été à l’aise (…).

Monseig. me demanda s’il y avait longtemps que je désirais entrer au Carmel : - Oh oui ! Monseigneur, bien longtemps… - Voyons, reprit en riant Mr Révérony, vous ne pouvez toujours pas dire qu’il y a 15 ans que vous avez ce désir. - C’est vrai, repris-je en souriant aussi, mais il n’y a pas beaucoup d’années à retrancher car j’ai désiré me faire religieuse dès l’éveil de ma raison et j’ai désiré le carmel aussitôt que je l’ai bien connu parce que dans cet ordre je trouvais que toutes les aspirations de mon âme seraient remplies.(…) Sans tenir compte de la recommandation de Mr Révérony je fis plus que montrer des diamants à Monseigneur, je lui en donnai !…(…) Mr Révérony voulut nous accompagner jusqu’au bout du jardin de l’évêché, il dit à Papa que jamais chose pareille ne s’était vue : Un père aussi empressé de donner son enfant au Bon Dieu que cette enfant de s’offrir elle-même !

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C’est aussi lui qui présida le pèlerinage diocésain à Rome en novembre 1887…

Monsieur l’abbé Révérony examinait soigneusement toutes nos actions, je le voyais souvent de loin qui nous regardait ; à table lorsque je n’étais pas en face de lui, il trouvait le moyen de se pencher pour me voir et entendre ce que je disais. Sans doute il voulait me connaître pour savoir si vraiment j’étais capable d’être carmélite, je pense qu’il a dû être satisfait de son examen car à la fin du voyage il parut bien disposé pour moi, mais à Rome il a été loin de m’être favorable comme je vais le dire plus loin.

C’est lui qui, le 20 novembre 1887, présenta les pèlerins à Léon XIII.

Après la messe d’action de grâces qui suivit celle de Sa Sainteté l’audience commença. (…) Avant de pénétrer dans l’appartement pontifical j’étais bien résolue à parler, mais je sentis mon courage faiblir en voyant à la droite du St Père ‘Mr Révérony’ !…’ Presque au même instant on nous dit de sa part qu’il défendait de parler à Léon XIII, l’audience se prolongeant trop longtemps… ’Très Saint-Père, lui dis-je, en l’honneur de votre jubilé, permettez-moi d’entrer au Carmel à 15 ans…’ L’émotion avait sans doute fait trembler ma voix, aussi se retournant vers Mr Révérony qui me regardait avec étonnement et mécontentement, le St Père dit : Je ne comprends pas très bien. - Si le Bon Dieu l’eût permis il eût été facile que Mr Révérony m’obtint ce que je désirais, mais c’était la croix et non la consolation qu’Il voulait me donner. - Très Saint-Père c’est une enfant qui désire entrer au Carmel à 15 ans, mais les supérieurs examinent la question en ce moment. (…) les deux gardes-nobles me touchèrent poliment pour me faire lever ; voyant que cela ne suffisait pas, ils me prirent par les bras et Mr Révérony leur aida à me soulever (…)

A la petite ville d’Assise, Thérèse obtint le privilège de monter dans la voiture de Mr Révérony, ce qui ne fut accordé à aucune dame pendant tout le voyage. Après avoir terminé de visiter le monastère de Sainte Agnès, Thérèse se retrouva soudain toute seule à son grand étonnement. Il ne restait que la voiture de Mr Révérony. Thérèse se décida après hésitation à y demander une place. Or la calèche de Mr Révérony qui était garnie des messieurs les plus distingués du pèlerinage et pas moyen de trouver une place tout était complet. Finalement un monsieur très galant lui céda sa place. Thérèse raconte : J’étais loin d’être à mon aise entourée de tous ces grands personnages et surtout du plus redoutable en face duquel j’étais placée… Il fut cependant très aimable avec moi, interrompant de temps en temps sa conversation avec les messieurs pour me parler du Carmel. (…) Une autre fois je me trouvai à côté de lui en omnibus, il fut encore plus aimable et me promit de faire tout ce qu’il pourrait afin que j’entre au Carmel…

Mr Révérony joua donc un rôle d’arbitre entre le Carmel et M. Delatroëtte pour l’admission de Thérèse.

Sources : Ecrits de Thérèse et archives du Carmel de Lisieux

Le Carmel de Lisieux

Visitez bientôt le carmel de Thérèse !

Depuis 18 mois, il n’y a pas que des carmélites au carmel de Lisieux ! Ce ne sont pas des pèlerins qui arpentent le célèbre cloître mais des couvreurs, des électriciens, des maçons, des peintres,… Le carmel de Thérèse avait bien besoin d’eux : ses 150 ans commençaient à se faire gravement sentir. Toitures, façades, fenêtres et portes, tout fut réparé ou refait à l’identique, et aujourd’hui les bâtiments du carmel ont retrouvé la splendeur (bien simple, à la vérité) que Thérèse a connue.

Vous l’imaginez, ce ne fut pas toujours une partie de plaisir pour nos sœurs : outre le bruit, la poussière, et les retards inhérents à tous travaux, elles ont vu leur tranquille clôture bouleversée par l’arrivée des ouvriers, au demeurant fort respectueux. Et qui leur permirent quelques découvertes : sœur Marie nous raconte par exemple l’admiration des sœurs devant l’extraordinaire coup de main des couvreurs qui coupent les ardoises et les posent au clou : « un vrai travail d’artiste, c’est aussi beau que de voir jouer un musicien ! »

Si nos carmélites ont ainsi supporté un an et demi de désagréments, c’est que le carmel de Thérèse devait bien évidemment être sauvegardé. Pour retrouver au mieux l’esprit du carmel d’origine, les sœurs ont fait appel à un architecte des monuments historiques qui les a aidées à prendre les bonnes décisions, comme cacher au maximum le réseau électrique, ou enlever tous les éléments qui s’étaient rajoutés au fil des années. Des travaux d’une telle ampleur et qualité préparent l’avenir : pas de doute, quand Thérèse reviendra au jugement dernier, elle retrouvera son carmel tel qu’elle l’a laissé. Tout cela n’a bien sûr été possible que grâce à l’aide des donateurs que nos sœurs remercient de tout cœur.

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Tous ces beaux travaux ne profiteront-ils qu’aux habitants du Ciel et du carmel ? C’est compter sans la générosité et l’ouverture d’esprit de nos sœurs, qui travaillent depuis des mois à vous proposer une visite… virtuelle. Tous les thérésiens rêvent d’entrer dans le carmel de Thérèse, de marcher sur ses pas dans le cloître, prier avec elle dans sa cellule, à l’infirmerie,… Mais il vaut mieux que des carmélites continuent à vivre la vie de Thérèse au carmel plutôt que d’en faire un musée, ne croyez-vous pas ?

Aussi les carmélites ont-elles imaginé cette solution : proposer un pèlerinage dans leur carmel par internet. La visite, dont la réalisation s’étalera sur plusieurs mois, commencera ce mois-ci sur www.carmeldelisieux.fr !

Le Carmel de Lisieux

Origine de l’ordre du Carmel

Sur le Mont Carmel, en Terre Sainte, près de l’actuel Haïfa, se trouvent des grottes où vécurent des ermites dans la tradition spirituelle du Prophète Elie.

Au XIIIe siècle, des frères ermites se regroupèrent en tant que « frères de la vierge Marie » sous une règle commune. Le Carmel était né.

Au XVIe siècle en Espagne, Thérèse d’Avila et Jean de la Croix réformèrent profondément le carmel, le simplifiant en l’axant sur la prière contemplative, le travail dans la solitude d’une clôture stricte, la vie fraternelle. Des petits « déserts » priant pour le salut du monde.

Le Carmel de Lisieux

Carmel de LisieuxLe Carmel de Lisieux fut fondé en 1838. Lorsque Thérèse Martin y entra le 9 avril 1888, il s’y trouvait vingt-six sœurs (âge moyen 47 ans).

On y priait 6 h 30 dans le chœur des religieuses (dont 2 h d’oraison), on y travaillant pour gagner sa vie (pauvrement), 2 heures de récréation commune. Les jeûnes y étaient sévères. On se levait à 5h45 même en hiver. On se couchait vers 23 heures.

Un Carmel missionnaire

C’est dans un Carmel authentiquement missionnaire qu’entrait la future « patronne des missions ». Le Carmel de Lisieux avait en effet fondé à Saigon, en 1861, le premier Carmel d’Extrême-Orient.

La semence partie de Lisieux devint féconde, puisque de multiples Carmels germèrent bientôt en Extrême-Orient. De Saïgon sortirent : Hanoï (Tonkin), Pnom-Penh (Cambodge) et, par eux, successivement : Hué (Annam), Bui-Chu (Tonkin), Ilo-Ilo (Philippines), Bang-Kok (Siam), Manille (Philippines), Thanh-Hoa (Tonkin), Yunnan-Pu (Chine) et Singapour (Malacca).

C’est dans cette atmosphère missionnaire que Thérèse a vécu. Si elle n’était pas tombée malade en 1896, elle serait certainement partie pour le Tonkin.

Thérèse Martin est entrée au Carmel de Lisieux qui devait être, pour elle, « le désert où le Bon Dieu voulait qu’elle aille se cacher », elle y venait pour « sauver les âmes et surtout afin de prier pour les prêtres ».

La chapelle du Carmel

En franchissant le seuil de la chapelle du Carmel, le pèlerin se trouve en communion avec Sainte Thérèse, qui y vécut du 9 avril 1888 au 30 septembre 1897. Il peut aussi s’unir à la prière communautaire des carmélites.

La chapelle est celle que connut Thérèse, même si, au fil des années, elle a subi des modifications successives : comme par exemple en 1923, adjonction de la chapelle de la Châsse et de la nef latérale.

tombeau de sainte ThérèseDans la chapelle de la Châsse, le pèlerin peut vénérer les restes de la Sainte : quelques ossements sont insérés dans le gisant représentant Thérèse sur son lit de mort ; la presque totalité des reliques est renfermée dans un coffret placé en dessous de la Châsse. Chaque année, le dernier dimanche de septembre, a lieu l’ostension de ces reliques à travers la ville.

Au-dessus de la Châsse est placée la statue de la Vierge, celle-là même qui, le 13 mai 1883, aux Buissonnets, guérit la petite Thérèse par « son ravissant sourire ».

Depuis les travaux, on accède à la chapelle par un parcours d’intériorité (espace musée) qui permet d’approfondir le message de sainte Thérèse à travers objets, photos, audiovisuels.

Franchir la porte de la cellule de Thérèse

Le Carmel de Lisieux n’est pas un musée, mais un lieu de vie, de silence, de prière. Il est de ce fait tout à fait compréhensible que les lieux tels que les a habités la petite soeur Thérèse de l’Enfant-Jésus, de 1888 à 1897, aient connu quelques modifications…

Voici comment Thérèse, dans ses Manuscrits (A 69 v°), relate ses premières impressions à son entrée au monastère, le 9 avril 1888 :

« Comme toutes les postulantes je fus conduite au chœur aussitôt après mon entrée ; il était sombre à cause du St Sacrement exposé et ce qui frappa d’abord mes regards, furent les yeux de notre sainte mère Geneviève qui se fixèrent sur moi ; je restai un moment à genoux à ses pieds remerciant le bon Dieu de la grâce qu’Il m’accordait de connaître une sainte et puis je suivis la mère Marie de Gonzague dans les différents endroits de la communauté ; tout me semblait ravissant, je me croyais transportée dans un désert, notre petite cellule surtout me charmait, mais la joie que je ressentais était calme, le plus léger zéphyr ne faisait pas onduler les eaux tranquilles sur lesquelles voguait ma petite nacelle, aucun nuage n’obscurcissait mon ciel d’azur… ah ! j’étais pleinement récompensée de toutes mes épreuves… Avec quelle joie profonde je répétais ces paroles : “C’est pour toujours, toujours que je suis ici !…” »

Si des lieux majeurs sont demeurés intacts (le chauffoir, le réfectoire, la salle du chapitre, la dernière cellule de Thérèse et bien sûr l’infirmerie…), d’autres ont connu des transformations selon les réorganisations et les besoins de la communauté. Tel est le cas des deux premières cellules de Thérèse. De son entrée en 1888 au printemps 1893, elle occupe une cellule au dessus du réfectoire, donnant sur l’arrière du jardin et des bâtiments de travail.

Depuis février 2013, la porte de cette première cellule, démontée lors des récents travaux, est désormais au centre de l’espace d’exposition du Carmel.

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On peut, à la suite de Thérèse, franchir cette porte, marcher sur le carrelage qui pavait le couloir distribuant les cellules et ainsi accéder à la partie de l’exposition dédiée à la vie des Soeurs.

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la première cellule de Thérèse entrouverte sur le couloir -  voir en grand cette image
la première cellule de Thérèse entrouverte sur le couloir
« notre petite cellule surtout me charmait » -  voir en grand cette image
« notre petite cellule surtout me charmait »

Pour voir l’emplacement de la première cellule de Thérèse et d’autres photos du Carmel au temps de Thérèse, consultez le magnifique site des archives : http://www.archives-carmel-lisieux.fr/carmel/index.php?option=com_content&view=article&id=12284&Itemid=162

La prise d’habit de Thérèse

La fin de l’année 1888 est un moment de grande attente chez Thérèse, en vue de sa prise d’habit.

L’obstacle principal est l’état de santé de Monsieur Martin. Comme il n’est pas bien, on décide de repousser la cérémonie. « Contre toute espérance, notre Père chéri se remit de sa seconde attaque et Monseigneur fixa la cérémonie au 10 janvier 1889. »

Prise d'habit de Thérèse en images - Carmel de Lisieux
Prise d’habit de Thérèse en images - Carmel de Lisieux

Pour Thérèse, ce fut une grande fête : ThPriseHabitAvMEnt250

  • avec la présence de « son Roi chéri, jamais il n’avait été plus beau, plus digne… Ce jour fut son triomphe, sa dernière fête ici-bas… Je le compare à l’entrée de Jésus à Jérusalem, le jour des Rameaux… Comme celle de Notre divin Maître, sa gloire d’un jour fut suivie d’une passion douloureuse… »
  • avec la présence de la neige « j’avais toujours désiré que le jour de ma prise d’habit, la nature fut comme moi, parée de blanc… » En regardant les flocons, Thérèse pense : « quel est donc le mortel, si puissant fut-il, qui puisse en faire tomber du ciel pour charmer sa bien-aimée. » Devant l’incompréhension des personnes du monde, devant ces flocons de neige, Thérèse fait ressortir encore davantage « l’incompréhensible condescendance de l’Epoux des vierges, de Celui qui chérit les Lys blancs comme la NEIGE. »
  • ThPriseHabitSsMEnt250avec la bonté paternelle de l’évêque à son égard : « il disait à tout le monde que j’étais sa ’petite fille’. » Thérèse note ce qui n’était pas prévu : « A la fin de la cérémonie, Monseigneur entonna le TE DEUM… Un prêtre essaya de faire remarquer que ce cantique ne se chantait qu’aux professions, mais l’élan était donné et l’hymne d’action de grâces se continua jusqu’au bout. »

Grande fête en effet et qui va se poursuivre à l’intérieur de la vie de Thérèse : « Depuis ma prise d’habit, j’avais reçu d’abondantes lumières sur la perfection religieuse… » Manuscrit A 74 r

Pochette de tissu (fermée et ouverte) confectionnée dans la robe de prise d'habit de Thérèse et peinte par cette dernière - Carmel de Lisieux
Pochette de tissu (fermée et ouverte) confectionnée dans la robe de prise d’habit de Thérèse et peinte par cette dernière - Carmel de Lisieux

Le frère Siméon

1814-1899

Ph02FrSiméonR250Le frère Siméon est frère des Ecoles Chrétiennes.

Au Collège français de Rome, il accueille volontiers ses compatriotes : il reçoit monsieur Martin en septembre 1885 et en novembre 1887 lors de son voyage à Rome avec Thérèse.

Thérèse raconte : « Quelques jours après l’audience du Saint Père, (…) Papa raconta l’histoire de sa Reine au frère Siméon, le véritable vieillard écouta son récit avec beaucoup d’intérêt, en prit même des notes et dit avec émotion : ‘On ne voit pas cela en Italie !’ Je crois que cette entrevue fit très bonne impression à Monsieur Révérony ; dans la suite il ne cessa de me prouver qu’il était enfin convaincu de ma vocation. » (Manuscrit A, 64)

C’est le frère Siméon qui transmet la bénédiction du pape à Thérèse le 31 août 1890 pour sa profession, comme elle s’en souvient dans « Histoire d’une âme » :

« Quelques jours avant celui de ma profession, j’eus le bonheur de recevoir la bénédiction du Souverain Pontife ; je l’avais sollicitée par le bon Frère Siméon pour Papa et pour moi et ce me fut une grand consolation de pouvoir rendre à mon petit Père chéri la grâce qu’il m’avait procurée en me conduisant à Rome. » (Manuscrit A, 76)

Ph01FrSiméonR250Quelques années plus tard, le 27 janvier 1897, elle lui écrira un courrier de reconnaissance pour la bénédiction du Saint Père qu’il a obtenue pour le Carmel à l’occasion des noces d’or de la doyenne de leur communauté : soeur Saint-Stanislas. Elle en profite aussi pour prendre des nouvelles sur sa santé.

« Je suis heureuse de me joindre à ma soeur Geneviève pour vous remercier de la précieuse faveur que vous avez obtenue à notre Carmel (…)
Un sentiment de tristesse s’est mêlé à ma joie en apprenant que votre santé avait été ébranlée, aussi je demande de tout mon cœur à Jésus de prolonger le plus longtemps possible votre vie si précieuse à l’Eglise.(…) J’ose espérer, Très Cher Frère, que je serai du nombre de ces heureuses âmes qui auront part à vos mérites, je crois que ma course ici-bas ne sera pas longue… (…) Vous voyez que jamais vos petites carmélites ne pourront vous écrire sans réclamer quelque faveur et sans faire appel à votre générosité !!!…
Monsieur le Directeur, vous êtes si puissant pour nous sur la terre, vous nous avez obtenu tant de fois déjà la bénédiction de notre Saint Père Léon XIII que je ne puis m’empêcher de penser qu’au Ciel le Bon Dieu vous donnera une puissance bien grande sur son Cœur. Je vous supplie de ne pas m’oublier près de Lui si vous avez le bonheur de Le voir avant moi… »
(Lettre 218)

Sources : Ecrits de Thérèse et archives du Carmel de Lisieux

Le Jésus de Thérèse

Dans un escalier donnant sur le cloître du carmel de l’Incarnation, soeur Thérèse de Jésus, plus connue sous le nom de Thérèse d’Avila, tombe nez à nez avec un enfant qui lui demande :

« Comment t’appelles-tu ?
Je suis Thérèse de Jésus, répond la sainte toute surprise.
Et moi, reprend l’enfant avec un grand sourire, je suis Jésus de Thérèse. »

Dans l’héritage que la réformatrice du carmel laissa à ses filles, il y eut donc, entre autres, une dévotion particulière à l’Enfant Jésus.

Enfant Jesus cloitre Carmel de LisieuxQuatre siècles plus tard, une petite fille de dix ans rêve du carmel, et d’y porter le nom de « Thérèse de l’Enfant-Jésus ». La contemplation de l’enfance du Christ est au cœur de la spiritualité thérésienne : Thérèse y découvre l’amour infini de Dieu pour elle (« Je ne puis craindre un Dieu qui s’est fait pour moi si petit… je l’aime !… car Il n’est qu’amour et miséricorde ! » LT266) mais également le modèle de sa petite voie, appelée aussi « voie de l’enfance spirituelle ».

Comment Thérèse se représentait-elle cet Enfant Jésus qu’elle ne cessait de contempler ? Bien souvent, sans doute, sous les traits de la statue dont vous découvrez ici la photo.

Cloître Carmel de LisieuxCette statue se trouvait à son époque, et siège d’ailleurs toujours, dans le cloître du carmel de Lisieux, près de l’entrée de la clôture. Elle accueillit donc Thérèse le jour de son entrée au monastère, mais aussi, nous raconte-t-elle, le jour de sa prise d’habit : « La première chose que j’aperçus sous le cloître, fut « mon petit Jésus rose » me souriant au milieu des fleurs et des lumières » (MsA,72v). Si Thérèse use du possessif, c’est qu’elle était chargée de le fleurir et de l’entretenir.

On la découvre ainsi au détour d’une photo de communauté en train de repeindre ce petit Christ pour lequel elle avait une affection particulière. Régulièrement, Thérèse lui apportait des fleurs, allumait à ses pieds des bougies. A travers ces petits actes, elle accomplissait ce qu’elle ne cesse de nous recommander : « L’unique chose nécessaire C’est de t’aimer, Enfant Divin. » (PN42) CtéClRécréation

Le Père Pichon

Né le 3 février 1843 à Carrouges. Il entre dans la compagnie de Jésus le 30 octobre 1863 et est ordonné prêtre le 8 septembre 1873. Docteur en théologie, il enseigna la philosophie durant bien des années puis s’adonne à la prédication de retraites avant de partir comme missionnaire au Canada pendant 21 ans.

PhPichon02R250Il vient prêcher une retraite à Lisieux en 1882. C’est alors qu’il devient le directeur spirituel de Marie Martin, et ensuite de toute la famille.

En mai 1888, il prêche la retraite communautaire au Carmel à l’occasion du cinquantenaire de sa fondation. Au dernier jour, Thérèse a l’occasion de s’ouvrir à lui au confessionnal et le père dit à la jeune postulante, au terme de sa confession : « En présence du bon Dieu, de la Sainte Vierge et de tous les Saints, je déclare que vous n’avez jamais commis un seul péché mortel. » (Manuscrit A, 70r)

Cette affirmation solennelle est une grande consolation pour Thérèse qui l’apaise de ses scrupules. Elle l’explique : « Le bon père me dit encore ces paroles qui se sont doucement gravées en mon cœur : ’Mon enfant, que Notre-Seigneur soit toujours votre Supérieur et votre Maître des novices’.

Le P. Pichon repartit pour le Canada le 3 novembre 1888 pour ne revenir en France qu’en 1907. Thérèse correspond avec lui.

PhPichon01R250De la quarantaine de lettres que Thérèse écrivit au Père Pichon, aucune n’a été conservée, pas même celle qu’elle lui adresse en juillet ou août 1897 pour laquelle elle dit : « Toute mon âme était là. » Dans cette lettre-confidence, il s’agit en fait d’un commentaire du psaume du Bon Pasteur.

Le 4 juillet 1897, elle dit au sujet du Père Pichon : « Il me traitait trop comme une enfant ; cependant il m’a fait du bien aussi en me disant que je n’ai pas commis de péché mortel » - DEA 4-7-1897

Le P. Pichon qui demeure toujours plus en contact avec le Carmel de Lisieux meurt à Paris le 15 novembre 1919 (VT 1967 et 1968).
Il donne son témoignage le 25 et 26 janvier 1911. En voici quelques extraits :

« Vers 1880 ou 1881 je vins à Lisieux prêcher une retraite à l’usine Lambert. Mademoiselle Marie Martin, soeur aînée de la Servante de Dieu, vint me parler des affaires de sa conscience, et à cette occasion je nouai avec toute cette famille des relations qui n’ont plus jamais cessé. J’étais en correspondances fréquentes avec tous les enfants ; plusieurs fois j’ai été reçu aux Buissonnets (résidence de monsieur Martin) et [544v] j’ai aussi reçu à Paris et ailleurs plusieurs visites des uns et des autres. J’ai été à diverses reprises confesseur et conseiller de la Servante de Dieu. Pour ma déposition, (…) j’ai seulement fait appel à mes souvenirs personnels.

Je n’ai pas connu la mère de la Servante de Dieu ; on disait dans la famille que c’était une sainte. Quant à monsieur Martin, il m’a paru être un chrétien très fervent et très surnaturel. Il voyait tout au point de vue du bon Dieu ; on eût dit un religieux égaré dans le monde. Le milieu familial où a grandi la Servante de Dieu, était tout imprégné de foi et de piété.

La Servante de Dieu fut élevée dans sa famille sans aucune fréquentation mondaine. Ses soeurs, qui lui servaient de mère, l’élevaient avec beaucoup de soin et de délicatesse ; elle reçut donc une éducation des plus chrétiennes. Ce qui m’a beaucoup frappé dans cette enfant, ce fut sa simplicité, son ingénuité et son innocence. Elle était très aimée de son père et de ses sœurs… Mais ce qui est particulièrement remarquable dans une enfant de cet âge, c’est qu’elle s’oubliait entièrement, ne se prévalant d’aucun de ses avantages. Elle était timide et réservée ; ne se mettait jamais en avant. Au début de son noviciat, je donnai une retraite au Carmel de Lisieux. Dans les relations de direction que j’eus alors avec elle, je fus particulièrement frappé de ce que, contrairement aux apparences, le bon Dieu ne lui prodiguait pas les douceurs d’une piété affective, mais l’exerçait à une vertu solide en la conduisant par la voie des sécheresses, des privations et des épreuves intérieures. Jamais ces épreuves ne se trahissaient par un extérieur triste et préoccupé, elle les supportait avec une sérénité et une égalité d’humeur inaltérables.

Cette enfant m’a paru d’une vertu absolument exceptionnelle, surtout au point de vue de l’humilité et de l’oubli d’elle-même, rapportant tout à Dieu. Jamais je n’ai pu surprendre en elle la moindre défaillance, le moindre découragement, le plus léger fléchissement de la volonté dans la pratique de la perfection.

Pour ce qui est du Canada où j’ai séjourné 21 ans, je puis attester que la Vie de soeur Thérèse y est plus connue et plus appréciée qu’en France ; non seulement toutes les communautés religieuses, mais toutes les personnes pieuses instruites et le clergé, lisent et relisent son livre Histoire d’une âme.

Un autre fait significatif c’est le très grand nombre de vocations religieuses que l’étude de cette vie a fait éclore : que de jeunes religieuses m’ont dit : « C’est soeur Thérèse qui m’a attirée vers le cloître !. »

Pour l’Autriche, la Bohème, la Hongrie et l’Italie que je viens de parcourir en donnant des retraites, j’ai constaté le merveilleux rayonnement de cette petite âme, dont le renom de sainteté est dans tous les cœurs, même parmi les personnes du monde. Au sujet des causes de cette diffusion absolument extraordinaire du renom de sainteté et de l’influence surnaturelle de la Servante de Dieu, je dirai que cela me paraît inexplicable sans une intervention exceptionnelle du bon Dieu."

Sources : Ecrits de Thérèse et archives du Carmel de Lisieux

Les Armoiries de Thérèse

En 1896, Thérèse a dessiné ses « Armoiries » à la fin de son premier Manuscrit, avec le titre « Armoiries de Jésus et de Thérèse ». Mariée au Seigneur par sa profession de carmélite, elle s’appelle Thérèse de l’Enfant-Jésus de la sainte Face. En deux blasons, elle exprime cette union d’amour.

BlasonThérèseIR200Le premier blason représente Jésus comme le signifient les lettres JHS : Jesus Salvator Hominum, Jésus Sauveur des hommes. Représentant l’Enfant-Jésus qui dort et la Sainte Face, Thérèse unit - comme la spiritualité de son temps aimait à le faire - le Mystère de l’Incarnation et le Mystère Pascal : « Le propre de l’amour étant de s’abaisser », le Fils de Dieu est descendu du Ciel pour mourir et ressusciter pour notre salut. Un rameau de vigne unit les deux dessins, car Thérèse n’a qu’un désir : s’offrir telle une petite grappe de raisin pour réjouir son époux et étancher sa « soif d’amour ». Elle est aussi la harpe qui veut chanter sans cesse pour lui.

BlasonThérèseIIR200Le second blason représente Thérèse : FMT, Marie-Françoise Thérèse. Elle est cette petite fleur exposée aux rayons de Marie, l’étoile du matin. Sous le regard de la Trinité représentée par un triangle, elle s’offre à l’Amour en aspirant au martyre, représenté par la palme et la lance. Un dard unit les deux dessins : c’est le « dard enflammé de l’amour » dont elle veut brûler sans cesse. En le dessinant, elle a probablement pensé à la blessure d’amour ressentie le 14 juin 1895, après son offrande à l’Amour miséricordieux.

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Les deux blasons sont unis par une devise : « L’amour ne se paie que par l’amour ». Aux tendresses de son époux qui l’a aimée à la folie, Thérèse veut aussi répondre par des « folies »… Elle veut vivre « dans l’unique but de lui faire plaisir et de lui sauver des âmes qui l’aimeront éternellement ».

Ainsi se réalise le mariage de Jésus et Thérèse. C’est une alliance d’amour scellée dans un désir sans cesse renouvelé de s’aimer et de se ressembler au point de devenir un. Seul l’Amour peut réaliser ce Mystère…

Les Armoiries de Thérèse nous invitent à entrer dans la Petite Voie qu’elle a vécue : « Aimer, c’est tout donner et se donner soi-même »… puisque « l’amour ne se paie que par l’amour ».

Mémorial Sainte-Thérèse

« L’Association des Amis de Thérèse et du Carmel de Lisieux » œuvre bénévolement depuis plus de 10 ans aux côtés du Carmel.

A vocation culturelle, elle mobilise des moyens financiers et humains qui ont permis, en premier lieu, la remise en état du Carmel historique : celui de Thérèse. Cette tâche s’est terminée en 2012 avec succès.

Le 6 février 2015, date de l’inauguration du « Mémorial Sainte-Thérèse », représente une étape importante pour nous. Mais il y avait déjà un musée, direz vous. C’est vrai. Cependant ce qu’a fait le groupe de travail comprenant une guide du pèlerinage c’est beaucoup plus.

Vous êtes accueillis par Thérèse et vous cheminez à travers sa vie de famille, celle de carmélite, ses écrits, les témoignages mondiaux, sa reconnaissance de Sainte et Docteur de l’Eglise… Alors s’impose à vous le formidable modernisme de son message « Je compris que l’Amour était tout, qu’il est Eternel, j’ai trouvé ma vocation, c’est l’Amour ».

Inauguration du « Mémorial Sainte-Thérèse », Carmel de Lisieux le 6 février 2015
Inauguration du « Mémorial Sainte-Thérèse », Carmel de Lisieux le 6 février 2015

C’est une magnifique réalisation et nous sommes heureux d’y avoir participé. Nous vous encourageons vivement à prendre le temps d’y aller !

L’association s’implique également dans ce qui favorise le rayonnement de Thérèse et de son œuvre.

  • Citons la réalisation d’une exposition de tableaux photographiques intitulée « Thérèse ou la Brûlure d’Amour » qui circule en France et à l’étranger : vous pouvez souvent la voir à la Cathédrale de Lisieux.
  • Nous avons aussi produit un film de témoignages actuels à travers le monde, son titre « 12 Témoins racontent » qui a été diffusé dans 23 pays et le DVD est actuellement disponible.

Tout ne peut être cité mais notre Lettre aux Amis, semestrielle, vous renseignera complètement.
www.carmeldelisieux.fr

La Basilique Sainte-Thérèse de Lisieux

La Basilique Sainte Thérèse de Lisieux

L’idée d’ériger une basilique à Lisieux en l’honneur de celle qui venait d’être canonisée en 1925, rencontra bien des oppositions dans le clergé local. La ville possédait déjà de nombreux édifices religieux ; on estimait d’autre part que le culte de Thérèse, favorisé par la piété des poilus durant la guerre de 1914-1918, n’aurait qu’un temps.

Basilique sainte-Thérèse de lisieuxCes objections n’ont pas arrêté l’évêque d’alors, Mgr Lemonnier. Dès 1925, il chargeait un architecte de Paris d’établir un avant-projet. Mais l’édifice proposé suscita de très nombreuses critiques ; à l’étranger notamment, on en trouvait les proportions exiguës et on estimait que, pour la Sainte la plus aimée du monde, il fallait la plus belle basilique possible.

On demanda alors un nouveau projet à un architecte du nord de la France, Monsieur Louis-Marie Cordonnier, dont la réputation était internationale.

Le Pape Pie XI, qui avait canonisé Thérèse le 17 mai 1925, la considérait comme l’Etoile de son pontificat. Il désirait vivement la construction à Lisieux d’un sanctuaire. Ce désir du Pape contribua à réduire les oppositions locales, et le 21 septembre 1927, Mgr Lemonnier approuvait le plan Cordonnier. Mgr Suhard, qui devait succéder à Mgr Lemonnier quelques mois plus tard, ne revint pas sur la décision de son prédécesseur, et les premiers travaux commencèrent en 1929.

Le 30 septembre 1929, les travaux sont suffisamment avancés pour que la première pierre de l’édifice puisse être posée. Dès lors, la basilique se construit à un rythme accéléré. En novembre 1929, Pie XI fait savoir à Mgr Suhard qu’il faut « faire très grand, très beau, et le plus vite possible ! »

  • superficie totale : 4 500 m2
  • hauteur du dôme : 90 m
  • longueur de la basilique : 104 m

Le 11 juillet 1937, au terme du onzième Congrès Eucharistique National, le Cardinal Pacelli, futur Pape Pie XII, procède à la bénédiction solennelle de la basilique.

La basilique a peu souffert des bombardements de juin 1944, et les travaux d’achèvement (vitraux et mosaïques) ont continué jusqu’au 11 juillet 1954, date à laquelle eut lieu la consécration du sanctuaire par Mgr Martin, archevêque de Rouen, sous la présidence du Cardinal Feltin, légat du Pape.

La basilique supérieure

Les jours d’affluence, 3 000 pèlerins peuvent prendre place sur les bancs de la basilique et suivre sans difficulté les cérémonies qui se déroulent dans le sanctuaire : aucune colonne n’arrête le regard.

Basilique sainte-Thérèse de lisieuxLes autres jours, les pèlerins aiment s’attarder sur les mosaïques et les vitraux qui ont été réalisés dans les ateliers de Pierre Gaudin (1908-1973), un artiste formé dans les ateliers d’art sacré dirigés par Maurice Denis et Georges Desvallières. A leur école, Pierre Gaudin a retrouvé la grande tradition des maîtres-verriers du Moyen Âge : jouer avec la couleur des vitraux pour créer une lumière qui favorise le recueillement… Il suffit qu’il y ait un peu de soleil pour que les vitraux de Pierre Gaudin donnent à la basilique une ambiance particulièrement chaleureuse. Néanmoins, sous l’influence de l’abbé Germain, premier recteur du sanctuaire, l’artiste ne céda point à son attirance pour l’art abstrait : sans faire de ses vitraux des tableaux de verre (comme les verriers du XIXe siècle), il conçut un projet figuratif, donnant ainsi à tous les pèlerins la possibilité de découvrir, à travers son œuvre, l’essentiel du message de Thérèse.

La crypte

Basilique sainte-Thérèse de lisieuxLa crypte est entièrement recouverte de marbre et de mosaïques.

En 1958, la décoration fut complétée par la pose de cinq mosaïques représentant les étapes importantes de la vie de Thérèse : le baptême de Marie Françoise Thérèse Martin à l’église Notre-Dame d’Alençon, le 4 janvier 1873 ; la première communion de Thérèse à l’abbaye bénédictine de Lisieux, le 8 mai 1884 ; la guérison miraculeuse de Thérèse aux Buissonnets en la fête de Pentecôte, le 13 mai 1883 ; la profession de Thérèse, le 8 septembre 1890 ; la mort de Thérèse, le 30 septembre 1897.

La crypte abrite le reliquaire des Bienheureux Louis et Zélie Martin, parents de sainte Thérèse.

La chapelle d’adoration

Basilique sainte-Thérèse de lisieuxSi une église est faite pour la participation à la liturgie, elle est aussi faite pour le recueillement. La chapelle d’adoration dont l’accès se fait par la crypte, permet de prier dans le silence et la paix.

  • Le mur de droite est celui de la crypte dont les arcades de granit rappellent que l’on se trouve toujours dans la Basilique ;
  • Les bancs sont ceux que l’on a connus naguère dans la chapelle du Carmel ;
  • L’autel est taillé sur le même modèle que celui du Carmel ;
  • Au-dessus du tabernacle qui rappelle également celui du Carmel : l’icône de la Trinité.

Le campanile

Resté inachevé, le campanile abrite les 51 cloches. La sonnerie de volée est composée de 6 cloches dont la plus grosse, le bourdon (9 000 kg) porte sa devise en bronze :« Je sonne l’appel des peuples à l’unité dans l’Amour »

Des ritournelles sont jouées aux heures et changent selon les périodes liturgiques.

Doté de 51 cloches, le carillon de la Basilique de Lisieux, totalement chromatique et d’une grande qualité sonore, figure désormais parmi les plus beaux d’Europe.

Album photo de la Basilique Sainte-Thérèse

Vidéo de la Basilique Sainte Thérèse

Jacques Fesch

Jacques Fesch, a été condamné à mort, suite au meurtre d’un policier en 1954. En priant en cellule, il retrouve la foi grâce entre autre à sainte Thérèse.

PhJacquesFeschR100Voilà ce qu’il dit de sa petite soeur du ciel :
"J’avais reçu une image de la petite Thérèse de l’Enfant Jésus. Je lui ai parlé comme à une petite sœur. Je lui disais, ce qu’elle disait à ses petits frères au ciel : « Si vous étiez sur terre, vous n’hésiteriez pas à m’aider de tout votre cœur, maintenant que vous êtes au ciel, vous pouvez le faire encore beaucoup plus facilement, alors je compte sur vous »."

PhJacquesFesch02Il poursuivra plus tard en disant :
"D’ailleurs durant son vivant, elle a sauvé l’âme d’un condamné à mort par ses prières et en était tout heureuse. Moi ma vie c’est pareil. Moi aussi, « Je suis un tout petit et ai besoin de la pluie de roses qu’elle a promise à ceux qui l’invoqueraient."

Ce qui a attiré Jacques Fesch chez sainte Thérèse c’est sa petite voie, sa confiance, son zèle. Il la trouvait jolie cette petite sainte, et proche de lui. Par sa petite voie, il s’élevait. Le milieu carcéral de l’époque était très difficile et il a gardé courage grâce à la confiance thérésienne.

Il a été exécuté le jour même de la fête de sainte Thérèse, le premier Octobre. Une manière à elle de l’accompagner en Paradis ! Plus qu’une coïncidence : Thérèse avait offert sa vie pour sauver Pranzini, coupable d’un triple meurtre et repenti avant son exécution. Jacques Fesch est mort à 24 ans comme sa petite soeur du ciel.

Le « Bestiaire » de la Basilique de Lisieux

Le grand vitrail du transept nord de la Basilique montre, dans sa partie basse, quatre grands symboles empruntés au bestiaire chrétien. Se construisant sur un substrat de culture latine et de légendes antiques, l’Eglise a su utiliser à son profit le langage des symboles imagés : naturellement « parlants » ils étaient faciles à mémoriser et à comprendre par une majorité de gens illettrés à l’époque. Regardons-les en commençant par le centre.

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LE CERF, SYMBOLE DU BAPTÊME

Le cerf est symbole de la soif de l’âme qui attend tout de Dieu : « Comme un cerf altéré cherche l’eau vive, ainsi mon âme te cherche mon Dieu, mon âme a soif du Dieu vivant » (Ps 41-42). L’observation par les anciens de la chute et de la repousse des bois du cerf, a bien vite donné à l’animal l’image de la renaissance. De plus, la légende affirme que le cerf peut tuer les serpents et que, pour ne pas succomber à leurs morsures, il boit pendant des jours de l’eau claire pour se purifier et être rendu pleinement à la vie. Très vite, le cerf est identifié par les chrétiens au catéchumène, à son aspiration au baptême dont l’eau va le purifier du « venin » du péché.

LE PELICAN, SYMBOLE DE L’EUCHARISTIE

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Cet oiseau se trouve très fréquemment dans les églises, sculpté aux portes des tabernacles ou au devant des autels. Selon la légende le pélican se percerait la poitrine et son sang jaillissant nourrirait ses petits. Quel animal extraordinaire ! Donner sa vie pour ses enfants. « Il n’y a pas de plus grande preuve d’amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. » (Jn 15, 13). Le pélican, à l’heure chrétienne, devient symbole de l’Eucharistie, du Corps et du Sang du Christ donnés pour le Salut des hommes.

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L’AIGLE, SYMBOLE DE LA CONTEMPLATION

Un aigle, au plumage d’un rouge lumineux, est représenté regardant le soleil. La tradition antique prétendait que l’aigle pouvait fixer le soleil sans fermer les yeux. Partant de ce constat, l’aigle devint le symbole de celui qui demeure toujours en présence du Seigneur, n’en détournant jamais le regard, et dont l’âme s’élève au-dessus des choses terrestres.

LA POULE, SYMBOLE DE L’AMOUR QUI RASSEMBLE

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Enfin, les deux vitraux des extrémités nous montrent une scène champêtre : une petite poule, blanche, entourée de ses poussins. Loin d’être plus anecdotiques que les précédents animaux, poule et poussins sont premièrement signe de vie nouvelle. Mais surtout, la poule est symbole de maternité, veillant et protégeant ses petits. Elle est capable de couver jusqu’à en oublier de boire et de manger. Elle fait preuve d’une attention constante pour ses poussins et est prête à les défendre jusqu’à la mort, gloussant sans cesse pour leur éviter de se perdre et pour les encourager. Jésus lui-même a parlé de la poule et s’est comparé à elle en s’adressant à Jérusalem : « Combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes… » (Mt 23, 37)

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En arrière-plan des vitraux montrant la poule figure un monument : on reconnaît très bien la chapelle du Carmel de Lisieux. Il y aurait donc un lien entre ce vitrail de la poule et la vie de Thérèse au Carmel ? Dimanche 7 juin 1897. Thérèse est malade depuis plus d’un an, elle marche difficilement. Elle est plongée dans l’épreuve de la foi, ne percevant rien de la présence de Dieu : « Le ciel est tellement noir que je ne vois aucune éclaircie » (CJ 27.5.6). Cependant, « parfois, il est vrai, un tout petit rayon de soleil vient illuminer mes ténèbres, alors l’épreuve cesse un instant » (Ms C, 7v°)

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En ce dimanche de juin, elle fait quelques pas avec Sr Agnès de Jésus, sa sœur Pauline, dans le jardin du monastère. Laissons Pauline raconter :

« En descendant les marches, elle vit, à droite, sous le néflier, la petite poule blanche qui avait tous ses poussins sous ses ailes. […] Elle s’arrêta toute pensive à les considérer. Au bout d’un moment, je lui fis signe qu’il était temps de rentrer. Elle avait les yeux pleins de larmes. Je lui dis : « Vous pleurez ! » Alors elle mit sa main devant ses yeux en pleurant davantage et me répondit : « Je ne puis pas vous dire pourquoi en ce moment ; je suis trop émue… » Le soir, dans sa cellule, elle me dit avec une expression céleste : « J’ai pleuré en pensant que le bon Dieu a pris cette comparaison pour nous faire croire à sa tendresse. Toute ma vie, c’est cela qu’il a fait pour moi ! Il m’a entièrement cachée sous ses ailes !… » (CJ 7.6.1).

Alençon

ville natale de sainte Thérèse

Sur les Pas de la Famille MARTIN

La ville (95 km au sud de Lisieux) conserve des hauts-lieux de la vie de la famille Martin :

  • l’église Notre-Dame où Louis et Zélie se sont mariés le 12 juillet 1858.
    Elle conserve également le baptistère où Thérèse fut baptisée le 4 janvier 1873.
  • la maison natale de Thérèse où elle est née le 2 janvier 1873

A l’âge de 26 ans, Zélie Guérin croise Louis Martin sur le pont de Sarthe d’Alençon et a un pressentiment : « C’est celui là que j’ai préparé pour toi ».

Le mariage a lieu quelques mois après leur rencontre, le 12 juillet 1858 à 22 heures à l’hôtel de ville d’Alençon et à minuit à l’église Notre-Dame.

C’est le point de départ de la vie du couple sur un chemin d’humanité et de fraternité qui l’a conduit à la sainteté. La famille Martin rejoint en 1871, la maison de la rue St-Blaise où Louis seconde efficacement son épouse dans son entreprise dentellière.
Ils connaissent un amour sans ombre et ont neuf enfants parmi lesquels le dernier, la petite Thérèse (sainte-Thérèse de l’Enfant-Jésus), qui est, au dire de Pie XI, « la plus grande sainte des temps modernes ».

Née le 2 janvier 1873, à Alençon, Thérèse passe la première année de sa vie dans le village de Semallé, chez une nourrice, Rose taillé, sa santé imposant un départ à la campagne.
Thérèse grandit ensuite à Alençon jusqu’au décès de sa mère.
La famille quitte alors Alençon pour se rapprocher de celle du frère de Zélie, pharmacien à Lisieux.

Maison natale de Sainte Thérèse

La maison est le lieu où l’être humain devient lui-même. Il a besoin d’avoir un chez soi, d’humaniser un espace. Entrer dans une maison, c’est pénétrer dans l’intimité d’un couple et d’une famille, qui nous révèlent une part de leur personnalité, de leur histoire.

Découvrir la Maison

Une scénographie prépare à une rencontre intime et sensible de la famille Martin là où elle vécut de 1871 à 1877. On y retrouve les souvenirs des parents, Zélie et Louis, et des cinq filles : Marie, Pauline, Léonie, Céline et Thérèse. La scénographie mobilise l’attention et tous les sens afin que les instants passés dans ce lieu créent une véritable émotion.
L’intérêt de la visite de la Maison, aujourd’hui, est à la mesure de l’authenticité et de l’intensité de la rencontre, cette famille vivant au 19e siècle avec sa foi chrétienne.

3Cinq espaces pour accueillir3

Le hall d’accueil propose des informations sur l’origine de la famille, son contexte de vie à Alençon, les lieux qu’elle fréquente avec portraits, généalogie, historique de la maison, frise narrative…

Une galerie permet une première approche, plus intime de la famille, au contact d’objets personnels…

Dans l’auditorium, une vidéo illustre des extraits de la correspondance de Zélie, nous fait vivre le quotidien de la famille, avec ses soucis, ses joies, ses peines, ses préoccupations…

La maison : Dans chaque pièce du rez-de-chaussée, meubles et objets sont révélés par la lumière. A l’étage, la chambre des filles, la chambre des parents (chambre natale de Thérèse), ouvrent sur la chapelle.

Cette chapelle construite entre 1925 et 1928, avec sculptures et fresques évoque Sainte Thérèse. Le nouvel autel, le reliquaire du couple des Bienheureux Zélie et Louis Martin sont des créations contemporaines.

Renseignements pratiques
Maison Famille Martin
50 rue St Blaise – 61000 ALENÇON
Tél. : 02 33 26 09 87
Courriel : famillemartin-therese chez diocesedeseez.org
visitez le site internet
Ouverte : 9/12heures – 14/18 heures. (10/12 h -14/17 h de novembre à mars)
Fermée le lundi (hors saison estivale) et du 3 janvier au 3 février.
Ouverture le 9 mai 2009

Eglise Notre-Dame d’Alençon

Située au cœur du secteur piétonnier, l’église Notre-Dame étonne le visiteur par ses proportions, l’élégance de sa nef gothique flamboyante éclairée par 11 verrières Renaissance ainsi que par la finesse des structures de son porche.
Zélie GUÉRIN et Louis MARTIN y célèbrent leur union le 13 juillet 1858.
Deux jours après sa naissance, Thérèse y reçoit dans une chapelle du bas côté nord le baptême, le 4 janvier 1873.

A voir :

  • Le baptistère, ainsi que la robe de baptême de Thérèse, les verrières et la chaire du 16e siècle, l’autel majeur du 18e siècle. Le baptistère
  • Trois verrières dans l’arrière-chœur présentent le couronnement de la Vierge, la bienheureuse Marguerite de Lorraine, duchesse d’Alençon et sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus.

Ouvert : 9 h à 18 h 00
Presbytère : Tél. : 02 33 26 20 89
Messes : en semaine à 9 h et à 18 h 30, Samedi à 18 h et Dimanche à 10 h.

La Dentelle au point d’Alençon

Alençon fonde sa renommée sur l’un des arts les plus délicats, aussi exceptionnel que raffiné, celui de la dentelle à l’aiguille.
Crée au 17e siècle, elle atteint une notoriété internationale lors de l’Exposition Universelle de 1851 où elle est qualifiée de « dentelle des reines et reine des dentelles ».
Installé dans l’ancien collège des Jésuites, Le Musée des Beaux-Arts et de la Dentelle rassemble le patrimoine muséal alençonnais de peintures, de dentelles et d’ethnographie cambodgienne. Ce patrimoine, constitué à partir de 1857, permet en particulier de suivre l’histoire des dentelles à travers la France et l’Europe.
Parmi les pièces exceptionnelles : un bas d’aube aux coqs en point de France.

Quand la famille Guérin s’installe à Alençon en 1844, Zélie a 13 ans. Elle œuvre à l’école des sœurs de l’Adoration. Elle y apprend déjà les rudiments de la réalisation de la dentelle. Elle se perfectionne dans cet art et ouvre sa propre entreprise en 1853, aidée par sa sœur Marie- Louise, 36 rue Saint-Blaise. Elle procure ainsi du travail à des ouvrières à domicile.

La dentelle d'Alençon
De 1854 à 1861, les sœurs de la Providence possèdent la Maison d’Ozé et y tiennent une école pour la fabrication du Point d’Alençon. C’est là, probablement que Zélie fait la connaissance de Fanie Martin, la mère de Louis.
En 1858, quand sa sœur entre à la Visitation du Mans, Zélie travaille pour la maison Pigache de Paris. C’est à cette époque qu’elle reçoit, à La Halle aux Toiles, une médaille pour la qualité de son travail de dentellière.

Après son mariage, à partir de 1863, elle se met à son compte, secondée par Louis qui se rend régulièrement à Paris pour livrer la fabrication et prendre les commandes. Quand Louis vend son horlogerie-bijouterie de la rue du Pont-neuf, en 1870, la famille s’installe 36 rue Saint-Blaise.
Le couple Martin fait travailler de nombreuses ouvrières, Zélie se réservant souvent le travail le plus ingrat.

Musée des Beaux-arts et de la dentelle
Cour Carrée de la Dentelle – 61000 ALENÇON
Tél. : 02.33.32.40.07 – Fax : 02.33.26.51.66
visitez le site

L’abbé Dumaine

L’abbé Lucien-Victor Dumaine (1842–1926), né à Tinchebray, est ordonné prêtre en 1867.

Nommé vicaire à Notre-Dame d’Alençon le 20 juin 1868, il lui est donné à partir de 1871 de connaître et d’apprécier la famille Martin installée désormais rue Saint Blaise. C’est lui qui baptise Thérèse, la petite dernière, le 4 janvier 1873.

Appelé à délivrer une copie de l’acte de ce baptême, il écrit en 1909 : « Je bénis Dieu de m’avoir fait l’honneur d’ouvrir le vestibule du Ciel à la future petite sainte carmélite de Lisieux et je me plais à rendre hommage au milieu profondément chrétien et bon dans lequel elle est née et a grandi ».

PhAbbéDumaineR180Homme cultivé, passionné d’histoire locale, on le voit s’intéresser à la restauration de l’église Notre-Dame d’Alençon et à ses superbes vitraux de la Renaissance.

Rendu attentif à la condition des soldats par la guerre de 1870, il devient aumônier militaire en 1874.

Quatre ans plus tard, il est curé de Tourouvre puis de 1885 à 1890, curé de la paroisse de Montsort d’Alençon. C’est à lui que l’on doit la décoration de la nouvelle église, en particulier les mosaïques qu’il offre de ses deniers. Œuvres du mosaïste italien Facchina (celui qui a travaillé à l’opéra Garnier de Paris), elles illustrent dans la chapelle absidiale quelques aspects du mystère de Marie et de sa dévotion. La mosaïque du chevet représente la remise des clés à l’apôtre Saint Pierre auquel cette église est consacrée.

Le 1° octobre 1890, l’abbé Dumaine est nommé curé archiprêtre de la cathédrale de Sées avant de devenir vicaire général du diocèse de 1899 à 1910, puis chanoine titulaire de la cathédrale.

Il meurt un an après la canonisation de Thérèse en faveur de laquelle il a donné son témoignage lors des procès informatif et apostolique. Dans la chapelle du baptistère Notre-Dame d’Alençon, un vitrail de Louis Barillet le représente en train de baptiser Thérèse (1925).

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La Basilique Notre-Dame d’Alençon dans la vie des Martin

LZdvtBasilAlençR200Zélie est encore scolarisée quand Isidore Guérin, son père, prend sa retraite et vient à Alençon avec sa famille en 1843 habiter la maison de la rue Saint-Blaise à quelques centaines de mètres de l’église Notre Dame.

Elle fréquente donc cette église et y reçoit une part de sa formation chrétienne, jusqu’à son mariage avec Louis Martin. La cérémonie y a lieu le 13 juillet 1858 à minuit. Etait-ce devant le maître-autel ou bien à la chapelle Notre Dame, dans l’arrière chœur, nous ne pouvons le savoir exactement.

Dès lors, les nouveaux époux vont habiter l’horlogerie de Louis située dans la paroisse Saint Pierre de Montsort. Il faut attendre 1871 pour que Louis et Zélie et leurs enfants redeviennent paroissiens de Notre-Dame quand ils emménagent dans la maison de la rue Saint-Blaise.

Ils fréquentent cette église quotidiennement pour la première messe de la journée à 5h30 du matin. Louis participe aussi à l’adoration nocturne du Saint-Sacrement.

Chapelle des Bienheureux Martin, Basilique N-D, Alençon
Chapelle des Bienheureux Martin, Basilique N-D, Alençon

Le baptême de Thérèse

« En ce monde et dans l’autre »…

Si l’on en croit les signatures qui figurent sur l’acte de baptême, ils sont près de dix, famille et amis, à entourer Thérèse en ce samedi 4 janvier 1873, tandis que Zélie, la maman, se remet de la naissance survenue deux jours plus tôt.

Eglise N.-D. d'Alençon : extrait de l'acte de baptême de Thérèse Martin
Eglise N.-D. d’Alençon : extrait de l’acte de baptême de Thérèse Martin

L’abbé Dumaine, vicaire à la paroisse Notre Dame d’Alençon, est là pour les accueillir. Le vitrail de Louis Barillet (1925), au-dessus du baptistère, représente la scène tandis que le rituel du baptême conservé dans les archives de la paroisse nous donne écho de la cérémonie.

Eglise N.-D. d'Alençon : partie du vitrail de L. Barillet
Eglise N.-D. d’Alençon : partie du vitrail de L. Barillet

Après l’accueil et les trois exorcismes accompagnés de l’imposition du sel et du geste de l’Ephata, le rite à la fontaine baptismale se poursuit comme aujourd’hui avec les quatre signes du baptême, de l’onction, de la remise du voile ou mouchoir, en guise de vêtement blanc, et du cierge baptismal.

Eglise N.-D. d'Alençon : fonds baptismaux et robe de baptême de Thérèse Martin
Eglise N.-D. d’Alençon : fonds baptismaux et robe de baptême de Thérèse Martin

Et la célébration s’achève avec la lecture du prologue de l’Evangile de Saint Jean non sans quelques recommandations dont nous aimons entendre la dernière adressée à Paul Albert Boul et à Marie Martin, le parrain et la marraine de l’enfant : « Ainsi l’Eglise vous invite à veiller sur tous les besoins de son corps et de son âme, afin que selon les desseins de Dieu son créateur, elle soit heureuse en ce monde et dans l’autre ».

A une époque où l’on était tenté d’opposer ces deux bonheurs voulus de Dieu, on aime à se rappeler qu’ils étaient aussi, à l’occasion des vœux de la nouvelle année, ceux que Zélie adressait à son frère Isidore : « Si le bon Dieu m’exauce, tu seras le plus heureux des hommes, en ce monde et dans l’autre. » (CF 76)

Si un jour vous avez l’occasion de vous rendre à Alençon, prenez quelques instants pour y visiter sa basilique Notre-Dame , et y voir ces souvenirs de Thérèse ; vous y découvrirez son acte de baptême dans son entièreté. C’est dans cette basilique qu’en 1858 ses parents se sont mariés . Vous pourrez également découvrir la maison de la famille Martin et tous les lieux de sa vie alençonnaise.

Basilique Notre-Dame d’Alençon
Grande rue
61000 Alençon
www.paroissenotredamealencon.fr
pelerinagesfamillemartin chez diocesedeseez.org

Alentours

La Normandie thérésienne

Thérèse Martin est normande depuis Alençon jusqu’à Lisieux et fut amenée, au cours de son enfance et adolescence, à en découvrir et aimer la beauté des paysages.

La campagne

  • Saint-Ouen-Le-Pin (à 9 km de Lisieux) Thérèse va passer ses vacances avec ses cousines à la ferme (lieu privé : ne se visite pas), ancienne propriété de sa tante, Madame Guérin. En juillet-août 1884, elle y vient en convalescence après une coqueluche. Elle y retournera en 1885. Elle loge dans la maison de maître (lieu privé : ne se visite pas) à l’angle de la route de la Roque-Baignard et du chemin qui conduit à l’église du village où Thérèse va à la messe.
  • Ouilly-Le-Vicomte (à 5 km de Lisieux) Monsieur Martin accompagné de Thérèse, s’y rend pour pêcher au bord de la Pâquine, affluent de la Touques.
  • Rocques (à 3,5 km de Lisieux) Monsieur Martin s’y promène avec Thérèse pour pêcher au bord de la Pâquine et pour visiter l’église.
  • Saint-Martin-de-la-Lieue (à 4 km de Lisieux) Avec son vieux Manoir Saint-Hippolyte du 16e siècle, c’est le lieu de pêche où monsieur Martin prit le 8 septembre 1879 une carpe de 2,170 kg.
  • Pont-l’Evêque (à 18 km de Lisieux) Monsieur Martin s’y rend pour pêcher au bord de la Touques. Une excursion mènera Thérèse et ses sœurs Léonie et Céline dans les champs entourant Pont-l’Evêque.

La mer

  • Trouville - Deauville (à 30 km de Lisieux) C’est le 8 août 1878, à l’âge de cinq ans et demi que Thérèse découvre pour la première fois la mer à Trouville où son père l’a emmenée. En 1885, Thérèse fait un séjour à Deauville du 3 au 10 mai au chalet des Roses (lieu privé : ne se visite pas) qu’elle a surnommé le chalet Colombe, situé au 17 quai de la Touques. En 1886, début juillet, elle vient seule à Trouville au chalet des Lilas (lieu privé : ne se visite pas). Elle n’y restera que trois jours, tombant malade parce qu’elle avait « la nostalgie des Buissonnets ». Du 20 au 26 juin 1887, elle retournera à ce même chalet en vacances, au 29 rue de la Cavée.
  • Honfleur (à 35 km de Lisieux) En juin 1887, Thérèse en compagnie de son père et de ses soeurs Léonie et Céline, est venue en cette jolie ville. Elle se rendit en pèlerinage à Notre-Dame de Grâce pour supplier Notre-Dame de lui obtenir la permission d’entrer au Carmel.
  • Le Havre (à 58 km de Lisieux) Avec son père et ses deux soeurs Léonie âgée de 24 ans et Céline de 18 ans, Thérèse débarque sur le grand quai du Havre et se rend à l’Exposition Maritime Internationale de 3000 exposants qui s’étendait tout au long du Bassin du Commerce avec des bateaux de différentes nationalités.

Les villes

  • Bayeux (à 70 km de Lisieux) Le 31 octobre 1887, Thérèse, accompagnée de son père, se rend à Bayeux pour solliciter son entrée au Carmel auprès de l’évêque, Monseigneur Hugonin, qui ne donnera pas son accord.
  • Caen (à 50 km de Lisieux)
    • La Visitation : c’est ici que Léonie vécut sa vie de religieuse sous le nom de Sr Françoise-Thérèse. Aujourd’hui, la crypte abrite la tombe de Léonie. L’actuelle communauté perpétue en ces lieux l’ordre de la visitation.
    • Hôpital Bon Sauveur : Monsieur Martin y séjourna du 12 février 1889 au 10 mai 1992. Aujourd’hui, en ces lieux, il est possible de visiter une chapelle moderne.

Honfleur… et les Martin

Honfleur compte parmi les « lieux thérésiens » comme Mgr Gaucher aime à appeler les lieux que Thérèse Martin a fréquentés de son vivant. Pour qui est en villégiature à Trouville-sur-Mer, Honfleur fait partie des promenades obligées. Nul doute que Thérèse soit venue en famille se promener ici, soit en voiture à cheval, soit par bateau, profitant de l’escale honfleuraise entre Trouville et Le Havre…

ImagThHonfleurEn juillet 1887, Thérèse accompagnée de son père et de ses sœurs Léonie et Céline, vient demander à Notre-Dame de Grâce, en sa chapelle qui domine l’Estuaire de la Seine, la faveur d’entrer au Carmel. Là même où les demoiselles Gosselin dès 1835 demandent à Notre-Dame, la grâce de fonder le carmel de Lisieux !

A la Pentecôte 1887, quelques semaines plus tôt, elle a révélé à son père son désir de devenir religieuse. Le 31 octobre de la même année, elle rencontre Mgr Hugonin, l’évêque de Bayeux puis le dimanche 20 novembre, le Pape Léon XIII à Rome. Finalement, Thérèse entrera au Carmel de Lisieux le 9 avril 1888, à l’âge de quinze ans et trois mois. Notre-Dame de Grâce l’aura exaucée…

Chapelle Notre-Dame de Grâce, Honfleur
Chapelle Notre-Dame de Grâce, Honfleur

Le 31 octobre 1888, alors qu’il veut saluer au Havre le Père Pichon qui prend le bateau pour le Canada, Louis Martin, dans sa maladie psychique, fait une nouvelle crise à Honfleur. De cette ville, Céline écrit sa détresse et livre sa tristesse à ses sœurs carmélites devant une telle situation affligeante : « Oh que papa me fait pitié ! Je vois qu’il souffre beaucoup. Sa pauvre figure est aujourd’hui d’une pâleur mortelle ». Dans sa douleur, Céline trouve refuge et consolation auprès de Notre-Dame de Grâce. Céline notera à la fin de sa vie : « Honfleur, Le Havre, étapes bien douloureuses ! Papa très malade… » (Cf étude P. Pascal Marie à partir de P. Piat, « Céline, sœur et témoin de Ste Thérèse » et CMG Carnets Manuscrits de Sœur Geneviève IV).

Aujourd’hui, les honfleurais demeurent attachés à Sainte Thérèse. Sa statue et ses portraits ornent l’église Sainte-Catherine. Elle y est présente avec ses Bienheureux parents, Louis et Zélie. La dévotion honfleuraise garde en sa mémoire vive, le souvenir heureux du passage des reliques. Thérèse est de chez nous. « Elle est ma payse » comme l’écrit le poète Lucie Delarue-Mardrus au début du XXe siècle. PhVieuxPortHonfleurR500

L’abbé Domin

L’abbé Domin est né le 1er octobre 1843 à Caen. Il fut l’aumônier des Bénédictines de Lisieux, pendant 44 ans, de 1874 à sa mort. Il était chargé non seulement de l’assistance des soeurs mais aussi de l’enseignement religieux des élèves et de la direction de diverses associations pieuses. Il fut le confesseur de Thérèse pendant son séjour à l’abbaye (1881-1886), lui fit le catéchisme et lui prêcha ses deux retraites de communion (1884 et 1885).

C’est ainsi que la petite Thérèse Martin fit avec lui sa première retraite, celle de la préparation à sa première communion en 1884 : « J’écoutais avec beaucoup d’attention les instructions que nous faisait monsieur l’abbé Domin et j’en écrivais même le résumé » (Ms A, 34r)

Voici quelques extraits de ses témoignages aux aux Procès :

Le 7 août 1911

J’ai peu de choses à dire, bien que j’aie eu des rapports assez intimes avec plusieurs membres de la famille Martin, alliée à la mienne. J’ai rencontré l’enfant bien des fois dans des réunions de famille, mais sans que mon attention se soit jamais bien fixée sur elle. Au pensionnat, je ne la voyais guère en dehors du catéchisme ; mais je dois dire qu’elle s’y tenait parfaitement bien, et savait ses leçons admirablement et qu’elle était extrêmement attentive aux explications, ne me quittant pas des yeux pendant mes instructions. Quand je posais une question plus difficile, je disais parfois : ’Demandons cela à l’un de nos docteurs’ ; je désignais ainsi les plus instruites, Thérèse et une de ses compagnes ».

Je pensais, avec beaucoup d’autres personnes, je crois, qu’elle était trop flattée, trop adulée par les membres de sa famille, et surtout par son père, qui semblait ne pas pouvoir se séparer d’elle, et l’appelai sans cesse « ma petite reine ». J’estimais qu’on s’exposait à la rendre vaniteuse et pleine d’elle-même comme tant d’autres jeunes filles. Je me suis laissé dire que ses compagnes de pension n’avaient pas pour elle une bien grande sympathie, pas de liaison affectueuse ; elle n’était que demi-pensionnaire et s’absentait souvent.

Elle était très pleureuse, comme elle le dit elle-même, et comme je l’ai constaté un jour au catéchisme. Elle passait pour suivre assez mal la messe le dimanche ; mais ceci exige une explication. On demande généralement aux enfants de suivre les différents points de la messe en lisant dans leur livre, On le demandait donc à Thérèse comme aux autres ; mais la chère enfant ne le faisait pas. Quand on lui indiquait ce qu’elle devait lire, elle remerciait avec un gracieux sourire, baissait les yeux sur son livre pendant quelques secondes, et bientôt elle relevait la tête comme si elle eût été distraite. Mais non, sans doute, elle n’était pas distraite, elle faisait une prière bien meilleure que celle de ses compagnes, en se livrant à l’oraison contemplative… D’ailleurs, on m’a quelquefois parlé de l’expression de son visage qui, pendant les offices et les cérémonies religieuses, avait quelque chose d’absolument céleste.

Je désire le succès de sa Cause de béatification, parce que l’ensemble des événements qui se passent aujourd’hui me persuade qu’elle est une âme particulièrement bénie de Dieu.

Je crois innombrables les faveurs obtenues par l’intercession de la Servante de Dieu, car j’en entends parler de tous côtés.

J’ai été environ dix ou douze fois prier sur le tombeau de la Servante de Dieu. J’y étais porté par un sentiment de dévotion et de confiance. J’ai pu constater alors que les mêmes sentiments amenaient d’autres pèlerins au tombeau. J’en ai vu de toutes les classes de la société, des prêtres, des religieuses, des séculiers, des militaires. Leur attitude n’était point celle de simples curieux, mais exprimait la piété et la religion.

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16 septembre 1915

Lorsque, en 1887, monsieur Martin, après la mort de sa femme, vint s’établir à Lisieux, il fit une visite à l’Abbaye et présenta ses enfants : c’est la première entrevue que j’ai eue avec la Servante de Dieu.

Je la rencontrai ensuite, plusieurs fois, dans la famille de monsieur Guérin, son oncle, famille avec laquelle j’ai des liens de parenté.

Mais c’est surtout, pendant son séjour à l’Abbaye comme demi-pensionnaire (octobre 1881 à janvier 1886), que j’ai connu la Servante de Dieu. Pendant cette période, j’étais son confesseur et je fus son catéchiste, au moins l’année qui précéda sa première communion et les deux années suivantes. (…) J’ai gardé ce souvenir général qu’elle avait toujours d’excellentes places et d’excellentes notes, quoiqu’elle fût une des plus jeunes, sinon la plus jeune de sa classe.

Comme confesseur , je crois pouvoir dire que la Servante de Dieu ne commettait aucune faute pleinement délibérée. Elle se prépara très consciencieusement à sa première communion. J’ai gardé souvenir d’un mot qu’elle me dit après l’absolution : « Oh ! mon père, croyez-vous que le bon Jésus soit content de moi ?. » Cette parole et surtout le ton avec lequel elle la prononça, attirèrent mon attention sur la délicatesse de son âme et la ferveur de ses dispositions.

Quand elle eut quitté définitivement l’Abbaye, je cessai de la voir.

J’ai assisté au service des funérailles dans la chapelle du Carmel, le 4 octobre 1897. Je n’ai rien remarqué d’extraordinaire dans cette cérémonie.

Depuis la mort de la Servante de Dieu, je professe pour elle une sincère et vive dévotion, basée sur la connaissance que j’ai acquise de ses vertus par la lecture de l’« Histoire d’une âme. »

Je vais faire mes dévotions au tombeau le plus souvent possible. J’ai commencé cette pratique bien avant l’ouverture du premier Procès d’information. Déjà, à cette époque, on y rencontrait des groupes de pèlerins. Depuis lors, ce courant s’est maintenu en s’accroissant de jour en jour. Aujourd’hui, chaque fois que je me rends au tombeau, je constate qu’il y a 8, 10, 15 personnes, quelquefois davantage. Parmi ces pèlerins, il y a souvent des prêtres, et ces pèlerins viennent, non seulement des environs, mais de loin et de très loin, même de l’Océanie. Dès le commencement, on y rencontrait parfois des soldats ; depuis la guerre, il y en a un bien plus grand nombre. Je crois que ces pèlerinages sont le fruit spontané de la dévotion populaire et qu’on n’a rien fait pour les provoquer. Sur la tombe, les pèlerins prient avec un recueillement profond.

Je ne crois pas qu’on ait jamais rien fait pour cacher ce qui pourrait être défavorable à l’opinion de sainteté de la Servante de Dieu. Je ne pense pas non plus qu’on ait créé artificiellement cette réputation ; quant aux moyens pris pour répandre la connaissance de la sainteté, d’ailleurs réelle, de la Servante de Dieu, plusieurs y ont vu quelque exagération : peut-être ont-ils raison ; toutefois j’estime que ces moyens humains, quoi qu’on en pense d’ailleurs, ne peuvent pas expliquer l’universalité de cette dévotion à la Servante de Dieu.

Sources : Ecrits de Thérèse et archives du Carmel de Lisieux

Thérèse et les bénédictines de Lisieux

Thérèse à l’école chez les bénédictines

C’est le 3 octobre 1881 que Thérèse Martin, huit ans et demi, a fait sa première rentrée des classes au pensionnat tenu par les Bénédictines de l’Abbaye Notre-Dame du Pré de Lisieux. Elle y sera demi-pensionnaire jusqu’au début de l’année 1886.

Malgré la sollicitude de son entourage, Thérèse y vécut une période difficile, période dont elle ne connut la guérison qu’à Noël 1886.

Abbaye des bénédictines à Lisieux : façade, cours de récréation, salle de classe
Abbaye des bénédictines à Lisieux : façade, cours de récréation, salle de classe

Brillante élève et d’un caractère solitaire, Thérèse fuyait les jeux collectifs bruyants des récréations et préférait conter des histoires ou contempler la nature. Elle aimait parler avec une sœur converse, Sœur Henriette, à laquelle elle avait demandé « comment une sœur fait oraison ».

C’est dans la chapelle de l’Abbaye que Thérèse fit sa Première Communion, le 8 mai 1884, et y reçut le sacrement de la Confirmation le 14 juin de cette même année.

Mère Saint Léon
Mère Saint Léon

Les bénédictines de Lisieux du temps de Thérèse à aujourd’hui

Quelques jours avant son entrée au Carmel, Thérèse vint faire ses adieux aux bénédictines. Elle était si émue qu’elle n’osa dire à Mère Saint Léon, qui ne se doutait de rien, que c’était une visite d’adieu. Elle se contenta de l’embrasser avec effusion !

Le pensionnat de l’Abbaye ferma en 1904.

Dans la nuit du 6 au 7 juin 1944, Lisieux fut bombardé et le monastère totalement détruit : 20 moniales trouvèrent la mort sous les décombres.

Ce ne fut qu’en 1954 que les moniales revinrent à Lisieux dans le monastère en partie reconstruit. La reconstruction fut achevée en 1963.

Abbaye de Lisieux reconstruite après la guerre
Abbaye de Lisieux reconstruite après la guerre

Depuis 1994, la Communauté est implantée à Valmont et garde, au cœur de son histoire, le souvenir bien vivant de la jeune sainte.

Abbaye des bénédictines aujourd'hui à Valmont
Abbaye des bénédictines aujourd’hui à Valmont

Abbaye Notre-Dame du Pré : http://abbayevalmont.free.fr

Saints Louis et Zélie Martin

Saints Louis et Zélie Martin, parents de sainte Thérèse

Une Petite Voie de Croissance Spirituelle avec Zélie et Louis Martin

Ce qui nous a d’emblée frappé est la modernité et l’accessibilité de nos Bienheureux, « des gens comme nous », qui ont travaillé pour faire vivre leur famille. Nous oublions parfois que les saints sont des gens ordinaires, ce qui est une belle raison d’Espérance !

Couples, avez-vous le désir de la sainteté ? Zélie et Louis Martin nous montrent que c’est possible car, d’abord, ils y ont cru. Leur devise : « Dieu toujours premier servi  ». À leur époque, être très chrétien supposait d’entrer dans les ordres. Leur secret : l’abandon et la confiance en Dieu, dans une vie très active. Leur nouveauté : la vocation au bonheur du couple dans ce monde et dans l’au-delà.

1. Le couple Zélie et Louis  :

Une vocation au bonheur qui commence difficilement : Zélie est persuadée, lorsqu’elle rencontre Louis sur le pont de Sarthe, que c’est le Seigneur qui l’a choisi pour elle. Ils se marient trois mois après, le 12 juillet 1858. Ils passent vite d’un idéal d’abstinence à la réalité et découvrent, après plusieurs mois, la grandeur de la sexualité. Un amour profond les unit, dont témoignent les lettres de Zélie à Louis. À une époque puritaine, elle livre ses sentiments amoureux et laisse entrevoir un couple tendre, qui a appris à pardonner.

2. La famille Martin

Ils furent heureux et eurent beaucoup d’enfants… Ce fut pourtant loin d’un conte de fée : · une famille endeuillée par la perte de 4 enfants. Zélie offre à Dieu son déchirement de mère ; · un quotidien préoccupant avec le caractère difficile de Léonie, qui subit les brimades de leur bonne, Louise ; · des enfants placés en nourrice, avec la peine de la séparation ; · une maison plutôt petite pour tant de monde, où Zélie travaille et reçoit ses ouvrières. Zélie connaît les aléas du marché du travail : le manque de commandes ou le trop-plein qui l’oblige à veiller tard. La famille accueille aussi le grand-père âgé, jusqu’à la fin de sa vie. Elle connaîtra la maladie irréversible de Zélie. Malgré cela, les Martin forment une famille joyeuse où il y a beaucoup de tendresse ; photos des filles sur les genoux de leurs parents. La prière en famille tient une place importante, aux repas et le soir. Messe quotidienne tôt le matin, adoration nocturne pour Louis. Dieu fait partie de la famille : on se réfère souvent à lui dans la journée.

3. Les Martin et leur engagement social… parfois à contre-courant

La question du travail du dimanche se posait déjà pour Louis : il refuse d’ouvrir son magasin d’horlogerie le dimanche, pourtant jour de marché et de négoce, mais qui, selon Zélie, ne doit pas concurrencer la pratique religieuse. Zélie se préoccupe des personnes les plus pauvres, de ses ouvrières et de leur famille. Tous deux sont d’une grande charité et donnent de leur personne. Louis est engagé dans le Cercle Vital Romet, puis dans les Cercles Ouvriers et les Conférences St Vincent de Paul.

Pastorale des familles : Anne-Marie et Jean-Luc Proffit. 06 62 54 11 02 E-mail : famille chez bayeuxlisieux.catholique.fr

Saint Louis Martin

Portrait du saint

A la recherche d’un idéal

Louis Martin naît à Bordeaux en 1823. Fils de militaire, ses premières années sont sous le signe de la mobilité. Puis la famille s’installe à Alençon où Louis vit sa scolarité.

Il apprend l’horlogerie à Rennes, Strasbourg et Paris. Années déterminantes au cours desquelles naît le désir de se consacrer à Dieu, au monastère du Grand St Bernard. Sa difficulté à maîtriser le latin l’oblige à renoncer à ce projet. Il ouvre alors une horlogerie-bijouterie en 1850 rue du Pont Neuf à Alençon.

Jusqu’à son mariage en 1858, il partage son temps entre son travail, des loisirs (la pêche en particulier), la méditation et la rencontre des autres . Il participe au cercle Vital Romet qui réunit une douzaine de jeunes adultes chrétiens autour de l’abbé Hurel et découvre une forme d’engagement social dans le cadre de la conférence de St Vincent de Paul.

Le temps du mariage

Sa mère, qui ne se résout pas à le voir célibataire, lui parle de Zélie Guérin, avec laquelle elle apprend l’art de la dentelle. Leur première rencontre sur le pont de Sarthe sera déterminante. Ils se marient moins d’un an plus tard le 12 juillet 1858 à 22 h à l’hôtel de ville d’Alençon et le 13 à minuit à l’église Notre Dame.

Leur vie conjugale durera 19 ans

Elle sera marquée :

  • par un projet de vivre la continence dans le mariage
  • puis par l’accueil de neuf enfants dont cinq survivront. La correspondance de Madame Martin révèle la profonde affection qui unit ce couple.

Elle décrit aussi sa vie quotidienne :

  • la participation de Louis à l’éducation des enfants…
  • son choix professionnel de renoncer à son activité pour seconder sa femme dans la direction de la Fabrique de dentelle qu’elle a fondée
  • la foi profonde qui anime cette famille et la rend attentive à ceux qui les entourent
  • les répercussions de la vie sociale et religieuse de l’époque (c’est la fin du Second Empire et la naissance de la III° République…)
  • et enfin la longue épreuve du cancer qui emporte Madame Martin à 46 ans, le 28 août 1877.

Le temps du dépouillement

S’ouvre alors pour Louis le temps du veuvage qu’il décide de vivre à Lisieux auprès des Guérin, sa belle famille. Quelques lettres de cette époque nous le révèlent père attentif à chacune de ses filles et prêt à consentir à leur projet de vie religieuse. Après l’entrée de Thérèse au Carmel, commence pour lui en 1888 l’épreuve de la maladie qui le conduit au Bon Sauveur de Caen. Pendant les périodes de rémissions, on le voit s’occuper des malades qui l’entourent. Paralysé, il est rendu à sa famille au sein de laquelle il meurt le 29 juillet 1894, à 71 ans.

1er anniversaire de la Canonisation de Louis et Zélie Martin

Les saints Louis Martin (22/08/1823 - 29/07/1894) et Zélie Martin (23/12/1831 - 28/08/1877) , époux et parents, ont été canonisés à Rome, Le 18 octobre 2015.

Ce même jour, Maria (la maman de Carmen) et Pietro ont porté les reliques des saints Louis et Zélie Martin devant le pape François qui les a canonisés ensemble.

Un an après, le Sanctuaire s’apprête à fêter ce premier couple de saints à la Basilique de Lisieux.
Le dimanche 23 octobre 2016, la Messe Solennelle des saints Louis et Zélie Martin sera présidée par le Père Olivier Ruffray, recteur du Sanctuaire.

  • 10h30 messe à la Basilique supérieure
  • 16h démarche jubilaire
  • 17h messe à la Basilique inférieure

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Sainte Zélie Martin

Portrait de la sainte

Zélie, fille du XIXe siècle, héritière de son époque

Second enfant d’Isidore Guérin et de Louise-Jeanne Macé, Azélie-Marie Guérin (on ne la nomma jamais que Zélie) est née le 23 décembre 1831 à Gandelain, commune de Saint Denis sur Sarthon dans l’Orne où son père, ancien soldat de l’empire, était enrôlé dans la gendarmerie.

Elle fût baptisée le lendemain de sa naissance en l’église de Saint Denis sur Sarthon. Une sœur, Marie Louise la précédait de deux ans. Elle deviendra Sœur Marie-Dosithée à la Visitation du Mans. Un frère, Isidore verra le jour près de dix ans plus tard et sera l’enfant gâté de la famille. Elle définit elle-même dans une lettre à son frère son enfance, sa jeunesse comme « tristes comme un linceul, car si ma mère te gâtait, pour moi, tu le sais, elle était trop sévère ; elle pourtant si bonne ne savait pas me prendre, aussi j’ai beaucoup souffert du cœur. » Cette éducation marquera son caractère, sa manière très (trop ?) scrupuleuse de vivre et sa spiritualité.

Zélie, femme active, chef d’entreprise, engagée pour la justice…

Après des études au couvent de l’Adoration Perpétuelle, rue de Lancrel à Alençon, elle se sentit appelée à la vie religieuse mais devant le refus de la supérieure, elle s’orienta vers une formation professionnelle et s’initia avec succès à la fabrication du célèbre point d’Alençon. Vers la fin de 1853, elle s’installa donc comme « fabricante de Point d’Alençon » au 36 rue Saint Blaise et procure du travail à des ouvrières à domicile. La qualité de son travail fait la renommée de son atelier. Les relations qu’elle entretient avec son personnel dont elle dit qu’il faut l’aimer comme les membres de sa propre famille, comme avec ses voisins et connaissances nous la montre toujours prête à combattre les injustices, à soutenir ceux qui en ont besoin. L’Évangile mène tous ses actes.

Zélie, épouse amoureuse

Au mois d’avril 1858, Zélie Guérin croise sur le pont de Saint Léonard un jeune homme dont l’allure l’impressionne…C’est Louis Martin, horloger. Trois mois plus tard, le 12 juillet 1858 à 22h00 eut lieu leur mariage civil et deux heures plus tard à minuit le 13 juillet, dans l’intimité, ils échangent leur consentement en l’église Notre-Dame. Il fût reçu par l’abbé Hurel, doyen de Saint Léonard. L’amour qu’elle porte à son mari se dit dans ses lettres : « Ta femme qui t’aime plus que sa vie », « Je t’embrasse comme je t’aime »… Ce ne sont pas que des mots : leur joie est d’être ensemble et de partager tout ce qui fait la vie quotidienne sous le regard de Dieu.

Zélie, mère comblée et éprouvée

De 1860 à 1873, 9 enfants naîtront au foyer des Martin dont 4 mourront en bas âge.

Zélie éprouvera joies et souffrances au rythme de ces naissances et de ces décès : Ainsi on peut lire dans sa correspondance : « J’aime les enfants à la folie, j’étais née pour en avoir… ». Puis, après la naissance de Thérèse, sa dernière fille ; « J’ai déjà beaucoup souffert dans ma vie ». L’éducation de ses filles mobilise toute l’énergie de son cœur. La confiance était l’âme de cette éducation. Pour ses enfants, elle souhaite le meilleur…devenir des saints ! Cela ne l’empêche pas d’organiser des fêtes, des jeux…on s’amuse dans cette famille !

Zélie, malade et toujours confiante

Dès 1865 une glande au sein droit qui dégénèrera en cancer font beaucoup souffrir Zélie. « Si le Bon Dieu veut me guérir, je serai très contente, car au fond, je désire vivre ; il m’en coûte de quitter mon mari et mes enfants. Mais d’autre part, je me dis : si je ne guéris pas, c’est qu’il leur sera peut-être plus utile que je m’en aille »

Le 28 août 1877 à minuit trente, Zélie meurt entourée de son mari et de son frère.

Laissons à Thérèse les derniers mots : « De Maman, j’aimais le sourire, son regard profond semblait dire : L’éternité me ravit et m’attire, je vais aller dans le ciel bleu voir Dieu ! »

Cause des Bienheureux Louis et Zélie Martin

Louis Martin (1823-94) et Zélie Guérin (1831-77). Parents de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, déclarés « Vénérables » par Jean-Paul II le 26 mars 1994 et béatifiés à Lisieux le 19 octobre 2008.

« Le Bon Dieu m’a donné un père et une mère plus dignes du Ciel que de la terre » Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus (lettre 261 du 26 juillet 1897)

Le couple Martin

Pour les parents de Thérèse, Dieu est toujours premier servi. Thérèse sera profondément marquée par leur foi profonde et la ferveur religieuse de sa famille.

Les procès pour les Causes de Canonisation des Serviteurs de Dieu Louis MARTIN et Zélie GUERIN, parents de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, ont été instruits séparément par les diocèses de Bayeux-Lisieux et de Sées, entre 1957 et 1960, puis envoyés à Rome.

Ces deux Causes, conduites selon la méthode historique et présentées à la Congrégation pour les causes des saints dans une unique étude ou Positio, seront discutées en même temps. Si l’Eglise décide, les deux époux pourront ainsi être glorifiés ensemble.

Les fidèles sont donc invités à invoquer conjointement Louis Martin et Zélie Guérin pour obtenir faveurs et miracles par leur intercession.

Le 26 mars 1994, le Pape Jean-Paul II les a déclarés « Vénérables », reconnaissant leurs « vertus héroïques ».

Prière par l’intercession des parents

Pour les grâces reçues, pour l’envoi de dons et pour des renseignements, s’adresser à la :

Postulation Générale des Carmes Déchaux
Corso d’Italia, 38
00198 ROMA (Italie)

Prière par l’intercession des parents

Prière pour demander la canonisation de Louis et Zélie Martin, et pour solliciter des grâces par leur intercession.

Dieu d’éternel amour, tu nous donnes dans les Bienheureux époux Louis et Zélie Martin, un exemple de sainteté vécue dans le mariage.

Ils ont gardé la foi et l’espérance au milieu des devoirs et des difficultés de la vie.

Ils ont élevé leurs enfants pour qu’ils deviennent des saints.

Puissent leur prière et leur exemple soutenir les familles dans leur vie chrétienne et nous aider tous à marcher vers la sainteté.

Si telle est ta volonté, daigne nous accorder la grâce que nous demandons maintenant à travers leur intercession, et les inscrire au nombre des saints de ton Eglise.

Par Jésus le Christ, notre Seigneur.

Amen

Témoignages

  • Depuis que mon petit fils est entré à la Faculté des Sciences, je n’ai cessé de le confier à sainte Thérèse et à M. et Mme Martin leur demandant de toujours veiller sur lui, plus spécialement à la période des examens. Je n’ai jamais douté de leur aide et ils m’exaucent toujours.
  • Merci pour la réussite de mon petit fils. J’offre une messe d’action de grâce et un abonnement à Thérèse de Lisieux et j’encourage les lecteurs à prier M. et Mme Martin et leur Sainte fille. - Une Mamie A. D.
  • Je faisais de l’arthrose et j’avais des difficultés pour marcher. J’ai prié Louis et Zélie Martin en faisant la neuvaine. Depuis quelque temps je marche beaucoup mieux et je les en remercie. - J. D.(Rhône)
  • Veuillez faire célébrer deux messes en l’honneur de Louis et Zélie Martin pour les remercier de deux grâces obtenues : des résultats d’analyses négatifs pour mon gendre alors que nous étions dans la crainte et la réussite d’une opération de dernière chance que j’ai dû subir. Que M. et Mme Martin en soient vivement remerciés. - Mme P. (Haute-Garonne)
  • Je remercie vivement Zélie et Louis Martin que j’ai priés pour que ma fille ne se brouille pas avec ses belles-sœurs à l’occasion du partage de l’héritage de ses beaux-parents. Je suis très heureuse car depuis elle a accepté une invitation à un repas dans la famille de son mari et tout s’est bien passé. Encore un grand merci à Zélie et Louis Martin et à ma chère petite Thérèse. - Anonyme
  • Après trois neuvaines de prière pour demander la béatification de Louis et Zélie Martin, j’ai obtenu que la jeune fille qui vivotait depuis 7 ans de remplacements en remplacements dans son lieu de travail obtienne une mutation avec un contrat à durée indéterminée.
  • Merci aux Parents de Thérèse d’avoir intercédé auprès du Père, selon sa sainte volonté. Je continue à prier à cette intention afin que cette jeune trouve enfin la paix dans son milieu de travail.

Canonisation de Louis et Zélie Martin

Les étapes vers la Sainteté de Louis et Zélie Martin, parents de sainte Thérèse

Les étapes vers la Sainteté des époux Martin, parents de sainte Thérèse

1946 – L’évêque de Lisieux exprime son souhait de voir examiner la cause des parents de sainte Thérèse, Louis et Zélie MARTIN. Le 22 mars 1957, s’est ouvert à Bayeux le procès concernant Louis Martin. Il durera 12 ans puisqu’il fut clôturé le 12 février 1969. Parallèlement, au diocèse de Séez, a été instruit le procès pour Zélie Martin, du 10 octobre 1957 au 21 janvier 1959.

Pour la première fois dans l’histoire de l’Eglise, le pape Paul VI a voulu que les deux causes soient réunies en une seule et confiées en 1971 à l’Office historique de la Congrégation.

1994 – Le 26 mars, décret « d’héroïcité » des vertus de Louis et Zélie MARTIN signé par le pape Jean-Paul II à Rome, en l’année de la Famille

2008 – Le 3 juillet, reconnaissance par le Pape Benoît XVI, de la guérison miraculeuse du petit Pietro Schilirò, né à MILAN en 2002.

2008 – Le 19 octobre, les parents MARTIN sont proclamés Bienheureux à Lisieux.

2013 - Le 7 janvier, le Diocèse de Valencia (Espagne) sous la présidence de son archevêque, Mgr Carlos Osoro Sierra, a ouvert une enquête pour étudier le miracle présumé attribué à l’intercession des bienheureux Louis et Zélie Martin en faveur d’une petite fille, Carmen.

2015 - le 18 octobre, c’est Maria et Pietro qui portent les reliques des saints Louis et Zélie Martin devant le pape François qui les canonisent ensemble.

La petite Carmen jouant avec Mgr Carlos Osoro Sierra, évêque de Valencia qui a ouvert le Tribunal
La petite Carmen jouant avec Mgr Carlos Osoro Sierra, évêque de Valencia qui a ouvert le Tribunal

Carmen est née prématurément, atteinte de multiples complications qui mettaient sa vie en danger. Une hémorragie cérébrale très grave aurait pu entraîner des dommages irréversibles. Carmen a franchi le cap des quatre ans. Elle nous étonne par sa vitalité et l’absence totale de séquelles. Ses parents ont prié avec foi Louis et Zélie Martin, qu’ils ne connaissaient pas, sur les conseils d’un carmel proche de Valencia qui leur avait procuré la neuvaine.

Depuis trois ans, une équipe procède à des investigations, récolte les dossiers médicaux et interroge les témoins (famille, médecins, etc.). L’ouverture diocésaine est une étape très importante pour l’éventuelle reconnaissance du miracle par Rome. La dernière session se tiendra à Valencia début avril. Puis le dossier partira à la Congrégation pour la Cause des Saints à Rome où il sera examiné successivement par sept médecins experts, des théologiens et des cardinaux, avant d’être présenté au Saint-Père.

Cette Cause est importante en cette époque où la famille a tant besoin de soutien. Une canonisation est d’abord la reconnaissance d’une mission, confiée par l’Église.
Louis et Zélie Martin ont été canonisés à Rome le dimanche 18 octobre 2016 par sa sainteté le Pape François.

Les saints Louis et Zélie Martin
Les saints Louis et Zélie Martin

Nous avons besoin d’être aidés. Nous désirons que notre démarche de les faire connaître soit aussi portée par tous ceux qui aiment Louis et Zélie et qui ont fait l’expérience de leur proximité.

Pour faire un don (fichier PDF à télécharger)

Canonisation Point Presse

Information Presse

  • A Rome, les préparatifs de la canonisation se déroulent au mieux.
  • Père Laurent Berthout, Délégué épiscopal à l’information pour le diocèse de Bayeux et Lisieux rejoindra dès samedi le Père Olivier Ruffray et M. Emmanuel Houis déjà à Rome.
  • Vous pourrez les suivre sur #LouisZelie.
  • Père Laurent Berthout peut répondre à toutes vos questions et pourra vous envoyer des photos depuis Rome. -*Son contact est : 06 81 09 26 48 laurent.berthout14 chez orange.fr -*Pour le programme des fêtes à Lisieux pour la canonisation de Louis et Zélie Martin le 18 octobre 2015 et les 24-25 octobre
  • A Lisieux, PAS BESOIN D’ACCREDITATION PRESSE.
  • Afin de vous faciliter le reportage, nous vous recommandons de nous signaler votre présence par retour de mail.
  • Attention : pour des questions de sécurité vous ne serez pas autorisés à monter dans les structures de la Basilique.
  • Pour les prises de vue en hauteur, une seule personne membre du Sanctuaire sera habilitée. Vous pourrez obtenir des photos sur simple demande.

En vous souhaitant de bons reportages, bien cordialement

Zélie Martin ©Carmel de Lisieux -  voir en grand cette image
Zélie Martin ©Carmel de Lisieux
Louis Martin ©Carmel de Lisieux -  voir en grand cette image
Louis Martin ©Carmel de Lisieux
Louis Zélie montage ©sanctuaire Ste Thérèse de Lisieux -  voir en grand cette image
Louis Zélie montage ©sanctuaire Ste Thérèse de Lisieux
Alençon Maison Famille Martin ©sanctuaire Louis et Zélie d'Alençon -  voir en grand cette image
Alençon Maison Famille Martin ©sanctuaire Louis et Zélie d’Alençon
Alençon Maison chambre Louis et Zélie Martin ©sanctuaire Louis et Zélie d'Alençon -  voir en grand cette image
Alençon Maison chambre Louis et Zélie Martin ©sanctuaire Louis et Zélie d’Alençon
Alençon Basilique Notre Dame ©sanctuaire Louis et Zélie d'Alençon -  voir en grand cette image
Alençon Basilique Notre Dame ©sanctuaire Louis et Zélie d’Alençon
Alençon pont de la rencontre ©sanctuaire Louis et Zélie d'Alençon -  voir en grand cette image
Alençon pont de la rencontre ©sanctuaire Louis et Zélie d’Alençon
Lisieux maison des Buissonnets ©sanctuaire Ste Thérèse de Lisieux -  voir en grand cette image
Lisieux maison des Buissonnets ©sanctuaire Ste Thérèse de Lisieux
Lisieux Basilique ©sanctuaire Ste Thérèse de Lisieux -  voir en grand cette image
Lisieux Basilique ©sanctuaire Ste Thérèse de Lisieux
Lisieux façade cathédrale ©sanctuaire Ste Thérèse de Lisieux -  voir en grand cette image
Lisieux façade cathédrale ©sanctuaire Ste Thérèse de Lisieux
Lisieux maitre autel de la cathédrale Saint Pierre de Lisieux offert par Louis Martin ©sanctuaire Ste Thérèse de Lisieux -  voir en grand cette image
Lisieux maitre autel de la cathédrale Saint Pierre de Lisieux offert par Louis Martin ©sanctuaire Ste Thérèse de Lisieux
Pietro jour de la béatification 19 octobre 2008 -  voir en grand cette image
Pietro jour de la béatification 19 octobre 2008
Carmen 2015 -  voir en grand cette image
Carmen 2015
Reliquaire Louis et Zélie Martin Basilique de Lisieux -  voir en grand cette image
Reliquaire Louis et Zélie Martin Basilique de Lisieux
Thérèse à 15 ans ©Office Central de Lisieux -  voir en grand cette image
Thérèse à 15 ans ©Office Central de Lisieux

Elévation de l’église Notre-Dame d’Alençon au rang de Basilique

Nous publions ci-dessous l’homélie de Monseigneur Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux, qu’il a prononcée le dimanche 6 décembre 2009 à l’occasion de l’élévation de l’église Notre-Dame d’Alençon au rang de Basilique.

Chers frères et sœurs dans le Christ,

Nous sommes invités à entrer dans cette démarche de réveil de notre vie chrétienne que nous propose le temps de l’Avent. Nous avons besoin d’être aidés pour cela. Et, s’il y en a qui peuvent nous y aider, ce sont bien les parents de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face, les bienheureux Louis et Zélie MARTIN, qui vous sont particulièrement proches et chers, ici, à Alençon.

La première chose qui me frappe en découvrant leur vie, c’est l’appel qu’ils nous lancent à vivre la sainteté dans le quotidien le plus ordinaire des jours. Avouons que ce n’est pas forcément notre préoccupation première. Certes, le jour de la fête de Tous les Saints, nous avons entendu l’évangile des Béatitudes. Nous savons bien que la vie chrétienne a quelque chose à voir avec la sainteté… mais de là à vouloir devenir des saints, il y a un grand pas que nous nous gardons bien souvent de franchir. Ce n’est pas le cas de Louis et de Zélie Martin. La sainteté fait partie de leur projet de vie. Un jour, Zélie Martin écrira à ses filles Marie et Pauline : « Je veux devenir une sainte, ce ne sera pas facile il y a bien à bûcher et le bois est dur comme une pierre. Il eût mieux valu m’y prendre plus tôt, pendant que c’était moins difficile, mais enfin « mieux vaut tard que jamais ». ». Louis et Zélie ont compris que la sainteté n’était pas autre chose que la vie chrétienne prise au sérieux, que l’expérience croyante qu’on laisse se déployer dans toute son existence. Le secret de leur vie chrétienne a tenu en trois mots : « Dieu premier servi ». Ils sont pour nous aujourd’hui un appel : la recherche et la découverte de l’amour du Seigneur sont-elles vraiment la boussole de notre vie ?

La vie des époux Martin ressemble à la nôtre. Certes, nous la voyons aujourd’hui marquée par leur époque, par la mentalité du temps et la culture de leur milieu. Mais, fondamentalement leur existence ressemble à celle de millions d’autres : une vie de couple où les tempéraments de Louis et de Zélie, si différents par certains côtés, apprennent à s’ajuster, une vie de famille nombreuse, une petite entreprise qui est source de revenus mais aussi de bien des soucis, des joies familiales, le souci des vieux parents, des épreuves de santé, des deuils, une pratique religieuse fidèle qui devait être semblable à celle d’un certain nombre de pratiquants pieux de cette paroisse Notre-Dame au 19° siècle. Pourtant, chez eux, cette vie quotidienne qui n’a rien d’extraordinaire ni d’héroïque va être habitée par cette perception profonde de la présence mystérieuse de Dieu, par cette conviction que nous sommes sous sa Providence, c’est-à-dire que tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu. Cette foi qui les guide s’exprime en une confiance profonde dans cet amour que Dieu a pour nous. Si le Seigneur est là, s’il nous aime, s’il veille sur nous et nous guide, pourquoi avoir peur ? Laissons-nous conduire par lui. Zélie dit : « Quand je pense à ce que le bon Dieu, en qui j’ai mis toute ma confiance et entre les mains de qui j’ai remis le soin de mes affaires, a fait pour moi et mon mari, je ne puis douter que sa divine Providence ne veille avec un soin particulier sur ses enfants ». Qu’en est-il pour nous ? Vivons-nous dans cet accueil de la présence de Dieu en nous ? Demeurons-nous en Dieu comme Lui en nous ? Laissons-nous le Seigneur nous établir dans la confiance et dans la paix ?

Louis et Zélie cherchent à découvrir ce que Dieu attend d’eux et à faire sa volonté. C’est cette recherche qui guide les décisions qu’ils sont amenés à prendre ou leurs actions quotidiennes, dans les grandes comme dans les petites choses. Inviter à faire la volonté de Dieu est également au cœur de l’éducation qu’ils donnent à leurs filles. Ils cherchent à déchiffrer à travers les événements de leur vie ce que Dieu veut leur faire comprendre, pour qu’ils puissent dire « oui », comme la Vierge Marie à l’ange de Dieu. Ils cherchent à faire la volonté de Dieu dans leur vie de couple, dans l’éducation de leurs filles, dans leur vie de famille, dans leur travail professionnel, dans leur vie de paroisse ou d’association. Ils ne font pas de séparation entre une sphère religieuse de leur existence et une sphère profane. Ils savent que c’est toute leur vie qui doit être sanctifiée, qui doit être vécue sous le regard de Dieu. Qu’en est-il pour nous ? Notre vie est-elle toute éclairée par l’Evangile ? A-t-elle ses zones d’ombre ? Ses résistances à l’Esprit ? Profitons du temps de l’Avent pour nous mettre dans la lumière de Dieu. Zélie et Louis cherchent, chacun à leur manière et chacun aux différentes étapes de leur existence, à discerner l’attitude de foi que Dieu attend d’eux. Devant le danger de mort qui guette tel ou tel de leur nouveau-né, devant l’apparition du cancer pour Zélie, celle de la maladie cérébrale pour Louis, ils prient, ils demandent au Père, comme le Christ aux Jardin des oliviers, d’éloigner cette coupe d’eux-mêmes mais ils ajoutent aussitôt comme lui : « que ta volonté soit faite et non la mienne ». Zélie dit à ses filles : « Nous devons nous mettre dans la disposition d’accepter généreusement la volonté du bon Dieu, quelle qu’elle soit, car ce sera toujours ce qu’il peut y avoir de mieux pour nous. ». Ne voyons pas dans ces expressions un quelconque masochisme ou une complaisance sacrificielle morbide. Louis et Zélie cherchent l’attitude juste pour se donner à Dieu et se donner aux autres. Dans sa dernière lettre, adressée à son frère, quelques jours avant sa mort, Zélie écrit : « Que voulez-vous ? Si la Sainte Vierge ne me guérit pas, c’est que mon temps est fait et que le bon Dieu veut que je me repose ailleurs que sur la terre… ». Louis, de son côté, voit partir chacune de ses filles vers la vie religieuse. Il risque de se retrouver seul mais il ne veut pas les garder pour lui. Il vit la situation d’Abraham à qui Dieu demande son fils. Lors de l’entrée de Thérèse au Carmel, à quelqu’un qui lui dit qu’il n’a rien à envier à Abraham, il répond vivement : « Oui, mais, je l’avoue, j’aurais levé lentement mon glaive, espérant l’ange et le bélier. ». Oui, Louis et Zélie Martin veulent suivre le Christ qui prend cette route du don total de soi-même et ils savent dans la foi quelle fécondité contient un tel don.

En contemplant leur vie, nous voyons que c’est bien dans la prière, dans l’Eucharistie, dans une vie ecclésiale régulière et dans une attention très réaliste aux autres, qu’ils puisent, au jour le jour, le dynamisme de leur don de soi. Ils sont ainsi les témoins de la joie, de la vraie joie, celle de croire et de vivre dans le Christ.

Frères et sœurs, nous célébrons ce matin l’Eucharistie du Seigneur. Nous sommes, nous aussi, appelés à nous décentrer de nous-mêmes, à nous tourner vers les autres et à vivre un véritable don de soi. Louis et Zélie Martin nous montrent la route. Qu’ils intercèdent pour nous. Qu’ils nous aident, pendant ce temps de l’Avent, à poursuivre notre marche avec le Seigneur, d’un pas plus résolu.
Amen.

+ Jean-Pierre cardinal RICARD
Archevêque de Bordeaux
Evêque de Bazas

Journée en l’honneur de saint Louis Martin

La maladie de Louis Martin, par le Père Gabriel Ribreau

Louis martin raconté par Céline

Louis martin150

« En 1887, il y avait environ 20 ans que notre père chéri avait été piqué à la tête, par une mauvaise mouche… derrière l’oreille droite. Ce mal empira tout d’un coup et papa dut consulter un spécialiste qui lui fit subir un traitement des plus douloureux, traitement qui augmentait considérablement le volume de la plaie… Les signes avant coureurs de la paralysie cérébrale se succédaient avec une telle rapidité que bientôt nous n’eûmes plus aucun doute sur l’issue certaine de la maladie … Mon cher petit père perdant peu à peu la mémoire, il s’en affectait beaucoup et moi je m’en inquiétais…"

Louis Martin en famille

Thérèse raconte dans l’Histoire d’une Ame : « Je ne savais pas que le 12 février 1889, un mois après ma prise d’habit, notre Père chéri boirait à la plus amère, à la plus humiliante de toutes les coupes… » (Manuscrit A, 73 r°). Monsieur Martin est en fait transféré dans une maison de santé à Caen, à la suite d’hallucinations qui ont pris une forme inquiétante pour l’entourage.

Louis, à ses moments de lucidité, va vivre cette grande épreuve dans la foi, comme il a vécu toute sa vie. Il avait confié à ses filles : « Mon but, c’est d’aimer Dieu de tout mon cœur ».

Pendant trois ans, il va vivre en hôpital psychiatrique, où il sera un apôtre au milieu des malades, tout en désirant « être apôtre autre part que là !… Toujours vivre pour la plus grande gloire de Dieu », comme il aimait à le répéter. Il reconnait aussi « C’est pour expier mon orgueil que je suis ici. »

Les soignants en sont interloqués, ce qui fait dire à une religieuse : « nous n’avons jamais vu cela ici… c’est un saint que nous soignons ! Depuis le peu de temps qu’il est ici, il a su se faire aimer. On voit que c’est une épreuve, cela ne lui va pas d’avoir cette maladie et ce n’en est que plus pénible ! »

Louis Martin a rejoint la Patrie céleste dix sept années après son épouse, éprouvé par une artériosclérose cérébrale, le 29 juillet 1894 à l’âge de 71 ans.

  • Une journée ouverte à tous, avec une attention particulière pour les personnes veuves vendredi 29 juillet 2016 : conférence « L’union de saint Louis Martin avec son épouse pendant son veuvage » par Monsieur Emmanuel Houis, 50 rue Saint Blaise à Alençon. Information : 02 33 26 09 87

La famille Martin et la Visitation du Mans (partie I)

Les religieuses de la Visitation sont des contemplatives qui restent proches du monde extérieur. Leurs statuts déposés à Rome par les fondateurs de cette congrégation, Jeanne de Chantal et François de Sales, sont acceptés en 1612.

Vingt-deux ans plus tard, le 22 juillet 1634, un monastère est fondé au Mans, sur le site de l’actuelle place de la République. A la Révolution, il est réquisitionné. En 1792, il devient tribunal révolutionnaire et prison d’Etat. A leur retour sur le site en 1820, les Visitandines s’installent rue des Champs Garreaux (actuellement, rue Albert Maignan).

C’est dans ce monastère que Marie-Louise Guérin, la sœur de Zélie Martin, est entrée sous le nom de Sœur Marie-Dosithée.

Marie Martin, pensionnaire
Marie Martin, pensionnaire
Pauline Martin, pensionnaire
Pauline Martin, pensionnaire

Au début d’octobre 1868, Louis Martin se décide de mettre en pension ses deux aînées, Marie et Pauline, alors âgées de huit ans et demi et sept ans. Il entend en cela alléger le labeur de son épouse dont la santé ne cesse pas de l’inquiéter. Il veut aussi profiter de la présence de sa belle-sœur pour assurer à ses petites le bienfait d’une éducation particulièrement soignée.

Une institution d’enseignement jouxtait la Visitation du Mans fréquentée par des élèves de la haute société. Marie et Pauline doivent à l’intervention de leur tante d’y prendre rang.

Soeur Marie-Dosithée, visitandine au Mans
Soeur Marie-Dosithée, visitandine au Mans

Zélie vient régulièrement s’entretenir avec sa sœur. Le parloir du Mans devient le hâvre d’intimité et de confidence où chercher réconfort et appui. Dans une lettre qu’elle écrit à son frère et sa belle-sœur en janvier 1869, Zélie s’inquiète des soucis de santé de sa sœur et témoigne de son attachement à celle-ci : « Je vois cela avec la plus grande peine. Je perdrai tout en la perdant, elle m’est bien chère et bien utile à mes enfants. J’ai le cœur tout triste en y pensant. Quand il me faudra retourner à la Visitation lorsqu’elle n’y sera plus, le courage me manquera. »

La famille Martin et le monastère de la Visitation du Mans (partie II)

Dans « Histoire d’une âme », Thérèse aime se rappeler le bonheur qu’elle éprouvait à voir revenir de la Visitation du Mans, ses deux soeurs aînées : Marie et surtout Pauline qui, la prenant dans ses bras, lui témoignait beaucoup d’affection et d’attention.

Mais encore, elle ne manque pas de se souvenir de son voyage jusqu’au Mans pour visiter sa tante. On vous la laisse suivre au fil des détails épiques qui nous permettent d’imaginer aisément la scène de cette anecdote. Thérèse n’a que 3 ans.

PhTh4ans"Je me rappelle du voyage que j’ai fait au Mans, c’était la première fois que j’allais en chemin de fer. Quelle joie de me voir en voyage seule avec Maman !… Cependant je ne sais plus pourquoi je me suis miser à pleurer et cette pauvre petite Mère n’a pu présenter à ma tante du Mans qu’un vilain petit laideron tout rouge des larmes qu’il avait répandues en chemin…
Je n’ai gardé aucun souvenir du parloir mais seulement du moment où ma tante m’a passé une petite souris blanche et un petit panier en papier bristol rempli de bonbons sur lesquels trônaient deux jolies bagues en sucre juste de la grosseur de mon doigt, aussitôt je m’écriai - « Quel bonheur ! il y aura une bague pour Céline. » Mais ô douleur ! je prends mon panier par l’anse, je donne l’autre main à Maman et nous partons, au bout de quelques pas je regarde mon panier et je vois que mes bonbons étaient presque tous semés dans la rue, comme les pierres du petit poucet… Je regarde encore de plus près et je vois qu’une des précieuses bagues avait suivi le sort fatal des bonbons… Je n’avais plus rien à donner à Céline !… alors ma douleur éclate, je demande à retourner sur mes pas, maman ne semble pas faire attention à moi. C’en était trop, à mes larmes succèdent mes cris… Je ne pouvais comprendre qu’elle ne partage pas ma peine et cela augmentait de beaucoup ma douleur…"

Plus tard, dans une lettre qu’elle adresse le 3 avril 1894 à soeur Marie-Aloysia Vallée, Thérèse évoque encore ce voyage qui a marqué son âme d’enfant : « Je me souviens parfaitement de mon voyage à la Visitation du Mans à l’âge de 3 ans, je l’ai renouvelé bien des fois par le cœur, et la grille du Carmel n’est pas un obstacle qui m’empêche de visiter souvent ma chère Tante et toutes les Mères Vénérées qui veulent bien aimer sans la connaître la petite Thérèse de l’Enfant-Jésus… »

Zélie GuérinZélie, la maman de Thérèse, conte cet épisode dans sa lettre du 29 avril 1875 à son frère et sa belle-soeur : « J’oubliais de vous donner des nouvelles de ma soeur que je viens de voir. Ma soeur se porte bien en ce moment. J’ai emmené la petite Thérèse qui était très heureuse de partir en chemin de fer. Quand nous sommes arrivées au Mans, elle était fatiguée, elle a pleuré. Elle est restée au parloir tout le temps sage comme une grande fille ; sa tante n’en revenait pas, mais ce n’est pas son habitude. Je ne sais ce qu’elle avait, son petit cœur était gros, enfin les larmes sont venues sans bruit. Elle était suffoquée. J’ignore si ce sont les grilles qui lui ont fait peur. Après, tout a bien été. Elle répondait à toutes les questions, comme si elle avait passé un examen ! La Supérieure est venue la voir et lui a fait de petits cadeaux. Je lui ai dit : ’Demande à la bonne Mère qu’elle te donne sa bénédiction. - Elle a repris : Ma Mère, voulez-vous venir chez nous ?’ Cela a fait rire tout le monde. »

phtantedositheevisitandinerec180 00e6eEnfin, voici la version des faits de la tante Dosithée, fondée sur cette même entrevue au parloir du lundi de Pâques 1875 : « Zélie m’a amené sa petite Thérèse. C’est une petite fille qui est très mignonne et d’une obéissance rare ; elle a fait tout ce qu’on lui a dit sans se faire prier et a été si tranquille qu’on l’aurait fait rester, toute la journée, assise sans bouger. Que j’ai été contente de voir ce cher petit Ange ! »

Le Monastère du Grand-Saint-Bernard et Louis Martin

« Ici, le Christ est adoré et nourri »
Voilà la phrase qu’on lit en franchissant la porte de l’Hospice du Grand-Saint-Bernard et que le Bienheureux Louis Martin, alors âgé de 20 ans franchit pour la première fois le 14 septembre 1843.

Le Monastère du Grand-Saint-Bernard au temps de Louis Martin

Le Monastère du Grand-Saint-Bernard vers 1843
Le Monastère du Grand-Saint-Bernard vers 1843

Au Grand-Saint-Bernard, les bâtiments et la spiritualité sont les mêmes aujourd’hui que du temps de Louis Martin ; l’accueil du prochain est la vocation première du Grand-Saint-Bernard. A l’hospice, chacun est reçu, quelle que soit sa religion, selon la devise de la Congrégation.

En 1843 et 1845 lorsque Louis Martin est venu à l’Hospice du Grand-Saint-Bernard, les chanoines avaient aussi pour vocation et mission de secourir les voyageurs franchissant les Alpes. Offrant l’asile sans rien demander en retour, les chanoines vont même au-devant de la souffrance. Qu’une tempête survienne, les voilà qui partent, de jour comme de nuit, à la recherche d’éventuels passants en détresse, afin de les guider vers la maison protectrice.

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Le désir de vocation de Louis Martin

Concernant la vocation de Louis Martin de devenir religieux dans cet ordre, on peut dire qu’en visitant pour la première fois en septembre 1843 le célèbre site monastique, Louis fait une démarche de pèlerin, cette vie de prière et de charité de ces religieux qui risquent leur vie pour secourir les personnes perdues en haute montagne le fascine.

Registre du Monastère en date du 14 septembre 1843
Registre du Monastère en date du 14 septembre 1843

D’ailleurs deux ans plus tard, au seuil de l’automne 1845, Louis Martin retourne à l’Hospice du Grand-Saint-Bernard pour demander à entrer dans cette congrégation des chanoines de Saint-Augustin.

Signaure de Louis Martin au 14 septembre 1843
Signaure de Louis Martin au 14 septembre 1843

Mais ne sachant pas le latin, Louis Martin n’est pas accepté au postulat. Le prieur l’invite à retourner chez lui afin de se mettre à l’étudier. Pendant plus d’une année Louis prendra des cours particuliers, mais la maladie vient interrompre ses efforts. Louis voit un signe de la Providence et renonce, le cœur lourd, à la vie monastique.

Le Monastère du Grand-Saint-Bernard aujourd’hui

L’Hospice du Grand-Saint-Bernard et sa devise sont les mêmes, aujourd’hui et lors de sa fondation en 1050 par Saint Bernard de Menthon. Le geste de saint Bernard demeure un signe de bonté et de justesse sur le chemin des hommes.

Le Monastère du Grand-Saint-Bernard aujourd'hui
Le Monastère du Grand-Saint-Bernard aujourd’hui

A la différence des passants d’hier, qui redoutaient le périple, ceux d’aujourd’hui choisissent délibérément de rejoindre le col.

Eté comme hiver, affluent les voyageurs, randonneurs, pèlerins venus se ressourcer, ou touristes désireux de découvrir un haut lieu du patrimoine spirituel de l’humanité.

Sur les photos ci-dessous, le chœur de l’église du Monastère du Grand-Saint-Bernard que Louis Martin a connu et le réfectoire où il signa le livre des voyageurs en 1843.

Chapelle et réfectoire, Monastère du Grand-Saint-Bernard
Chapelle et réfectoire, Monastère du Grand-Saint-Bernard

Dans un témoignage, Céline dit à propos de son papa et de l’hospice :

« J’ai toujours pensé que dans ses désirs de vie religieuse, son choix du Grand-Saint-Bernard pour vivre dans les hauteurs, loin du tumulte des villes, n’était pas étranger à son attrait du risque pour courir au secours des voyageurs en détresse dans les glaciers. »

Thérèse au Monastère du Grand-Saint-Bernard

Au cours de leur parcours en Suisse l’été dernier, les Reliques de Sainte Thérèse se sont arrêtées au Monastère du Grand-Saint-Bernard, en hommage à Louis Martin.

Le Chanoine Raphäel avec le reliquaire de Saint Bernard de Menthon et le Chanoine Jean-Pierre Voutaz tenant le livre des voyageurs comportant la signature de Louis Martin, aux côtés du reliquaire de Thérèse

Sur la photo, le Chanoine Raphäel avec le reliquaire de Saint Bernard de Menthon et le Chanoine Jean-Pierre Voutaz tenant le livre des voyageurs comportant la signature de Louis Martin, aux côtés du reliquaire de Thérèse.

Nous remercions Paulo Martins, l’organisateur du voyage des reliques de Thérèse en Suisse, pour sa collaboration.

Lettre à l’Ordre à l’occasion de la Canonisation de Louis et de Zélie Martin

ROME, 18 OCTOBRE 2015 JOURNEE MONDIALE DES MISSIONS

Chères frères et sœurs dans le Carmel,

Dimanche prochain 18 octobre, sur la place Saint-Pierre, le pape François inscrira solennellement les époux Louis Martin et Zélie Guérin, parents de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte face, au canon des Saints, que l’Eglise propose comme exemple de vie chrétienne aux fidèles du monde entier, pour qu’il deviennent une source d’inspiration et des compagnons sur le chemin dont nous pouvons recevoir encouragement, lumière et consolation. C’est un motif de grande joie et de remerciement au Seigneur pour nous tous, qui avons à peine conclu la célébration du Ve centenaire de la naissance de Sainte Thérèse d’Avila, mère de notre famille religieuse, en laquelle l’Eglise reconnaît un lieu particulièrement plein de témoins crédibles de la beauté et de l’amour de Dieu. Cette canonisation est un signe de plus que le Seigneur nous donne pour consolider notre foi et nous donner courage notre chemin de Carmes appelés à expérimenter la « tendresse combative » de l’Epoux (cf. Evangelii gaudium 85), qui par son amour veut mettre le feu à l’espérance dans le cœur de tous les hommes. Nous vivons une période historique marquée par une profonde transformation, qui affecte tous les niveaux de la vie humaine – coutumes, culture, religion, société, économie à un niveau global, engendrant des tensions et des peurs. Des sentiments d’insécurité et de méfiance réciproque voient le jour, sont créés des situations d’injustice et d’instabilité qui mettent à dure épreuve le vivre ensemble pacifique et la confiance entre les personnes, choses essentielles pour un chemin commun et fécond. La vision biblique de l’homme, dans sa dualité d’être d’homme et de femme, et la compréhension de sa signification face à la vie ne sont plus un patrimoine commun mais au contraire, mais sont remis en cause. Au centre de cette bataille pour la vie se trouve la famille naturelle, fondée sur la simple reconnaissance de la différence providentielle entre homme et femme qui permet, à l’intérieur d’une relation d’alliance basée sur un amour réciproque, d’engendrer, de prendre soin, de faire croître la vie humaine, non seulement pour elle-même mais aussi pour tout être humain. La canonisation des époux Martin est un signe des temps qui nous interpelle profondément parce qu’elle a une valeur pour notre époque. L’église de fait si, guidée par l’Esprit Saint, a décidé pour la première fois dans son histoire – de canoniser ensemble un couple d’époux, au cours de la célébration de la XIVe Assemblée Générale Ordinaire du Synode des Evêques, qui a pour thème la vocation et la mission de la famille dans l’église et dans le monde contemporain, et ce au cours du dimanche consacré à la Journée Mondiale Des Missions.

Une famille exemplaire ? Un siècle et demi a passé depuis que Louis et Zélie, au milieu de la nuit du 12 juillet 1858 se sont mariés à Alençon, ayant changé radicalement beaucoup de choses, tant dans l’église que dans la culture européenne. En quel sens leur mariage et l’histoire de leur famille peuvent être exemplaires pour nos jours quand le modèle même de famille et la praxis en vigueur sont loin de ce qu’ils croyaient et vivaient ? Avant tout, il faut préciser qu’il est nécessaire se libérer des préjugés et des clichés culturels qui cataloguent immédiatement comme antique et d’un autre monde tout ce qui appartient à l’univers du XIXe siècle. Si nous observons de près la vie de la famille Martin, nous voyons un homme et une femme qui ont vécu une histoire commune, marquée par des événements comme nous pouvons aujourd’hui les identifier, parce qu’ils sont simplement humains : ils ne sont pas très jeunes selon le standard de l’époque (quand ils se sont connus – et peu de mois après ils se sont mariés – elle avait 27 ans et lui 35), ils se sont unis dans le mariage et ont mis en commun leur vie, apprenant jour après jour à partager leurs capacités, les responsabilités, les charges, les joies et les peines. Louis avait une horlogerie. Zélie avait ouvert pour son compte une entreprise de production du fameux Point d’Alençon. Leurs travaux respectifs garantissaient un certain niveau de vie, et cependant ils vivaient sans ostentation ni appréhension, bien qu’à un certain moment les conditions socio-économiques ont été plus difficiles à cause de la guerre entre la France et la Prusse (1870 – 1871). Travailler tous les deux, concevoir neuf enfants, s’en occuper, affronter la lutte pour la mort de quatre d’entre eux dans un âge très tendre, ne fut certainement pas facile, surtout pour Zélie, femme très entreprenante, qui avait la responsabilité de donner du travail, et de fait de donner à manger à ses employées et à leurs familles. Louis était toujours à ses côtés portant les charges avec sa femme, avec sérénité délicatesse, la soutenant de sa présence et optant, à un moment déterminé, de laisser son travail pour répondre aux exigences de sa femme, qu’il voyait chaque jour plus fatiguée, et l’aider faire tourner l’entreprise, surtout quand la maladie l’a arrêtée qui l’affecta jeune, l’amenant à la mort en mille huit cent soixante-dix-sept, quand elle avait seulement quarante-six ans. Louis s’est retrouvé dans une condition de veuf jusqu’à la mort, qui eut lieu dix-sept ans après ; après une humiliante maladie qui affecta ses facultés mentales. Il s’est occupé de ses cinq filles et de leur éducation, s’engageant totalement et décidant de déménager d’Alençon à Lisieux, donnant ainsi à ses filles la possibilité d’être suivies par leur tante Céline, avec laquelle elles avaient une relation d’estime et d’amour. Les cinq entrèrent au monastère. Il les accompagna toute dans ce processus – surtout la petite Thérèse, la préférée – ce ne fut pas pour lui un petit sacrifice, même s’il le vivait comme une généreuse offrande de sa vie et de ses enfants à Dieu, comme ils l’avaient toujours fait ensemble avec Zélie. D’autre part, il avait choisi pour sa famille le slogan de Jeanne d’Arc : Dieu premier servi.

Le mariage : vocation et amitié Un choix bref de quelques traits concrets de l’expérience familiale de Louis et Zélie nous permet de capter facilement les analogies avec l’expérience de tant de familles qui aujourd’hui doivent affronter des difficultés économiques, concilier le rythme frénétique du travail avec l’éducation des enfants, donner un sens aux souffrances qui inévitablement frappent à la porte, mettant en péril l’harmonie familiale. Mais le motif pour lequel l’Eglise considère comme exemplaire leur témoignage de vie conjugale est beaucoup plus profond et tient au fait de voir la vérité de l’amour humain à l’intérieur du projet divin de la création. Si nous allons à la racine de leur expérience, nous trouvons ensuite deux éléments qui sont actuels pour illustrer comment on peut « fonctionner » une relation d’amour et pouvoir dire ainsi une parole aux couples, surtout aux jeunes, qui sont découragés devant l’exemple de tant de naufrages, et conservent aussi dans le cœur le désir de fonder un foyer, ne croient pas possible la fidélité se résignant à une forme médiocre de vie. Le premier élément est de vivre la rencontre avec l’autre et le mariage comme vocation. À ceci Louis et Zélie ont été préparés par leur propre histoire personnelle, du fait que tous les deux avaient pensé vivre leur vie chrétienne en se consacrant à Dieu. Ce n’est pas cet élément, assurément, qui est exemplaire, mais la sensibilité et l’attitude pour percevoir et concevoir leur existence propre comme un dialogue avec leur Créateur, qui a un projet et qui va laisser des traces sur le chemin qu’il leur indique, pour un regard attentif, qu’est né le chemin pour rassasier la soif de son propre cœur. C’est seulement en se percevant comme un don qui vient de Dieu et en apprenant à regarder l’autre comme visage de l’amour du Père, qu’il est alors possible de construire sa propre maison avec un fondement stable. Ceci ressort clairement pour Zélie quand, lorsqu’elle voit s’approcher son futur mari bien qu’elle parcoure en sens opposé le pont Saint-Léonard d’Alençon, et a senti résonner en elle une voix qui lui disait : « c’est l’homme que j’ai préparé pour toi ». Le second élément est la conséquence directe de ce regard et de cette ouverture de cœur : vivre la relation avec son propre femme/avec son propre mari comme une clef de l’amitié. L’estime et le respect qui jaillisse de la spontanéité de se reconnaître gratuitement comme liés, et le goût d’être une aide l’un pour l’autre, apportent la patience, l’humilité, la ténacité, la tendresse, la confiance et la curiosité nécessaire pour que la relation ne dégénère pas en recherche de soi-même dans l’autre, dans une tentative d’exercer un pouvoir, dans l’usure de la répétition. Dans des expressions comme celle-ci : « je te suis en esprit durant tout le jour ; je me dis : « il fait telle chose en ce moment ».Il me tarde bien d’être auprès de toi , mon cher Louis ; je t’aime de tout mon cœur, et je sens encore redoubler mon affection par la privation que j’éprouve de ta présence ; il me serait impossible de vivre éloignée de toi » ( Correspondance familiale 108) ; « Je suis toujours heureuse avec lui, il me rend la vie bien douce. C’est un saint homme que mon mari, j’en désire un pareil à toutes les femmes, voilà le souhait que je leur fais pour la nouvelle année », (Correspondance familiale 1) ce n’est pas de la mièvrerie, c’est l’expression de la solidité d’un amour sincère. Les différentes sensibilités, les nombreux détails de la vie conjugale, qui parfois progressivement engendre une distance et refroidissent l’intimité, ont été vécu par Louis et Zélie comme des occasions pour porter un regard chargé de sympathie et de tendre acceptation de leur propre différence, comme il apparaît dans ce texte : « quand tu recevras cette lettre, je serai occupée à t’arranger ton établi ; il ne faudra pas te fâcher, je ne perdrai rien, même pas un vieux carré, pas un bout de ressort, enfin, rien, et puis ce sera bien propre dessus et dessous ! Tu ne diras pas que « j’ai simplement déplacé la poussière », car il n’y en aura plus. (…) Ta femme, qui t’aime plus que sa vie » (Correspondance familiale 46).

La transmission de la vie : engendrer et éduquer Au début pour Zélie et Louis vivre le mariage et s’ouvrir à la vie ne fut pas facile. Ils ont dû comprendre qu’aimer Dieu de tout leur cœur passait par l’engagement de toute leur énergie dans le couple, de manière que le Père puisse prendre soin de sa création et continuer à édifier son Eglise comme famille des enfants de Dieu. Ce fut la sincérité de leur mutuelle recherche de la volonté de Dieu et la docilité aux conseils d’un prêtre qui les accompagnait, qui les a aidés à comprendre la beauté de la vocation matrimoniale, alors qu’il pensait vivre dans la continence. 9 enfants naquirent de leur union pleine de joie pour ces vies : « quand nous avons eu nos enfants, nos idées ont un peu changé ; nous ne vivions plus que pour eux, c’était tout notre bonheur, et nous ne l’avons jamais trouvé qu’en eux. Enfin, rien ne nous coûtait plus ; le monde ne nous était plus à charge. Pour moi, c’était la grande compensation, aussi, je désirais en avoir beaucoup, afin de les élever pour le ciel. Quatre d’entre eux sont déjà bien placés et les autres, oui, les autres iront aussi, dans ce royaume céleste, chargé de plus de mérites, puisqu’ils auront plus longtemps combattu »(Correspondance familiale 192). Dans ce texte apparaissent quelques-uns des aspects centraux de la manière de vivre la relation avec leurs enfants, qu’aujourd’hui les familles doivent redécouvrir : la naissance d’un enfant comme un cadeau, toujours – même quand sa vie est brève et pleine de travaux – parce qu’il vient de Dieu et qu’il va à Dieu. Éduquer signifie initier à la connaissance de la propre origine du bien, Le Père, enseigner à désirer le ciel et à vivre l’existence – les travaux, l’engagement, les souffrances – comme une préparation, quelque chose de précieux si on l’accueille avec confiance et amour comme un pas sur le chemin qui mène au but et la croissance de la valeur de la personne. Tout cela est convaincant et se transforme en une vérité qui façonne la conscience et donne des forces pour le chemin, quand les enfants peuvent voir et presque respirer dans la chair de leurs propres parents comme quelque chose qui donne sens au temps et aux activités. L’aspiration de Zélie à la sainteté, pour elle-même et pour les êtres qui lui sont chers, était constante, bien qu’elle connaisse ses propres limites et le temps perdu : « je veux devenir une sainte, ce ne sera pas facile, il y a bien 1 bûcher et le bois est dur comme 1 pierre. Il n’est mieux valu m’y prendre plutôt, pendant que c’était moins difficile, mais enfin « mieux vaut tard que jamais. » (Correspondance familiale 110). Elle écrit à son frère : « je vois avec plaisir que tu es bien considéré à Lisieux ; Tu vas devenir un homme de mérite, j’en suis très heureuse, mais je désire avant tout que tu sois un saint. » (Correspondance familiale 116). Même face à sa fille de caractère difficile, Léonie, qui au collège avait été appelée « une enfant terrible », alors avec la douloureuse conscience de ses limites – « la pauvre enfant est couverte de défauts comme d’un manteau. On ne sait par où la prendre. » (Correspondance familiale 185) – la confiance soutenue par la foi en la bonté de Dieu et l’abandon à son propre projet de salut ne lui manque pas : « le Bon Dieu est si miséricordieux que j’ai toujours espéré en lui et que j’espérerais toujours » (Ivi). Nous connaissons bien, par le testament de Sainte Thérèse, la grande intimité de Louis avec Dieu et de quelle manière cela se reflétait sur son visage : « parfois ses yeux se remplissaient de larmes qu’il s’efforçait en vain de retenir, il semblait déjà ne plus tenir à la terre, tant son âme aimait à se plonger dans les vérités éternelles » (Ms A 17v°) ; « la petite Reine était toute seule auprès de son Roi, n’ayant qu’à le regarder pour savoir comment prient les Saints » (Ms A 18). Au cours de sa maladie, dans les moments de pleine conscience, bien que se sentant humilié, Louis répétait : « tout pour la plus grande gloire de Dieu ! » Dans un climat de ce type, le spirituel est la substance de la vie et les choses s’illuminent dans la perspective de l’éternité, cela étant naturel. La famille peut récupérer ainsi sa caractéristique originale, pour le moins peu reconnu de nos jours, d’être « le premier lieu où on apprend à communiquer », comprenant « la communication comme découverte et construction de la proximité » (Message du Saint Père François à l’occasion de la 49e journée mondiale des communications sociales, 17 mai 2015).

Un couple sensible, accueillant et généreux L’attention à l’autre et la gratitude pourrait être comme chacun doit être, exercée dans la relation conjugale et qui se changent en souci pour la croissance morale et spirituelle des enfants, avait dans la famille Martin un important complément dans la charité généreuse, l’accueil des pauvres, l’attention à celui qui est dans la nécessité. L’amour de Dieu, quand il existe, est inséparable de l’amour du prochain, et de façon spéciale, il se tourne vers celui qui a besoin d’aide. Ils sont nombreux les épisodes dans lesquels apparaît avec clarté dans la vie de Zélie et Louis Martin la beauté de cette attention au prochain – en commençant par les ouvrières qui travaillaient à la fabrique de dentelles, et qu’elle traitait comme ses filles (cf. Correspondance familiale 29) – parce qu’elles sont la chair du Christ, ces personnes sont spécialement aimées par Dieu. (cf. Evangelii gaudium 24.178). C’est une attention à la personne tout entière, dans son corps et dans son âme, qui se change en justice rétributive, dans le fait de partager sa propre table, dans le souci de la recherche d’un lit pour le mendiant, dans la préoccupation pour réconforter avec la proximité sensible de Dieu au moment de la mort par la présence d’un prêtre, par une généreuse aide économique un frère en difficulté, dans le goût d’être au service de la joie des autres, en se solidarisant avec la souffrance de ceux qui ont souffert la perte d’un être cher, dans la visite aux malades.

L’attention aux pauvres des époux Martin fait parti d’un style de pauvreté qui marque dans l’esprit de leurs filles le sens concret de la présence de Jésus et de la vérité de son Évangile. Sa sobriété n’est pas pingrerie mais l’attitude qui contraste avec la tendance du cœur à se fermer dans l’avarice de son propre temps, de ses propres énergies, de ses propres ressources spirituelles et matérielles. La joie dans la pauvreté qui les rend riches en humanité qui s’alimente de l’expérience de tenir sa propre richesse dans l’accueil de la grâce du Christ, reconnaissant ses propres faiblesses et ses fautes, recevant la miséricorde de Dieu, pour vivre en union avec lui, solidaire avec les frères jusqu’à leur manifester toujours des sentiments de miséricorde : « mon Dieu, que c’est triste une maison sans religion ! Combien la mort y apparaît affreuse ! (…) j’espère que le bon Dieu va prendre cette pauvre femme en pitié ; elle a été si mal élevée qu’elle est bien excusable » (Correspondance familiale 145) ; ” prie beaucoup Saint-Joseph pour le père de la bonne qui est gravement malade, je regretterais beaucoup que ce brave homme meure sans confession » (Correspondance familiale 195) ; « j’ai eu tant de fatigues que j’en ai été malade à mon tour .(…) il fallait cependant que je reste debout une partie des nuits , à soigner la bonne » (Correspondance familiale 123) ; « j’ai tant tourmenté mon mari , qu’il s’est décidé à vendre une partie de son Crédit Foncier ,avec une perte de treize cents francs sur onze mille francs qu’il a rapportés. Si mon frère a besoin d’argent , qu’il m’en demande de suite et qu’il me dise s’il faut vendre le reste , cela déplait à Louis de perdre autant » (Correspondance familiale 68) ; « je l’ai prié de venir ici toutes les fois qu’il aurait besoin de quelque chose, mais jamais il n’est venu. Finalement, au commencement de l’hiver, ton père le rencontre un dimanche qu’il faisait très froid : il avait les pieds nus et grelottait. Pris de pitié pour cet infortuné, il a commencé toutes sortes de démarches pour le faire entrer à l’Hospice. (…) Ton père ne s’est pas tenu pour battu : il avait cette cause à cœur et il a dressé de nouveau toutes ses batteries pour le faire entrer aux Incurables » (Correspondance familiale 175).

La source de la sainteté de leur vie Dans l’homélie de la veillée de prière pour le Synode de la Famille célébré sur la place Saint-Pierre le 3 octobre dernier, le Pape François dit : : « Pour comprendre aujourd’hui la famille, entrons nous aussi – comme Charles de Foucauld – dans le mystère de la Famille de Nazareth, dans sa vie cachée, ordinaire et commune, comme celle du plus grand nombre de nos familles, avec leurs peines et leurs joies simples ; vie tissée de patience sereine dans les contrariétés, de respect pour la condition de chacun, de cette humilité qui libère et fleurit dans le service ; vie de fraternité qui surgit du fait de se sentir partie d’un unique corps. La famille est le lieu d’une sainteté évangélique, réalisée dans les conditions les plus ordinaires. Il s’y respire la mémoire des générations et s’y enfoncent des racines qui permettent d’aller loin. C’est le lieu du discernement, où on s’éduque à reconnaître le dessein de Dieu sur sa propre vie et à l’embrasser avec confiance. C’est un lieu de gratuité, de présence discrète, fraternelle et solidaire, qui apprend à sortir de soi-même pour accueillir l’autre, pour pardonner et être pardonnés. » Cette description nous donne le moyen dont la famille Martin peut nous être contemporaine. Sa canonisation montre à toutes les familles, en premier lieu aux familles chrétiennes la beauté extraordinaire des choses ordinaires, quand sa propre histoire se reçoit des mains de Dieu et lorsque nous la lui offrant avec la sereine certitude que « le plus sage et le plus simple, dans tout cela, est de se résigner la volonté de Dieu et de se préparer d’avance à porter sa croix le plus courageusement possible »( Correspondance familiale 51) se disposant à « accepter généreusement la volonté du Bon Dieu , quelle qu’elle soit , car ce sera toujours ce qu’il peut y avoir de meilleur pour nous . » (Correspondance familiale 204). La paix intérieure, la confiance tenace à l’heure d’assumer positivement les défis de la vie nous met devant la capacité de vivre les relations avec générosité mettant au centre l’autre dans son unicité, tout cela caractérise l’expérience matrimoniale de Louis et Zélie et leurs relations avec leurs enfants, ne sont pas le fruit de grâces spéciales ou d’expérience mystique. Ils avancent très bien, prenant au sérieux la volonté de Dieu se mettant sereinement en cause et vivant en profondeur la vie de l’Eglise, recevant journellement la grâce du sacrement eucharistique et renforçant leur union avec Jésus dans l’adoration de son amour fidèle et offert constamment dans l’hostie consacrée, priant personnellement et en tant que famille réunie autour de la Sainte vierge Marie, participant à l’activité caritative de la paroisse avec une joyeuse disponibilité en ayant beaucoup d’engagements. Et au milieu de tout cela avoir toujours le temps pour écouter leurs filles, disposés à les corriger avec fermeté et douceur, leur racontant la vie de Jésus s’occuper de leur intériorité en faisant un espace à Dieu avec une disposition de confiant abandon à sa présence mystérieuse et concrète. Se sentir regardés avec une étonnante stupeur et respectée dans leur propre individualité unique, reconnus comme un bien inconditionnel, même quand leur propre condition sera source de souffrance, c’est un patrimoine de bien-être et de positivité impayable et indestructible pour la personne qui le reçoit. C’est l’expérience humaine qui s’approche le plus du regard de Dieu et qui pour cela ouvre la porte du cœur et lui permet de parcourir les chemins de la sainteté, comme l’histoire de cette famille le montre clairement. La recherche assidue de l’intimité avec le Seigneur et avec Marie, vécue de manière exemplaire par Louis et Zélie, c’est le message le plus précieux laissé en héritage à leurs propres enfants et à nous-mêmes, fils de sainte Thérèse. Au cours de leur canonisation nous pouvons faire nôtre l’invitation adressée au Carmel Thérésien d’être plus famille, de découvrir la beauté et l’importance de nos responsabilités quotidiennes, en apprenant humblement des familles qui vivent l’engagement de leur propre vocation et mission. Cela nous encourage extraordinairement de constater que véritablement « d’un oui prononcé avec foi naissent des conséquences qui vont plus loin que nous-mêmes et qui s’étendent au monde entier ». En regardant les époux Martin et les fruits visibles de sainteté de leur façon d’ être un seul cœur et une seule âme, nous nous rendons compte qu’en apprenant à communiquer, nous arrivons à être « une communauté qui sait accompagner, faire la fête, et donner du fruit », et nous comprenons que « la famille la plus belle engagée et sans problème, est celle qui sait communiquer, en partant du témoignage, la beauté et la richesse de la relation entre hommes et femmes , et ainsi de celle qui se donne entre les parents et les enfants » (message du Saint Père François pour la 49e journée mondiale des communications sociales, 17 mai 2015).

Mon désir est que, à partir de la grâce que nous recevons à travers cette canonisation, nous nous engagions à connaître de près aussi à travers la lecture de leur correspondance, le témoignage de ce couple et que nous rejoignions de manière créative le chemin que l’Eglise est en train de tracer, nous invitant à redécouvrir la famille comme sujet incontournable pour l’évangélisation et comme école d’humanité.

Père Saverio Cannistrà, OCD Préposé général

Louis et Zélie Martin une vie exemplaire

Qu’est-ce qu’être vénérable ?

Une personne décédée, en ayant une réputation de sainteté, sera dite vénérable lorsque « l’héroïcité des vertus » de la personne a été reconnue par l’Église catholique. Ce « décret d’héroïcité des vertus » est rendu à la suite de l’enquête diocésaine (officiellement déclarée achevée et transmise à Rome à la suite des recherches historiques publiées dans une « Positio ») et après étude par la Congrégation pour les causes des saints.

« L’héroïcité des vertus » désigne les efforts réalisés par la personne en vue de devenir meilleure, d’accueillir la grâce de Dieu, de pratiquer la charité, de se conformer à l’évangile et d’être fidèle à l’Église. Ce critère est bien plus important que les faits extraordinaires, voire miraculeux, réalisés au cours de la vie du chrétien dont la cause est introduite.

Au moins un miracle sera nécessaire pour continuer la procédure jusqu’à la béatification.

Pour Louis et Zélie Martin :

Le 26 mars 1994, Jean-Paul II proclamait les vertus héroïques de Louis Martin et Zélie Guérin et les déclarait Vénérables.

Ceci finalisait la première étape de leur procès en vue de leur canonisation. Par cette déclaration, les défunts Louis Martin et Zélie Guérin étaient reconnus dignes de recevoir une vénération locale.

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Comment en sont-ils arrivés là ?

L’histoire nous le raconte…

Le 10 octobre 1894, après la mort de Louis Martin, sur l’initiative de son beau-frère Isidore Guérin, les restes mortels de Zélie Guérin furent transférés du cimetière d’Alençon à celui de Lisieux.

Dès la publication de l’ « Histoire d’une âme » en 1898, Louis et Zélie Martin furent indirectement connus, étant dans l’ombre de la petite sainte Thérèse. Nul doute que leur sainteté a guidé, éduqué et modelé les premiers pas de leur plus jeune fille dans sa vie chrétienne.

Si bien qu’au cours du procès de canonisation de Thérèse, les Papes Pie X le 10 juin 1914, Benoît XV le 14 août 1921, Pie XI le 29 avril 1923 et le 17 mai 1925, à tour de rôle, rendirent publiquement hommage au climat familial des époux Martin, source de sainteté pour leurs filles, en particulier pour Thérèse.

A la canonisation de Thérèse en 1925, le Cardinal Antonio Vico qui présidait à Lisieux les fêtes solennelles en l’honneur de sainte Thérèse, s’exclama : « Eh bien ! maintenant, il faut demander à Rome de s’occuper du papa ! »

Suivit la publication des lettres de Zélie Martin en 1941, de l’Histoire d’une famille en 1946 et des souvenirs filiaux de Céline sur son père et sa mère. Ces publications contribuèrent à accroître la notoriété mondiale des époux Martin et à développer une dévotion à leur égard, si bien que se multiplièrent les demandes d’ouverture d’un procès de béatification.

Ce qui ne tarda pas à arriver… Le 22 mars 1957, ouverture du procès informatif de Louis Martin dans le diocèse de Bayeux-Lisieux ; le 10 octobre 1957, ouverture de celui de Zélie Martin dans le diocèse de Sées.

Dans le cadre de la clôture de ces deux procès, le 13 octobre 1958 on procèda au transfert des restes de Louis et Zélie Martin depuis le cimetière de Lisieux jusqu’aux deux tombes distinctes à l’arrière de la Basilique.

En 1971, pour la première fois dans l’histoire de l’Eglise, à la demande du Pape Paul VI, les deux causes de Louis et Zélie Martin ont alors été réunies en vue d’une procédure unique qui, depuis la béatification du 13 juillet 2008, a suivi son cours jusqu’à la canonisation.

Louis et Zélie Martin, la sainteté au quotidien

Dans le cadre de la canonisation des saints Louis et Zélie Martin, le Sanctuaire a proposé de juillet à novembre 2015 une exposition sur Louis et Zélie Martin.

Ce couple dont le modèle de vie est proposé par l’Eglise nous enseigne la sainteté au quotidien.

Au travers de commentaires, photos et objets, nous apprendrons à mieux les connaître et à entrer dans leur intimité.

En avant première, découvrez deux objets parmi ceux qui ont été présentés dans cette exposition. Ils nous plongent dans leur quotidien.

Zélie, la dentelière

Suite à une formation professionnelle, Zélie se lance avec brio dans la fabrication de la dentelle du point d’Alençon.

Vers 1853, elle ouvre son atelier 36 rue Saint Blaise, entourée d’ouvrières.

La qualité de son travail en fait sa renommée et lui vaut en 1858 une médaille d’argent.

Dentelle d'Alençon, photo Carmel de Lisieux
Dentelle d’Alençon, photo Carmel de Lisieux

« J’ai maintenant plus de commandes de dentelle que je ne le voudrais et un surcroît de travail ; il faut en effet que je m’occupe non seulement de faire exécuter les divers points, mais encore d’assembler, car mon assembleuse vient de mourir. » Zélie, à sa belle-soeur, le 7 mai 1875

Animée par l’Evangile, elle traite son personnel comme des membres de sa famille et est en permanence attentive à tout signe d’injustice.

Louis, l’horloger

Horloge de Louis Martin, photo Carmel de Lisieux
Horloge de Louis Martin, photo Carmel de Lisieux

De son côté, Louis apprend l’horlogerie à Rennes, Strasbourg et Paris.

En 1850, il ouvre une horlogerie-bijouterie rue du Pont Neuf à Alençon.

« Bien souvent j’admire le scrupule de Louis et je me dis : Voilà un homme qui n’a jamais essayé de faire fortune ; quand il s’est établi il n’a jamais voulu ouvrir sa bijouterie le dimanche jusqu’à midi. » Zélie à sa belle-soeur, le 29 septembre 1875

Mais bientôt, il renoncera à son activité pour seconder son épouse dans la direction de la fabrique de dentelle.

Louis et Zélie Martin, « un don » pour les parents, les époux, les veufs et les malades

L’Eglise, en inscrivant les bienheureux Louis et Zélie Martin au Livre des Saints, établit qu’ils soient honorés avec piété et dévotion parmi les Saints dans l’Eglise universelle.

Après avoir prié Thérèse, beaucoup de pèlerins se tournent vers ses saints parents pour présenter au Seigneur ce qu’ils vivent.

Pour vous recueillir devant leurs reliques, la chasse des époux Martin (où leurs corps sont conservés) se trouve à la Basilique Inférieure. LZPh ReliqCrypteR250

Les saints Louis Martin (22/08/1823 - 29/07/1894) et Zélie Martin (23/12/1831 - 28/08/1877) , époux et parents, ont été canonisés à Rome, Le 18 octobre 2015.

Témoignage recueilli au Sanctuaire

Un moment fort pour moi a été la reconnaissance par l’Eglise de la sainteté des époux Martin. A travers eux, je comprends que l’amour conjugal et filial sont une expression de vertus héroïques.
Ainsi ces dernières années, je me suis sentie plus proche de Louis et de Zélie car je souhaite fonder une famille. Leur exemple de vie me touche particulièrement : l’amour conjugal visible dans les lettres où ils parlent l’un de l’autre, ou encore l’éducation donnée à leurs enfants, à la fois stricte et affectueuse.
Ils ont appris à leurs filles le respect de l’autre, l’attention, la charité envers les plus nécessiteux.

Qui sont Louis et Zélie avant leur mariage ?

Louis Martin est né à Bordeaux le 22 août 1823. Membre d’une fratrie de cinq enfants, il grandit au sein de différentes garnisons avant que sa famille ne s’installe définitivement à Alençon. Louis Martin souhaitait consacrer sa vie à Dieu au monastère du Grand-Saint-Bernard, mais son niveau insuffisant de latin l’oblige à abandonner la poursuite de ce projet. Il ouvre en 1850 une horlogerie-bijouterie. Sa foi reste cependant vive. Il prend ainsi part au cercle Vital Romet qui réunit de jeunes adultes chrétiens autour de l’abbé Hurel. Grâce à l’intermédiaire de sa mère, il rencontre Zélie Guérin qu’il épouse quelques mois plus tard, en juillet 1858.

Zélie Guérin est née le 23 décembre 1831 à Gandelain, près de Saint-Denis-sur-Sarthon dans l’Orne où son père était enrôlé dans la gendarmerie. Sa sœur ainée devient religieuse. Elle a un frère de 10 ans son cadet. Elle se sent elle aussi appelée à la vie religieuse et souhaite entrer à l’Hôtel-Dieu d’Alençon où sa famille s’est installée en 1844, mais la mère supérieure le lui refuse. Zélie s’initiera alors au célèbre point d’Alençon et ouvre sa fabrique de dentelle en 1853. Son entreprise, une véritable famille, est prospère lorsqu’elle rencontre Louis Martin.

Le mariage un chemin de sainteté radical

Devenir saint, quel que soit notre état de vie, c’est permettre à Dieu de mener à son accomplissement l’œuvre inaugurée par la création. Le saint est donc celui qui reçoit l’amour de Dieu, se laisse modeler par lui, et le rayonne à travers sa vie.

Les époux Martin, un foyer missionnaire

C’est remplis d’attention et de respect mutuel, dans une communion de valeurs, que les époux vivent leur relation. Et c’est bien du fait de l’existence de valeurs partagées et de désirs spirituels communs que Louis et Zélie Martin vont tout d’abord s’engager comme frère et soeur ; puis ils vont évoluer vers le projet de fonder effectivement une famille.
Le cœur des époux s’est désormais élargi, la fécondité effective a renforcé et purifié l’unité conjugale, et ainsi l’amour familial se vit dans un service bien réel et concret au profit de toute la famille. Pour Zélie, ce fut le travail quotidien dans les tâches ménagères et son artisanat du point d’Alençon. La fabrique de dentelles est un succès, mais aussi une charge colossale pour la jeune femme qui veut aussi élever ses enfants. A partir de 1870, Louis ayant vendu la bijouterie, aide sa femme dans les relations aux clients.

De 1860 à 1873, neuf enfants, dont quatre mourront en bas âge, naîtront au foyer des Martin. La dernière sera sainte Thérèse de Lisieux de l’Enfant-Jésus. Une foi profonde anime leur famille. Une grande affection lie les deux époux comme en témoigne les lettres de Zélie Martin à son mari.

À la mort de Zélie Martin le 28 août 1877 des suites d’une longue maladie, Louis s’installe dans la ville de sa belle-famille à Lisieux. Il s’occupera de poursuivre l’éducation de ses cinq filles. Dix ans plus tard, après l’entrée de Thérèse au carmel, Louis sera interné au Bon-Sauveur de Caen. Lui-même malade, il s’occupera dès qu’il le peut des autres patients qui l’entourent. Il meurt le 29 juillet 1894, à 71 ans.

Louis Martin dans l’une de ses lettres s’exprime ainsi :

« Je tiens à vous dire, mes chères enfants, que je suis pressé de remercier le bon Dieu, car je le sens, notre famille, quoique très humble, a l’honneur d’être au nombre des privilégiés de notre adorable créateur. »

L’abbé Hurel

L’abbé Frédéric Hurel (1795 – 1872), né à l’Aigle, fut ordonné prêtre en 1820.

PhAbbéHurelR200Presque tout son ministère s’est passé à Alençon, puisqu’il fut le curé de la paroisse de Monsort de 1827 à1849, puis le curé-doyen de Saint Léonard de 1849 à sa mort.

Il tint une grande place dans la vie de Louis Martin dont il fut le confesseur. Une profonde amitié liait les deux hommes. L’abbé Hurel avait connu Louis pendant son enfance puisqu’il était curé de ce quartier d’Alençon où résidait (rue des Tisons puis rue du Mans) la famille Martin dont il était un proche.

C’est lui qui célébra le mariage de Louis avec Zélie Guérin le 13 juillet 1858 à minuit dans l’église Notre-Dame par délégation de l’abbé Jamot, archiprêtre du lieu. Cette église deviendra celle de la nouvelle paroisse des Martin après leur déménagement rue Saint-Blaise, en 1871, dans la maison où naîtra Thérèse.

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Cette amitié entre l’abbé Hurel et Louis s’était aussi fortifiée au fil des années au sein du groupe familièrement appelé « cercle Vital Romet ». Il se réunissait autour de l’abbé Hurel qui en était, comme nous dirions aujourd’hui, l’accompagnateur.

Ils étaient alors une douzaine d’amis à se retrouver régulièrement autour du prêtre pour se détendre, réfléchir, prier et s’engager. Certains d’entre eux trouveront là le terreau de leur engagement au service des plus pauvres, dans le cadre en particulier de la conférence Saint Vincent de Paul, et un lieu d’échange autour de ce qui était le catholicisme social émergeant.

Retraite de l’Avent en ligne avec saints Louis et Zélie Martin

Pour leur 9e retraite en ligne, les frères Carmes déchaux vous proposent de vivre l’Avent 2015 avec le nouveau couple fraîchement canonisé : « Accueillir la nouveauté de Dieu avec Saints Louis et Zélie Martin ».

C’est l’occasion d’approfondir leur message après l’effervescence du 18 octobre : comment ce couple peut-il nous aider à vivre notre vie de baptisé aujourd’hui ? « Dieu sait bien mieux que nous ce qu’il nous faut » écrivait Zélie à son mari un jour de Noël. Nous verrons comment ils ont vécu cette affirmation et comment cela peut éclairer notre chemin de chrétiens.

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  • La retraite préparée par fr. Cyril Robert du Couvent des Carmes de Paris commencera le 25 novembre avec l’envoi par mail d’une introduction.
  • Puis chaque vendredi vous recevrez un email avec un document de 4 pages (méditation sur l’Evangile du dimanche et textes de Louis et Zélie ; 3 pistes de mise en pratique ; phrases et images pour prier chaque jour de la semaine) et un résumé audio de 3-4 minutes.
  • Pour les personnes très « connectées », la phrase de méditation imagée sera diffusée chaque matin sur la page Facebook et sur les comptes Hozana et Twitter « Carmes de Paris ». Ces retraites sont déjà suivies par 10.000 personnes et tissent un beau réseau de prière en France et ailleurs !

Infos et inscriptions : www.carmes-paris.org

Spectacle pyrotechnique Basilique Lisieux 2015

Leur 150e anniversaire de mariage

Lisieux, le 13 juillet 2008

Bienheureux Louis et Zélie Martin

Voici 150 ans, Louis et Zélie Martin, parents de Thérèse, s’engageaient dans le mariage, à Alençon et envisageaient de réaliser leur projet de vie en constituant une grande famille.

Pour vivre leur amour, ils eurent à renoncer à leurs aspirations vocationnelles antérieures d’appel à la vie religieuse. Ils intégrèrent à leur vie de couple, comme nombre de leurs contemporains, la participation intense, active, régulière et ardente à la vie de l’Église. Ils se nourrirent des sacrements, s’investirent dans leur paroisse et consacrèrent un temps quotidien à la prière partagée, au recueillement, à la méditation et au rythme respectueux et discret de la vie personnelle de chacun. Ils ne manquaient pas non plus de recevoir le sacrement de la réconciliation au rythme régulier préconisé par l’Église et à vivre de la grâce reçue. Engagés dans la confiance sur cette voie ordinaire de la sanctification de leur vie de couple, ils donnèrent la vie à neuf enfants, tout en conservant, l’un et l’autre, leur profession.

Les épreuves familiales allaient ponctuer leur vie et solliciter leur foi, en intensifiant leur confiance dans le Seigneur. Ils ont mené une vie de labeur intense et éprouvante, affronté la maladie et la mort de quatre de leurs enfants et surmonté ces décès en bas âge de leurs chers petits. Il ne leur restait que les cinq filles dont Thérèse, la plus jeune, demeure la plus connue en raison de l’accomplissement évangélique de sa vie et de son rayonnement missionnaire.

Cinq ans après leur mariage, en 1858, Louis et Zélie créent leur propre entreprise de point d’Alençon. Louis travaille avec son épouse. Il s’ingénie à mettre au point de nouveaux modèles. Les résultats sont probants. Il faut trouver des débouchés. Il prend fréquemment la route d’Alençon à Paris pour élargir la clientèle, fidéliser celle qui existe et s’assurer du bon écoulement de la production de Zélie et de ses employés. C’est durant cette période qu’il transmet son horlogerie à son neveu Adolphe Leriche. Louis et Zélie quittent la rue du Pont-Neuf à Alençon et installeront leurs activités rue Saint Blaise.

Durant toute cette période, Zélie assume avec un courage extraordinaire sa responsabilité maternelle, son engagement professionnel, son douloureux combat avec le cancer qui l’emportera le 28 août 1877. Elle avait 46 ans et laissait à son mari -dont elle pressentait la fragilité- ses cinq filles. L’aînée, Pauline, n’avait que 17 ans et la petite Thérèse courait paisiblement sur ses cinq ans. Pour elle, la période d’Alençon s’achevait sans sa Maman. Celle de Lisieux s’ouvrait.

Dans cette famille ordinaire, éclairée par la foi, confrontée aux aléas de la vie, minée par la maladie, émergent, s’affirment et se déploient les réponses et les vocations des cinq filles. Quatre choisiront le même Carmel, celui de Lisieux. Léonie répondra de son choix à la Visitation de Caen.

La béatification des parents mettra en lumière l’humble réponse de ce couple attentif à inscrire sa réponse quotidienne dans l’engagement pour ses enfants et la croissance spirituelle de chacune d’entre elles. Ils seront confrontés aux évènements les plus douloureux de leur vie. Leur foi paisible, humble, ardente et enracinée dans la vie de l’Église leur permettra de tenir. Dans l’élan de cette passion aimante, Thérèse n’hésite pas à écrire au père Rouland, deux mois avant sa mort, fin juillet 1897 : « Le bon Dieu m’a donné un père et une mère plus dignes du ciel que de la terre, ils demandèrent au Seigneur de leur donner beaucoup d’enfants et de les prendre pour lui. Ce désir fut exaucé : quatre petits anges s’envolèrent aux cieux et les cinq enfants restées dans l’arène prirent Jésus pour époux. » Nous sommes en bonne compagnie.

Le couple Martin : une auréole pour deux

Les travaux concernant une possible béatification de Louis et Zélie Martin datent de 1957.

Mais il y avait longtemps que des couples et des familles les priaient et avaient reçu d’eux des faveurs. Evidemment, ils ne sont pas béatifiés parce qu’ils ont engendré « la plus grande sainte des temps modernes » (Pie X) mais parce que chacun a vécu l’Evangile aussi pleinement que possible. C’est le pape Jean-Paul II qui a voulu que leurs causes soient unies. Il les a déclarés « vénérables » le 26 mars 1994. Il ne manquait qu’un miracle pour leur béatification. Il a eu lieu le 29 juin 2002, à Monza (diocèse de Milan) où le petit bébé Pietro Schiliro, condamné à mort dès sa naissance vu l’état de ses poumons, a été guéri après des neuvaines aux parents Martin. Un dossier médical de 967 pages a été soumis aux médecins de la Congrégation pour la cause des Saints qui ont admis que cette guérison ne s’expliquait pas, hors d’un miracle. Le 3 juillet 2008, le pape Benoît XVI a signé le rescrit(1) approuvant cette décision.

Dans la petite ville d’Alençon, Louis Martin était horloger-bijoutier et Zélie (née Guérin) dentellière, faisait le célèbre point d’Alençon. Fervents chrétiens, d’une charité concrète et effective, ils eurent neuf enfants. La mortalité infantile, terrible fin XIXe siècle, en emporta quatre, dont deux petits garçons. Voulant doter les cinq filles restantes et ne pas mettre des ouvrières au chômage, ils travaillèrent dur, traversant l’occupation prussienne de la guerre de 1870.

Atteinte d’un cancer du sein qui se généralisa, Zélie eut « la petite Thérèse » à 41 ans, qui fut sauvée à la naissance grâce à la nourrice Rose Taillé de Semallé. Thérèse ne connut sa maman que pendant quatre ans et demi. Elle se souvint de ces années pleines d’amour et de joies familiales.

Epuisée par la fatigue et les souffrances de la maladie, Zélie mourut le 28 août 1877. Le choc fut terrible pour tous mais spécialement pour la petite dernière. Elle mettra dix ans à s’en remettre.

Veuf avec cinq filles mineures, Louis Martin fit le gros sacrifice de quitter ses attaches alençonnaises et vint à Lisieux où son beau-frère Isidore Guérin, pharmacien, et sa femme aideront à l’éducation des enfants. Lui-même vivra encore dix-sept ans et connaîtra aussi une « passion » lors de la maladie qui dura quelques six ans.

Il avait consenti aux vocations religieuses de ses cinq filles ; cette famille « ordinaire » ne l’était pas tellement. Elle avait vécu ce que Thérèse écrira en 1897 : « Aimer c’est tout donner et se donner soi-même » (Poésie n° 54).


(1) Rescrit : acte administratif délivré par l’autorité ecclésiastique

Le charme humain de la sainteté chrétienne

Alençon et Lisieux, 12-13 juillet 2008
150e anniversaire de mariage
des Vénérables Serviteurs de Dieu, Louis et Zélie Martin

Cardinal MartinsCéline… « lève les yeux vers la Céleste Patrie, Et tu verras sur des sièges d’honneur Un Père aimé… Une Mère chérie… Auxquels tu dois ton immense bonheur ! … »

Très chers frères et soeurs,

J’ai voulu commencer cette réflexion avec les mots mêmes de Thérèse, décrivant l’atmosphère familiale dans laquelle elle a grandi.

La famille, du XIXe siècle à aujourd’hui

Quand le ciel se vide de Dieu, la terre se peuple d’idoles. Déjà au XIXe siècle, celui des Martin, et au début du XXe siècle, on s’est progressivement désintéressé du domaine de l’éducation au sein de la famille, au profit du champ socio-économique. Charles Péguy, né cinq jours après sainte Thérèse, le soulignait, presque prophétiquement : « Un enfant chrétien, écrit-il en effet, dans une de ses œuvres, n’est rien d’autre qu’un enfant auquel on a mis sous les yeux des milliers de fois l’enfance de Jésus ». Dans les rythmes et dans les mots quotidiens on trouve encore des réflexes inconscients de ce peuple chrétien « qui allaient et chantaient » et qui « rempaillaient les chaises dans le même état d’esprit qu’ils sculptaient leurs cathédrales » Pourtant on ne peut pas dire que le petit Charles entre dans la description de l’enfant chrétien chère au Péguy adulte. Autour de lui, dans le milieu familial et scolaire de son enfance, personne ne vit ainsi, le regard familièrement et affectueusement tourné vers Jésus. Mais, pour la famille Martin, c’est le cas.

Ce refus de la paternité se poursuit au XXe siècle de façon plus complexe, essentiellement dans l’adhésion aux modèles des grands totalitarismes, lesquels entendaient se substituer à la famille, en confiant l’éducation à l’État totalitaire, communiste ou national-socialiste. Cette abdication, cette éclipse de la figure du père, se prolonge dans la société de consommation, où le carriérisme et l’image ont pris la place à l’éducation des enfants. L’éducation est une question de témoignage.

Sans longs discours, sans sermons Monsieur Martin a introduit Thérèse au sens ultime de l’existence. Louis et Zélie ont été éducateurs parce qu’ils n’avaient pas le problème d’éduquer.

La famille aujourd’hui : L’amour malade en famille

Au début de l’année, un quotidien italien (« Il Mattino di Napoli » [Le matin de Naples] du lundi 14 janvier 2008) publiait un article de Claude Risé, sous ce titre significatif : « L’amour est tombé malade dans la famille ».

Est tombé malade l’amour, en particulier est tombé malade le lieu où chaque être humain expérimente pour la première fois l’amour, être aimé et aimer les autres […]. Dans la famille actuelle, les enfants, plutôt que d’être l’objet de l’amour des parents, se trouvent en concurrence avec beaucoup d’autres choses.

Une famille exceptionnelle : le témoignage des filles Martin

Voilà le témoignage des filles Martin.

« Toute ma vie le bon Dieu s’est plu à m’entourer d’amour, mes premiers souvenirs sont empreints des sourires et des caresses les plus tendres ! » (Ms A, 4 v°) : voilà le portrait le plus vivant des Vénérables Serviteurs de Dieu Louis Martin et Zélie Guérin, tracé par la plus illustre de leurs filles. Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus de la Sainte Face, dans les premières pages d’Histoire d’une âme, décrit la douceur et la joie de sa vie familiale. Thérèse, le plus jeune Docteur de l’Église, a perçu sa famille comme la terre d’un jardin, « une terre sainte » où elle a grandi avec ses soeurs, sous la houlette habile et experte de ses incomparables parents.

« Le bon Dieu - écrit-elle à l’abbé Bellière quelques mois avant sa mort - m’a donné un père et une mère plus dignes du Ciel que de la terre ». Cette conviction profonde des filles Martin de la sainteté de leurs parents était partagée par les membres de leur famille comme aussi par de simples personnes qui en parlaient comme d’un couple saint.

Quatorze ans après la mort de Zélie, dans une lettre de 1891 (mille huit cent quatre-vingt onze), la tante Céline Guérin écrivait à Thérèse, déjà au Carmel : « Qu’ai-je donc fait pour que Dieu m’ait entourée de cœurs si aimants ! Je n’ai fait que répondre au dernier regard d’une mère que j’aimais beaucoup, beaucoup. J’ai cru le comprendre ce regard, que rien ne pourra me faire oublier. Il est gravé dans mon cœur. Depuis ce jour, j’ai cherché à remplacer celle que Dieu vous avait ravie, mais hélas ! rien ne remplace une Mère !… Ah ! c’est que tes Parents, ma petite Thérèse, sont de ceux qu’on peut appeler des saints et qui méritent d’enfanter des saints« Léonie, elle-même, qui créa tant de difficulté à ses parents, répétait à ses Sœurs de la Visitation de Caen : » Noblesse oblige ; j’appartiens à une famille de saints ; je dois être à la hauteur. « Les Martin ne sont pas saints pour avoir mis au monde une sainte, mais pour avoir aspiré à la sainteté en tant que couple. Ils étaient animés d’un désir réciproque, il y avait chez tous les deux la volonté de rechercher, dans l’état de vie qu’ils avaient embrassé, la volonté de Dieu et l’obéissance à son commandement : » Soyez saints car je suis saint « . Louis et Zélie Martin ont été l’humus, la terre féconde, où Thérèse est née et a vécu durant quinze ans, avant de devenir »la plus grande sainte des temps modernes ».(Pie X)

Leur secret : une vie ordinaire « extraordinaire »

Louis et Zélie sont un exemple lumineux de vie conjugale vécue dans la fidélité, dans l’accueil de la vie et dans l’éducation des enfants. Un mariage chrétien vécu dans la confiance absolue en Dieu et qui peut être proposé aux familles d’aujourd’hui. Leur vie matrimoniale a été exemplaire, remplie des vertus chrétiennes et de sagesse humaine. Exemplaire ne signifie pas que nous devons calquer, photocopier leur vie en reproduisant tous leurs faits et gestes, mais que nous devons utiliser comme eux, les moyens surnaturels que l’Église offre à chaque chrétien pour réaliser sa vocation à la sainteté. La Providence a voulu que leur Béatification soit annoncée dans le cadre des célébrations du cent cinquantième (150°) anniversaire de leur mariage, treize (13) Juillet mille huit cent cinquante huit (1858).

Pourquoi après tant de temps ? Une telle famille n’est-elle pas loin de notre époque ?

En quoi sont-ils actuels, ces parents Martin ? Peuvent-ils aider nos familles à affronter les défis d’aujourd’hui ?

Je suis sûr qu’un vaste débat va s’ouvrir autour de ce couple et lors de leur prochaine Béatification. Conférences, débats, tables rondes chercheront à déterminer l’actualité de leur expérience avec notre histoire si complexe. Une chose doit cependant être claire : l’Église n’a pas canonisé une époque, mais elle a examiné la sainteté. Avec les Martin, l’Église propose aux fidèles la sainteté et la perfection de la vie chrétienne, que ce couple d’époux a atteint de façon exemplaire et, pour utiliser le langage des Procès, jusqu’à un degré héroïque. L’Église ne s’intéresse pas à l’exceptionnel, mais a souligné comment, dans le quotidien de leur vie, ils ont été le sel de la terre et la lumière du monde (Matthieu 5.13-14). Le Serviteur de Dieu Jean-Paul II affirmait : Il est nécessaire que l’héroïque devienne quotidien et que le quotidien devienne héroïque. L’Église a établi que Louis et Zélie ont fait de leur vie quotidienne quelque chose d’héroïque, et de l’héroïsme quelque chose de quotidien. Cela est possible pour chaque chrétien quel que soit son état de vie. Il me plaît de citer ici un passage de la célèbre Lettre à Diognète sur le mariage chrétien et que les époux Martin ont su parfaitement incarner :

Les chrétiens ne se distinguent des autres hommes ni par le territoire, ni par la langue, ni par le vêtement. (…) Ils se marient comme les autres et ils ont des enfants, mais ils n’abandonnent pas les nouveau-nés. Ils vivent dans la chair, mais pas selon la chair. Ils passent leur vie sur la terre, mais ils sont citoyens du ciel. Ils obéissent aux lois établies, mais leur façon de vivre dépasse les lois.

Cette lettre trace un modèle concret de vie possible, une route que tout disciple de Jésus est appelé à parcourir, même aujourd’hui : annoncer la beauté du mariage chrétien avec ses expériences authentiques, crédibles, attrayantes. Pour réaliser ceci il faut des époux et des parents mûrs dans l’amour. Louis et Zélie ont embrassé la forme de vie conjugale pour suivre Christ. Époux, conjoints et parents en Christ où le mariage est accueilli comme un appel et une mission donnés par Dieu. Avec leur vie, ils ont annoncé à tous la bonne nouvelle de l’amour « en Christ » : l’amour humble, l’amour qui n’épargne rien pour recommencer chaque matin, l’amour capable de confiance, de sacrifice. Cette communion émerge clairement dans les lettres échangées entre les deux époux.

Dans une de ces brèves lettres, qui est presque une synthèse de l’amour matrimonial, Louis signe ainsi : Ton mari et vrai ami, qui t’aime pour la vie. À ces mots, lui font écho ceux de Zélie : « Je te suis en esprit toute la journée ; je me dis : » Il fait telle chose en ce moment « . Il me tarde bien d’être auprès de toi, mon cher Louis ; je t’aime de tout mon cœur, et je sens encore redoubler mon affection par la privation que j’éprouve de ta présence ; il me serait impossible de vivre éloignée de toi. »

Quel est le secret de cette communion ? Peut-être, le fait que, avant de se regarder réciproquement dans les yeux, ils tenaient leur regard fixé sur Celui de Jésus. Ils vivaient sacramentellement la communion réciproque, à travers la Communion que tous deux cultivaient avec Dieu. C’est là le nouveau « Cantique des Cantiques », propre aux conjoints chrétiens : non seulement ils doivent le chanter, mais eux seuls peuvent le chanter. L’amour chrétien est un « Cantique des Cantiques » que le couple chante avec Dieu.

La vocation en famille

La vocation est avant tout une initiative divine. Mais une éducation chrétienne favorise la réponse généreuse à l’appel de Dieu : C’est au sein de la famille que les parents doivent être pour leurs enfants, par leurs paroles et leur exemple, les premiers annonciateurs de la foi, et qu’ils doivent favoriser la vocation de chacun, et de façon spéciale, la vocation consacrée (CCC, 1656). Ainsi, si les parents ne vivent pas les valeurs évangéliques, les jeunes hommes et les jeunes filles pourront difficilement entendre l’appel, comprendre la nécessité des sacrifices à faire ou apprécier la beauté du but à atteindre. En effet, c’est dans la famille que les jeunes font leur première expérience des valeurs évangéliques, de l’amour qui se donne à Dieu et aux autres. Il faut même qu’ils soient formés à se rendre responsable de leur liberté, pour être prêts à vivre, selon leur vocation, les réalités spirituelles les plus élevées (Jean-Paul II : Vie consacrée).

Tous les enfants Martin ont été accueillis comme un grand don de Dieu pour être ensuite rendus à Dieu. La maman, le cœur déchiré de douleur, a offert ses quatre enfants morts en bas âge. Le papa a offert ses cinq filles, à leur entrée au couvent. Pour leurs enfants, ils n’ont pas seulement souffert les douleurs de l’accouchement physique, mais aussi les douleurs d’engendrer en eux la foi jusqu’à ce que le Christ soit formé en eux (Galates 4, 19).

Ils ont été vrais ministres de la vie et parents saints qui ont engendré des saints ; ils ont guidé et éduqué à la sainteté. La famille Martin, comme la famille de Nazareth, a été une école, un lieu d’apprentissage et un lieu d’entraînement à la vertu. Une famille qui d’aujourd’hui va devenir un point de repère pour chaque famille chrétienne.

Les parents Martin : un parcours de sainteté qui transmet la foi

Alençon et Lisieux, 12-13 juillet 2008,
150e anniversaire de mariage
des vénérables époux, Louis et Zélie Martin

« Noces de granit »

C’est pour moi une grande émotion et une grâce de Dieu d’être aujourd’hui avec vous en ce lieu. L’église Notre-Dame d’Alençon, avec son porche gothique flamboyant, est un vrai bijou ou, comme vous le dites vous-même, une vraie dentelle, le point d’Alençon en pierre ; on m’a dit que « si on veut mettre Dieu au plus bel endroit de l’Eglise, il faut le mettre à la porte ! »

Je remercie pour l’attention délicate avec laquelle j’ai été invité ce 12 juillet à faire mémoire, avec vous tous, du 150e anniversaire du mariage des Vénérables Serviteurs de Dieu, Zélie Guérin et Louis Martin. Mariage et vie, dirais-je, réalisés avec une rare maîtrise, par le véritable Architecte de ce chef d’œuvre magnifique : les époux Louis et Zélie Martin sont des pierres choisies, « pierres précieuses et vivantes, sculptées par l’Esprit Saint », telle une très fine dentelle de point d’Alençon pour l’Eglise de Dieu que sont les diocèses de Sées et de Bayeux et Lisieux où ils vécurent et moururent.

Noces d’or dans le Christ, même, trois fois d’or, si on peut dire, puisqu’elles durent depuis 150 ans. Je pense qu’il faut justifier le terme de : « noces de granit » comme votre évêque Mgr Jean-Claude Boulanger les a caractérisées sur le site web du diocèse. Quand on voit les maisons du centre historique de votre belle et célèbre cité - que je peux admirer -, je trouve tout à fait adéquate l’image du granit pour caractériser la solidité et la simplicité de l’amour et de la foi des époux Martin.

Permettez-moi de vous rapporter les paroles d’un contemporain de leur fille Thérèse, Paul Claudel (1868-1955) qui, dans le Prologue de l’Annonce faite à Marie, écrit : « Ce n’est pas à la pierre de choisir sa place, mais au Maître de l’Œuvre qui l’a choisie… La Sainteté n’est pas d’aller se faire lapider chez les Turcs ou de baiser un lépreux sur la bouche, mais de faire le commandement de Dieu aussitôt, qu’il soit de rester à notre place, ou de monter plus haut ».

Les Martin sont des saints choisis par Dieu pour être de ces saints-là, engagés dans la construction de Son Eglise. C’est en cela, justement, que réside la sainteté : s’empresser de faire la volonté de Dieu là où Il nous a placés, il s’agit de « rester à notre place, ou de monter plus haut »

Dieu est le « Trois fois saint », Dieu est ce « Père vraiment saint, source de toute sainteté », qui « sanctifie » les dons et les fidèles « par l’effusion de son Esprit »(1) . La sainteté, toute sainteté, n’est donc que le reflet de sa gloire. L’Eglise, en élevant quelqu’un aux honneurs des autels, veut d’abord raconter et proclamer la gloire et la miséricorde de Dieu. En même temps, par son témoignage, elle offre aux croyants un exemple à imiter et, par son intercession, une aide à laquelle recourir.

Précisément ce 12 juillet, en 1858 à 22 heures, les vénérables serviteurs de Dieu, Zélie Guérin et Louis Martin ont contracté un mariage civil. Deux heures plus tard, à minuit, accueillis par l’abbé Hurel, un prêtre ami, ils ont franchi le seuil de cette église paroissiale pour célébrer leurs noces dans le Christ ; cela dans la plus stricte intimité, entourés de quelques parents et amis proches. La nuit de leurs noces rappelle la nuit de Noël et celle de Pâques, la nuit qui « seule entre toutes » a mérité de connaître le moment et l’heure de l’événement qui a bouleversé l’histoire de l’humanité. Ainsi a commencé leur « Cantique des Cantiques ».

Un couple apostolique

Thérèse, devenue carmélite, invitait sa sœur Céline à exprimer un chant d’action de grâce à Jésus à l’occasion de sa prise d’habit : « Lève les yeux vers la Sainte Patrie
Et tu verras sur des trônes d’honneur
Un Père aimé… une Mère chérie…
Auxquels tu dois ton immense bonheur !… » (PN 16,1)

Les vénérables Serviteurs de Dieu Zélie et Louis, que le pape aura la joie d’élever aux honneurs des autels, ont été avant tout un couple uni dans le Christ, qui a vécu sa mission dans la transmission de la foi avec passion et avec un rare sens du devoir. Ils ont vécu à un moment particulier de l’histoire, ce XIXe siècle très différent du nôtre, et cependant, ils ont témoigné et se sont engagés de façon tout à fait naturelle, je dirai même de façon physiologique, dans ce que nous appelons aujourd’hui l’évangélisation.

Nous pouvons à juste titre les définir comme un « couple apostolique » tel Priscille et Aquila : les époux Louis et Zélie se sont engagés comme couple chrétien laïque dans l’apostolat d’évangélisation, et ils l’ont fait, de façon sérieuse et convaincue durant toute leur existence, au sein de leur famille comme à l’extérieur.

Le « don de soi » est tout à fait remarquable dans la vie de ces « incomparables parents »(2) selon l’expression même de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus de la Sainte Face. Mais la sainteté de leur vie, comme leur réputation de sainteté, ne se limite pas à la période conjugale. Elle est déjà présente auparavant. Leur vie à tous deux s’est développée dans la recherche de Dieu, dans la prière, animée par le profond désir de réaliser surtout Sa volonté. Ils s’étaient orientés, au départ, vers une vie religieuse consacrée. Ils se sont fait aider dans leur discernement.

On n’en finirait pas d’être édifié par les récits des nombreux actes de charité manifestés dans vos rues par les époux Martin. Plusieurs Alençonnais, des membres de la famille Martin comme de leurs amis ont été les témoins directs de leur « don de soi ». Ils ont déposé aux différents Procès informatifs, d’abord pour la cause de Thérèse et, plus tard, pour celle de ses parents, procès qui ont pour but de vérifier les critères de sainteté dans l’Eglise. Dans les témoignages recueillis pour la cause de Thérèse, de nombreuses personnes ont parlé de ses parents et de leurs qualités éminemment chrétiennes.

Il suffit de lire Histoire d’une âme et de se promener dans les rues de votre ville pour découvrir les lieux où Louis et Zélie ont grandi, ont reçu leur formation humaine et chrétienne et ont travaillé : rue Saint-Blaise pour Zélie, comme dentellière (et quelle dentellière !) ; rue du Pont-Neuf pour Louis, comme horloger-bijoutier. C’est là qu’ils ont approfondi leur foi et pensé à se donner au Seigneur. Dieu toutefois avait d’autres projets sur eux et, un jour, sur le pont Saint-Léonard, ils se sont croisés, se sont connus et se sont aimés. Puis ils se sont mariés et sont devenus parents. C’est précisément ici, dans cette église, que Thérèse, leur dernière fille, est re-née au Christ. Les fonts baptismaux sont encore les mêmes ; ils représentent le sein de l’Eglise, Mère et éducatrice de saints, sein unique qui nous fait tous fils de l’Unique Père, matrice unique de la sainteté.

Elles sont proverbiales, l’ouverture et la capacité d’accueil de la famille Martin : non seulement la maison est ouverte et accueillante pour quiconque frappe à la porte, mais le cœur de ces époux est chaleureux, large et prêt au « don de soi ». Contrairement à l’esprit bourgeois de leur temps et de leur entourage, qui cachait derrière un certain decorum la religion de l’argent et le mépris des pauvres, Louis et Zélie, avec leurs cinq filles, passaient une bonne partie de leur temps et de leur argent à aider celui qui était dans le besoin.

Au procès de ses parents, Céline Martin, au Carmel Sœur Geneviève, témoigna de l’amour de son père et de sa mère pour les pauvres : « Si au foyer régnait l’économie, c’était de la prodigalité quand il s’agissait de secourir les pauvres. On allait au devant d’eux, on les cherchait, on les pressait d’entrer chez nous, où ils étaient comblés, ravitaillés, vêtus, exhortés au bien. Je vois encore ma mère empressée autour d’un pauvre vieillard. J’avais alors sept ans. Mais je m’en souviens comme si c’était hier. Nous étions en promenade à la campagne quand, sur la route, nous rencontrâmes un pauvre vieillard qui paraissait malheureux. Ma mère envoya Thérèse lui porter une aumône. Il en parut si reconnaissant qu’elle entra en conversation avec lui. Alors ma mère lui dit de nous suivre et nous rentrâmes à la maison. Elle lui prépara un bon dîner, il mourait de faim, et lui donna des vêtements et une paire de chaussures… Et elle l’invita à revenir chez nous lorsqu’il aurait besoin de quelque chose. » (3)

Et, à propos de son père, elle ajoute : « Mon père s’occupait de leur trouver un emploi selon leur condition, les faisant entrer à l’hôpital quand il y avait lieu, ou leur procurant une situation honorable. C’est ainsi qu’il aida un ménage de la noblesse en détresse […]. A Lisieux, aux Buissonnets, tous les lundis, dans la matinée, les pauvres venaient demander l’aumône. On leur donnait toujours, ou des vivres ou de l’argent ; et souvent c’était la petite Thérèse qui portait les aumônes. Un autre jour, mon père avait rencontré à l’église un vieillard qui avait l’air très pauvre. Il l’amena à la maison. On lui donna à manger et tout ce dont il avait besoin. Au moment où il allait partir, mon père lui demanda de nous bénir, Thérèse et moi. Nous étions déjà de grandes jeunes filles et nous nous sommes agenouillées devant lui, et il nous a bénies. » (4)

Ce sont des choses extraordinaires qui se sont passées ici-même ! Nous ne sommes pas devant une simple bonté, mais devant l’amour pour le pauvre vécu de façon héroïque, selon l’esprit de l’évangile de Matthieu (5). Chez ce couple lumineux resplendit quelque chose de la sainteté de toujours que nous trouvons tout au long de l’histoire de l’Eglise.

La réputation de sainteté

Tous les Papes, qui ont eu à s’occuper de la petite Thérèse ( Saint Pie X, Benoît XV, Pie XI, Pie XII, le bienheureux Jean XXIII, le Serviteur de Dieu Paul VI - du pape Jean-Paul Ier je parlerai tout à l’heure - et jusqu’au grand Pape Jean-Paul II), tous ont mis en lumière l’exemplarité de la sainteté des parents Martin, soulignant le lien de leur sainteté avec celui de leur fille.

La sainteté de ces époux n’est pas due à la sainteté de leur fille ; elle est une véritable sainteté personnelle voulue, poursuivie à travers un chemin d’obéissance à la volonté de Dieu qui veut tous ses fils saints comme Lui-même est Saint. Alors, on peut dire que Thérèse est la première « postulatrice » de la sainteté de ses parents ; sainteté au sens le plus vrai du terme, ce n’est pas une simple façon de parler. Thérèse parle de son père en employant plusieurs fois des mots comme « saint », « serviteur de Dieu », « juste ». Elle admire chez ses parents non seulement leurs capacités et leur finesse humaine ou leur courage au travail, elle remarque aussi leur foi, leur espérance et leur charité, l’exercice héroïque de ces vertus théologales. Elle souligne tous les éléments qui font l’objet d’un examen dans les procès canoniques. Si je pouvais, je la recommanderais comme postulatrice.

L’Eglise se sent débitrice vis-à-vis de Louis et de Zélie, eux qui ont été de vrais maîtres et modèles de sainteté pour leur fille Thérèse, comme l’a affirmé justement Balthasar dans son ouvrage Sorelle nello Spirito(6) lorsqu’il écrit : « Dans le surnaturel, Thérèse ne réalise que ce qu’elle a, de quelque manière, vécu dans le naturel. Peut-être n’a-t-elle rien de plus intime et de plus irrésistible que l’amour de son père et de sa mère. C’est pourquoi son image de Dieu est déterminée par l’amour de l’enfant pour ses parents. A Louis et à Zélie Martin nous devons finalement la doctrine de la »petite voie« », la doctrine de « l’enfance », car ils ont rendu vivant en Thérèse de l’Enfant-Jésus le Dieu qui est plus que père et mère « (7)

Cette observation de Balthasar est d’une importance capitale. Il affirme très clairement que la doctrine de la « petite voie » qui a fait de Thérèse un Docteur de l’Eglise ès Science de l’amour de Dieu, nous la devons à la sainteté et à l’exemplarité de la vie de Louis et de Zélie ; l’Eglise, en s’apprêtant aujourd’hui à béatifier ce couple, montre que la sainteté est possible, qu’elle est à la portée de tous, quels que soient le choix et l’état de vie que nous avons embrassés. Et ce peut être une grande sainteté.

Cela ne devrait-il pas être une réalité pour tout foyer ? La famille n’est-elle pas appelée à transmettre à ses enfants le mystère de « Dieu qui est plus que père et mère » ? La famille n’est-elle pas une école d’humanité véritable et un lieu d’exercices à la sainteté ? Elle est le lieu privilégié pour forger le caractère et la conscience. Voilà la mission, le devoir de toujours des couples, de la famille chrétienne.

A bien y regarder, la réputation de sainteté de ces époux dépasse déjà les limites de vos diocèses ; elle est présente aujourd’hui, pourrions-nous dire, dans tout l’Oikoumene catholique comme il ressort de la documentation abondante et détaillée qui ne cesse d’augmenter depuis plus de 80 ans.

Ce prodige, nous le devons certes à Thérèse. S’il est vrai que Histoire d’une âme, dont la première édition date de 1898, est, après la Bible, le livre le plus traduit en de nombreuses langues, on comprend fort bien l’immense résonance qui en résulte pour les parents Martin dans le monde. Il n’est sans doute pas exagéré de dire que, pour ce qui est de la réputation, après la Sainte Famille de Nazareth, la « sainte famille Martin » vient au second rang.

Le Serviteur de Dieu, Jean-Paul Ier, lorsqu’il était encore Patriarche de Venise (1969-1978), a écrit, dans un livre bien connu, Illustrissimi (8) : « Quand j’ai vu qu’était introduite la cause de béatification des parents de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, je me suis dit : »Enfin une cause à deux ! Saint Louis est saint sans son épouse Marguerite, Monique sans son mari Patrizio ; Zélie Guérin, par contre, sera sainte avec Louis Martin son époux et avec Thérèse sa fille  Déjà en 1925, le Cardinal Antonio Vico, envoyé par Pie XI à Lisieux comme délégué pour présider les fêtes solennelles en l’honneur de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, canonisée depuis peu, s’adressa à Mère Agnès de Jésus (Pauline, la seconde fille des Martin) : » Maintenant il faut s’occuper du papa… C’est de Rome qu’on me charge de vous le dire »(9) Si l’affaire n’a pas eu de suite immédiate, on le doit à la perplexité évidente de Mère Agnès de Jésus.

« Incomparables parents »

Tous ceux qui ont abordé, même rapidement, Histoire d’une âme, n’ont pu que remarquer la personnalité humaine et spirituelle de ces parents qui ont construit, avec sagesse, l’atmosphère familiale dans laquelle a grandi Thérèse. Ils n’ont pu qu’aimer ses « incomparables parents ».

La riche correspondance de Zélie est un témoignage de la façon dont Mme Martin a suivi la formation humaine, chrétienne et spirituelle de tous les membres de sa famille, d’abord celle de son frère Isidore, avant et après son mariage, celle de sa belle-sœur Céline Fournet et celle de ses propres filles. Il n’y a pas une de ses lettres qui ne manifeste la présence de Dieu, une présence non pas formelle ou de convenance, de circonstance, mais une référence constante pour tout aspect de la vie. Une correspondance qui témoigne d’une attention exquise au bien de toute la personne et à sa croissance globale. Croissance qui est pleine et valide dans la mesure où elle n’exclut pas Dieu de son horizon.

Louis, son mari, est moins loquace et n’aime pas écrire. Il ne refuse pas de témoigner ouvertement de sa foi et ne craint pas les moqueries à son égard ; dans les rapports avec sa femme, à la maison avec ses cinq filles, dans la gestion de son horlogerie-bijouterie, ou encore avec ses amis, dans la rue ou en voyage, en toutes circonstances, pour lui « Messire Dieu, premier servi ».

Une famille missionnaire de première heure quand, en France, depuis peu, surgit l’œuvre de la Propagation de la foi de Pauline Jaricot (1799-1862) et que commencent les mouvements missionnaires du XIXe siècle. Vous savez que les parents Martin ont inscrit toutes leurs filles à l’Œuvre de la Sainte Enfance (on conserve encore l’image-souvenir de l’inscription de Thérèse, le 12 janvier 1882) et qu’ils envoyèrent des offrandes généreuses pour la construction de nouvelles églises en terre de mission. Pour Thérèse, le fait de participer toute jeune aux activités de l’Œuvre de la Sainte Enfance, n’a fait qu’éveiller et développer son zèle missionnaire. Louis et Zélie furent des saints qui engendrèrent une sainte, ils furent des époux missionnaires qui, non seulement, participèrent à l’élan missionnaire de leur temps, mais éduquèrent pour l’Eglise la Patronne des Missions Universelles (1927).

Louis et Zélie sont saints, non pas tant par la méthode ou les moyens choisis pour participer à l’évangélisation, ( qui sont évidemment ceux de l’Eglise et de la société de leur temps) , mais ils sont saints par le témoignage du sérieux de leur la foi vécue le dans leur famille. Ils ont évangélisé leurs enfants par l’exemple de leur vie de couple, puis par la parole et l’enseignement au sein de la famille.

A cet égard, il suffit de rappeler ce que Thérèse elle-même écrit dans Histoire d’une âme à propos de la fascination qu’exerçaient sur elle son père et sa mère : « Tous les détails de la maladie de notre mère chérie sont encore présents à mon cœur, je me souviens surtout des dernières semaines qu’elle a passées sur la terre ; nous étions, Céline et moi, comme de pauvres petites exilées, tous les matins, Mme Leriche venait nous chercher et nous passions la journée chez elle. Un jour, nous n’avions pas eu le temps de faire notre prière avant de partir et pendant le trajet Céline m’a dit tout bas : »Faut-il le dire que nous n’avons pas fait notre prière ?…« »Oh ! oui« lui ai-je répondu ; alors bien timidement elle l’a dit à Mme Leriche, celle-ci nous a répondu »Eh bien, mes petites filles, vous allez la faire« et puis nous mettant toutes les deux dans une grande chambre elle est partie… Alors Céline m’a regardée et nous avons dit : »Ah ! ce n’est pas comme Maman… toujours elle nous faisait faire notre prière   » (10)

Son père, « le Roi de France et de Navarre »(11) , comme elle aimait l’appeler, exerçait une belle fascination spirituelle sur elle. Sa figure d’homme inspirait vénération et respect : « Que pourrai-je dire des veillées d’hiver, surtout celles du Dimanche ? Ah ! qu’il m’était doux après la partie de damier de m’asseoir avec Céline sur les genoux de Papa… De sa belle voix, il chantait des airs remplissant l’âme de pensées profondes… ou bien, nous berçant doucement, il récitait des poésies empreintes des vérités éternelles… Ensuite nous montions pour faire la prière en commun et la petite reine était toute seule auprès de son Roi, n’ayant qu’à le regarder pour savoir comment prient les Saints… » (12)

Une initiation chrétienne en famille

Nous pouvons définir le manuscrit A comme « le manuscrit de l’initiation chrétienne familiale de Thérèse ». Une initiation conduite avec le même sérieux que l’apprentissage scolaire. La foi, chez les Martin, est une foi vécue et non pas une série de normes à respecter. De sa préparation des sacrements de l’initiation chrétienne, Thérèse, toujours dans le manuscrit A (1895), remercie non seulement ses parents déjà décédés (la maman en 1877 et le papa en 1894) mais aussi ses sœurs aînées.

Je veux souligner ici la valeur particulière, non seulement des parents, mais aussi celle des sœurs aînées, donc de la famille entière. Les parents éduqués eux-mêmes par l’enseignement de l’Église, ont transmis à leur tour cet enseignement reçu à tous les enfants. Et ils l’ont tellement bien fait, qu’ils ont mérité que la plus illustre de leurs filles, après avoir été elle-même enseignée et formée par ces « incomparables parents », est devenue Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face, qui aujourd’hui enseigne toute l’Église et toute l’humanité comme docteur (1997). Ab ipsis docta docet : Enseignée, elle enseigne maintenant.

C’est là le défi que l’Église lance aujourd’hui à toutes les familles chrétiennes, avec la béatification de cette famille.

Ils n’ont pas été de simples instruments qui ont véhiculé la foi, comme un aqueduc transporte l’eau, mais le depositum fidei, le dépôt de la foi, ils l’ont transmis et enrichi par leur propre expérience personnelle de foi, d’espérance et de charité. Ils n’ont pas transmis la foi comme quelque chose de traditionnel, de fragmentaire et de notionnel, mais comme quelque chose de vivant. Non pas une foi qui serait un héritage comme celui que laissent les morts ; car l’héritage vient après la mort ; non, par le baptême, ils ont greffé leurs enfants dans le courant vivant et vital de l’Église, ne se substituant pas à l’Église, mais avec l’Église et dans l’Église. Ils ont collaboré avec l’Église en parfaite harmonie.

Il faut encore observer que la sainteté de ce couple se trouve en accord avec le concile Vatican II et d’autres Documents de l’Église. Je pense surtout à la constitution pastorale Gaudium et Spes dans son chapitre sur la:sainteté du mariage et de la famille (13) : « Précédés par l’exemple et la prière commune de leurs parents, les enfants, et même tous ceux qui vivent dans le cercle familial, s’ouvriront ainsi plus facilement à des sentiments d’humanité et trouveront plus aisément le chemin du salut et de la sainteté. »

Comment ne pas voir la proximité de la famille Martin avec ce texte ? Tout cela peut nous surprendre quand on songe combien leur temps est distant du nôtre. Il y a 150 ans, le 12 juillet 1858 se situait dans la France du Second Empire. Nous, hommes et femmes du Troisième Millénaire, nous pouvons éprouver une difficulté à imaginer leur genre de vie quotidienne, sans électricité, sans chauffage, ni radio ni télévision, rien de tous ces moyens modernes de communication qui caractérisent notre vie moderne. Mais nous, ici, aujourd’hui, nous jugeons la sainteté, non pas la distance qui nous sépare de leur témoignage ; nous jugeons la sainteté, non la forme dans laquelle elle nous parvient. Leur sainteté est distante de nous dans la forme mais non dans la substance, le contenu et la doctrine. Les Martin ont su garder le bon vin jusqu’à la fin (Jn 2/10)

Même à la lumière des documents de l’Église, ce couple peut être proposé comme une famille engagée dans l’évangélisation de ses fils. A leur époque, il s’agissait d’une évangélisation plus empruntée, peut-être, au catéchisme et aux préceptes, la doctrine de l’Église était enseignée non seulement dans la paroisse mais aussi dans la famille, on apprenait par cœur les vérités de la foi. En tout cela l’Église suivait la méthode d’enseignement courante à cette époque où la mémoire jouait un rôle important.

La famille Martin est témoin dans sa maison - avec ses enfants et ceux qui les entourent, ses parents et ses domestiques - du rôle de l’évangélisation, non seulement en tant que couple : toute la famille a une mission et une tâche à développer.

Paul VI écrivait dans son encyclique Evangelii nuntiandi (71) quelque chose que nous voyons vécu dans la famille Martin. « Au sein de l’apostolat évangélisateur des laïcs, il est impossible de ne pas souligner l’action évangélisatrice de la famille. Elle a bien mérité, aux différents moments de l’histoire, le beau nom »d’Église domestique" sanctionné par le concile VaticanII. Cela signifie, que, en chaque famille chrétienne, devraient se retrouver les divers aspects de l’Église entière. En outre, la famille, comme l’Église, se doit d’être un espace où l’Évangile est transmis et d’où l’Évangile rayonne. Au sein donc d’une famille consciente de cette mission, tous les membres de la famille évangélisent et sont évangélisés. Les parents non seulement communiquent aux enfants l’Évangile, mais peuvent recevoir d’eux ce même Évangile profondément vécu. Et une telle famille se fait évangélisatrice de beaucoup d’autres familles et du milieu dans lequel elle s’insère. « La maison rue du Pont-Neuf, celle de la rue Saint-Blaise et celle des Buissonnets ont toujours été, malgré les différents déménagements, une » petite Église domestique " où encore une fois les Martin sont bien en harmonie avec notre temps.

La famille de Louis et de Zélie, a été, pour leurs cinq enfants- quatre autres sont morts en bas âge - le lieu privilégié de l’expérience de l’amour et de la transmission de la foi. Dans la maison, dans l’intimité de la chaleur familiale et de la vie domestique, chacun a reçu et donné. Au milieu des multiples soucis professionnels, les parents ont su l’un et l’autre communiquer les premiers enseignements de la foi à leurs propres enfants, dès la plus tendre enfance. Ils ont été les premiers maîtres dans l’initiation de leurs enfants à la prière, à l’amour et à la connaissance de Dieu, en montrant qu’ils priaient tout seuls et ensemble, en les accompagnant à la messe et aux visites au Saint-Sacrement ; ils leur ont enseigné la prière, pas simplement en disant qu’il fallait prier mais en transformant leurs maisons en « une école de prière ». Ils ont enseigné combien c’était important de rester avec Jésus, en écoutant les Évangiles qui nous parlent de lui. De plus, la vie spirituelle, cultivée dès la jeunesse, comme ce fut le cas pour Zélie et Louis, s’alimentait à la source de la vie paroissiale. Ils étaient de fidèles lecteurs de l’Année liturgique de Dom Guéranger, livre très apprécié par Thérèse elle-même, qui en prit connaissance justement à la maison.

Chers frères et sœurs, Louis et Zélie nous révèlent une vérité simple, même très simple : la sainteté chrétienne n’est pas un métier pour un petit nombre. Elle est bien la vocation normale de tous, de chaque baptisé. Louis et Zélie nous ont dit simplement que la sainteté concerne la femme, le mari, les enfants, les soucis du travail, et même la sexualité. Le saint n’est pas un surhomme, le saint est un homme vrai.

Le 4 avril 1957, Céline - au Carmel sœur Geneviève de la Sainte Face -, en déposant au procès sur l’héroïcité de son père, parle de « la beauté d’une vie conjugale vécue tout entière pour le bon Dieu seul, sans aucun égoïsme ni repli sur soi. Si le serviteur de Dieu désirait beaucoup d’enfants, c’était pour les donner à Dieu sans réserve. Et tout cela dans la simplicité d’une existence ordinaire, laborieuse, semée d’épreuves accueillies avec abandon et confiance dans la Divine Providence. » .

Je termine en reprenant les mots mêmes qui ont conclu la déclaration sur les vertus de Louis et de Zélie le 13 octobre 1987 : « Nous avons devant nous un couple, et une famille, qui ont vécu et agi en pleine consonance avec l’Évangile, préoccupés seulement de vivre à chaque instant de la journée le plan préparé par Dieu pour eux. En interrogeant et en écoutant Sa voix, ils n’ont rien fait d’autre que de se perfectionner. Louis et Zélie Martin ne sont pas protagonistes de gestes éclatants ou d’une densité apostolique particulière, mais ils ont vécu la vie quotidienne de toute famille, illuminés toujours par le divin et le surnaturel. C’est là l’aspect central, de portée ecclésiale, offert à l’imitation des familles d’aujourd’hui. En mettant devant nous la famille Martin, on pourra recevoir aliment, force, orientation, pour éviter le laïcisme et la sécularisation moderne, et ainsi triompher de beaucoup de misères, et voir le don de l’amour conjugal et, avec lui, le don de la paternité et de la maternité dans la lumière d’un incommensurable Don de Dieu. »

(1) Prière eucharistique II
(2) « La mère incomparable » (Manuscrit A, 4 v°) et « le père incomparable » (Lettre 91)
(3) Positio I, p.420 §603.
(4) Positio I, §56, p.41 Idem ?
(5) Matthieu 25, 31-46, particulièrement le verset 40 : « c’est à moi que vous l’avez fait ».
(6) Soeurs dans l’Esprit, Thérèse de Lisieux et Elisabeth de Dijon.
(7) In Summarium Documentorum, XXVIII, Roma, 1987, p.1042
(8) Illustrissimi est un ouvrage publié en janvier 1976, traduit en français sous le titre Humblement vôtre (nouvelle Cité, Paris 1978). Il s’agit d’un recueil de « lettres ouvertes » écrite par Mgr Albino LUCIANI, Patriarche de Venise, deux années et demi avant d’être élu pape sous le nom de Jean-Paul Ier. Il s’adresse à des personnages historiques ou de la mythologie, à des écrivains, à des personnes de la littérature italienne ou étrangères, ou encor à des Saints de l’Eglise.
(9) cf. Summarium Documentorum, op. cit., p. 1138.
(10) . Manuscrit A, 12 r°.
(11) Cf. Manuscrit A, 19 v°.
(12) Manuscrit A, 18 r°.
(13) GS 48, 2° partie, chap. 1, n° 48 §3.
(14) Procès, vol. II, summarium, page 22, ad. 6).

Leur béatification

Lisieux, le 19 octobre 2008

Album souvenir d’une journée historique

Lisieux, le dimanche 19 octobre 2008

Souvenir d’un rassemblement de famille en présence de nombreux invités, dont :

  • le Cardinal SARAIVA MARTINS, originaire du Portugal, préfet émérite de la Congrégation pour la cause des saints. Il est l’envoyé spécial de sa Sainteté le pape Benoît XVI.
  • Le Cardinal Ivan DIAS, préfet de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples
  • Le Cardinal Eusebio Oscar SCHEID, archevêque de Rio de Janeiro (Brésil)
  • Le Cardinal Paul POUPARD, préfet émérite du Conseil de la Culture
  • Le Carinal Bernard PANAFIEU, archevêque émérite de Marseille
  • Madame Christine Boutin, Ministre du logement et de la ville, ministre délégué par le gouvernement français. Invités

Plusieurs nations sont venues acclamer les nouveaux bienheureux. En ce dimanche des Missions, on pouvait entendre parler français, anglais, portugais, slovaque, russe, chinois,… Au total, plus de 12000 personnes présentes sur place. Sans compter les 173 millions de téléspectateurs qui ont suivi l’événement retransmis en direct par la télévision.

Rite de la béatification au cours de la célébration

Le P. Antonio Sangalli, vice postulateur de la cause des époux Martin, au nom du postulateur le P. Siméon de la Sainte Famille, dessine le profil des deux époux, faisant ressortir le motif de leur béatification.

Les évêques de Séez-Alençon et de Bayeux-Lisieux adressent ensuite leur supplique au Légat, lui demandant de procéder à la béatification.

Le Cardinal Saraiva Martins, au nom de S.S. le pape Benoît XVI, proclame le décret de béatification.

Cardinal Saraiva Martins

L’assistance exprime sa joie et sa reconnaissance en chantant : « Laudate Dominum, louez le Seigneur »

Le Reliquaire est dévoilé par le jeune Pietro Schiliro, guéri miraculeusement et par ses parents. Au-dehors, la foule très dense est à l’unisson. Elle seule verra le feu d’artifice de jour qui ponctue l’événement.

le reliquaire des bienheureux

Une vraie fête pour les familles

Pic-nicL’esplanade restée paisible tout au long de la cérémonie, est ensuite devenue lieu de pic-nic offrant des occasions d’échange entre familles et bénévoles, découvrant au fil d’anecdotes, la vie concrète de la famille Martin, semblable aux nôtres en bien des points.

StandsEntre temps, pour faire connaître les époux et parents Louis et Zélie Martin, des stands présentaient les revues du Sanctuaire et la correspondance familiale de Louis et Zélie Martin dont 10 lettres seront lues au jeu scénique de l’après-midi.

Jeu scénique à la basilique

Un « point rencontre » favorisait les échanges entre familles, autour d’un café. Tout cela dans une ambiance de fête.

En avant la musique

Bref, avec un soleil radieux, ce fut une journée réussie grâce notamment au concours de nombreux bénévoles, tous heureux de se donne pour cette belle cause.

Témoignages

Les intentions de prière adressées par l’intercession des époux Martin remplissent vite les corbeilles placées près du reliquaire.

la foule

  • « Je rends grâce et remercie de tout cœur les Bienheureux Louis et Zélie Martin… en ce jour du 19 octobre dernier, alors que j’étais encore pleine d’émotion par la magnifique cérémonie de béatification, un message m’attendait de la part d’une de mes filles qui ne me donnait plus de nouvelles depuis deux ans : elle acceptait ma visite le 13 novembre prochain, jour de ses 50 ans. Quelle joie ! Ce fut un moment de grâce. Merci. » Mme D.

Intentions de prière

  • « Je me suis mariée depuis 2 mois, et pour mon mari et moi il était très important de nous confier à la protection de Louis et Zélie, que nous chérissons particulièrement. Ils nous l’ont bien rendu ! Dans l’après-midi du jour de la béatification, alors que le reliquaire des bienheureux était exposé sur une estrade à l’extérieur de la Basilique, bon nombre de personnes se pressaient pour tenter de le toucher, mais les personnes chargées de la sécurité ne permettaient qu’aux enfants de s’approcher et d’embrasser le reliquaire. Je regardais le reliquaire avec amour, lorsqu’un des gardes me prend par la main et me dit avec une voix de papi-gâteau : ‘allez ma ptite, viens faire un bisou à Louis et Zélie ». En réalité j’ai 20 ans, et il m’en a donné 12. Alleluia ! sans y réfléchir à deux fois, je grimpe sur l’estrade, et je passe mes bras autour du reliquaire en embrassant le visage sculpté de Louis. Dans ma tête je remerciais les bienheureux de tout mon cœur, quelle grâce, quelle délicate attention ! et c’est comme ça depuis que je connais Thérèse ! La doctrine de Thérèse, se faire petit comme des enfants, s’est avérée concrètement efficace pour moi ! » Joséphine

Homélie de la messe de Béatification des époux Louis et Zélie Martin

Préfet émérite de la Congrégation pour les Causes des Saints
Représentant du Saint-Père Benoît XVI
à l’occasion de la béatification des Vénérables Serviteurs de Dieu
LOUIS MARTIN ETLIE GUÉRIN
époux et parents

Basilique Sainte-Thérèse de l’Enfant-Jésus
Lisieux, 19 octobre 2008
XXIXe dimanche ordinaire
Journée Mondiale des Missions

Cardinal Jose Saraiva Martins
Cardinal Jose Saraiva Martins

MOINS DE L’AMOUR CONJUGAL

… brillez comme les astres dans l’univers,
en tenant fermement la parole de vie

Ph 2,15d-16a

Chers Frères dans l’Épiscopat et dans le Sacerdoce,
Éminentes Autorités,
Chers Pèlerins, frères et sœurs, en Christ.

Dignes du Ciel

Thérèse écrivait dans l’Histoire d’une âme : Pardonne-moi Jésus, si je déraisonne en voulant te dire mes désirs, mes espérances qui touchent à l’infini, pardonne-moi et guéris mon âme en lui donnant ce qu’elle espère !… (Ms B 2v°). Jésus a toujours exaucé les désirs de Thérèse. Il s’est même montré généreux dès avant sa naissance puisque, comme elle l’écrivait à l’abbé Bellière - que beaucoup connaissent désormais par cœur - : le bon Dieu m’a donné un père et une mère plus dignes du Ciel que de la terre (Lt 261).

Je viens de terminer le Rite de Béatification par lequel le Saint Père a inscrit les deux Epoux conjointement dans le Livre des Bienheureux. C’est une grande première que cette Béatification de Louis Martin et Zélie Guérin, que Thérèse définissait comme parents sans égaux, dignes du Ciel, terre sainte, comme toute imprégnée d’un parfum virginal (Cf. Ms A).

Mon cœur rend grâce à Dieu pour ce témoignage exemplaire d’amour conjugal, susceptible de stimuler les foyers chrétiens dans la pratique intégrale des vertus chrétiennes comme il a stimulé le désir de sainteté chez Thérèse.

Pendant que je lisais la Lettre Apostolique du Saint Père, je pensais à mon père et à ma mère et je voudrais, en ce moment, que vous aussi pensiez à votre père et à votre mère et qu’ensemble nous remercions Dieu de nous avoir créés et fait chrétiens à travers l’amour conjugal de nos parents. Recevoir la vie est une chose merveilleuse mais, pour nous, il est plus admirable encore que nos parents nous aient amenés à l’Église qui seule est capable de faire des chrétiens. Personne ne peut se faire chrétien soi-même.

Enfants de la terre de Normandie, un don pour tous

Parmi les vocations auxquelles les hommes sont appelés par la Providence, le mariage est l’une des plus nobles et des plus élevées. Louis et Zélie ont compris qu’ils pouvaient se sanctifier non pas malgré le mariage mais à travers, dans et par le mariage, et que leurs épousailles devaient être considérées comme le point de départ d’une montée à deux. Aujourd’hui, l’Église n’admire pas seulement la sainteté de ces fils de la terre de Normandie, un don pour tous, mais elle se mire dans ce couple de Bienheureux qui contribue à rendre la robe de mariée de l’Eglise, plus belle et splendide. Elle n’admire pas seulement la sainteté de leur vie, elle reconnaît dans ce couple la sainteté éminence de l’institution de l’amour conjugal, telle que l’a conçue le Créateur Lui-même.

L’amour conjugal de Louis et Zélie est un pur reflet de l’amour du Christ pour son Eglise ; il est aussi un pur reflet de l’amour dont l’Eglise aime son Epoux : le Christ. Le Père nous a choisis avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irréprochables sous Son regard, dans l’amour (Ep 1,4).

“Il sont devenus lumière du monde”

Louis et Zélie ont témoigné de la radicalité de l’engagement évangélique de la vocation au mariage jusqu’à l’héroïsme. Ils n’ont pas craint de se faire violence à eux-mêmes pour ravir le Royaume des cieux et ainsi ils sont devenus la lumière du monde que l’Eglise aujourd’hui met sur le lampadaire afin qu’ils brillent pour tous ceux qui sont dans la maison (Eglise). Ils brillent devant les hommes afin que ceux-ci voient leur bonnes œuvres et glorifient notre Père qui est dans les cieux. Leur exemple de vie chrétienne est telle une ville située sur une montagne qui ne peut être cachée (cf. Mt 5,13-16).

“Maître donne-nous ton avis”

Quel est le secret de la réussite de leur vie chrétienne ? On t’a fait savoir, homme, ce qui est bien, ce que Dieu réclame de toi : rien d’autre que pratiquer la justice, aimer la miséricorde, et marcher humblement avec ton Dieu (Mi 6,8). Louis et Zélie ont marché humblement avec Dieu à la recherche de l’avis du Seigneur. Maître donne-nous ton avis. Ils cherchaient l’avis du Seigneur. Ils étaient assoiffés de l’avis du Seigneur. Ils aimaient l’avis du Seigneur. Ils se sont conformés à l’avis du Seigneur sans récriminer. Pour être sûrs de marcher dans le véritable avis du Seigneur, ils se sont tournés vers l’Église, experte en humanité, mettant tous les aspects de leur vie en harmonie avec les enseignements de l’Église.

“Dieu, premier servi”

Pour les époux Martin, ce qui est à César et ce qui est à Dieu était très clair. Messire Dieu, premier servi, disait Jeanne d’Arc. Les Martin en ont fait la devise de leur foyer : chez eux Dieu avait toujours la première place dans leur vie. Madame Martin disait souvent : Dieu est le Maître. Il fait ce qu’Il veut. Monsieur Martin lui faisait écho en reprenant : Dieu, premier servi. Lorsque l’épreuve atteignit leur foyer, leur réaction spontanée fut toujours l’acceptation de cette volonté divine. Ils ont servi Dieu dans le pauvre, non par simple élan de générosité, ni par justice sociale, mais simplement parce que le pauvre est Jésus. Servir le pauvre, c’est servir Jésus, c’est rendre à Dieu ce qui est à Dieu : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait (Mt 25,34-40).

Le Ciel n’est pas vide, le “Ciel est peuplé d’âmes”

Dans quelques instants nous proclamerons notre Profession de Foi que Louis et Zélie ont répétée tant de fois à la messe et qu’ils ont enseignée à leurs enfants. Après avoir confessé la sainte Église catholique, le Symbole des Apôtres ajoute la Communion des saints.

Je croyais, disait Thérèse, je sentais qu’il y a un ciel et que ce Ciel est peuplé d’âmes qui me chérissent, qui me regardent comme leur enfant… (Ms B). Dans ce Ciel peuplé d’âmes, nous pouvons compter désormais les Bienheureux Louis et Zélie, que pour la première fois, nous invoquons publiquement : Louis et Zélie priez Dieu pour nous. Je vous en prie chérissez-nous, regardez nous comme vos enfants, chérissez l’Eglise entière, chérissez surtout nos foyers et leurs enfants.

  • Louis et Zélie sont un don pour les époux de tous âges par l’estime, le respect et l’harmonie avec lesquels ils se sont aimés pendant 19 ans. Zélie écrivait à Louis : Je ne puis pas vivre sans toi, mon cher Louis. Il lui répondait : Je suis ton mari et ami qui t’aime pour la vie. Ils ont vécu les promesses du mariage ; la fidélité de l’engagement, l’indissolubilité du lien, la fécondité de l’amour, dans le bonheur comme dans les épreuves, dans la santé comme dans la maladie.
  • Louis et Zélie sont un don pour les parents. Ministres de l’amour et de la vie, ils ont engendré de nombreux enfants pour le Seigneur. Parmi ces enfants, nous admirons particulièrement Thérèse, chef d’œuvre de la grâce de Dieu mais aussi chef d’œuvre de leur amour envers la vie et les enfants.
  • Louis et Zélie sont un don pour tous ceux qui ont perdu un conjoint. Le veuvage est toujours une condition difficile à accepter. Louis a vécu la perte de sa femme avec foi et générosité, préférant, à ses attraits personnels, le bien de ses enfants.
  • Louis et Zélie sont un don pour ceux qui affrontent la maladie et la mort. Zélie est morte d’un cancer, Louis a terminé son existence, éprouvé par une artériosclérose cérébrale. Dans notre monde qui cherche à occulter la mort, ils nous enseignent à la regarder en face, en s’abandonnant à Dieu.

Modèle exemplaire de foyer missionnaire

Enfin je rends grâce à Dieu, en cette 82e Journée Mondiale des Missions, car Louis et Zélie sont un modèle exemplaire de foyer missionnaire. Voilà la raison pour laquelle le Saint Père a voulu que la béatification se réalise en cette journée si chère à l’Eglise Universelle, comme pour unir les maîtres Louis et Zélie à la disciple Thérèse, leur fille, devenue Patronne des Missions et Docteur de l’Église.

Les témoignages des enfants Martin au sujet de l’esprit missionnaire qui régnait dans leur foyer sont unanimes et frappants : Mes parents s’intéressaient beaucoup au salut des âmes… Mais l’œuvre d’apostolat la plus connue chez nous était la Propagation de la Foi pour laquelle, chaque année, nos parents faisaient une très belle offrande. C’est encore ce zèle des âmes qui leur faisait tant désirer avoir un fils missionnaire et des filles religieuses.

Tout récemment, le Cardinal Dias, Préfet de la Congrégation pour l’Évangélisation des peuples (Propagande Fide) écrivait : Pour un disciple du Christ, annoncer l’Évangile n’est pas une option mais un commandement du Seigneur… Un chrétien doit se considérer en mission (…) pour répandre l’Évangile dans chaque cœur, dans chaque maison, dans chaque culture (Conférence de Lambeth, 23 juillet 2008).

Puissent, mes frères, vos familles, vos paroisses, vos communautés religieuses, de Normandie, de France… et du monde entier, être aussi des foyers saints et missionnaire, comme l’a été le foyer des Bienheureux époux Louis et Zélie Martin. Amen

Famille Martin, modèle de sainteté au quotidien

1re Messe des saints Louis et Zélie Martin Lisieux

Homélie de Monseigneur Michel Guyard, évèque émérite du Havre

A la manière d’une boutade, il m’est arrivé d’entendre certaines personnes affirmer que c’est parce que sainte Thérèse est sainte que ses parents sont canonisés, comme pour faire rejaillir sur eux la gloire de leur fille. C’est une vision bien mondaine ! La sainteté n’est pas une récompense ! Mais non, c’est exactement le contraire, on peut dire avec justesse que c’est précisément parce que ses parents ont été des saints qu’ils ont permis à Thérèse de le devenir elle-même par l’éducation à la sainteté qu’ils lui ont donnée ainsi qu’à ses sœurs et l’on pourra peut-être prochainement dire la même chose de Léonie dont la cause de béatification est engagée.

Et c’est pour cela que Louis et Zélie sont canonisés ensemble, comme époux chrétiens, pour manifester que mariés, c’est au sein de leur vie conjugale et familiale qu’ils ont réalisé pleinement leur vocation dans l’unité de leur amour.

Et aujourd’hui, par la voix du pape, cette canonisation vient nous rappeler que le mariage et la vie familiale sont une bonne nouvelle. Bonne nouvelle en effet que l’alliance d’un homme et d’une femme qui souhaitent réaliser la vérité de l’amour humain selon le plan de Dieu dans la construction d’une famille ! Une bonne nouvelle que le Seigneur ne cesse de proclamer et dont son Eglise souhaite qu’elle soit particulièrement entendue en ce moment de notre histoire et pour notre société, qui submergée par les idéologies de toute nature prétend nous libérer du carcan des traditions archaïques soi-disant révolues.

Pour certains, proposer comme modèle le message de Louis et Zélie Martin, dans ce contexte relève du défi. Un défi parmi d’autres auquel les chrétiens sont familiers. L’évangile par nature propose la Sagesse de Dieu qui est folie pour les hommes. Il en a toujours été ainsi. D’autre part, Jésus nous a fait remarquer que seuls les humbles et les petits pouvaient entrer dans la compréhension du mystère de Dieu qui restait caché aux yeux des sages et des savants.

Alors, humbles et petits osons aller à la rencontre de Louis et de Zélie pour écouter leur message. Certes, en plus de la photographie habituelle qui les représentent dans une position un peu figée, on aimerait avoir une belle image de leur rencontre sur le pont d’Alençon qui engagea leur avenir. Voici deux jeunes adultes qui s’aiment et qui accueillent d’emblée cet amour comme un don de Dieu et un appel qui va leur permettre de vivre leur véritable vocation. L’un et l’autre avaient songé à la vie religieuse. Ce n’était pas le choix du Seigneur. Les voici prêts à répondre à ce nouvel appel dans le mariage et la fondation d’un foyer.

Ce point de départ leur fait prendre conscience que désormais, ils seront liés par un amour dont Dieu est la source. Et qu’ils vont pouvoir vivre toutes les réalités de leur vie commune et familiale comme le déploiement de la grâce de Dieu qui les accompagne. Leur foi va éclairer leur vie. Leur vie sera le reflet de leur foi.

Si aujourd’hui, il est courant d’inviter les chrétiens à établir un lien entre leur foi et leur vie, à l’époque de la famille Martin, ce n’était pas fréquent. La vie religieuse et la vie profane étaient souvent très séparées l’une de l’autre. Et il aurait paru bien étrange de parler de spiritualité conjugale et familiale ! Louis et Zélie n’en n’ont pas parlé mais ils l’ont vécue. Et c’est dans cette relation de confiance et de fidélité à Dieu qu’ils ont compris que l’approfondissement de leur amour humain leur donnait la force de toujours mieux correspondre à l’amour de Dieu. Et tout naturellement l’Amour qui s’alimentait à celui de Dieu leur permettait d’en témoigner entre eux et avec tous les autres, à commencer par leur famille, mais aussi avec tous les autres et en particulier les plus petits. Lorsque l’on prend l’habitude de vivre dans la confiance avec le Seigneur, la certitude de sa présence donne la force et le courage d’avancer et prend la place de la peur qui paralyse. Dans son abondante correspondance jamais Zélie n’évoque la crainte d’un Dieu culpabilisant, dont tant de prédicateurs de l’époque usaient abondamment et allaient parfois jusqu’à terroriser leurs fidèles. Zélie, elle, avait confiance en Dieu et prenait simplement ses responsabilités familiales et professionnelles avec son époux, et ensemble, en communion avec le Seigneur, qu’ils rencontraient à la messe quotidienne ils avançaient dans la disponibilité à la volonté de Dieu en accomplissant leurs tâches humaines.

Mais ce qui paraît sans doute plus essentiel dans le témoignage qu’ils nous ont donné c’est l’importance du foyer familial qui était pour eux le lieu privilégié où, avec leurs enfants, ils faisaient l’expérience quotidienne de la vie vécue dans l’amour de Dieu. C’est en famille que l’on apprend le pardon, la réconciliation et que l’on entretient l’amour mutuel. C’est au sein de la famille que l’on apprend à respecter les autres et à s’ouvrir pour vivre le partage. C’est en famille que l’on partage les joies et les peines, que l’on trouve le réconfort où l’on est accueilli, comme on est, sans être jugé, fraternellement, en communauté. Et c’est à partir de là que l’on peut ensuite construire la paix avec le monde, comme nous y invite s. Paul dans la lecture que nous avons entendue tout à l’heure.

Hier, le journal Ouest-France sur les panneaux publicitaires des magasins de Presse annonçait : Louis et Zélie Martin, un destin peu commun. Non, ce n’est pas un destin peu commun ni hors du commun. C’est l’itinéraire ordinaire de ceux qui croient en Jésus-Christ et se mettent à marcher à sa suite. Et il y en a beaucoup ! Mais il est bon que quelques uns nous soient proposés comme modèles pour nous encourager. Et d’autant plus qu’ils ont vécu les mêmes réalités que nous. En ce sens Louis et Zélie, nous sont proches : ils ont vécu le deuil de quatre enfants morts en bas-âge, les difficultés économiques de leur entreprise, les soucis de santé de la petite Thérèse et de Léonie, la maladie de Zélie, le veuvage de Louis avec 5 filles à élever, la maladie de Louis qui a obscurci la fin de sa vie. Mais ils ont gardé la foi.

Comme nous-mêmes sommes invités à garder la foi dans les épreuves personnelles et collectives qui sont les nôtres aujourd’hui. Comme eux, sachons entretenir nos familles comme des foyers qui s’alimentent à l’amour du Seigneur. Et nous serons de bons témoins auprès de tous nos frères. Nombreux sont sont des blessés de la vie, des enfants qui n’ont jamais été aimées pour eux-mêmes, des égoïstes qui ne cherchent que leur satisfaction personnelle, des couples brisés, … Ne jugeons pas, ne condamnons pas. Soignons les blessures, comme nous y invite le Pape François en révélant l’amour de Dieu, Le Père plein de miséricorde.

Et que Louis et Zélie qui sont dans sa lumière intercèdent pour nous aider, comme ils l’ont fait, à épanouir au mieux notre vocation pour construire dès ici-bas, le Royaume de demain.

Et pour terminer je reprendrai simplement l’oraison de cette messe : Seigneur notre Dieu, nous te rendons grâce pour les saints époux et parents Louis et Zélie Martin, que tu as sanctifiés dans la voie du mariage ; permets nous t’en prions, que leur exemple et leur prière nous vienne en aide pour vivre fidèlement, comme eux, l’évangile au quotidien. Amen

+ Michel GUYARD Evêque émérite du Havre

Mgr Michel Guyard a présidé la 1re messe des saints Louis et Zélie Martin -  voir en grand cette image
Mgr Michel Guyard a présidé la 1re messe des saints Louis et Zélie Martin

Allocution du Ministre de l’Intérieur à l’occasion de la canonisation de Louis et Zélie martin

Eminences, Excellences, Monsieur le Sénateur, Mesdames et Messieurs les Députés, Monsieur le Président de Région, Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs,

C’est un plaisir pour moi de vous accueillir à la Villa Bonaparte, ce « petit coin de France » dans la Rome pontificale, après avoir représenté le Gouvernement français à la cérémonie de canonisation de Louis et Zélie MARTIN. C’est même un plaisir redoublé puisque c’est la deuxième fois que je me rends à Rome cette année pour une canonisation, après celle célébrée le 17 mai, de Sœur Jeanne-Emilie de VILLENEUVE. La sainteté française aura donc été particulièrement à l’honneur en 2015, la canonisation de plusieurs de nos compatriotes la même année constituant, je crois, une circonstance assez rare.

Croyez que je me félicite de cette circonstance qui m’amène à Rome une nouvelle fois. Selon une formule de Jules Romains, que je cite de mémoire : « On peut prier Dieu dans la plus humble chapelle de campagne, mais il faut venir à Rome pour mesurer ce que c’est que l’Eglise. » Je suis donc heureux de pouvoir poursuivre ainsi mon apprentissage.

Je voudrais d’abord remercier les Cardinaux français de la Curie qui nous ont fait l’honneur de venir, et d’abord le Cardinal ETCHEGARAY dont la présence me touche particulièrement. Je crois, Monsieur le Cardinal, que vous venez de publier un nouveau livre, intitulé « Avec Dieu, chemin faisant » ; nous vous souhaitons encore un long chemin parmi nous. Ma gratitude va également aux Cardinaux POUPARD, TAURAN et MAMBERTI, ainsi qu’aux autres membres de la Curie. Votre présence est un témoignage du rayonnement de la France au sein des instances du Saint-Siège.

Il se trouve qu’aujourd’hui, l’Eglise de France est représentée au plus haut niveau, par ses envoyés au synode pour la famille. Je veux donc saluer tout d’abord le Cardinal André VINGT-TROIS, Archevêque de Paris, Président délégué du synode, et Mgr Georges PONTIER, Archevêque de Marseille, Président de la Conférence épiscopale française, ainsi que les autres évêques français participant au synode. Je remercie également de leur présence les évêques des diocèses où ont vécu les nouveaux saints - l’évêque de Bayeux-Lisieux et l’évêque de Séez – le recteur du sanctuaire de Lisieux et les représentants de la famille.

En réalité, la présence des pères synodaux français aujourd’hui n’est pas un hasard puis que le Pape FRANCOIS a voulu que la canonisation des époux MARTIN, premier couple canonisé en tant que tel, intervienne au cours du synode sur la famille qui se déroule actuellement.

C’est bien la famille qui est au cœur de cette journée. On a parfois le sentiment de ne pouvoir évoquer les nouveaux saints sans les présenter d’abord par leur qualité de parents de Sainte THERESE de Lisieux, comme si ceci expliquait cela, comme si l’aura de la petite sainte, admise au nombre des plus grands saints et des docteurs de l’Eglise, englobait ses parents de sa propre sainteté et leur faisait pour seule mérite le fait d’avoir été ses parents.

Mais ce sont bien les vertus propres de Louis et Zélie MARTIN, saints dans l’humble réalité quotidienne de leur vie, époux, parents, membres actifs de la communauté, qui sont, me semble-t-il, célébrées aujourd’hui.

Louis MARTIN, fils d’un militaire de carrière, né à Bordeaux en 1823, s’installe à l’âge adulte à Alençon, ville de sa famille. Azélie-Marie GUERIN, née en 1831, est la fille d’un gendarme, ancien soldat de la Grande Armée.

Après avoir eu chacun de leur côté un projet de vie religieuse, Louis MARTIN et Zélie GUERIN se marient en 1858 à Alençon. Tous deux artisans, ils appartiennent à la classe moyenne, Louis est horloger. Zélie est dentelière et fabrique la célèbre dentelle, emblème de sa ville. Ils auront neuf enfants, dont seules cinq filles vivront et deviendront toutes religieuses. Les parents entretiennent avec leurs filles une relation de dialogue et d’écoute, les éduquent de manière chrétienne et leur donnent la possibilité d’étudier.

Outre leur grande piété, Louis et Zélie sont attentifs aux autres et particulièrement aux plus pauvres. Zélie sait nouer avec les ouvrières dentellières de son atelier un rapport de justice et de charité. La famille MARTIN est connue pour son ouverture et ses qualités d’accueil, pour son attention aux humbles. Comme l’a déclaré récemment le Saint Père à notre amie Caroline PIGOZZI : « Alors que, à cette époque, une certaine éthique bourgeoise méprisait les pauvres, tous les deux, avec leurs cinq filles, consacraient de l’énergie, du temps et de l’argent à aider les plus pauvres. » Louis MARTIN participe ainsi à un groupe de catholiques sociaux, dans l’esprit de Frédéric OZANAM, fondateur de la Société de Saint Vincent de Paul, qui, à cette époque, appelle l’Eglise à plaider cette cause.

Zélie meurt d’un cancer à l’âge de 46 ans. Louis poursuivra seul l’éducation de ses cinq filles, s’installant à Lisieux pour se rapprocher de sa belle-famille. En 1887, il effectue un pèlerinage à Rome, emmenant sa fille Thérèse qui demandera au Pape LEON XIII l’autorisation d’entrer au Carmel avant l’âge. La fin de la vie de Louis MARTIN est assombrie par la maladie. Il est interné dans un hôpital, où pendant ses périodes de rémission il s’occupe des autres malades. Il meurt en 1894.

L’existence des époux MARTIN ne s’est donc pas illustrée par des hauts faits, par les vertus d’un héroïsme flamboyant, que ce soit dans le sacrifice, dans l’exploit ou dans le martyre.

Il s’agit de la vie ordinaire de personnes ordinaires, de personnes simples, avec des problèmes de tous les jours, ceux du travail, de la maladie, du souci d’élever une famille, de l’épreuve du veuvage pour Louis, mais qui ont apporté à chacun de leurs gestes quotidiens l’attention et la qualité de l’amour qui les inspirait.

Il s’agit là de vertus, remarquez-le, qu’honorent la doctrine de l’Eglise mais aussi la morale laïque.

La sincérité, l’attention aux autres, la solidarité, la volonté de contribuer au bien commun sont en effet des qualités qui font la base du vivre-ensemble. Quelles que soient les convictions qui les portent, ces valeurs sont toujours celles qui doivent fonder la vie en société. Que ce soit dans la France en pleine mutation de la seconde moitié du XIXe siècle, marquée par la révolution industrielle et la confrontation de grandes idéologies. Que ce soit dans la France du début du XXIe qui doit affronter des mutations peut-être plus profondes encore, liées au phénomène de la mondialisation, dans toutes ses dimensions, économique, culturelle, environnementale ou migratoire.

Face à ces défis, c’est sans doute moins d’exploits dont nous avons besoin, que de l’engagement quotidien de chacun à préserver, dans ses activités professionnelles comme dans sa vie personnelle, un socle de valeurs qui sont aussi celles de la République. Cette attitude s’appuie sur le respect et l’écoute que doivent se manifester les différentes composantes de notre société, comme sur le respect et l’écoute existant entre l’Etat et les religions, dans le cadre de notre laïcité et sur la base de la liberté qui la fonde.

Car cette laïcité, vous le savez bien, n’est pas négation de la religion, mais la séparation entre le spirituel et le temporel. Si la République laïque ne reconnaît aucun culte, elle en garantit l’exercice et sait en reconnaitre les mérites. Elle ne condamne en aucune façon la quête spirituelle, la recherche d’une transcendance, ni a fortiori le souci de mener une existence responsable, utile et attentive aux autres. Permettez, pour finir, au Normand que je suis de me réjouir, devant de nombreux élus et devant les prélats de cette région, de l’honneur qui est fait à la Normandie, par cette élévation de deux de ses enfants à la gloire des autels. Cette belle région a largement contribué à la construction de la France et de son identité, notamment à travers son patrimoine religieux. Qu’il me suffise de citer les magnifiques cathédrales de Rouen, de Bayeux, de Sées ou de Coutances, les grandes abbayes normandes telles que le Mont-Saint-Michel, le Bec-Hellouin, la Trappe de Soligny ou Saint-Wandrille, qui abritent toujours de vivantes communautés monastiques ou celles dont les bâtiments s’inscrivent dans notre patrimoine, comme la Trinité de Fécamp, les abbayes aux hommes et aux dames de Caen, Lessay, Montivilliers ou Jumièges.

Je pense aussi aux grandes figures de sainteté de cette région, à ses premiers évangélisateurs, les Saints NICAISE de Rouen, LO de Coutances, LOUP de Bayeux ou MAXIME d’Evreux, au grand théologien Saint ANSELME, abbé du Bec, Archevêque de Cantorbéry et docteur de l’Eglise, aux missionnaires tels que Saint JEAN de BREBEUF, évangélisateur des Iroquois, les Ursulines de Dieppe, premières religieuses à s’embarquer pour la Nouvelle France, sans oublier la petite THERESE de l’Enfant-Jésus, THERESE de Lisieux, patronne des missions, docteur de l’Eglise, dont la renommée est réellement universelle. Désormais, Saint LOUIS et Sainte ZELIE font eux aussi partie de ce patrimoine normand.

Leur vie, par lesquels la France est honorée de voir reconnue une fois encore son patrimoine spirituel, peut constituer pour chacun, quelle que soient ses convictions, comme je le disais, un exemple et un objet d’admiration. Leur existence, qui pourrait apparaître terne et effacée, rayonne aujourd’hui, parce que nous comprenons que s’ils se sont effacés, c’était au profit des autres, tant dans l’affection responsable vis-à-vis de leur famille, que dans l’attention fraternelle vis-à-vis de leurs concitoyens.

Eminences, Excellences, Mesdames et Messieurs,

Je vous demande de bien vouloir lever avec moi votre verre en mémoire de Louis et Zélie MARTIN et en l’honneur de Sa Sainteté le Pape FRANCOIS, qui les a inscrits aujourd’hui au nombre des Saints !

Discours Cazeneuve à l ambassade -  voir en grand cette image

Famille Martin, modèle de sainteté

Basilique Sainte-Thérèse de Lisieux

  • Dimanche 10 juillet 2011
  • Fête des bienheureux Louis et Zélie Martin
  • 15e dimanche du temps ordinaire, Année A

mgr venturaC’est un vrai privilège de me trouver parmi vous à Lisieux ce matin, et je tiens à exprimer ma gratitude pour l’honneur qui m’est fait de présider les célébrations pour la fête des bienheureux parents de sainte Thérèse.

Je salue en particulier Mgr Jean-Claude Boulanger, Évêque de Bayeux et Lisieux, et Mgr Jacques Habert, Évêque de Séez, tous les deux, par leur ministère, gardiens et promoteurs de la mémoire de la famille Martin et de la sainteté enracinée dans cette famille. Comme Représentant du Saint-Père, j’ai le privilège d’assurer cette communauté et ses pasteurs de la proximité spirituelle du Pape Benoît XVI, qui envoie de tout cœur sa Bénédiction apostolique.

Je suis heureux de cette possibilité de m’unir au pèlerinage dans les lieux associés à la famille de la petite Thérèse, amie et guide qui m’a accompagné depuis ma jeunesse en tant que pèlerin qui a été très touché par son message si simple, si profond et si beau.

La liturgie nous fait méditer sur le texte évangélique du jour – la belle parabole du semeur. Cette parabole, dans la bouche du Christ, est un véritable appel à l’éveil et à la conversion. Il est certain que notre terre reste encore bien entremêlée. Nous sommes tous, à la fois ou tour à tour, dociles et rebelles, réceptifs puis réfractaires, accueillants à l’Esprit et refermés sur nous-mêmes. L’ivraie et le bon grain cohabitent sur nos terrains (Mt 13, 24-30). Et le champ de nos vies prend peut-être parfois l’aspect d’un champ de bataille plutôt que d’un bon jardin.

L’Évangile nous pose une question et nous invite à une réponse : « Quelle terre sommes-nous » pour recevoir la Parole du Seigneur qui est semée si généreusement parmi nous ? La bonne terre peut toujours apparaître, avec l’humus de l’humilité. La Parole de Dieu, qui est toute-puissante, ne l’oublions pas, peut devenir en nous véritablement vivifiante et agissante.

Oui, lorsque, à vue humaine, tous les obstacles s’accumulent sur les pas, quand toute la peine apostolique que l’on se donne semble vaine, Jésus invite à vivre dans la certitude que la moisson finira par venir et qu’elle sera magnifique. Pour cela, nous avons à nous faire terreau accueillant à la Parole divine. Qu’elle vienne émonder et purifier nos terrains encombrés !

Dans la vie de l’Église, le fait de se donner jusqu’au bout et le généreux partage de la Parole divine sont reflétés dans les vies des saints en tant qu’expériences tangibles et expressions humaines de la Parole de Dieu dans notre communauté.

Les douleurs d’un enfantement

Je voudrais porter notre réflexion sur la deuxième lecture, tirée de la lettre de saint Paul aux Romains (8, 18-23). C’est la création tout entière, nous dit saint Paul, qui est appelée, après une douloureuse et mystérieuse transformation, à « connaître la liberté, la gloire des enfants de Dieu.

Le texte de la lettre aux Romains nous pose quelques questions fondamentales : Qu’est-ce qui me fait souffrir ? Qu’est-ce que j’attends de la gloire que Dieu va révéler en nous ? À quoi est-ce que j’aspire de toutes mes forces ? De quoi est-ce que j’espère être libéré ? Quel est l’être que Dieu est en train d’enfanter en moi ?

Pour les couples, parents et grands-parents, ce texte nous interroge : à quoi aspirons-nous de toutes nos forces pour notre couple ? L’un pour l’autre ? Pour chacun de nos enfants et petits-enfants ? Pour chacun de nos enfants et petits-enfants, quel est le travail d’enfantement qui les fait devenir eux-mêmes ?

Pour ceux qui travaillent (professionnellement ou à la maison) : qu’est-ce qui est de l’ordre de la productivité et de la fécondité dans mon travail ? Qu’est-ce qui est douloureux avec ceux que je côtoie dans mon travail ? Et dans mon travail lui-même ?

La famille Martin : modèle de sainteté au quotidien

Notre regard se dirige vers la famille de Zélie et Louis Martin pour découvrir quelques réponses à ces questions fondamentales et quelques pistes de réflexion pour nos vies. La sainteté du Peuple de Dieu n’appartient à personne d’autre qu’à Dieu seul. À Lui de révéler en temps voulu les témoins de son Amour dont le monde et l’Église ont besoin.

Dans sa Lettre apostolique Novo millennio ineunte (Au début du nouveau millénaire) le Pape Jean-Paul II écrit : « Je remercie le Seigneur qui m’a permis de béatifier et de canoniser de nombreux chrétiens, et parmi eux beaucoup de laïcs qui se sont sanctifiés dans les conditions les plus ordinaires de la vie.

Il est temps de proposer de nouveau à tous, avec conviction, ce “haut degré” de la vie chrétienne ordinaire : toute la vie de la communauté ecclésiale et des familles chrétienne doit mener dans cette direction. » (n. 31) C’est la raison pour laquelle la famille Martin aura toute sa place dans la spiritualité des chrétiens de notre temps.

D’abord en tant que couple : Louis et Zélie se sont profondément aimés et ils ont su exprimer leur amour. « Nos sentiments étaient toujours à l’unisson », dira Zélie en parlant de Louis. « Il me fut toujours un consolateur et un soutien ». Ils ont vécu 19 ans en couple. Un beau cadre exemplaire de vie conjugale.

Malgré les difficultés et les souffrances, les parents Martin ne se sont pas repliés sur eux-mêmes. Leur maison est toujours restée ouverte et accueillante à tous. On ne trouve aucune trace de jalousie ou de rivalité dans cette famille. Même si les parents ont eu du mal à comprendre leur fille Léonie, ils l’ont toujours aimée et ont prié pour elle. Ils ont aussi prié pour les vocations et dans leur cœur de père et de mère ils ont consacré leurs enfants à Dieu. Les familles de notre époque, si diverses soient-elles, peuvent trouver auprès des parents Martin un exemple et un soutien.

Les Martin nous manifestent un authentique amour conjugal et l’harmonie de leur couple. Zélie écrivait sur le compte de son mari : « Je suis toujours très heureuse avec lui, il me rend la vie bien douce. C’est un saint homme que mon mari, j’en désire un pareil à toutes les femmes. » (Lettre, 1.1. 1863) ; « Il me tarde bien d’être auprès de toi, mon cher Louis ; je t’aime de tout mon cœur, et je sens encore redoubler mon affection par la privation que j’éprouve de ta présence ; il me serait impossible de vivre éloignée de toi » (Lettre, 31.8. 1873).

Ils témoignent de la joie d’être parents malgré les sacrifices. « J’aime les enfants à la folie », écrit Zélie (Lettre, 15.12.1872). « Nous ne vivions plus que pour eux, c’était tout notre bonheur, (…) aussi je désirais en avoir beaucoup, afin de les élever pour le Ciel » (Lettre à Pauline ; 4.3.1877).

Ils sont un modèle d’engagement éducatif agissant toujours d’un commun accord, avec tendresse et fermeté, surtout par l’exemple de la vie de tous les jours : Messe quotidienne, prière à la maison, travail soutenu, climat de joie, courage dans les épreuves, solidarité avec les pauvres, apostolat.

Ils font preuve de responsabilité professionnelle et sociale. Zélie dirige une entreprise de fabrication de dentelle, Louis tient une boutique d’horlogerie et un commerce d’orfèvrerie, aidant de surcroît son épouse. Tous deux s’engagent profondément, avec intelligence, dans le travail, harmonisant les exigences professionnelles et familiales, respectant scrupuleusement les droits des ouvrières et des fournisseurs, observant le repos dominical.

Louis et Zélie sont une lumière aussi pour ceux qui affrontent la maladie et la mort. Zélie est morte d’un cancer, Louis a terminé son existence, éprouvé par une artériosclérose cérébrale. Dans notre monde qui cherche à occulter la mort, ils nous enseignent à la regarder en face, en s’abandonnant à Dieu.

Louis et Zélie sont un don pour tous ceux qui ont perdu un conjoint. Le veuvage est toujours une condition difficile à accepter. Louis a vécu la perte de sa femme avec foi et générosité, préférant, à ses attraits personnels, le bien de ses enfants.

Le projet de vie de Louis et Zélie Martin

La sainteté fait partie de leur projet de vie. Un jour, Zélie Martin écrira à ses filles Marie et Pauline : « Je veux devenir une sainte, ce ne sera pas facile, il y a bien à bûcher et le bois est dur comme une pierre. Il eût mieux valu m’y prendre plus tôt, pendant que c’était moins difficile, mais enfin “mieux vaut tard que jamais” ». Louis et Zélie ont compris que la sainteté n’était pas autre chose que la vie chrétienne prise au sérieux, l’expérience croyante qu’on laisse se déployer dans toute son existence.

Le secret de leur vie chrétienne a tenu en trois mots : « Dieu premier servi ». Ils sont pour nous aujourd’hui un appel : la recherche et la découverte de l’amour du Seigneur sont-elles vraiment la boussole de notre vie ? L’amour conjugal de Louis et Zélie est un pur reflet de l’amour du Christ pour son Église ; il est aussi un pur reflet de l’amour dont l’Église aime son Époux : le Christ. Le Père nous a choisis avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irréprochables sous son regard, dans l’amour (cf. Ep 1, 4).

Le mal n’est évincé que par la sainteté, non pas par la rigueur. La sainteté introduit dans la société une graine qui guérit et transforme.

Je me permets de citer les paroles prononcées par le Saint-Père Benoît XVI dans son récent discours aux participants de la rencontre organisée par l’Institut pontifical Jean-Paul II pour les études sur le mariage et la famille (Salle Clémentine, vendredi 13 mai 2011) :

« La famille, voilà le lieu où la théologie du corps et la théologie de l’amour se mêlent. Ici, on apprend la bonté du corps, son témoignage d’une origine bonne, dans l’expérience d’amour que nous recevons de nos parents. Ici l’on vit le don de soi dans une seule chair, dans la charité conjugale qui unit les époux. Ici, l’on fait l’expérience de la fécondité de l’amour, et la vie se mêle à celle d’autres générations.

C’est dans la famille que l’homme découvre sa capacité d’être en relation, non comme un individu autonome qui se réalise seul, mais comme fils, époux, parent, dont l’identité se fonde dans le fait d’être appelé à l’amour, à être reçu par les autres et à se donner aux autres. »

Thérèse : fruit de l’amour de Zélie et Louis

On peut dire que la spiritualité de sainte Thérèse s’enracine dans celle de ses parents. Toute petite, Thérèse avait appris à envoyer des baisers à Jésus, à louer Dieu, à offrir son cœur à Jésus. L’acte d’offrande comme « la petite voie » ont été vécus par les parents Martin. Ils nous rappellent simplement qu’ils sont des baptisés engagés dans la vie du monde de leur époque et qui ont manifesté la sainteté de Dieu par toute leur vie.

Chers frères et sœurs, cette immense basilique à Lisieux est édifiée en l’honneur d’une personne qui a été très petite. Son message est ainsi proposé comme un chemin très sûr pour ceux qui veulent avancer à la suite de Jésus et vivre une belle communion avec lui.

Quelques années après sa mort, en 1897, elle est devenue très connue à travers le monde pour son petit chemin de simplicité, en faisant de petites choses et en s’acquittant des devoirs quotidiens. Elle est devenue un modèle de piété pour d’innombrables personnes ordinaires à travers le monde. Avec la publication de son manuscrit en 1956, la réelle image de Thérèse fut révélée ; non pas l’image d’une piété sentimentale que son époque aurait pu suggérer, mais l’image d’un témoignage ardent pour la proclamation de l’Évangile. « Heureux les cœurs purs : ils verront Dieu. » (Mt 5, 8)

La jeune Thérèse avait désiré se joindre à un groupe de carmélites destinées à fonder une mission à Hanoi, au Vietnam, mais ce désir ne fut jamais réalisé. Malgré cela, c’était le plan de Dieu qu’elle soit proclamée patronne des missions par le Pape Pie XI. Par ailleurs, elle fut déclarée Docteur de l’Église par le pape Jean-Paul II en 1997, rejoignant ainsi deux autres femmes, sainte Thérèse d’Avila et sainte Catherine de Sienne, auxquelles Paul VI, en 1970, avait conféré ce titre, jusqu’alors reconnu seulement à des hommes. Devenue la plus jeune théologienne de l’Église, la petite Thérèse, par sa vie et ses écrits, a mis l’accent sur l’amour et la grâce de Dieu.

À l’occasion de la proclamation de sainte Thérèse comme Docteur de l’Église, le Saint-Père Jean-Paul II, dans son homélie, disait : « Elle n’a pas pu fréquenter l’université et n’a pas fait d’études suivies. Elle est morte jeune : pourtant, à partir d’aujourd’hui, elle sera honorée comme Docteur de l’Église, une reconnaissance hautement qualifiée qui l’élève dans la considération de toute la communauté chrétienne, bien au-delà de ce que peut faire un “titre académique”. (…) À une culture rationaliste et trop souvent envahie par un matérialisme pratique, elle oppose avec une désarmante simplicité la “petite voie” qui, en revenant à l’essentiel, conduit au secret de toute existence : l’Amour divin qui enveloppe et pénètre toute l’aventure humaine ».

Nous avons besoin de ce docteur, qu’est la petite Thérèse. Elle, qui a vécu une courte vie, enfermée et cachée dans un carmel, continue à être une source d’inspiration et d’encouragement pour les gens de notre temps. J’ai été très surpris, au cours de ma mission précédente, de voir les foules qui remplissaient les églises au passage de ses reliques. C’est un phénomène qui se répète toujours quand le reliquaire contenant son corps est transporté en quelque pays du monde que ce soit. C’est quelque chose d’inexplicable qui attire l’attention même de ceux qui ne croient pas et suscite en eux des questions. Mais il y a une raison : c’est le secret de la sainteté, c’est-à-dire la présence de l’amour de Dieu qui se manifeste et s’exprime dans la vie d’une âme simple.

Nous avons besoin de la petite Thérèse, en ses mains nous mettons nos vies avec nos pauvres faiblesses humaines et toute l’anxiété et les souffrances que certains d’entre nous peuvent endurer. Elle est docteur : le premier rôle du docteur est de soigner la personne malade, les délabrés et les blessés. Nous lui demandons d’être soignés et d’apprendre sa petite voie d’amour et de grâce. Nous avons besoin du regard bienveillant et de la compagnie de ses saints parents, les bienheureux Zélie et Louis Martin.

Ils nous disent que la sainteté est féconde, qu’elle est un terrain fertile où germent de nouvelles fleurs de sainteté. Depuis mon arrivée en France, il y a presque deux ans, je suis en train de découvrir la richesse que l’on trouve dans les signes de son histoire. Je suis de plus en plus touché de voir ce que la France doit à l’Église grâce aux missionnaires et aux saints des premiers siècles, et ce que l’Église doit à la France grâce aux nombreux et grands saints, d’une valeur extraordinaire et universelle, qu’elle a donnés : docteurs, pasteurs, martyrs de la charité, missionnaires, ascètes et pionner de nombreux chemins de vie chrétienne et de sainteté.

Chers frères et sœurs, nous célébrons ce matin l’Eucharistie du Seigneur en ce 15e dimanche de l’année liturgique. En contemplant la vie de cette remarquable famille Martin, nous voyons que c’est bien dans la prière, dans l’Eucharistie, dans une vie ecclésiale régulière et dans une attention très réaliste aux autres qu’ils ont puisé, au jour le jour, le dynamisme de leur don de soi. Ils sont ainsi les témoins de la joie, de la vraie joie, celle de croire et de vivre dans le Christ.

Nous sommes, nous aussi, appelés à nous décentrer de nous-mêmes, à nous tourner vers les autres et à vivre un véritable don de soi. Louis et Zélie Martin nous montrent la route. Leur fille Thérèse nous démontre combien cette route est simple et belle. Que le Seigneur fasse germer en nous les graines de la sainteté et de la droiture d’esprit, de la sagesse et de la vertu, semées dans nos cœurs humains !

C’est là que se trouve toujours et encore le secret qui peut transformer le monde, notre monde.

Venir à Lisieux

Le sanctuaire de Lisieux accueille des…

Le sanctuaire de Lisieux accueille des pèlerins.

Ces pèlerins ressourcés spirituellement souhaitent nourrir leur appétit touristique.

Le site de l’Office de Tourisme de Lisieux est une source d’information intéressante pour découvrir les attraits du Pays d’Auge…

Toutes les propositions en suivant ce lien : http://www.lisieux-tourisme.com/

Maisons d’accueil

le centre spirituel et les maisons d’accueil

Ermitage Sainte-Thérèse

Accueil strictement réservé aux pèlerins

Situé au 23 rue du Carmel, à proximité de la gare S.N.C.F., l’Ermitage Sainte-Thérèse est un des deux Centres Spirituels du Sanctuaire de Lisieux.

Ermitage600 Construit en 1928, rénové en 2005, ce grand bâtiment de style normand peut accueillir une centaine de personnes. Sa double vocation permet de recevoir indépendamment pèlerins et retraitants, individuellement ou en groupe.

Après 21 ans de présence à Lisieux, nous remercions la « Famille Missionnaire Donum Dei » pour le service accompli à Lisieux auprès de sainte Thérèse et lui souhaitons bonne route dans ses nouvelles missions.

A sa réouverture, le 1er mars 2017, vous serez reçus au sein de la maison de l’Ermitage par les religieuses de « L’Institut des Servantes de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus » qui, depuis deux ans, assurent déjà l’accueil des pèlerins au Foyer Saints Louis et Zélie Martin.

Ermitage et srs 400

  • La chapelle Notre-Dame du Sourire Chapelle N-D du Sourire -  voir en grand cette image située au sein de l’Ermitage est ouverte à tous ceux qui souhaitent un temps de prière communautaire ou silencieuse.
    Chapelle N-D du Sourire
    Chapelle N-D du Sourire
  • Des salles de réunion sont à la disposition des groupes de pèlerins qui le désirent.
  • Un ascenseur dessert les étages.
  • Un parking (de 20 places dont 3 pour personnes à mobilité réduite) est réservé aux personnes hébergées (en fonction des disponibilités).

Les pèlerins peuvent être logés et prendre des repas dans les conditions habituelles des maisons d’accueil religieuses. Ermitage vue façade cours -  voir en grand cette image Chaque année, un calendrier de retraites, de week-ends est proposé à tous ceux qui veulent approfondir leur vie chrétienne en s’inspirant de l’expérience spirituelle de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus.

Moyens d’accès :

  • Train : gare de Lisieux - 10 minutes à pied
  • Voiture : 23 rue du Carmel - entrée par le porche de l’Ermitage

Renseignements :
Ermitage Sainte-Thérèse

Façade Ermitage -  voir en grand cette image
Façade Ermitage


23 rue du Carmel
14100 LISIEUX

Tél. : 02 31 48 55 10
Fax : 02 31 48 55 27
E-mail : ermitage-ste-therese chez therese-de-lisieux.com Fermeture annuelle du 8 janvier au 28 février 2017. Réouverture le 1er mars 2017.

Foyer saints Louis et Zélie Martin

Accueil strictement réservé aux pèlerins.

Le Foyer saints Louis et Zélie Martin fait partie du Sanctuaire de Lisieux comme centre d’accueil spirituel, offrant la possibilité d’être hébergé et de prendre des repas dans les conditions habituelles des maisons d’accueil religieuses.

Foyer Louis et Zélie MARTIN

Depuis le 1er mars 2015, le Foyer saints Louis et Zélie Martin est tenu par des soeurs de la Congrégation italienne Ancelle di Santa Teresa del Bambino Gésù.

Le Foyer saints Louis et Zélie Martin est très largement ouvert à tous : individuels, groupes ou familles qui souhaitent vivre leur pèlerinage dans la joie et la prière.

  • Au rez-de-chaussée, le Foyer dispose d’une grande salle (capacité 250 personnes environ) et d’une petite salle (capacité 50 personnes environ) utiles pour des rassemblements type réunions, conférences, veillées de prière, etc.
  • Les deux salles à manger se trouvent à l’entresol.
  • Les trois autres étages du bâtiment sont réservés à l’hébergement. La capacité maximale d’accueil est de 128 lits répartis en 52 chambres : chambres individuelles, chambres de couple, chambres à 2, 3 et 4 lits. Les draps sont fournis mais non le linge de toilette qu’il est demandé d’apporter.
  • Un grand ascenseur dessert les cinq niveaux de l’établissement
  • et un parking sur l’arrière du bâtiment est réservé pour toute personne venant au Foyer.

Les pèlerins peuvent être hébergés et prendre des repas dans les conditions habituelles des maisons d’accueil religieuses. Une cuisine familiale et abondante est assurée avec possibilité de régime.

Le Foyer saints Louis et Zélie Martin étant situé entre le Carmel et la Basilique, les pèlerins sont à même de participer facilement aux activités organisées par le Sanctuaire de Lisieux : célébrations au Carmel ou à la Basilique, découverte des lieux thérésiens (les Buissonnets, la Cathédrale Saint Pierre), visite des expositions ou du diorama…

Renseignements :
Foyer saints Louis et Zélie Martin
15 avenue Sainte Thérèse
14100 Lisieux

Tél : 02 31 62 09 33 E-mail :foyer-martin chez therese-de-lisieux.com Fermeture annuelle en novembre, décembre et janvier.

Réouverture le 1er février 2017.

Les Soeurs Servantes de Sainte Thérèse à Lisieux

Les soeurs Servantes de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus sont arrivées à Lisieux en janvier 2015 en vue de reprendre le Foyer saints Louis et Zélie Martin. Elles sont trois : Soeur Roséli et Soeur Cristiana, brésiliennes et Soeur Edilsa, péruvienne.

La spiritualité de leur communauté est de vivre la « petite voie » de sainte Thérèse au quotidien à travers la pastorale, l’éducation et les œuvres sociales dans le monde. Elles sont déjà présentes en Italie, au Brésil, au Pérou, à Madagascar et en France.

FondatServSteThH150C’est au moment où il était curé de la paroisse Cuccaro Vetere que le père Nicola Cerbone fait la connaissance de Chiara Oristanio, tous deux originaires de Salerno en Italie. Ensemble, ils fondent en 1933 l’Institut des Soeurs des Servantes de Sainte Thérèse.

Soeur Roseli, Soeur Cristiana et Soeur Edilsa vivent comme une grâce d’être à Lisieux étant donné que Thérèse est leur modèle de vie. Par conséquent, elles ont le souhait de pouvoir accueillir les pèlerins dans ce même esprit. Alors, soyez les bienvenus au Foyer saints Louis et Zélie Martin !

Sr Cristiana et Sr Roseli
Sr Cristiana et Sr Roseli
Sr Cristiana Sr Roseli et Sr Edilsa
Sr Cristiana Sr Roseli et Sr Edilsa

Service d’Accueil

Pour vous aider à préparer votre pèlerinage, votre visite, seul ou en groupe

Venir à Lisieux seul, en famille ou en groupe

Si vous désirez venir en pèlerinage, il est préférable de prendre contact avec :

SANCTUAIRE SAINTE THERESE
Service « Pastoral-Accueil »
31 rue du Carmel - SC 62095
14102 LISIEUX CEDEX
FRANCE

Tel. : (00 33)(0)2 31 48 55 08
Fax : (00 33)(0)2 31 48 55 26
E-mail : info chez therese-de-lisieux.com

Vous venez en groupe ?

Vous pouvez bénéficier d’aide pour l’élaboration d’un programme adapté à votre groupe. Vous pouvez notamment demander :

  • la réservation d’une plage horaire et d’un lieu pour une célébration,
  • la réservation de places au film « Thérèse de Lisieux, une course de géant » ou projection d’autres films,
  • l’accompagnement de vos groupes de pèlerins par une ou plusieurs hôtesses,
  • la disponibilité d’un chapelain du Sanctuaire pour une conférence,
  • etc.

Vous venez individuellement ?

Nous pouvons vous aider à tirer le meilleur parti du temps que vous passerez à Lisieux.

  • Possibilité de pèlerinage guidé du 1er juillet au 31 août - sauf le 15 août : pour les personnes isolées ou en famille, un pèlerinage sur les pas de Sainte Thérèse est proposé chaque jour (pèlerinage à pied, durée 3 heures, sans inscription). Rendez-vous à 14 h 00 au chalet de la Basilique pour une visite des lieux thérésiens : Basilique, Buissonnets, Cathédrale Saint-Pierre, Carmel.
  • Films « Thérèse de Lisieux, une course de géant »
    • du week-end après Pâques à la fin des fêtes thérésiennes :salle de cinéma de la Basilique - 14h, 15h, 16h
    • d’octobre à Pâques : au Centre Pastoral Jean-Paul II, en face de la Basilique
    • 2 € (adulte) - 1 € (enfant)
    • film en français ou anglais - sous-titres en allemand, espagnol, italien, portugais, polonais.
  • Visite du dôme
    • En juillet et août : de 14 h à 18 h 30
    • 1,5€ (adulte) - 0,5€ (enfant)
  • Diorama Thérèse Martin (11 scènes de la vie de Thérèse, visite audio-guidée de 25 min.)
    • sur le site de la Basilique
    • de Pâques au 1er novembre, tous les jours 14h-18h
    • 3 € (adultes) - 1 € (enfants) - 2 € (groupes)
  • Expositions
    • à la Basilique supérieure : La vie de Sainte Thérèse
    • à la Basilique inférieure : Le Carmel et Thérèse
    • au Centre d’Accueil de la Basilique : expositions temporaires

Lisieux cherche des bénévoles

Chaque année, plus d’une cinquantaine de personnes, français et étrangers, viennent donner du temps pour les pèlerins. Tous témoignent de l’enrichissement spirituel et humain que leur passage à Lisieux leur a apporté.

C’est avec beaucoup de plaisir et satisfaction que nous sommes bénévoles tous les ans à Lisieux pendant 3 semaines depuis octobre 2004.

C’est pour nous un temps de dialogues, de services, un temps de retraite, pouvoir assister chaque jour à la messe avec différents prêtres, assister à de belles cérémonies, vivre avec Thérèse près de nous.
Tenir des permanences dans des lieux d’exposition ce qui permet d’informer les touristes, les pèlerins venant de toutes régions de France et de l’étranger.
C’est pour nous un temps de rencontres et de services et de partage entre bénévoles venants du monde entier.
Chaque année, nous sommes toujours prêts à revenir !

Denise et Henri

Bénévoles 2009

Le temps de bénévolat se partage en 2 saisons :

  • l’été, réservé aux : étudiants, étudiantes, séminaristes ou jeunes professionnels
  • le reste de l’année, c’est-à-dire de Pâques à la fin juin et de septembre à mi-octobre : ouvert à toutes les bonnes volontés disponibles !

Dans les deux cas, les bénévoles sont chargés de :

  • accueillir et informer les pèlerins et les touristes de passage à la Basilique, occasionnellement à la Cathédrale Saint-Pierre ou aux Buissonnets (maison de sainte Thérèse) ;
  • tenir des permanences dans les lieux d’expositions ;
  • guider les pèlerins en juillet et août (pèlerinage guidé sur les lieux thérésiens en partant du Carmel) ;
  • aider aux rassemblements de jeunes (en mai et juin).

Conditions pour être bénévole :

  • âge : à partir de 18 ans… ;
  • durée du séjour : 3 semaines minimum si l’on vient pour la première fois ;
  • qualités : avoir du bon sens, être disponible et ouvert, être ponctuel(le), aimer la bonne humeur et la camaraderie.

Bénévoles été 2008Important :

pour les étrangers, il est indispensable de bien parler le français.

Témoignages :

  • "Lors de mon bénévolat au Sanctuaire de Lisieux, et pendant mon temps de repos j’ai visité le musée consacré à Léonie accueillie par une Sœur Visitandine au couvent de Caen et je me suis recueillie sur la tombe de Léonie. J’ai assisté à la messe dans la Chapelle du Couvent le 17 mai 2014, date anniversaire de la Canonisation de Thérèse ! L’assemblée ce jour là a eu la grâce de pouvoir communier sous les deux espèces. Plusieurs semaines plus tard, je suis toujours sous l’influence bénéfique que j’ai ressentie lors de cette célébration eucharistique. L’Esprit de cette célébration de la Cène ne me quitte pas. Léonie était très présente durant cette messe : elle continue à œuvrer pour la Gloire de Dieu comme elle l’a fait durant son séjour sur terre. Merci Léonie de votre bienveillance à notre égard. Pour moi, vous êtes un modèle d’humilité à suivre, car comme vous le dites vous même : « ma vie dans l’ombre, effacée, me plait. » La prière que Mgr Boulanger vous dédit nous permet de « pouvoir vous prier officiellement pour que beaucoup vous connaissent ». Et merci à votre petite sœur Thérèse qui m’a conduite vers vous par la volonté de Notre Seigneur Jésus Christ." –Andrée (France), juin 2014
  • "Chacun de nous, bénévoles, repartons chez nous en emportant le flambeau de la chrétienté avec Thérèse qui s’active 24h sur 24, 365 jours et 365 nuits par an pour nous donner la force et le courage de mener à bien cette mission : sauver les âmes."–Andrée (France), 2009
  • "Des liens de prière et d’amitié se créent chaque jour. Que de rencontres qui resteront à jamais dans ma mémoire."– Georgette (Belgique), 2009
  • "Chaque personne est unique. On a pu prendre beaucoup de choses et de grâces. Vous êtes tous une grande richesse et heureux sont ceux qui vous rencontrent." – Elie, Youssef, Rawad (Liban), 2009
  • "Je pars comme une nouvelle Missy qui a changé non pas seulement par sainte Thérèse et l’atmosphère de Lisieux, mais par tous ceux que j’ai rencontrés ici."- Missy (USA), 2009
  • "Je ne manquerai pas de faire la promotion du bénévolat à Lisieux ! Je souhaite que d’autres puissent connaître les mêmes joies que j’ai connues ici : on reçoit tellement humainement et spirituellement. Que sainte Thérèse accompagne ceux qui repartent et ceux qui viendront !"– Cyrille (France), 2009

Bénévoles 2009

  • Mon séjour a été court mais très riche en rencontres… J’ai vraiment pris conscience, ici, de mon devoir de mission dans la vie de tous les jours… Jean-Eudes, 2008
  • "Notre passage à Lisieux au service de sainte Thérèse a été un temps fort de rencontre, de partage, d’échange, de témoignage. Venant d’horizons très divers mais unies par le bénévolat, nous avons travaillé dans un climat de fraternité vraie et avons expérimenté une fois de plus que le service est source de joie." - Soeur Marie-Claude, Marie-France, Danièle (France), Susan (USA), avril 2007
  • "J’ai découvert différents visages de l’Eglise à travers les pèlerins du monde entier et à travers la communauté cosmopolite des bénévoles (la Pologne, la République Tchèque, la Belgique,…) Sainte Thérèse me donne un goût de REVENEZ-Y. Béni sois-tu Seigneur !"- Jean Lin, 2006
  • "Avec les bénévoles, j’ai trouvé la joie de donner, de partager, de vivre et d’être à Dieu. A Lisieux, j’ai vécu cette présence dans l’amour des autres. Merci à chaque bénévole de tous les pays par ce qu’il m’a enseigné : comment on peut aimer, surtout à la manière de Thérèse, en donnant tout." - Frère Bachir de la Trinité, ocd (Liban), 2005
  • "Heureux es-tu, toi qui donnes un peu de ton temps, un peu de toi-même !" - Damien (France), 2003
  • "Lisieux est un lieu de grâce où nous pouvons puiser tout ce dont nous avons besoin… et c’est ce que je souhaite à tous les bénévoles, de prendre avec eux la grâce que Thérèse leur donne…", Youssef (Liban), 2002
  • "J’ai trouvé notre service très utile et j’encourage tous les jeunes qui aiment les aventures de ne pas hésiter et venir faire ici une aventure d’un autre genre, c’est l’aventure de la foi, de la rencontre et de l’amitié. C’est le langage d’amour qui nous a aidé à vivre et à construire des liens forts… Je demande à Sainte Thérèse de m’apprendre à aimer et de ne pas avoir peur d’aimer." - Frère Bechara (Liban), 2002

Adressez vos demandes avec lettre de motivation :
Sanctuaire Sainte-Thérèse
Service « Accueil »
31 rue du Carmel - CS 62095
14102 LISIEUX CEDEX
Tél. : 02.31.48.55.08
Courriel : info chez therese-de-lisieux.com

Fax : 02.31.48.55.26
info chez therese-de-lisieux.com

Accueil Jeunes

Service d’accueil des jeunes

Le Service-Jeunes

Présentation du Service-Jeunes Lisieux

Le Service-Jeunes Lisieux est composé

  • d’un responsable, animateur pastoral
  • d’un prêtre accompagnateur
  • de plusieurs animateurs pastoraux
  • d’une secrétaire.

Toute l’année, nous accueillons les groupes en paroisses, aumôneries, écoles… et vous proposons de venir :

  • en groupe individuel sur une journée ou plus
    • vivre un temps de pèlerinage
    • vivre un temps fort en lien avec votre thème
    • préparer une retraite : première communion, profession de foi, confirmation…
  • en rassemblement
    • journées festives de juin
    • mercredis de juin
    • marche
    • atelier…

Notre mission : faire découvrir le message de Thérèse

Pour cela, nous mettons à votre disposition :

  • Film sur la vie et le message de sainte Thérèse (35 min.)
  • Diorama (13 scènes de la vie de Thérèse, visite audio-guidée de 25 min.)
  • Rencontre, témoignage, conférence…
  • Visites guidées par un animateur pastoral :
    • maison des Buissonnets
    • Cathédrale Saint Pierre
    • Chapelle du Carmel
    • Basilique supérieure
    • Dôme
    • Crypte
    • Célébrations, messes, temps de prières…

participation financière : nous consulter.

Contactez-nous : Service-Jeunes du Sanctuaire de Lisieux

Le bureau du Service Jeunes Lisieux est ouvert

  • du lundi au vendredi
  • de 9h00 à 12h30 et de 13h30 à 17h00

Activités proposées par le Service-Jeunes

Le Service Jeunes Lisieux vous propose

Programme type d’une journée de pèlerinage

    • 10h00 : accueil, présentation film, partage/questions
    • 11h15 : visite de la maison des Buissonnets - maison d’enfance de Thérèse
    • 12h15 : pique-nique avec possibilité d’abri
    • 13h30 : visite guidée de la chapelle du Carmel
    • 14h30 : visite guidée de la basilique
    • 15h30 : messe concélébrée à la Crypte.

Ce programme est réalisable tous les jours de toute l’année. Merci de vous inscrire auprès du secrétariat : 02.31.48.55.09

Journées festives des Jeunes de CE1 à 6e collège

avec un thème renouvelé chaque année

    • 2e mercredi de juin et 3e mercredi de juin
    • ou
    • 3e mercredi de juin et samedi de la même semaine

programme : accueil, remise d’un carnet de participation, début des activités suivant un programme établi et en compagnie d’un guide pastoral, pique-nique sorti du sac, Eucharistie à 15h30 suivie d’un envoi avec un animateur pour les chants.

*pèlerinages des jeunes 2016

Les mercredis de Lisieux - ouvert à tous

    • les autres mercredis en dehors des journées de rassemblements

programme : accueil, film présentant Thérèse, sa vie, son message ; pique-nique, visite des lieux thérésiens : maison des Buissonnets, chapelle du Carmel : musée et gisant, Basilique - Eucharistie à 15h30 à la Basilique inférieure.

Accès

  • AUTOROUTE A13, sortie Pont l’Evêque
  • SNCF : Paris-Cherbourg / Tours-Caen

Participation financière

  • nous consulter.

N.B.

Salle pique nique et liste d’hébergement à votre disposition.

Renseignements

Pèlerinage Sainte Thérèse
SERVICE JEUNES
31, rue du Carmel - CS 62095
14102 LISIEUX Cédex
Tél/Fax : 02 31 48 55 09
E-mail : service-jeunes chez therese-de-lisieux.com
Le Service Jeunes est ouvert
du lundi au vendredi
de 9h00 à 12h30 et de 13h30 à 17h00

vidéo Pèlerinage des jeunes

Rassemblement des jeunes à la Basilique sainte-Thérèse

rassemblement des jeunes à la Basilique

Pèlerinage Jeunes 2015

2015 Pèlerinages jeunes - Thème : « Jésus, ma joie, c’est de t’aimer ! »

Journées festives pour les primaires CE / CM et 6e collège

* mercredi 17 juin 2015

* samedi 20 juin 2015

Animation des chants par Patrick Richard et Philippe Guével

Eucharistie présidée par un Evêque de la Province Normandie.

*Préparation aux pèlerinages des jeunes : vendredi 24 avril 2015

2015 - pour les adultes, journée de préparation au pèlerinage des jeunes

vendredi 24 avril 2015

Journée organisée en partenariat avec le Service Diocésain de la catéchèse du diocèse Bayeux-Lisieux.

Journée de ressourcement destinée à tous les adultes qui encadreront les jeunes en juin prochain et qui souhaitent vivre leur temps de pèlerinage personnel, rencontrer d’autres catéchistes, partager et préparer les journées festives des jeunes.

programme de la journée :

  • 10h00 accueil au Foyer de l’Ermitage, 23 rue du Carmel
  • 11h15 messe à la chapelle Notre-Dame du Sourire, présidée par le père Benjamin
  • 12h15 repas à l’Ermitage -participation demandée- possibilité pique-nique
  • 14h00 visite guidée d’un lieu spécifique à préciser ultérieurement.

dossier avec inscription définitive remis.

contact : bureau Service-Jeunes du Sanctuaire Sainte-Thérèse de Lisieux - ouvert du lundi au vendredi 9h à12h30 et 13h30 à17h - Tél. 02 31 48 55 09

Pèlerinage Jeunes 2016

2016 - Pèlerinage Jeunes - Thème : « Chanter les miséricordes du Seigneur »

2016 Pélerinage Jeunes -  voir en grand cette image
2016 Pélerinage Jeunes

Journées festives pour les primaires CE / CM et 6e collège

* samedi 11 juin 2016

* mercredi 15 juin 2016

*Préparation aux pèlerinages des jeunes : vendredi 29 avril 2016

Animation des chants

Eucharistie présidée par le recteur du Sanctuaire Sainte Thérèse de Lisieux, le Père Olivier Ruffray.

Pèlerinage Sainte Thérèse SERVICE JEUNES 31, rue du Carmel - CS 62095 14102 LISIEUX Cédex Tél/Fax : 02 31 48 55 09 E-mail : service-jeunes chez therese-de-lisieux.com

Vendredi 29 avril 2016 : Journée de préparation au pèlerinage des jeunes des 11 et 15 juin 2016

vendredi 29 avril 2016

Journée organisée en partenariat avec le Service Diocésain de la catéchèse du diocèse Bayeux-Lisieux.

Journée de ressourcement destinée à tous les adultes qui encadreront les jeunes en juin prochain et qui souhaitent vivre leur temps de pèlerinage personnel, rencontrer d’autres catéchistes, partager et préparer les journées festives des jeunes.

programme de la journée :

- 10h RV Centre saint Jean-Paul II -face à la Basilique- remise du dossier

  • 11h00 visite guidée de la Basilique
  • 12h15 repas à l’Ermitage -possibilité apporter son pique-nique-
  • 13h30 visite guidée du musée du carmel
  • 14h30 visite de la maison d’enfance, les Buissonnets
  • 15h30 messe à la Crypte.

dossier avec inscription définitive remis.

contact : bureau Service-Jeunes du Sanctuaire Sainte-Thérèse de Lisieux - ouvert du lundi au vendredi 9h à12h30 et 13h30 à17h - Tél. 02 31 48 55 09

Actualités

Les événements et actualités du Sanctuaire de Lisieux

« La Servante de Dieu, soeur Françoise-Thérèse »

La Servante de Dieu S ur Thérèse Françoise 300Soeur Françoise-Thérèse, Léonie Martin, la soeur de Thérèse, religieuse visitandine au Monastère de Caen de 1899 à 1941, se révélera fidèle disciple de sa soeur Thérèse de l’Enfant-Jésus qui sera pour elle comme une maîtresse spirituelle. Soeur Françoise-Thérèse aura à cœur d’avancer sur ce chemin humble et caché de confiance et d’amour qui ouvre à l’abandon entre les bras du Père.

Les fidèles ne s’y trompent pas qui se laissent guider vers sa tombe pour réclamer son intercession. Les grâces sont nombreuses. Le 15 novembre 2014, les soeurs du Monastère de la Visitation se sont constituées comme « Acteur » de la Cause en Béatification et Canonisation de leur soeur Françoise- Thérèse. Le 18 décembre 2014, par la réponse de Monseigneur Boulanger, Evêque de Bayeux et Lisieux aux soeurs de la Visitation, soeur Françoise-Thérèse est devenue « Servante de Dieu ».

Le 24 janvier 2015, au jour de la fête de Saint-François de Sales, depuis le Monastère de la Visitation, Monseigneur Boulanger a annoncé la nouvelle. Désormais, il convient d’appeler Léonie Martin : « La Servante de Dieu, soeur Françoise-Thérèse » pour la plus grande gloire de Dieu.

Pour prier Léonie :

Seigneur Dieu,

Par l’exemple de « La Servante de Dieu, sœur Françoise-Thérèse », Léonie Martin, fille des bienheureux Louis et Zélie et sœur de sainte Thérèse, Tu nous donnes de comprendre la miséricorde et la tendresse de ton Amour.

Tu as veillé sur sa santé fragile aux premières heures de sa vie. Tu l’as portée dans les heures difficiles de son enfance et de son adolescence.

Tu l’as appelée à la vie consacrée et Tu l’as soutenue sur le délicat chemin de sa réponse.

Tu lui as donné de mener une vie cachée, humble et offerte à ton Amour, comme religieuse visitandine à Caen, dans l’acceptation de ses limites.

Seigneur, si telle est ta volonté, daigne nous accorder la grâce que nous te demandons ( … ) par l’intercession de « La Servante de Dieu, sœur Françoise-Thérèse ».

Puisse t-elle un jour, être inscrite au nombre des Vénérables de ton Eglise. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Les témoignages de grâces reçues sont à envoyer au Monastère de la Visitation, 3 rue de l’Abbatiale, 14000 Caen

Imprimatur +Jean-Claude Boulanger, Evêque de Bayeux-Lisieux 24 janvier 2015

18 octobre : canonisation de Louis et Zélie Martin

Jour de grande grâce rempli de paix, de silence et d’émotion. Sous la conduite du Père Patrick Lemoine et du Père Louis Yon, les fidèles présents à la Basilique étaient en recueillement avec le Pape et nos amis normands partis à Rome. P. Lemoine suit la messe de canonisation à l'écran -  voir en grand cette image Le Père Louis Yon a su nous préparer à entrer dans la célébration et nous mettre en lien avec le Père Olivier Ruffray qui a envoyé un message d’union à la communauté ecclésiale rassemblée à Rome. Père Yon en communication avec Rome -  voir en grand cette image Après la Messe de canonisation, vénération spontanée des fidèles autour du reliquaire . Vénération des Reliques -  voir en grand cette image Vénération fidèles -  voir en grand cette image

Monseigneur Michel Guyard, évèque émérite du Havre, préside la première messe des nouveaux saints Louis et Zélie Martin accompagné de plusieurs concélébrants. Mgr Guyard préside la 1re messe des nx saints -  voir en grand cette image

Samedi 24 octobre : la Basilique est en fête pour l’évocation de la vie des nouveaux saints Louis et Zélie Martin Spectacle pyrotechnique -  voir en grand cette image

Diorama

Nouveaux costumes pour les personnages du musée de cire dédié à sainte Thérèse.

C’est en 1928 que le diorama fut créé pour présenter de façon pédagogique la vie de Thérèse.

Après avoir été longtemps installé près de l’église Saint Désir, il a été réaménagé en 2006 sur le site de la basilique dans une présentation entièrement renouvelée.

Pour le rendre toujours plus attractif, une bénévole Mlle Véronique Stoven s’est proposée de recréer de nouveaux costumes pour les personnages. Son idée : réaliser au plus près des costumes d’époque pour plonger les visiteurs dans l’atmosphère familiale de Thérèse et ainsi leur permettre une expérience de proximité avec ce qu’elle a vécu.

Au fur et à mesure de son travail méticuleux, les mannequins quittent les uns après les autres leurs costumes défraîchis pour revêtir de superbes robes aux plis impeccables et aux ourlets soignés.

La famille Martin revêt ses plus beaux atours pour vous recevoir !

familledioramaR350

  • Musée de cire retraçant la vie de sainte Thérèse en 11 scènes
  • Visite audio-guidée de 30 minutes en français, anglais, néerlandais, allemand, espagnol et italien
  • participation libre
  • Ouvert de Pâques au 1er novembre :
    • 14-18h

Fête Solennelle des saints Louis et Zélie Martin

8-16 juillet 2017 - Fête des Saints Louis et Zélie Martin

    • 8- 9 juillet - Ouverture à Alençon
      • Marche des époux, conférence, messe
    • Mercredi 12 juillet - Fête liturgique des saints Louis et Zélie à Lisieux
      • 10h30 Messe solennelle, Basilique inférieure
    • Dimanche 16 juillet - Clôture des fêtes à Lisieux
      • 10h30 Messe Basilique supérieure
      • Après-midi bénédiction des Familles

L’Eglise, en les déclarant « saints » nous les proposent comme des amis qui désormais nous accompagnent.

Image du 18 octobre 2015 pour la Canonisation des saints Louis et Zélie Martin
Image du 18 octobre 2015 pour la Canonisation des saints Louis et Zélie Martin

La Fête Liturgique des saints Louis et Zélie Martin demeure fixée au 12 juillet, date anniversaire de leur mariage civil à 22h, le 12 juillet 1858, et de leur mariage religieux deux heures après (à minuit).

Leur Fête solennelle célébrée sur les lieux de leur vie terrestre à Alençon et à Lisieux, vous permet de mieux les connaître au travers des célébrations avec la Liturgie propres aux saints Louis et Zélie Martin et aussi grâce aux visites et conférences données sur 3 jours pour l’occasion.

Pour Prier auprès des saints Louis et Zélie Martin

L’Eglise, en inscrivant les bienheureux Louis et Zélie Martin au Livre des Saints, établit qu’ils soient honorés avec piété et dévotion parmi les Saints dans l’Eglise universelle.

Après avoir prié Thérèse, beaucoup de pèlerins se tournent vers ses saints parents pour présenter au Seigneur ce qu’ils vivent. Pour vous recueillir devant leurs saintes reliques, la chasse des époux Martin (où leurs corps sont conservés) se trouve à la Basilique Inférieure. reliquaire L et Z 400 Par l’intercession des saints Louis et Zélie Martin, prions pour toutes les familles de notre temps afin qu’elles puissent grandir dans l’amour et la fidélité.

Prière de neuvaine
aux saints Louis et Zélie Martin

image Prière LZM r -  voir en grand cette image image Prière LZM v -  voir en grand cette image

Souvenir de la 1re Fête Solennelle des saints Louis et Zélie Martin

Leur fête fut présidée par Monseigneur Jacques Habert, évêque de Séez. Elle a débuté le vendredi 8 juillet 2016 par une veillée d’adoration à la Chapelle Sainte Thérèse d’Alençon.

Dimanche 10 juillet à Lisieux
Fête présidée par Monseigneur Jacques Habert, évêque de Séez

  • 10h30 : Messe, Basilique supérieure
    Liturgie de la Parole pour les enfants
    Lâcher de « ballons messages » par les enfants
  • A partir de 14h : visite de la maison familiale des Buissonnets, visite du Diorama, visite du dôme, film « Une course de géant » (à la Basilique)
  • 15h30 : Démarche Jubilaire et Passage de la Porte Sainte de la Basilique suivie de la Bénédiction des Familles

Retour sur le 10 juillet en images

 saints Louis et Zélie Martin
saints Louis et Zélie Martin
Mgr Jacques Habert
Mgr Jacques Habert

10 juillet 2016 Lâcher de ballons 10 juillet 2016 avant le lâcher de ballons

petit reliquaire de Louis et Zélie Martin
petit reliquaire de Louis et Zélie Martin
Mgr Jacques Habert évèque de Séez
Mgr Jacques Habert évèque de Séez

Lundi 11 juillet à Lisieux
62è Anniversaire de la Dédicace de la Basilique (11 juillet 1954)

  • 11h : Conférence « La Basilique, un hommage à la Miséricorde » par le Père Olivier Ruffray, salle de cinéma de la Basilique
  • 15h : Démarche Jubilaire
  • 15h30 : Messe à la Basilique supérieure
  • 16h30 : Prière autour du reliquaire des saints Louis et Zélie Martin Fête L et Z 12 juillet 2016600

Mardi 12 juillet à Lisieux
Fête Liturgique des saints Louis et Zélie Martin

  • 10h30 : Messe solennelle, Basilique supérieure Messe solennelle 12 juillet 2016 600
  • 14h30 : Conférence « Les saints Louis et Zélie Martin » par le Père Silvio Longobardi, salle de cinéma de la Basilique
  • 15h45 : Démarche Jubilaire
  • 16h30 : Prière devant la châsse des saints Louis et Zélie Martin Prière aux saints L et Z 600

Les oeuvres de Céline Martin

L’association « les amis de Thérèse et du carmel de Lisieux » présente pour la première fois dans le grand parloir du carmel un exposition d’œuvres de Céline Martin en religion soeur Geneviève de la Sainte Face) 1869-1959.

  • les 17 et 18 septembre 2016
  • de 14h à 17h30
  • Entrée Libre
  • Gratuit

Découvrez l’affiche : 17 18 septembre j du patrimoine 0 page0 -  voir en grand cette image

« 24h pour Dieu » Chapelle du Carmel

24 heures pour Dieu

Depuis 2014, le Pape François a appelé chaque diocèse du monde entier à ouvrir des églises durant 24 heures, dans ce temps du 4è dimanche de Carême, afin de goûter à la joie du pardon dans le sacrement de réconciliation.
En union avec le Pape François, les Carmélites, les chapelains du Sanctuaire de Lisieux invitent chacun à se rendre à la Chapelle du Carmel :

Carmel -  voir en grand cette image

Adoration et Réconciliation

Vendredi 24 mars 2017
Exposition du Saint-Sacrement : 15h-7h du matin
Confessions  : 15h-18h et 18h30-22h
18h Vêpres

Samedi 25 mars 2017
7h20 Laudes
8h/9h/11h15 Messes habituelles
Exposition du Saint-Sacrement : 12h-18h
Confessions  : 10h-11h et 12h-18h
18h Vêpres

Adoration

10è exposition de crèches du Monde

Voici déjà le 10e hiver que la Crèche est spécialement mise en valeur au Centre d’Accueil Saint-Jean-Paul II en face de la Basilique.

Par la contemplation du tableau de la Sainte Famille, la naissance du Fils de Dieu est célébrée.

« Ce qui me fait du bien quand je pense à la Sainte Famille, c’est de m’imaginer une vie toute ordinaire. Pas tout ce qu’on raconte, tout ce qu’on suppose. Par exemple que l’Enfant Jésus après avoir pétri des oiseaux de terre soufflait dessus et leur donnait la vie. Ah ! mais non, le petit Jésus ne faisait pas de miracles inutiles comme çà, même pour faire plaisir à sa Mère.(…). Tout dans leur vie s’est fait comme dans la nôtre. » (Sainte Thérèse - Derniers Entretiens, 20.8.14)

La jeune Thérèse Martin a toujours eu un amour de prédilection pour l’Enfant-Jésus. C’est la nuit de Noël 1886 qu’elle reçoit une grâce qu’elle appellera elle-même « celle de ma complète conversion ».
Quoi de plus universel que la fête de Noël, que la Nativité et son message porteur de paix ? Le Sanctuaire était donc tout indiqué pour accueillir une exposition de crèches venant de tous pays, comme un témoignage, un bel outil d’évangélisation et un hommage aux amis de Thérèse de par le monde. La dimension culturelle de ce que l’Unesco a déclaré « patrimoine immatériel de l’humanité » reste très importante.
Affiche Exposition Crèches du Monde 2015 -  voir en grand cette image

  • 10è exposition « Crèches du Monde »
  • du 5 décembre 2015 au 2 février 2016
  • de 9h30 à 17h, tous les jours
  • sauf le 25 décembre et le 1er janvier
  • au Centre Saint-Jean-Paul II, face à la Basilique
  • Visite guidée le dimanche à 15h30

Chaque année, l’exposition est renouvelée grâce à la générosité de collectionneurs privés qui nous font l’amitié de prêter quelques-uns de leurs « trésors » et grâce au fonds toujours grossissant de crèches offertes « à sainte Thérèse », Patronne universelle des Missions ; notamment lors du voyage de ses Reliques à travers le monde.

Depuis 10 ans, les crèches sont de tous les Continents et de bien des matières différentes.

Madame Jocelyne Didailler, collectionneuse de crèches et fondatrice de l’Association Culture et Patrimoine, nous présente la crèche du Village gaulois banquet Village gaulois -  voir en grand cette image Crèche du Village gaulois -  voir en grand cette image

11 juin : pièce de théâtre sur la Miséricorde

Sœurs carmélites et frères carmes de Lisieux vous proposent

Les samedi 11 et dimanche 12 juin 2016

Un Week-end carmélitain « Pratiquer la miséricorde »

Programme

Samedi 11 juin

  • 16h Accueil et introduction au week-end
    à la chapelle du carmel (entrée libre)
  • 17h10 Oraison accompagnée
  • 18h Vêpres
Représentation théâtrale
"Ultime rencontre" de Gertrude von Le Fort
Traduit par Henri PETER
Mise en espace dirigée par Claude DARVY
avec Natacha BOUYER
Lisa LIVANE
Geneviève TAILLADE

et Claude SOËN (percussions)

Dialogue passionné entre deux ex-favorites de Louis XIV, Louise de la Vallière, devenue carmélite, et la marquise de Montespan.
Nous retrouvons le thème favori de l’auteur de la « Dernière à l’échafaud », qui a donné naissance aux « Dialogues des Carmélites », celui de la grâce, de la réconciliation avec Dieu et du pardon divin par la réversion des mérites.

20h30
Abri sainte Thérèse (sans inscription, libre participation aux frais)

Dimanche 12 juin

  • 9h Laudes
    à la chapelle du carmel (entrée libre)
  • 9h30 Œuvres de Miséricorde dans le Manuscrit C de Thérèse
    (Enseignement - partage)
  • 11h15 Messe au carmel (37 rue du Carmel)
    sur inscription
  • 12h15 Repas proposé par le Carmel pour les participants (5 €)
  • 14h Partages en petit groupe
    à la chapelle du carmel (entrée libre)
  • 15h30 Oraison Prière silencieuse
  • 16h30 Vêpres

Inscription et renseignement

Communauté des Frères Carmes
42, rue Docteur Lesigne
14100 Lisieux
Tél. : 02 31 48 66 43

2006-2013 Fin du chantier de rénovation de la basilique intérieure

En six tranches de travaux, les mosaïques, vitraux, marbres et crépis ont été nettoyés. Ce travail a pu se faire grâce à la générosité des donateurs. Le 1er mai, en la fête de Saint Joseph, charpentier, le Sanctuaire accueillait ceux d’entre eux qui avaient pu venir jusqu’à Lisieux.

« Vous donnez un visage à tous les bienfaiteurs qui ont permis cette réalisation » déclare d’emblée Mgr Lagoutte. Et les personnes venaient de tous départements de France. Tous, donc, vous avez été représentés pour partager notre joie et vous redire MERCI.

Pourquoi tant de soins, de travail, de générosité ? questionne le Recteur. Parce que la Thérèse d’hier nous aide à comprendre sa présence pour nous aujourd’hui. La basilique est un hymne d’évangélisation. Elle a pour but de poser des questions. On y vient comme à un rendez-vous d’amour, d’amitié, pour dire merci ou pour porter des demandes au nom de nos frères, nos familles, ou on y vient en pauvre, ou encore en recherche spirituelle.

Laurence Panontin, guide-conférencière au Sanctuaire, nous a introduit au message de Thérèse délivré de façon plus lumineuse au fur et à mesure que les tranches de travaux s’achevaient.

basilique ste thérèse

« Aujourd’hui, insiste le Recteur, saisissez ce moment de contemplation pour prendre le temps de voir, d’écouter, de vous tourner vers le Seigneur et de chanter ses miséricordes. Comme le montre l’abside, le Père donne son Fils Jésus, bon berger, tous deux ont les bras ouverts. Les anges de l’arc triomphal nous disent que, quoi qu’il arrive, le Seigneur n’abandonne jamais ses enfants. Les vitraux font résonner le psaume de la louange de Daniel. Les 18 chapelles représentent le monde entier qui se rassemble. Les quatre piliers qui portent la coupole et s’enfoncent profondément dans la terre sont les saints Apôtres. Enfin, la lumière nous inonde à travers le vitrail bleu de la confiance ; à travers le vitrail rouge de la passion, elle nous révèle ce que nous apprend Thérèse : tendons nos mains vides devant les rayons d’amour et de miséricorde du Christ en Croix. »

2015 au Sanctuaire de Lisieux

Voici une rétrospective en images des moments forts au fil des 12 mois écoulés :

Travaux aux Buissonnets - fin 2014 au début 2015

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Exposition « Crèches du monde » - invité d’honneur : l’Italie - Du 6 décembre 2014 au 2 février 2015

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Léonie, soeur de sainte Thérèse proclamée Servante de Dieu - Caen, le 24 janvier 2015

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Oratorio de Noël par le Vivier des Voix - le 1er février 2015

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Inauguration du « Mémorial sainte Thérèse » - Carmel, le 6 février 2015

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Entrée dans la Vie de Soeur Thérèse de Jésus - Carmel de Lisieux, le 19 février 2015

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Session d’études de 40 évêques de France - Du 24 au 25 février 2015

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5e Centenaire de la naissance de Thérèse d’Avila, Carmes et Carmélites de Normandie - Carmel de Lisieux, les 6, 7 et 8 mars 2015

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Week-end fiancés - du 14 au 15 mars 2015

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Dimanche des Rameaux (29 mars 2015) et Vigile pascale (4 avril 2015)

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La Mission Universelle des 6 diocèses de la Province de Normandie - mai 2015

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Fête de l’Ascension - le 14 mai 2015

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90e anniversaire de la Canonisation de sainte Thérèse - le 17 mai 2015

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Fête Dieu avec la procession du Saint Sacrement - le 7 juin 2015

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Exposition « Soeur Thérèse dans la tourmente de la guerre 14-18 » - du 23 mai au 4 octobre 2015

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Ouverture du procès canonique de Léonie - Caen le 2 juillet 2015

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Fête des Bienheureux Louis et Zélie Martin - 12 juillet 2015

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Session d’Etudes Thérésiennes - du 12 au 25 juillet 2015

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Semaine d’animation des frères carmes - du 10 au 16 août 2015

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Assomption - le 15 août 2015

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Fêtes de sainte Thérèse - du 26 septembre au 4 octobre 2015

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Inauguration du Cloître de la Miséricorde - le 1er octobre 2015

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Canonisation de Louis et Zélie Martin - Rome, le 18 octobre 2015

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Retransmission de la Canonisation de Louis et Zélie Martin à Lisieux, en direct de Rome, le 18 octobre 2015

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Fêtes des saints Louis et Zélie Martin - Lisieux, les 24 et 25 octobre 2015

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Entrée dans l’année de la Miséricorde : ouverture de la Porte Sainte - le 13 décembre 2015

122015OuverturePorteSainte

25e heure des Villes Sanctuaires

Une même date - le 29 octobre, un horaire unique – 20h29, pour un événement qui se déroulera en simultané dans les 15 villes membres de l’association des Villes Sanctuaires. Le jour du passage d’heure d’été à l’heure d’hiver, une heure supplémentaire à exploiter pour une découverte insolite et inattendue d’un sanctuaire. Une mise en lumière originale : une alliance entre spirituel, art et histoire dans un moment d’échange et de partage où chacun, croyant ou non, pourra se retrouver.

L’aboutissement de ce projet est le résultat d’une volonté, celle qui depuis 20 ans mobilise les Villes Sanctuaires autour d’un projet commun : promouvoir les sites en assurant aux visiteurs, touristes et pèlerins, le meilleur accueil possible et favoriser les liens entre ville et sanctuaire.

Programme de Lisieux - samedi 29 octobre 2016

  • à partir de 20h Accueil à l’Office de Tourisme par du personnel de l’Office de tourisme et du Sanctuaire
  • 20h29 Départ de l’Office de Tourisme de Lisieux

Marche jusqu’à l’Ermitage et courte présentation de la maison d’accueil pour pèlerins.

Poursuite de la déambulation jusqu’à la Basilique.

  • Mise en lumière de la Basilique et projection d’images d’archives de sa construction, accompagnée par un organiste
  • Visites des coulisses techniques (régie son et lumière)
  • Avant de partager le verre de l’amitié (ou le thé chaud !)

Cette visite, aussi inédite et captivante que sportive, promet d’être inoubliable.

25è heure 1000 -  voir en grand cette image

  • Inscription obligatoire
  • Nombre de places limitées
  • Prévoir des lampes de poches (non fournies par l’organisateur)
  • Information :
    Sanctuaire : 02 31 48 55 08 ou info chez therese-de-lisieux.com
  • Information-Réservation :
    Office du tourisme de Lisieux
    Tél. : 02 31 48 18 10 ou tourisme chez lintercom.fr

5e centenaire de la naissance de sainte Thérèse d’Avila

500 ans nous sépare de celle dont la petite Thérèse écrivait : « Je veux être fille de l’Eglise comme l’était notre Mère Sainte Thérèse » (Manuscrit C, 33v). Elle priait sa sainte patronne comme suit : « Sainte Thérèse, ma mère, apprenez-moi à sauver les âmes afin que je devienne une vraie carmélite. » (Poésie 5)

Carmel : portrait de sainte Thérèse d'AvilaComment ne pas se souvenir de cette grande sainte espagnole qui réforma le Carmel au 16e siècle ?

A 500 ans de distance, toujours actuelle, sainte Thérèse d’Avila demeure un intermédiaire possible pour découvrir la présence agissante de Dieu dans notre histoire.

Le 5è centenaire de sa naissance (née le 28 mars 1515 d’une famille de marchands d’origine juive) nous donne l’occasion :

  • de vivre une rencontre avec elle car l’expérience qu’elle nous partage vient éclairer ce qui se passe en nous ;
  • de nous engager comme elle sur le chemin du salut, de la liberté en prenant le Christ pour ami,
  • à nous renouveler par les moyens de l’amour fraternel, de l’entier détachement et de l’humilité véritable.

En faisant mémoire de sainte Thérèse d’Avila, nous sommes invités à faire « le petit peu qui dépend de nous »… pour mener une vie plus simple et plus engagée. Ainsi notre propre transformation contribuera à transformer le monde.

Quelques pensées de sainte Thérèse d’Avila :

  • « J’attends tout de la miséricorde de Dieu. Personne, après l’avoir choisi pour ami, n’a été abandonné de Lui. Selon moi, en effet l’oraison mentale n’est pas autre chose qu’une amitié intime, un entretien fréquent, seul à seul, avec Celui dont nous nous savons aimés. » sainte Thérèse d’Avila, Vie 8, 5
  • « L’avancement de l’âme ne consiste pas à penser beaucoup mais à aimer beaucoup » sainte Thérèse d’Avila, Fondations, 5,2
  • « Dieu seul suffit » sainte Thérèse d’Avila, Poésie 9

Célébrations à venir pour Lisieux
Pour découvrir ou approfondir cette grande sainte, docteur de vie spirituelle :

  • 18/02-05/04/2015 : retraite en ligne avec sainte Thérèse d’Avila proposée par les pères carmes de la province de Paris (www.carmes-paris.org)
  • 6-7-8/03/2015 : journées festives, week-end à Lisieux organisés et animés par les Carmes et les Carmélites : programme
  • 13-14/06/2015 : week-end à Lisieux organisé et animé par les Carmes et les Carmélites (information et inscription :www.carmes-paris.org)

Parutions récentes et à venir :

  • Livre : Seul Dieu suffit, Petite retraite intérieure avec sainte Thérèse d’Avila, Philippe de Jésus-Marie, ocd, Editions du Carmel (septembre 2014)
  • Livre : Atlas Thérèse d’Avila, « Aventurer sa vie », une sainte dans l’histoire et dans le monde, Didier-Marie Golay, Editions du Cerf (octobre 2014)
  • Livre : Thérèse d’Avila, l’Aventure intérieure, Jean Trolley et Camille W. de Prévaux, coll. « Le Vent de l’Histoire », éditions du Triomphe (février 2015)
  • Livre : En marche vers le Ciel, A. Mas, coll. Carmel Vivant, Editions Carmel (mars 2015)
  • CD : Thérèse d’Avila, Chemin de prière, Editions Jade (janvier 2015)

Deux CD viennent de sortir l’un est un récital de poèmes en espagnol sur les musiques de l’époque, l’autre un chemin de prière avec Thérèse.

  • « Récital Teresiano »
  • « Sainte Thérèse d’Avila, Chemin de prière »

Pour en savoir plus : www.carmes-paris.org/stj500-presse/

9è Exposition de Crèches du Monde

Le Christianisme compte aujourd’hui environ 2 milliards de croyants. Chaque année, ils fêtent Noël, la plus grande fête après Pâques. Des millions de personnes, même non chrétiennes, se rendent dans les églises dans la nuit du 24 au 25 décembre et y trouvent la crèche. La plupart installent une crèche à domicile.

Chaque année autour de Noël, le Sanctuaire propose en visite libre ou guidée une exposition de crèches. Ces crèches représentent le lieu de la naissance de Jésus, entouré de ses parents Marie et Joseph.

En présence de Monseigneur Jean-Claude Boulanger, évêque de Bayeux et Lisieux, et de Madame Jocelyne Didailler, la 9è exposition de crèches du Monde a été inaugurée ce samedi 6 décembre 2014, par le recteur du Sanctuaire de Lisieux, le Père Olivier Ruffray, au Centre Saint-Jean-Paul II, en face de la Basilique.

Madame Jocelyne Didailler est une spécialiste de l’histoire des crèches. Elle a eu la générosité de nous prêter le temps de l’exposition une crèche de pure tradition napolitaine. La Nativité y est située dans un temple en ruine qui représente la fin du monde ancien et la naissance du monde nouveau. Les rois mages vêtus d’habits de soie sont accompagnés d’animaux exotiques et de musiciens, ils côtoient le peuple des pauvres…

Nativité300

La première exposition de crèches du monde proposée par le Sanctuaire de Lisieux l’a été en 2006. Elle a toujours eu lieu au Centre Saint-Jean-Paul II face à la Basilique Sainte-Thérèse. Le succès et le nombre de crèches n’ont fait qu’augmenter au fil des ans.

Lors des voyages des reliques de sainte Thérèse dans le monde, des pèlerins proposent parfois de remercier le Sanctuaire en envoyant une crèche de leur pays.

En admirant plus de 200 crèches provenant de 62 pays, les visiteurs découvrent que, si le thème est toujours le même, aucune ne ressemble à une autre : formes, matériaux, taille, couleurs. Chaque crèche est une création unique liée à l’histoire, aux traditions et coutumes d’un peuple, à la fantaisie d’un artiste ou au message qu’il souhaite faire passer.

Toujours, nous retrouvons une crèche provençale qui grandit d’année en année (15m2). Elle rend hommage à Monseigneur Guy Gaucher, « l’évêque de Thérèse », décédé le 3 juillet 2014. Bien des santons appartenaient à sa famille. Il suivait son évolution avec grand intérêt. Lui-même s’y trouve « santonnifié » avec une Librairie Guy Gaucher exposant ses œuvres en vitrine. A noter également la présence de Thérèse enfant avec son chien Tom, de Thérèse carmélite, de ses parents Louis et Zélie Martin.

crèche Guy Gaucher300

Pratique

  • Lieu : Centre Saint Jean-Paul II (en face de la Basilique)
  • Du 6 décembre 2014 au 2 février 2015
  • En libre accès tous les jours de 9h30 à 17h (sauf Noël et Jour de l’An)
  • Visites guidées tous les dimanches à 15h30
  • Visites pour les groupes : 02 31 48 55 08 ou info chez therese-de-lisieux.com

Chiffres Clés

  • Plusieurs milliers de personnes attendues
  • 80 jours d’exposition
  • 200 crèches de 62 pays

Crèches du Monde 2014R400

A Lisieux Week-end fiancés du 25 au 26 février 2017

Proposition pour les « fiancés »

Week-end à Lisieux pour se préparer au sacrement de mariage en vue de bâtir sa famille à l’exemple des saints époux Martin

Louis et Zélie150

Vous vous préparez au mariage, vous êtes fiancés ou pas. Vous cherchez un week-end spirituel et de détente : le week-end dans la grâce des saints Louis et Zélie Martin est pour vous.

Quelles sont les valeurs du mariage au regard de l’Eglise ? Comment se préparer à ce sacrement ? Suis-je prêt à m’engager pour la vie ? Pour répondre à ces questions, le Sanctuaire organise un week-end de réflexions sous l’égide des saints Louis et Zélie Martin.

Prochains « Week-end fiancés »

  • du 25 au 26 février 2017
  • du 11 au 12 novembre 2017
  • du samedi 9h30 au dimanche 15h
  • Ermitage Sainte-Thérèse, 23 rue du Carmel

Renseignements et inscriptions  :
02 31 48 55 08 ; info chez therese-de-lisieux.com
Les participants seront accueillis par Père Olivier Ruffray, recteur, par le Père Silvio Longobardi et par le Père Sylvain Lamerand, chapelains, qui dispenseront des enseignements adaptés aux fiancés.

Vous aurez des moments de partage à deux, la visite de la maison familiale « Les Buissonnets »,… En allant prier auprès de leurs reliques, vous confierez votre union et votre futur foyer dans la confiance et l’amour.

Photo souvenir de fiancés venus en 2016

WE fiancés 26 27 nov 2016 Week end fiancés 2017 600

Le couple formé par Louis et Zélie Martin

Louis et Zélie se sont engagés réellement dans le sacrement de mariage pour vivre et rayonner l’amour de Dieu. Recherchant l’unité de toute la vie, avec une belle fécondité, ils se sont mis généreusement au service de tous pour le bien commun, dans l’Eglise et le monde, en laissant toujours à Dieu la seule place qui est la sienne, la première. Laissons la parole à Monsieur Martin dont la conclusion d’une lettre à sa femme exprime merveilleusement toute la qualité relationnelle des époux : " Ton mari et vrai ami, qui t’aime pour la vie ! ". Rapporté dans « Histoire d’une famille », R.P PIAT.

LZPh ReliqCrypteR250L’union était remarquable dans cette famille, non seulement entre les époux mais aussi entre les parents et les enfants. Vous découvrirez sainte Thérèse, la sainte de l’amour, ainsi que les saints Louis et Zélie Martin à travers leurs échanges de lettres.

"Quand je pense à ce que le Bon Dieu, en qui j’ai mis toute ma confiance et entre les mains de qui j’ai remis le soin de mes affaires, a fait pour moi et mon mari, je ne puis douter que sa divine Providence ne veille avec un soin particulier sur ses enfants." Zélie, Correspondance familiale 1

Louis et Zélie : un mariage d’amour

Quel bonheur de se mettre sous le regard de Louis et Zélie Martin. Ce couple dont la sainteté a éveillé celle de leurs enfants. La base d’une famille, c’est le couple parental. Qui est ce couple formé par Louis et Zélie ?

A sa fondation en Dieu, le 13 juillet 1858, Louis et Zélie ont fait le choix d’un mariage célébré après minuit. Par ce geste ils soulignent l’essentiel : le sacrement. Rappelant que l’engagement pris devant Dieu est ce qui compte avant tout.

Au début de leur vie maritale, par respect mutuel, les époux font vœux de continence à l’intérieur de leur mariage qu’ils vivront pendant dix mois et témoigneront par la suite de la solidité que ce choix a donnée à leur couple. Zélie raconte à Pauline : « Ton père me comprenait et me consolait de son mieux, car il avait des goûts semblables aux miens ; je crois même que notre affection réciproque s’en est trouvée augmentée, nos sentiments étaient toujours à l’unisson et il me fut toujours un consolateur et un soutien » CF 192.

Lorsque leur confesseur les invite à mettre un terme à leur chasteté, Louis et Zélie sont prêts à vivre leur amour en toute plénitude. La venue des bébés les confirme dans leur vocation d’élever leurs enfants selon leur expression « vers le Ciel ». C ‘est dans et par leur mariage plein de tendresse réciproque qu’ils se sanctifieront.

Pour être à l’école des saints Louis et Zélie Martin

PhLZEntréeBasilR200L’Eglise, en inscrivant les bienheureux Louis et Zélie Martin au Livre des Saints, établit qu’ils soient honorés avec piété et dévotion parmi les Saints dans l’Eglise universelle.

Les saints Louis et Zélie Martin sont proches de nous par leur façon de vivre leur amour de couple, de parents, par leur insertion dans la vie locale et paroissiale. Ils ont vécu les mêmes bonheurs et les mêmes drames que leurs contemporains.

Leurs témoignages nous ouvrent, nous aussi, au sens que nous donnons à nos vies et à l’espérance. L’Eglise nous les propose comme des amis qui désormais nous accompagnent.

Le sens des reliques : toucher Dieu !

Les reliques sont les restes mortels des saints et bienheureux. Depuis toujours la tradition catholique a vénéré les reliques des saints. Elles sont rassemblées comme à la Basilique dans un reliquaire où le corps est mis en valeur.
Les reliques sont des signes de la présence agissante des saints auprès de nous. A travers ces pauvres signes, la puissance de Dieu se déploie à la mesure de notre foi et de notre prière.

Prière de neuvaine aux saints Louis et Zélie Martin

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Prière de neuvaine à Télécharger
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Après l’Année Jubilaire de la Miséricorde

Monseigneur Jean-Claude Boulanger a célébré la messe dominicale à la Basilique de Lisieux
le dimanche 13 novembre 2016 afin de rendre grâce pour cette année jubilaire de la Miséricorde qui se termine. Comme Thérèse mettons en pratique les œuvres de Miséricorde avec patience et tendresse envers notre prochain.

« J’ai le bonheur d’appartenir aux Parents sans égaux qui nous ont entourées des mêmes soins et des mêmes tendresses. Oh ! qu’ils daignent bénir la plus petite de leurs enfants et lui aider à chanter les miséricordes divines ! » Sainte Thérèse (Ms A 3v°- 4r°) Mgr Boulanger 400

La Miséricorde chez Thérèse

Au Sanctuaire de Lisieux, le message de la Miséricorde est le charisme de Thérèse : « A moi il a donné sa Miséricorde ».

Je comprends maintenant que la charité parfaite consiste à supporter les défauts des autres, à ne point s’étonner de leurs faiblesses, s’édifier des plus petits actes de vertus qu’on leur voit pratiquer. Sainte Thérèse (Ms C, 12r°)

Dans le sillage de l’Année de la Miséricorde qui vient de s’écouler mettons nos pas dans ceux de la « petite » Thérèse.

Prier pour les pécheurs

En entrant au Carmel, Thérèse avait dit qu’elle y venait « pour sauver les âmes et pour prier pour les prêtres ». Sauver les pécheurs en leur obtenant la miséricorde du Seigneur sera sa grande intention. Elle y associe ses sœurs carmélites comme elle le chante dans la poésie 40 « les sacristines du Carmel » dont est extrait le quatrain qui illustre la prière de le revue Thérèse de Lisieux du mois de novembre 2016.

« Le Dieu caché du tabernacle
Qui se cache aussi dans nos cœurs
A notre voix, ô quel miracle !
Daigne pardonner aux pêcheurs ! »

En 1887, la jeune Thérèse Martin de 14 ans avait fait l’expérience de la puissance de la prière pour les pécheurs en appelant la miséricorde divine sur le criminel Henri Pranzini.
Neuf ans plus tard, traversant le sombre tunnel de l’épreuve de la foi, elle acceptera d’être assise à la table des pécheurs, particulièrement pour les incroyants, implorant le pardon de Dieu pour eux. Jésus a dit dans l’Évangile qu’il n’était pas venu appeler les justes mais les pécheurs. Alors Thérèse veut offrir les pécheurs à Jésus pour lui faire plaisir, puisque la joie de Dieu est de se donner, de répandre sa miséricorde dans les cœurs qui veulent bien s’ouvrir à Lui. C’est la folie de son amour.
Père Patrick Lemoine

Cloître de la Miséricorde

Inauguré le 1er octobre 2015, le cloître droit de la Basilique supérieure invite le visiteur à méditer sur Thérèse et sa prière pour Pranzini. L’espace est ouvert aux mêmes horaires que la Basilique. CloîtreMiséricorde3vuesRH117

Tous les jours, des prêtres vous accueillent

  • au Carmel (10h-11h / 15h-17h)
  • Jusqu’à Pâques à la Basilique inférieure (15h-17h).
  • Après Pâques à la Basilique supérieure (10h-10h30 le dimanche / 15h-17h tous les jours).

Au revoir de Mgr Bernard Lagoutte

Monseigneur Bernard Lagoutte s’apprêtant à regagner son diocèse de Coutances, vous invite à rendre grâce avec lui pour ces douze années de Rectorat au Sanctuaire Sainte-Thérèse

  • Dimanche 22 septembre 2013 il a célébré l’Eucharistie à la Basilique Jésus au cœur de la vie de Thérèse, pose son regard sur chacun de nous
    Mgr Bernard Lagoutte

PhMgrLagoutte450

Lettre ouverte à Mgr Bernard Lagoutte pour ces 12 années passées au Sanctuaire de Lisieux au service de sainte Thérèse

Monseigneur,

Votre nom vous prédestinait à la fidélité à la petite Thérèse !

En tant que prêtre, œuvrant avec sainte Thérèse à la sanctification des âmes, s’appuyant sur son chant de confiance : « je sais bien que cette multitude d’offenses n’est qu’une goutte d’eau dans un brasier ardent ».

En tant que missionnaire, lui faisant parcourir la terre pour « répandre l’Evangile jusqu’aux îles lointaines » aux cours des différents accompagnements de ses Reliques.

La goutte d’eau s’offre à l’ « océan d’amour » de Jésus Miséricordieux, réceptacle infini de la pluie de roses de sainte Thérèse.

Alors que se ferme le livre que vous avez écrit à Lisieux avec sainte Thérèse, si une image devait s’en échapper, ce serait sans doute celle d’une goutte de rosée céleste sur un cœur qui a su l’aimer.

Tous les services du Sanctuaire vous disent : merci !

Communiqué

Lisieux, le 3 janvier 2017

Un accord pour une nouvelle convention entre l’association « Ermitage - Centre spirituel  » et la « Famille Missionnaire Donum Dei  » n’ayant pu intervenir, sa responsable nous a confirmé le départ de la communauté de la maison de l’Ermitage où elles assuraient leur apostolat d’accueil des pèlerins.

Après 21 ans de présence à Lisieux, nous remercions la « Famille Missionnaire Donum Dei » pour le service accompli à Lisieux auprès de sainte Thérèse et lui souhaitons bonne route dans ses nouvelles missions.

Nous accueillerons au sein de la maison de l’Ermitage les religieuses de « L’Institut des Servantes de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus  » qui, depuis deux ans, assurent déjà l’accueil des pèlerins au Foyer Saints Louis et Zélie Martin.

Père Olivier Ruffray, recteur du Sanctuaire de Lisieux

Concert dédié à sainte Thérèse

Concert Missa quasi corsa

Franck Hartmann a composé cette Messe pour marquer son intérêt pour Thérèse de Lisieux : « Ma rencontre avec sainte Thérèse s’est faite par le biais de son autobiographie. Bien que n’ayant pas quitté le couvent, elle se pensait comme une missionnaire. Sa courte vie fut jalonnée de souffrances, pertes de proches, sentiment d’abandon, dépressions sévères, foi fervente et doute destructeur. »

Cette messe se veut aussi un hommage au chant polyphonique corse, au « cantu in paghjella », le chant traditionnel profane à trois voix classé patrimoine mondial immatériel de l’humanité par l’Unesco en 2011.

►Dimanche 25 septembre à 20h30 à la basilique inférieure. AfficheMissa Quasi Corsa -  voir en grand cette image Tout le programme des Fêtes de sainte Thérèse

Concert-lecture : piano et textes de Thérèse

A l’occasion des Fêtes de sainte Thérèse 2016,

Patricia Heidsieck, pianiste, vous enchantera inspirée par
sainte Thérèse, au fil de sa vie, des Scènes d’Enfants de Schumann, entrecoupées de pièces diverses : Debussy, Ravel, Bach…
Mise en image par des tableaux de Sargent, Sorolla, Morisot, Munch, Redon…
Sa spiritualité vous touchera à travers ses textes manuscrits et ses lettres.

Ça ressemble à un concert, ça s’écoute comme un récital, ça se déguste comme un Liederabend. Et pourtant, c’est autre chose en même temps : la pianiste fait ses gammes en poésie tout en projetant des images sur l’écran ! Si Rembrandt et Bach font chambre commune dans votre âme, si quelques notes de Debussy évoquent « les sons et les parfums qui tournent dans l’air du soir… » , si les fantasmes de Gustave Moreau répondent à l’imagination ombrageuse de Chopin, si le Carnaval et la folie de Schamann correspondent à la fantaisie de Chagal, ces programmes vous séduiront.
Patricia Heidsieck

  • Mardi 27 septembre, 20h30 Basilique inférieure
  • Participation libre

Dimanche 2 avril 2017 : randonnée avec sainte Thérèse

Des parcours à pied sur les pas de Thérèse vous sont proposés afin de découvrir ensemble son message, avec un thème précis, lors de chaque randonnée.

Venez donc aux « Randonnées sur les pas de Thérèse » ! Dans une ambiance fraternelle et chaleureuse… et par tous les temps !

Vous aimez la « Petite Voie » de Thérèse ? Pourquoi ne pas mettre vos pas dans les siens… spirituellement et physiquement ?Plein champ -  voir en grand cette image

La marche est l’occasion de faire silence, de méditer, d’échanger sur ce texte et… de faire connaissance.

Après le pique-nique (que chacun aura apporté), un texte de Thérèse nous introduit au thème du jour, puis nous partons à la découverte de la nature.

Le groupe « saint Louis Martin » - pour les marcheurs habitués - parcourt environ 12km et le groupe « sainte Zélie » - pour les « marcheurs tranquilles » - fait environ 8km.

A l’arrivée, un échange fraternel sur le thème se termine par le chant des Vêpres et un sympathique goûter.

  • A vos agendas dimanche :
  • 02 avril 2017
    « Saint Jean-Paul II nous parle de Thérèse »
  • 11 juin 2017
    « Les Papes nous parlent de Thérèse »

Important : inscription obligatoire au plus tard vendredi précédent la randonnée en appelant le 06 86 25 31 38 ou par e-mail : rando.thereselisieux chez gmail.com

En pratique  : Rendez vous à 12h30 Place François Mitterrand à Lisieux pour partir en voiture vers le lieu du départ de la marche.

Randonnées 2017 600

Dimanche 29 mai 2016, procession du Saint-Sacrement

Fête du Saint Sacrement

Le Sanctuaire de Lisieux et la Paroisse de Lisieux vous invitent à la procession du Saint-Sacrement pour ce dimanche 29 mai en la fête Dieu.

  • 10h30 Messe à la Basilique
  • 15h30 Procession du Saint-Sacrement :
    départ de la Basilique, Vêpres à la Cathédrale.
  • 17h Messe Basilique inférieure

Fête Dieu arrivée 200 Procession du St Sacrement 800

Thérèse et la fête Dieu

Par le Père Gabriel Ribreau, chapelain au Sanctuaire de Lisieux

Robe de fête de Thérèse (Buissonnets)
Robe de fête de Thérèse (Buissonnets)

Thérèse a développé la dévotion au Saint Sacrement, par les visites faites chaque jour avec son père dans une église différente de Lisieux. Elle nous raconte : « j’aimais surtout les processions du Saint Sacrement. Quelle joie de semer des fleurs sous les pas du Bon Dieu !… Mais avant de les laisser tomber , je les lançais le plus haut que je pouvais et je n’étais jamais aussi heureuse qu’en voyant mes roses effeuillées toucher l’Ostensoir sacré… » (Manuscrit A 17r).

Chez Thérèse, les gestes enfantins sont de réelles manifestations de son amour pour Jésus et provoquent une attitude à l’abbaye des Bénédictines « je montais à la tribune de la chapelle et je restais devant le Saint Sacrement jusqu’au moment où Papa venait me chercher. Jésus n’était-il pas mon unique ami ? » (Manuscrit A 40v).

Procession du Saint SacrementElle a emboité le pas sur les « visites journalières » (Manuscrit A 71v) de son père au Saint Sacrement. Ce qui l’amène à célébrer Jésus Hostie dans bon nombre de ses poésies : « Mon Ciel est caché dans la petite Hostie » (PN 32), « Viens habiter mon cœur Jésus ma blanche Hostie » (PN 5)…

On peut dire que la dévotion de Thérèse pour le Saint Sacrement est passée de l’extérieur vers l’intérieur. Belle orientation pour nous-mêmes !

Dimanche de la Miséricorde avec Thérèse

Le dimanche 23 avril de la Miséricorde chez Thérèse

  • 10h30 messe, Basilique Supérieure
  • Après-Midi Chapelet de la Miséricorde, Basilique Supérieure

« Les jeunes vont à la rencontre de Thérèse sans aucun préjugé. C’est le sens de son message : une redécouverte profonde de Dieu amour et miséricordieux, de la sainteté possible pour des gens blessés. Il est d’une foudroyante simplicité. Beaucoup de personnes s’y retrouvent. Elle a recentré la foi sur le Christ, elle a un amour concret de Jésus, un sens aigu de l’incarnation, elle ne correspond en reine à la petite sainte mièvre des statues. »
Monseigneur Guy Gaucher (1930-1914)

L’acte d’offrande de Thérèse à l’Amour miséricordieux par le Père Lemoine, vice-recteur

Cloître de la Miséricorde

Le cloître droit de la Basilique supérieure invite le visiteur à méditer sur Thérèse et sa prière pour Pranzini.
_ Présentation par Frère Didier-Marie Golay, O.C.D CloîtreMiséricorde3vuesRH117

En la fête de sainte Thérèse, le 1er octobre 2015, le Sanctuaire de Lisieux a inauguré un nouvel espace à la Basilique : « Le Cloître de la Miséricorde », espace de méditation autour de la prière de Thérèse pour Henri Pranzini, qui a été reconnu coupable d’un triple crime et pour lequel il a été condamné à la guillotine.

Ce nouvel espace nous propose de cheminer à travers une scénographie…cheminement physique et spirituel. Par son nom, il évoque deux réalités. Celle du « cloître », lieu de silence et de méditation, mais également lieu ouvert sur toutes les réalités humaines et spirituelles.

Ce lieu, prévu pour tous, visiteurs et pèlerins, en compagnie de Thérèse, invitera à la découverte de la puissance de la Miséricorde. Un lieu à découvrir, à voir et à revoir…
L’espace est ouvert aux mêmes horaires que la Basilique.

Approfondir : voir le Dossier « Cloître de la Miséricorde « revue THERESE de Lisieux février 2015

« La miséricorde c’est maintenant » - Pape François

Pendant le Jubilé de la Miséricorde, le Pape François a mis en lumière le Dieu miséricordieux qui invite tous à revenir chez Lui.

La miséricorde est un thème que le Saint-Père affectionne tout à fait spécialement. Une traduction de la devise papale pourrait être : « Avec des yeux de miséricorde ». Au moment de son premier Angélus, après son élection, le Saint-Père disait : « Ressentir de la miséricorde, ce mot change tout. C’est le mieux que nous pouvons ressentir : cela change le monde. Un peu de miséricorde fait en sorte que le monde soit moins froid et plus juste. Nous avons besoin de bien comprendre cette miséricorde de Dieu, ce Père miséricordieux qui est tellement patient ». (Angélus du 17 mars 2013)

Le 31 mars 2013, Place Saint-Pierre. Premier message Urbi et Orbi du pape François pour Pâques (Extrait) : "Alors, voici l’invitation que j’adresse à tous : accueillons la grâce de la Résurrection du Christ ! Laissons-nous aimer par Jésus, laissons la puissance de son amour transformer aussi notre vie ; et devenons des instruments de cette miséricorde, des canaux à travers lesquels Dieu puisse irriguer la terre, garder toute la création et faire fleurir la justice et la paix."

Pendant l’Angélus du 11 janvier 2015, il a affirmé : « Il y a tellement besoin, aujourd’hui, de miséricorde et il est important que les fidèles laïcs la vivent et l’apportent dans les différents milieux de la société. En avant ! Nous sommes en train de vivre le temps de la miséricorde : c’est maintenant le temps de la miséricorde ».

Tous les jours, possibilité de se confesser :

  • au Carmel (10h-11h / 15h-17h)
  • Jusqu’à Pâques à la Basilique inférieure (15h-17h).
  • Après Pâques à la Basilique supérieure (10h-10h30 le dimanche / 15h-17h tous les jours).

Dimanche des Rameaux semaine sainte et Pâques

Vivre les jours saints à Lisieux

Le Sanctuaire vous offre des temps pour venir vous ressourcer auprès de sainte Thérèse et des saints Louis et Zélie Martin afin de vous préparer dans la joie à la grande fête de Pâques !

"Aux jours si joyeux du temps pascal, Jésus m’a fait sentir qu’il y a véritablement des âmes qui n’ont pas la foi, qui par l’abus des grâces perdent ce précieux trésor, source des seules joies pures et véritables." (Ms C 5v , 4)

La Semaine Sainte commence le dimanche des Rameaux 9 avril, inclut le Jeudi Saint 13 avril et le Vendredi Saint 14 avril . Elle s’achève avec la veillée pascale, pendant la nuit du Samedi Saint au dimanche de Pâques.

Tout le programme de la semaine sainte au Sanctuaire : messes, offices, célébrations, veillée pascale, enseignements et visites.

Dimanche des Rameaux 9 avril 2017

Six jours avant la fête de la Pâque juive, Jésus vient à Jérusalem. La foule l’acclame lors de son entrée dans la ville. « La foule nombreuse venue pour la fête apprit que Jésus venait à Jérusalem ; ils prirent les rameaux des palmiers et sortirent à sa rencontre et ils criaient : Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! »

C’est en mémoire de ce jour que les catholiques portent des rameaux (de buis, d’olivier, de laurier ou de palmier, selon les régions). Bénédiction des rameaux à chaque messe. Ces rameaux, une fois bénis, sont tenus en main par les fidèles qui se mettent en marche, en procession : marche vers Pâques du peuple de Dieu à la suite du Christ.

    • 09h- 11h15 Messe des Rameaux, Carmel RameauxCarmel150
    • 10h30 Messe des Rameaux, Basilique inférieure
    • 17h Messe des Rameaux, Basilique inférieure
  • Lundi et mardi saints 10 et 11 avril
    • 15h30 Messe Basilique Inférieure
  • Mercredi saint 12 avril Passion 150
    Célébration pénitentielle en vue de se préparer à une demande de Pardon. Des prêtres vous accueillent pour le Sacrement de Réconciliation individuel durant la célébration.
    • 15h30 Messe Basilique Inférieure
    • 17h Célébration pénitentielle, Basilique inférieure
    • 20h30 Concert par « Le Vivier des Voix »
      Extraits de la Passion selon saint Mathieu de J.-S. Bach, Basilique inférieure Choeur Crypte400 Le silence marque la liturgie avant Pâques, comme un écho du silence de Jésus avant sa Passion. Les célébrations du triduum pascal (jeudi, vendredi, samedi saints) dans le rite catholique romain sont uniques dans le cycle de l’année liturgique. Et l’un des éléments uniques de ces trois célébrations, est la place que le rituel donne au silence.
  • Jeudi saint 13 avril Cathédrale ext150
    • 08h Office des lectures Carmel
    • 10h Enseignement Ermitage
    • 14h30 Visite de la Cathédrale
      Célébration de la Cène : pendant la célébration de la Cène du Seigneur est vécu le lavement des pieds. Après la messe, il y a un temps d’adoration en silence, le clergé se retire silencieusement…puis les fidèles sont invités à poursuivre l’adoration devant le Saint-Sacrement. 17h Carmel -18h Basilique inférieure
  • Vendredi saint 14 avril
    • 08h Office des lectures Carmel chemin de croix basilique150
    • 10h Enseignement Ermitage
    • 15h Chemin de Croix Basilique
      Célébration de la Passion : au début de la célébration de la Passion du Seigneur, il n’y a aucune salutation, aucune parole, pas de consécration mais les prêtres s’avancent vers l’autel et, après l’avoir salué, ils se prosternent (comme le jour de leur ordination). Tous prient en silence pendant quelques temps. Après la fin de la célébration tous se retirent en silence. 17h Carmel -18h Basilique inférieure
  • Samedi saint 15 avril
    • 08h Office des lectures Carmel Buissonnets150
    • 10h Enseignement Ermitage
    • 14h30 Visite des Buissonnets
      Veillée pascale : pas d’autre célébration que celle de la Veillée pascale qui se célèbre entièrement de nuit. Toute la journée, l’Eglise demeure près du tombeau de son Seigneur. Elle médite la passion et la mort du Christ. La veillée pascale commence hors de l’Eglise. On allume le feu pascal et le prêtre qui préside bénit le feu pour ensuite allumer le cierge pascal. Le silence de ce samedi devient une acclamation de louange, à mesure que le cierge pascal entre dans l’église sans lumière. Les fidèles entrent dans la Basilique à la suite du Clergé. Le Christ Lumière ressurgit (ressuscite) du silence et de la nuit…la Pâque s’accomplit dans la joie. 21h Basilique inférieure -21h30 Carmel
  • Dimanche de Pâques 16 avril Pâques150
    La célébration de la résurrection du Christ.
    • 09h - 11h15 Messe au Carmel
    • 10h30 Messe Basilique supérieure
    • 14h30 Visite de la Basilique inférieure
    • 15h30 Vêpres Basilique inférieure
  • Lundi de Pâques 17 avril
    Le peuple continue à rendre grâce pour la résurrection de notre Sauveur. L’évènement de Pâques concerne tous les hommes. C’est le message que la mosaïque centrale au cœur de l’abside de la Basilique nous présente. La Miséricorde infinie du Père aux bras largement étendus et aux mains ouvertes, s’est investie totalement dans les mains crucifiées et ouvertes sur la Croix. C’est Jésus-Christ qui maintenant tend les bras à tous, croyants ou non : « Venez à moi vous tous qui souffrez ».
    • 09h - 11h15 Messe au Carmel
    • 10h30 Messe Basilique inférieure

Semaine Sainte 600

Echo des fêtes de sainte Thérèse

Julie de Lisieux témoigne de sa participation aux Fêtes de sainte Thérèse :

"Lexovienne d’adoption depuis une dizaine d’années, je mesure chaque jour la grâce de demeurer ici près de notre chère petite Thérèse, celle de faire grandir mes enfants sous sa divine protection et celle de nous épauler dans les difficultés de notre quotidien.

Pour la première fois, ma famille a participé à la procession d’ouverture des fêtes de sainte Thérèse.

Je voulais vous exprimer toute ma joie de retrouver des pèlerins venus de différentes villes de France et d’ailleurs, vous dire combien j’ai été touchée par ce rassemblement fraternel et tous ces jeunes scouts porteurs de la lumière du monde autour du reliquaire nous guidant vers la Basilique.

A l’image de Thérèse, ayons à cœur de toujours rester petits, humbles et serviteurs.

Retrouvez les images souvenirs des fêtes :

Samedi 27 septembre - concert harpes et orgue
Samedi 27 septembre - concert harpes et orgue
Samedi 27 septembre - procession des Reliques du Carmel à la Basilique
Samedi 27 septembre - procession des Reliques du Carmel à la Basilique
Dimanche 28 septembre- messe d'ouverture présidée par le Cardinal Ricard, Archevêque de Bordeaux
Dimanche 28 septembre- messe d’ouverture présidée par le Cardinal Ricard, Archevêque de Bordeaux
Dimanche 28 septembre- messe d'ouverture des fêtes
Dimanche 28 septembre- messe d’ouverture des fêtes
Dimanche 28 septembre- messe d'ouverture : encensement des reliques de sainte Thérèse
Dimanche 28 septembre- messe d’ouverture : encensement des reliques de sainte Thérèse
Dimanche 28 septembre- messe d'ouverture présidée par le Cardinal Ricard, Archevêque de Bordeaux
Dimanche 28 septembre- messe d’ouverture présidée par le Cardinal Ricard, Archevêque de Bordeaux
Dimanche 28 septembre- messe d'ouverture : homélie du Cardinal Ricard, Archevêque de Bordeaux
Dimanche 28 septembre- messe d’ouverture : homélie du Cardinal Ricard, Archevêque de Bordeaux
Dimanche 28 septembre- procession des reliques de sainte Thérèse, de la Basilique à la Cathédrale
Dimanche 28 septembre- procession des reliques de sainte Thérèse, de la Basilique à la Cathédrale
Lundi 29 septembre - concert : harmonie des Gardiens de la paix de la préfecture de police de Paris
Lundi 29 septembre - concert : harmonie des Gardiens de la paix de la préfecture de police de Paris
Pendant la semaine des Fêtes de Thérèse vénération des Reliques à la Basilique
Pendant la semaine des Fêtes de Thérèse vénération des Reliques à la Basilique
Vénération des Reliques de Thérèse
Vénération des Reliques de Thérèse
Colloque Thérèse et la joie de l'Evangile : conférence à l'amphithéâtre du Centre Saint Jean-Paul II
Colloque Thérèse et la joie de l’Evangile : conférence à l’amphithéâtre du Centre Saint Jean-Paul II
Dimanche 5 octobre- Messe de côture des Fêtes
Dimanche 5 octobre- Messe de côture des Fêtes
Dimanche 5 octobre- Messe de clôture des Fêtes
Dimanche 5 octobre- Messe de clôture des Fêtes
Les pères Carmes portent les Reliques de Thérèse
Les pères Carmes portent les Reliques de Thérèse
Dimanche 5 octobre, 15h -Départ de la procession de retour
Dimanche 5 octobre, 15h -Départ de la procession de retour
Dimanche 5 octobre -Départ de la procession de retour des Reliques de la Basilique au Carmel
Dimanche 5 octobre -Départ de la procession de retour des Reliques de la Basilique au Carmel
Dimanche 5 octobre- Les Reliques de Thérèse arrivent au Carmel
Dimanche 5 octobre- Les Reliques de Thérèse arrivent au Carmel

Echos en images du week-end d’ouverture des fêtes thérésiennes

A l’occasion de ce week-end d’ouverture des fêtes, les pèlerins ont eu la joie de partager et d’exprimer toute l’admiration, toute l’affection qu’ils vouent à notre chère « Petite » sainte Thérèse.

Ils ont déposé en ses mains les tracas, les soucis, les vœux qu’ils forment pour leurs proches afin qu’elle se fasse leur interprète auprès du Seigneur.

A 3 semaines de la canonisation de Louis et Zélie Martin, les fêtes de sainte Thérèse, leur fille, revêtent une couleur et une dimension exceptionnelle par la profonde joie dans le cœur de tous les pèlerins venus honorer la sainte qui a écrit : « Le bon Dieu m’a donné un père et une mère plus dignes du Ciel que de la terre… »

Les fêtes ont débuté dès le vendredi 25 septembre par la conférence « La guerre en Irak et les chrétiens persécutés » donné par un Grand témoin en la personne de Monseigneur Jean-Benjamin Sleiman, archevêque de Bagdad des Latins

Le samedi 26 septembre, la messe d’ouverture a été suivie d’un concert de Harpes et d’orgue puis le soir tombé, l’émotion était à son comble, lorsque les pèlerins attendaient devant le Carmel en présence des soeurs carmélites, que le reliquaire doré qui contient des restes de la Sainte, soit déposé sur un char orné de roses. La procession aux flambeaux est montée escortée par les Scouts unitaires de France, jusqu’à la basilique, où s’est déroulée une veillée de prières.

Le dimanche 27 septembre, la messe solennelle a été présidée par Son Excellence Jean-Benjamin Sleiman, archevêque de Bagdad des Latins A 15h30, le reliquaire doré a quitté la basilique pour rejoindre la Cathédrale Saint-Pierre, où ont été célébrées les vêpres.

  • Les fêtes en images :

Conférence « La guerre en Irak et les chrétiens persécutés » par Monseigneur Sleiman, archevêque de Bagdad des Latins conférence Mgr Sleiman -  voir en grand cette image

Procession du Carmel à la Basilique Procession 26 09 -  voir en grand cette image

Messe solennelle présidée par Son Excellence Jean-Benjamin Sleiman f T 2015 messe 27 sept -  voir en grand cette image

Exposition « Saints Louis et Zélie Martin »

Pour connaître un peu plus les saints Louis et Zélie Martin, par Soeur Monique-Marie

L’exposition brosse le tableau d’une famille vivante, chaleureuse avec un quotidien parfois difficile : le mariage de deux êtres plus très jeunes, l’apprentissage d’une vie commune, la naissance des enfants et la perte de certains. La prière, la messe, l’Evangile et l’Eglise sont les guides de leur vie.

Une autre partie de l’exposition retrace la reconnaissance des deux miracles qui a abouti pour celui de Pietro Schiliro à leur Béatification le 19 octobre 2008 et sept années plus tard pour celui de Carmen Lourdes Perez-Pons à leur Canonisation survenue le 18 octobre 2015. Enfin, elle montre comment les familles d’aujourd’hui se sentent proches de Louis et Zélie Martin. panneau expo Fam Martin

Zélie mettra au monde neuf enfants dont quatre mourront en bas-âge. Les panneaux racontent en image les lieux où ils ont vécu, présentent des photos des enfants et de la famille comme l’oncle Isidore, le frère de Zélie, pharmacien à Lisieux.

Les Saints époux Martin partagent le goût du travail bien fait. Leur vie de labeur est ancrée dans une éthique de vie empreinte d’un profond amour de Dieu qu’ils servent en pratiquant la charité sans bornes auprès de leur entourage et des nécessiteux.

Le foyer est chaleureux tant leur famille est unie. Les marques d’affection ne manquent pas.
« Toute ma vie le Bon Dieu s’est plu à m’entourer d’amour, mes premiers souvenirs sont empreints des sourires et des caresses les plus tendres ! ». Sainte Thérèse de Lisieux – Ms A 4v,9

Quand Zélie meurt d’un cancer en 1877, le père de famille s’installe à Lisieux où vont éclore les vocations de chacune de leurs filles. figurines L Z

Est présentée une statue de Louis et Zélie Martin qui a été offerte au Sanctuaire par une artiste philippine.

Exposition

  • du 3 mars à début novembre 2016
  • Ouvert tous les jours de 9h30 à 17h (en mars et novembre) 9h-18h (à partir d’avril)
  • Au Centre Saint Jean-Paul II, en face la Basilique de Lisieux

Exposition « Soeur Thérèse dans la tourmente de la guerre 14-18 »

  • du 23 mai au 4 octobre 2015
  • 14h-17h30
  • Eglise Saint Jacques, rue au Char
  • Lisieux

Thérèse de Lisieux a tenu une place privilégiée dans le cœur des soldats des tranchées, tant français qu’allemands.
Dans l’horreur du carnage, la petite carmélite de Lisieux, morte à 24 ans, a été une sœur, une confidente et une protectrice pour les Poilus.
Entre 1914 et 1918, le cimetière de Lisieux devient un lieu de pèlerinage très fréquenté et le carmel croule sous les courriers que les carmélites ont publiés sous le nom de Pluies de roses (sept volumes !). panneau Pluies de roses300

Pour la 2è année, le Sanctuaire présente des témoignages ( écrits, objets) de soldats des 2 côtés du front. Sont présentés au public quelques-uns des 9 000 documents et objets jamais sortis des archives du carmel.

Témoignage d’Andrée, qui a accueilli les visiteurs de l’année 2014.
Certains d’entre eux ne connaissaient sainte Thérèse que de réputation sans plus. Cela leur rappelait des souvenirs d’une période dramatique vécue par leurs aïeux. Ils sont venus en quelques sorte rendre hommage à leur père ou grand père qui ont fait partie de la grande famille des « poilus ». A la sortie, ils étaient envahis d’une vive émotion. Il y avait aussi ceux qui connaissaient très bien le chemin de vie et de spiritualité de sainte Thérèse. Les yeux brillants d’émerveillement , en repartant, ils disaient : « je ne connaissais pas cet aspect de la vie de Thérèse. C’est extraordinaire ».

Thérèse avait dit qu’elle enverrait une pluie de roses sur terre. Cette exposition révèle que c’est un épais tapis de pétales de roses qu’elle a mis, en 1914-1918, à la disposition de tous les combattants de quelques bord qu’ils soient.

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Faire une offrande de messes

Vous avez l’habitude d’offrir des messes pour confier vos défunts, vos proches, ou votre action de grâce, à Dieu et à la prière de l’Eglise, par l’intercession de sainte Thérèse et des saints Louis et Zélie Martin, ses parents.
C’est une belle expression de la communion des Saints.

Le Sanctuaire veillera à la célébration de ces messes, à vos intentions.

bulletin messes -  voir en grand cette image

Bulletin d’offrande de messes à télécharger en cliquant sur le lien ci-dessous

bulletin offrande de messes -  PDF - 228.5 ko
bulletin offrande de messes

Festival de l’Ascension

Du 4 au 7 mai, nouveau Son et Lumière « Un ouragan de gloire », tous les soirs à 21h à la Cathédrale de Lisieux.

L’association Le Message de Thérèse, en lien avec la paroisse Saint Paul en Vallée d’Auge et le Sanctuaire, organise son 4e Festival à Lisieux pour l’Ascension, du 4 au 8 mai 2016.

Le Son et lumière qui aura lieu en la Cathédrale Saint-Pierre sur le thème « L’ouragan de gloire » Son lumiere 150 évoque à Rome, le jour de la canonisation de Thérèse, l’histoire de l’ouragan de gloire qu’elle a déclenché après sa mort…

Le récit est vivant, imagé, entrecoupé de tableaux d’émerveillements lesquels sont composés de musiques et d’enrichissements lumineux en vidéo de la Cathédrale. Son lumiere150 La musique sur des poésies de Thérèse est une création de Vincent Lecornier (chanteur, compositeur, arrangeur) interprétée par le chœur Opus 14 de Gilles Treilles.

Ce Son et lumière veut déjà annoncer le vingtième anniversaire en 2017, de la proclamation faite par le Pape Jean-Paul II de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus comme Docteur de l’Eglise universelle.

Les journées de ce festival sont ponctuées de plusieurs animations

Jeudi 5 mai - Ascension

  • 10h30 Messe présidée par Monseigneur Jean-Claude Boulanger, Basilique
  • 15h15 Démarche de la Miséricorde accompagnée
  • 17h Messe, Basilique Inférieure
  • 21h Son et Lumière "Un ouragan de gloire", Cathédrale.

Vendredi 6 mai

  • 15h Témoignage d’André Pighiera « Comment Thérèse a bouleversé sa vie », Cathédrale.
  • 16h30 Spectacle vivant avec Michael Lonsdale et Pierre Fesquet : Thérèse et les poètes de l’espérance : Péguy, Claudel et Francis Jammes (entrée 5€), Cathédrale.
  • 21h Son et Lumière "Un ouragan de gloire", Cathédrale.

Samedi 7 mai

  • 10h30 Messe présidée par Monseigneur Jean-Claude Boulanger suivie de l’inauguration des chapelles du confessionnal de Thérèse et des missionnaires, Cathédrale.
  • 15h Conférence « Miséricorde et justice en Dieu selon Thérèse » par le Père Patrick Lemoine, Cathédrale.
  • 16h30 Spectacle vivant avec Brigitte Fossey et Pierre Fesquet : Thérèse et les poètes de l’espérance : Péguy, Claudel et Francis Jammes (entrée 5€), Cathédrale.
  • 21h Son et Lumière "Un ouragan de gloire", Cathédrale.

Dimanche de l’ascension 8 mai

  • 10h30 Messe solennelle en rite maronite à la Basilique, sous la présidence du Cardinal Boutros Raï suivie de l’inauguration de la Chapelle du Liban.
  • 15h30 spectacle intitulé “Pétale de roses “, évocation chorégraphique sur des poésies de Thérèse par Alain Alexandre.
  • Entrée libre, Cathédrale.

Tous les jours, exposition « Tout le monde m’aimera » par Emmanuel Houis, Centre Saint-Jean-Paul II.

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Réservez dès maintenant vos billets du Son et Lumière sur http://son-et-lumiere-lisieux.com/ Vous trouverez sur le site une bande annonce du nouveau spectacle et le programme concernant le Festival 2016. Pour tout renseignement : 09.52.93.39.47

Festivités en l’honneur de la Canonisation de Louis et Zélie Martin

C’est au cours d’un consistoire public samedi 27 juin 2015 que le Pape François a fixé la date de canonisation des époux Louis et Zélie Martin qui a eu lieu au cœur du synode sur la famille le dimanche 18 octobre 2015, coïncidant avec la journée des missions dont sainte Thérèse est sainte Patronne.

Les fidèles de la basilique en communion avec Rome -  voir en grand cette image
Les fidèles de la basilique en communion avec Rome

Ils ont été canonisés en même temps qu’un prêtre italien Vincenzo Grossi (1845-1917), fondateur de l’Institut des filles de l’Oratoire, et qu’une religieuse espagnole, Marie de l’Immaculée Conception (1926-1998), supérieure générale de la congrégation des Sœurs de la compagnie de la Croix.

Fêtes en l’honneur de la Canonisation de Louis et Zélie Martin

Le Sanctuaire de Lisieux est heureux de vous convier aux festivités en l’honneur de la Canonisation des époux Martin, grand événement à partager dans la joie. En espérant que vous y participerez très nombreux…

Programme Samedi 24 octobre 2015

  • 10h30 Conférence « Avec Louis et Zélie Martin, la Sainteté en famille », par Soeur Monique-Marie (Béatitudes), Basilique inférieure (Crypte)
  • 14h30 Messe d’action de grâce, présidée par Monseigneur Boulanger, évêque de Bayeux et Lisieux, avec les jeunes confirmés du diocèse, Basilique
  • 21h Veillée de prière avec Saints Louis et Zélie Martin et Sainte Thérèse, Basilique
  • 22h30 Feu d’artifice - spectacle pyrotechnique "Evocation de la vie des saints Louis et Zélie Martin, Parvis de la Basilique
    Basilique illuminée -  voir en grand cette image
    Basilique illuminée

    Dimanche 25 octobre 2015

  • 10h30 Messe pontificale en l’honneur des saints Louis et Zélie Martin, Basilique
  • 14h00 Rallye-découverte dans Lisieux sur les pas des Martin
    • Départ parvis de la Basilique, possibilité de retirer son pass (donnant accès à 6 lieux : Basilique, Carmel, Buissonnets, Cathédrale, jardin de l’Evêché, rues Paul Banaston et Labbey)
    • 17h, de retour à la Basilique, consécration des familles et des personnes présentes par l’intercession des saints Louis et Zélie Martin
    • Renouvellement des promesses de mariage
    • Prière Vénération des reliques des saints Louis et Zélie Martin à la Basilique supérieure pendant ces trois jours

Fêtes de sainte Thérèse

10 jours avec Thérèse :

  • Célébrations
  • Processions
  • Conférences
  • Concerts
  • Pièce de théâtre

Tout un programme !

Vendredi 25 septembre - Grand témoin

  • 20h30 Conférence « La guerre en Irak et les chrétiens persécutés », Monseigneur Sleiman, Archevêque de Bagdad des Latins, Basilique inférieure

Samedi 26 septembre - Ouverture

  • 15h30 Messe d’ouverture des Fêtes, Basilique supérieure
  • 16h30 Concert Harpes et Orgues, Basilique inférieure, (participation libre)
  • 20h30 Procession des reliques de sainte Thérèse du Carmel à la Basilique et veillée avec prédication de Monseigneur Sleiman et vénération des reliques

Dimanche 27 septembre - Procession

  • 10h30 Messe présidée par son Excellence Monseigneur Sleiman, prise en charge des enfants pendant la liturgie de la Parole, Basilique supérieure
  • 15h30 Procession des reliques de sainte Thérèse de la Basilique à la Cathédrale et vêpres

Lundi 28 septembre - Le secret de Thérèse

  • 11h45 Vénération des reliques de sainte Thérèse, Basilique supérieure
  • 15h30 Messe des pèlerins, Basilique inférieure
  • 18h Vêpres, Carmel
  • 20h30 Projection Film « Le secret de Thérèse ». Douze rencontres nous font approcher « Le secret de Thérèse » qui veut aimer Jésus et le faire aimer. Une production ROME Reports, 2014 réalisé par Javier Martinez-Brocal et présenté par Frère Golay, ocd, salle de cinéma

Mardi 29 septembre - Colloque « Le renouveau de la vie consacrée de Thérèse d’Avila à nos jours »

  • 10h Prière du matin, Basilique supérieure
  • 10h30 Conférence « Le renouveau conciliaire de la vie religieuse selon Paul VI », Frère Philippe Hugelé ocd, Centre Saint-Jean-Paul II
  • 11h45 Vénération des reliques de sainte Thérèse, Basilique supérieure
  • 14h30 Conférence « Le Pape François et la vie consacrée » Frère Didier-Marie Golay ocd, Centre Saint-Jean-Paul II
  • 15h30 Messe des pèlerins, Basilique inférieure
  • 18h Vêpres, Carmel
  • 20h30 Concert « Je n’ai rien qu’aujourd’hui », Soeur Anne-Elisabeth, communauté de la Croix Glorieuse, Basilique inférieure (libre participation)

Mercredi 30 septembre - Colloque « Le renouveau de la vie consacrée de Thérèse d’Avila à nos jours »

  • 10h Prière du matin, Basilique supérieure
  • 10h30 Conférence « La vocation religieuse de Thérèse d’Avila », Frère Didier-Marie Golay ocd, Centre Saint-Jean-Paul II
  • 11h45 Vénération des reliques de sainte Thérèse, Basilique supérieure
  • 14h30 Conférence « La vie religieuse telle qu’elle est selon Thérèse de Lisieux » Frère Philippe Hugelé ocd, Centre Saint-Jean-Paul II
  • 15h30 Messe des pèlerins, Basilique inférieure
  • 18h Vêpres, Carmel
  • 20h30 Veillée de prière, Carmel

Jeudi 1er octobre - Fête de sainte Thérèse - Colloque « Le renouveau de la vie consacrée de Thérèse d’Avila à nos jours »

  • 10h30 Messe de la Solennité de sainte Thérèse, Basilique supérieure
  • 14h30 Conférence : « La Miséricorde chez Thérèse de Lisieux », Père Patrick Lemoine
  • 16h Inauguration du Cloître de la Miséricorde
  • 20h30 Soirée concert - Grégory Turpin, Marie Lussignol et Père Patrick Lemoine : « Quel mystère que l’amour de Jésus sur notre famille » sainte Thérèse, Basilique inférieure (Participation libre)

Vendredi 2 octobre - Avec Thérèse

  • 11h45 Vénération des reliques de sainte Thérèse, Basilique supérieure
  • 14h Théâtre par Frère Grégoire Plus (Communauté Saint-Jean) « L’inépuisable est à notre porte », Centre Saint-Jean-Paul II (participation libre)
  • 15h30 Messe des pèlerins, Basilique inférieure
  • 18h vêpres, Carmel
  • 20h30 Soirée théâtre par Frère Grégoire Plus (Communauté Saint-Jean) « L’inépuisable est à notre porte », salle de cinéma de la basilique (participation libre)

Samedi 3 octobre - Journée des personnes malades et handicapées - Pèlerinage de la famille du Carmel

  • 10h30 Accueil et célébration de préparation au Sacrement des Malades, Basilique supérieure (s’inscrire au 02 31 48 55 08)
  • 15h30 Messe présidée par Monseigneur Boulanger, Basilique supérieure
  • 17h30 Prière silencieuse avec la famille du Carmel, Carmel
  • 18h30 Vêpres, Carmel
  • 20h30 Veillée de prière, Carmel

Dimanche 4 octobre - Journée de la vie consacrée - Pèlerinage de la famille du Carmel

  • 10h30 Messe présidée par Monseigneur Jean-Claude Boulanger, Basilique supérieure
  • 15h Procession des reliques de sainte Thérèse de la Basilique au Carmel et vêpres

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Pour plus d’infos, consultez le programme complet des fêtes : 10 jours avec Thérèse  -  PDF - 1 Mo

France 2 propose un reportage sur sainte Thérèse

Reportage France 2 sur sainte Thérèse et le Pays d’Auge tourné à Lisieux au mois de décembre 2016.

Programmé dans l’émission « visites privées » du
mardi 17 janvier 2017 à 15h40 sur France 2.

Le reportage annoncé est disponible en replay. Allez en fin d’émission pour découvrir le sanctuaire de Lisieux et le message de Thérèse.http://pluzz.francetv.fr/videos/visites_privees.html

"Visites privées" est la nouvelle émission de Stéphane Bern.
Depuis les réserves du Mobilier national à Paris, le Garde-Meuble de la République où l’émission a installé ses quartiers, Stéphane Bern, entouré d’une équipe de reporters-chroniqueurs, dévoile les trésors et les coulisses du patrimoine et de ses institutions.

Chaque jour, visites privées propose d’explorer une grande thématique, toujours foisonnante, pour découvrir autrement nos monuments, de revisiter le fonctionnement de nos institutions les plus prestigieuses, ou de révéler la face cachée de personnages illustres.

Durant une heure, trois chroniqueurs présentent une thématique particulière autour de l’animateur passionné d’histoire. Basilique lisieux 7 1 2010 neige600

Il était une fois… Thérèse en Suisse

Le voyage des Reliques en Suisse du 3 juin au 24 septembre 2013 fut une aventure humaine extraordinaire :

  • non seulement à travers les personnes qui, en chaque lieu, ont pu vénérer la petite Thérèse venue les visiter telle une amie ou une soeur ;
  • mais aussi à travers tout ce qui a été déployé au niveau de l’accueil ayant permis de vivre des moments forts, inoubliables tout au long du parcours.

Les Reliques ont voyagé pendant quatre mois à bord d’une camionnette, passant d’un village de montagne à une grande ville, d’une église à une prison, d’un monastère à une école, d’une maison de retraite à une clinique…, et ce parfois au cours d’une même journée !

12 juin 2013 Collège des Creusets (Sion)
12 juin 2013 Collège des Creusets (Sion)
23 juin 2013 Procession avec les Carmes à Fribourg
23 juin 2013 Procession avec les Carmes à Fribourg
23 juillet 2013 Chapelle Sainte Thérèse Epinassey (Valais)
23 juillet 2013 Chapelle Sainte Thérèse Epinassey (Valais)
27 juillet 2013 Festival ThéoMania « St Maurice » (Valais)
27 juillet 2013 Festival ThéoMania « St Maurice » (Valais)
1er août 2013 Carmel de Develier (Jura) - 8 septembre 2013 Carmel du Pâquier (Fribourg)
1er août 2013 Carmel de Develier (Jura) - 8 septembre 2013 Carmel du Pâquier (Fribourg)
7 août 2013 Chartreuse Valsainte (Fribourg)
7 août 2013 Chartreuse Valsainte (Fribourg)
17 et 18 septembre 2013 Paroisse St François de Sales (Genève)
17 et 18 septembre 2013 Paroisse St François de Sales (Genève)

Partout où Thérèse est passée, elle a apporté amour, bonheur, paix, espérance,… et continue ainsi à réaliser sa promesse de « passer son ciel à faire du bien sur la terre » !

Voici quelques anecdotes :

  • PhChemVersBasildeValèreSion120713R300Pour atteindre la Basilique Notre-Dame de Valère (13e siècle) dominant la ville de Sion en Valais, perchée en haut d’une colline à 620m où aucune voiture ne peut accéder, il a fallu réquisitionner plusieurs hommes pour y emmener le reliquaire à travers des chemins rocailleux parmi des bosquets.
  • Un homme n’étant jamais entré dans une église a été inspiré d’y entrer sans savoir que les reliques de Sainte Thérèse s’y trouvaient.
  • Pour se rendre au sein d’une communauté de Genève logée au 8e étage d’un immeuble, les Reliques ont dû emprunter l’ascenseur !

Parmi de nombreux témoignages des personnes venues vénérer Thérèse, voici les plus touchants :

  • cet homme libéré de l’alcool grâce à sainte Thérèse ;
  • cette personne juive convertie au catholicisme suite à sa rencontre avec sainte Thérèse ;
  • ce prisonnier qui attend de sortir de prison pour pouvoir se rendre à Lisieux.

Cantons suisses parcourus par les reliques de sainte Thérèse :

  • Valais
  • Vaud
  • Fribourg
  • Genève
  • Jura
  • région des Alpes
  • région du lac Léman

Nous remercions Paulo Martins, l’organisateur du voyage des reliques de Thérèse en Suisse, pour sa collaboration.

La Crèche du village gaulois

La crèche du village gaulois réalisée à FISMES dans la ville natale de Monsieur ALBERT UDERZO le papa d’ASTERIX et OBELIX, est un véritable conte de Noël.

En 2012, l’Office de Tourisme de Reims, et le Maire de la ville de FISMES Monsieur PINON décidèrent d’offrir le financement nécessaire à leur association pour réaliser dans l’église une des plus belles crèches de France.

Jocelyne Didailler de la Société JD CULTURE ET PATRIMOINE conçoit le projet ; elle contacte Monsieur Daniel SCATURRO le plus grand Maître santonnier de PROVENCE (meilleur ouvrier de France, 1er prix au grand concours international des ambassades du monde au Vatican) qui sculpte à la main une centaine de pièces dont 50 personnages pièces uniques de 28 cm de haut.

Les visages et corps seront modelés en fonction de leur emplacement dans le décor pour dégager une impression « de vie » : de véritables chefs d’œuvres.

Crèche gauloise. Jocelyne Didailler
Crèche gauloise. Jocelyne Didailler
Crèche gauloise. Jocelyne Didailler
Crèche gauloise. Jocelyne Didailler

Les membres de l’association de Fismes complèteront les décors par leur savoir-faire : une table de banquet, de petits casques gaulois…

ALBERT UDERZO en personne fera le déplacement dans l’église où il fut baptisé 85 ans plus tôt, pour parrainer cette crèche de Noël.

La naissance de Jésus se déroule en Champagne au temps des gaulois, dans un village de 7m de long sur 2 m de large entre l’annonce de la « bonne nouvelle » aux Bergers et la naissance de Jésus découvrons la vie d’un village au temps des gaulois : le banquet, la potion du druide et le chants des bardes.

Crèche gauloise. Jocelyne Didailler
Crèche gauloise. Jocelyne Didailler

Cette crèche est exposée jusqu’au 2 février 2016 au centre Saint-Jean-Paul II, en face de la Basilique.

La crèche provençale

En 1789, La Révolution Française (1789) a entraîné la fermeture des églises et la suppression de la Messe de minuit. C’est alors que naquirent les santons de Provence, petits personnages créés pour qu’une crèche puisse rejoindre l’intimité de chaque famille.

A l’origine, la crèche provençale est une « pastorale », c’est à dire une marche vers l’étable. Chaque « santon » (du provençal « Santoun », qui signifie : « petit saint »), est représenté en route. Ces figurines sont traditionnellement réalisées en argile, parfois habillées de tissus véritables. Quelques-uns comme la lavandière ou le rémouleur sont représentés dans leur occupation.

Le « ravi » ne peut manquer : considéré comme le « simple du village », il a été créé pour s’émerveiller ; ses bras sont toujours levés vers le ciel. Il faudrait évoquer le « boumian », le « bohémien », voleur des dindes du notable local « Roustido » ; les belles arlésiennes dansent la farandole. Mireille s’est amourachée de Vincent, le tambourinaire… et tant d’autres !

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Les personnages, les animaux, les accessoires peuvent être très nombreux.

La scène centrale de la Nativité s’entoure de paysages locaux, de costumes colorés, en fait : il s’agit d’un vrai petit musée d’arts et traditions populaires que petits et grands ne se lassent pas de contempler.

La crèche provençale de Monseigneur Guy Gaucher, « l’évêque de Thérèse »

Monseigneur Guy Gaucher, évêque auxiliaire émérite du Diocèse de Bayeux et Lisieux, qui nous a quittés en juillet 2014, avait des origines provençales. Il avait précieusement gardé les santons de sa famille et les exposait dans son bureau pour Noël. En 2006, il avait accepté que sa crèche monte au Centre Pastoral Saint Jean-Paul II en face de la Basilique pour la première exposition de crèche du Monde. Depuis les santons les plus anciens ont été restaurés, d’autres font peu à peu leur apparition grâce aux mains expertes de Soeur Monique-Marie. La plupart des bâtiments et tous les décors sont des pièces uniques. Lisieux oblige : Louis et Zélie Martin, Thérèse à huit ans, son chien Tom et la vache Rousse de Semallé se sont bien intégrés à l’ensemble.

Les visiteurs pourront découvrir pas moins de 380 personnage pour cette seule crèche visible au Centre Pastoral Saint-Jean-Paul II à partir de samedi 3 décembre 2016 et jusqu’au 5 février 2017.

11è Exposition de Crèches du Monde Invité d’honneur Les Pays de l’Est

  • du 3 décembre 2016 au 5 février 2017
  • de 09h30 à 17h00
  • tous les jours sauf Noël et 1er janvier
  • les dimanches : visite guidée 15h
  • Centre Pastoral Saint-Jean-Paul II

Le mensuel « Thérèse de Lisieux » a fait peau neuve

Découvrez les points forts de cette nouvelle formule

Parce qu’il est votre magazine préféré, « Thérèse de Lisieux » reste fidèle à ses engagements de toujours en étant le plus proche possible de la vie du Sanctuaire.

C’est d’ailleurs le premier point évoqué par le Père Olivier Ruffray, Recteur de la basilique Sainte-Thérèse-de-Lisieux : « Nous avons pensé et élaboré cette nouvelle formule avec comme priorité d’être le reflet de la vie du Sanctuaire et le miroir de l’esprit de Sainte Thérèse et de sa famille à travers le monde. »

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Plus clair, plus grand, plus accessible, plus coloré, en un mot : plus moderne

Il n’est plus tout à fait le même, mais pas tout à fait un autre. Nous sommes certains qu’il vous plaira.

Côté info, il vous propose plus d’actualités : voyage des reliques, événements internationaux où le Sanctuaire est invité, les personnalités reçues à Lisieux…

Des dossiers très documentés et riches : sur la famille aujourd’hui, Thérèse au cœur des soldats de la Grande Guerre, la Miséricorde…

De nouvelles rubriques : pour les jeunes, témoignages de pèlerins sur leur lien privilégié avec Thérèse et sa famille…

Et toujours des articles sur l’histoire sainte de Thérèse et de toute la famille Martin.

Enfin chaque mois une sélection de livres, une pluie de roses et une double page de prière …

Très très bonne lecture avec Thérèse et sa famille

La rédaction

Le Pape François et sainte Thérèse

« Il ne faut pas avoir peur de dépendre uniquement de la tendresse de Dieu, comme l’a fait sainte Thérèse de Lisieux. »

Quiconque a eu l’occasion d’approcher et d’établir un lien d’amitié avec le Cardinal Jorge Mario Bergoglio sait qu’il avait l’habitude d’ajouter à son courrier, aussi court soit-il, … une image de la sainte carmélite, Thérèse de Lisieux. Il voulait ainsi souligner son choix personnel, plein de signification, du lien spirituel qui les unissait.

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Nous avons vu, en ce début de pontificat, le Pape François offrir à la Présidente argentine Cristina Kirchner une rose blanche, en signe de la « Petite Thérèse » qu’il prie tout spécialement.

Mais pourquoi et d’où lui vient cette prédilection pour Thérèse de Lisieux ?

Je me l’étais justement demandé à Aparecida en 2007. J’avais alors rencontré brièvement le Cardinal Bergoglio devant le sanctuaire marial brésilien entre une réunion et une autre de la Commission préparatoire du document final…

Il me dit alors : « Il ne faut pas avoir peur de dépendre uniquement de la tendresse de Dieu, comme l’a fait Thérèse de Lisieux qui, pour cette raison, est une fille bien-aimée de la Vierge Marie et une grande sainte missionnaire ».

C’était percevoir l’Eglise et sa mission sur la route de la « petite voie » donnée par la maîtresse de l’Enfance spirituelle, voie sur laquelle le Pape François est en train de commencer son Pontificat.

J’avais su un peu plus tard que lorsqu’il venait à Rome, entre une affaire et une autre, le Père allait prier devant une statue de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus dans une petite église à Borgo, près du Tibre, tenue par des franciscains.

A Buenos-Aires aussi, sa vénération envers la Patronne des missions était bien connue de ses prêtres, et elle s’était diffusée en particulier dans les « villas miserias » de la capitale argentine.

Mais venons-en maintenant aux roses. Le Père Bergoglio était retourné à Rome à la fin de l’année 2007 pour le Consistoire. Et avec lui, était réapparue également la figure de la petite Thérèse : « Quand j’ai un problème - nous dit-il - je le lui confie. Je ne lui demande pas de le résoudre, mais de le prendre en main et de m’aider ; presque toujours, je reçois comme signe une rose ».

Il raconta qu’une fois, ayant à prendre une décision importante à propos d’une question difficile, il remit tout entre ses mains. Quelques temps après, sur le seuil de la sacristie, une femme inconnue lui avait remis trois roses blanches.

Il expliqua que ce fut un jésuite, le P. Putigan, qui en 1925 répandit cette prière d’intercession. Il récita alors un passage de la prière : « Petite fleur de Jésus, demande à Dieu de m’accorder la grâce que je remets avec confiance entre tes mains. »

Dans sa façon de parler, on sentait une pudeur unie à une grande simplicité, une sincère confiance, si bien que moi aussi, je me sentis poussée à l’imiter. Dans une circonstance particulière, suivant son exemple, j’avais donc invoqué la Sainte, mais à ma grande déception, je ne reçus aucune rose. A la première occasion, je lui dis par téléphone : « Mon Père, vous vous souvenez de l’histoire des roses… Eh bien ! rien… aucune rose n’est arrivée pour moi. Bien sûr, cela ne m’étonne pas, je comprends… ces choses n’arrivent qu’à ceux qui ont déjà atteint un certain niveau comme vous, ceux qui sont »en règle« ; on ne peut pas dire que je sois un modèle de vertu… ». Silence… Puis d’une voix tout à fait tranquille, il reprit : « Cela signifie qu’elle te répondra en t’accordant une grâce plus grande que celle que tu lui as demandée… ». Et il en fut réellement ainsi.

par Stefania Falasca, extrait de l’Avvenire

Le père Louis Yon sous les bombardements de Lisieux juin 1944 avec les sœurs de sainte Thérèse

Le Père Yon est heureux d’évoquer aujourd’hui ses souvenirs de guerre dans le cadre du 70e anniversaire du débarquement en Normandie, le 6 juin 1944.

Qui est le père Louis Yon ?

Père Yon Petit Clerc de Sainte Thérèse
Père Yon Petit Clerc de Sainte Thérèse

Oui, je peux dire que je suis lexovien. Je suis arrivé à Lisieux en 1942. Je garde une image de cette date relatant mon entrée chez les Petits Clercs de Sainte Thérèse.

Le 9 juillet 1949, je quittais Lisieux pour entrer au Grand Séminaire de Bayeux. Ordonné prêtre le 29 juin 1955, je suis nommé vicaire à Falaise.

En juin 1961, Monseigneur Durand, mon ancien professeur et supérieur à Frémont, devenu Recteur de la Basilique de Lisieux, me confiait la journée des enfants au Congrès National Marial qui se tenait à Lisieux. 13000 enfants venus de Normandie, de l’Ile de France… Sur ordre de notre évêque, Monseigneur André Jacquemin, je faisais ovationner par ces milliers d’enfants : « Vive le Pape… Vive Jean XXIII… vive son légat… » C’était grandiose.

Quasiment, tous les ans, je prenais l’initiative de rassemblements d’enfants à Lisieux, dans le cadre des Cœurs-Vaillants et Ames-Vaillantes, du Mouvement Eucharistique des Jeunes et autres activités de jeunes.

Le 1er septembre 1994, j’étais nommé chapelain du pèlerinage de Lisieux, en charge des jeunes jusqu’en l’an 2000. Depuis, je suis tout simplement chapelain accueillant les pèlerins du monde entier.

Avec les sœurs de Sainte Thérèse…

Les petits clercs avaient pour mission d’assurer le service liturgique à la Basilique et au Carmel.

Le Carmel vu des Petits Clercs
Le Carmel vu des Petits Clercs

Au Carmel, nous avions interdiction de regarder du côté des Carmélites ; mais nous risquions souvent un œil pour apercevoir la Mère Prieure : Mère Agnès (Pauline Martin) qui occupait la première stalle à gauche. Sœur Geneviève, Céline Martin était plus difficile à repérer !

Les Petits Clercs étaient les « chouchous » des sœurs Carmélites. C’était la guerre, les restrictions, on peut affirmer nous n’avons jamais souffert de la faim, grâce à nos Sœurs Carmélites.

Pas question pour les Lexoviens et les Augerons de laisser mourir de faim les sœurs de la « plus grande Sainte des temps modernes », selon la formule consacrée alors ! On apportait au Carmel : pain, viande, beurre, lait, sucre… à la barbe de l’occupant ! et aussi des tickets de pain, etc.

Evidemment, les Carmélites partageaient avec les plus nécessiteux, dont les Petits Clercs. Nous appelions quelquefois Mère Agnès, avec reconnaissance, notre « nounou » ! Les Carmélites nous manifestaient beaucoup d’affection, je peux le dire.

6 juin 1944
20h30 Une escadrille de forteresses volantes détourne son vol et vient ostensiblement sur nous. Je vois quelques bombes tomber dans le bas de l’avenue de la Basilique. Subitement nous sommes enveloppés par un nuage de poussière et de cailloux, dans un bruit terrible d’explosion. (…) Pour moi, il y a eu vraiment miracle… le fait qu’aucune personne n’ait été blessée… Je conserve encore aujourd’hui la boîte de mon « nécessaire à chaussure » qui était sous le préau et qui a reçu, lui, un éclat de bombe ! Après ce premier déluge de bombes, notre Supérieur nous invite à prendre quelques affaires et à quitter les lieux. Il était 21h30 environ.

9 juin 1944
Retour à Lisieux. Nous rencontrons beaucoup de lexoviens, à pied, avec brouette ou petite voiture. Ils quittent la ville ou en reviennent, et c’est la longue énumération des dégâts des bombardements, des victimes. Nous apprenons la mort de toute la famille Cornu ; la mort des 23 novices de la Providence, des 18 Bénédictines, des 4 Soeurs du Refuge… et tant d’autres. Toutes ces nouvelles étaient terribles.

Chemin faisant, nous nous préparons au spectacle qui nous attendait. En arrivant à la rue du Carmel, nous rencontrons les séminaristes de la Mission de France, soutane ouverte, visage empoussiéré, je dirai : « débraillés » ; en effet, ils s’activaient tous au déblaiement des morts et des blessés.

Le carillon, face à l’entrée de l’Ermitage, sonne encore les heures et les quarts : « Sanc-ta-the-re-sia-o-ra-pro-no-bis ». Il devait disparaître, brûlé, la nuit suivante.

Lisieux, rue du Carmel
Lisieux, rue du Carmel

Nous trouvons la cour des Petits Clercs jonchée de débris divers… Non éclatée, une énorme bombe a traversé jusqu’à la cave, la maison du Supérieur.

… C’est le grand calme. Une forte odeur de fumée. Beaucoup de personnes hagards en recherche de je ne sais qui ou quoi… ou fuyant. C’est la désolation. Il se fait tard, où aller ?

La Crypte de la Basilique est un bon abri, construite en béton, c’est un blockhaus ! Nous y montons avec nos baluchons. Il y a déjà beaucoup de monde devant les portes… Une petite chapelle, à droite du côté de la sacristie nous est attribuée.

Nos Soeurs Carmélites sont arrivées la veille, le Supérieur de la Mission de France les avaient convaincues, bien difficilement d’ailleurs, de quitter leur Carmel. Elles ont apporté le grand reliquaire doré de Sainte Thérèse… Les Soeurs Carmélites se mêlaient volontiers à tous ces réfugiés, leur apportant aide, réconfort, leur sourire…

Le soir, violent bombardement. Nous avions peur, malgré la solidité de la Basilique. C’est cette nuit-là, je crois, et le 10 juin que la rue du Carmel et les rues adjacentes ont brûlé et… que le Carmel fut épargné grâce pour une bonne part, aux séminaristes de la Mission de France qui ont arrêté le feu…

10 juin 1944

Lisieux août1944
Lisieux août1944


La vie s’organise dans la Crypte. Les Soeurs Carmélites chantaient leur Office ainsi que la Messe à l’autel de la Vierge du Sourire, devant l’orgue et elles avaient l’exclusivité de la sacristie, avec les toilettes et les pièces adjacentes. L’ambiance était calme et relativement silencieuse, sans doute à cause de la présence des Carmélites.

L’aspect hygiène était plutôt aléatoire et succinct ; les deux cours anglaises souillées. Des W.C. improvisés à l’extérieur parmi les arbres à droite. « A la guerre, comme à la guerre » disait-on ! Nous imaginions que c’était pour quelques jours. En réalité, pour beaucoup, cela dura jusqu’à la Libération le 25 août. Ainsi en fut-il pour nos Soeurs Carmélites.

Léonie Martin, « Servante de Dieu »

La Servante de Dieu S ur Thérèse Françoise 400 Sœur Françoise-Thérèse, Léonie Martin (1863-1941), troisième fille des saints Louis et Zélie Martin, religieuse visitandine au Monastère de Caen de 1899 à 1941, se révélera fidèle disciple de sa sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus qui sera pour elle comme une maîtresse spirituelle.
Sœur Françoise-Thérèse aura à cœur d’avancer sur ce chemin humble et caché de confiance et d’amour qui ouvre à l’abandon entre les bras du Père. Les fidèles ne s’y trompent pas qui se laissent guider vers sa tombe pour réclamer son intercession.
Les grâces sont nombreuses.

Dans l’histoire sainte de la famille Martin, le samedi 21 janvier 2017 marque une nouvelle étape majeure dans le processus vers la béatification et canonisation de la Servante de Dieu, Sœur Françoise-Thérèse Martin, toujours appelée affectueusement « Léonie ».

Le 21 janvier 2017, la châsse de verre contenant ses restes mortels a été déposée dans le nouveau tombeau édifié dans la chapelle du Monastère de la Visitation de Caen.

Sainte Thérèse avait dit à Sœur Marie du Sacré-Cœur qu’au Ciel, elle prierait pour sa chère sœur Léonie : « Après ma mort, je la ferai rentrer à la Visitation et elle y persévérera  ».

Le 28 janvier 1899, en entrant pour la troisième fois à la Visitation, Léonie au bras de son oncle Isidore Guérin, a la certitude que cette fois est la bonne : « En entrant j’étais un peu émue mais pleine de confiance et mon premier mot après m’être jetée dans les bras de ma tendre Mère fut celui-ci : « Je sortirai d’ici, mais dans mon cercueil »  ».

Paroles prophétiques de sainte Thérèse comme de la Servante de Dieu Léonie car c’est précisément ce qui arriva !..

Père Olivier Ruffray

Monseigneur Jean-Claude Boulanger – évêque de Bayeux et Lisieux – a présidé l’Eucharistie le 21 janvier 2017, dans la Chapelle du Monastère de la Visitation de Caen en présence d’une foule nombreuse et recueillie. La châsse de la Servante de Dieu Sœur Françoise-Thérèse (Léonie Martin) était présente, recouverte d’un beau tissu.
Dans un second temps, en privé, la châsse a été déposée dans un tombeau neuf, près de la porte d’entrée. Désormais, les pèlerins peuvent ainsi venir la prier beaucoup plus aisément que lorsqu’elle se trouvait dans la crypte.

21 janv 17 Eucharistie Mgr Boulanger600 21 01 17Châsse de Léonie recouverte d un beau tissu 600

Témoignages recueillis à Lisieux

Léonie continue à œuvrer pour la Gloire de Dieu comme elle l’a fait durant son séjour sur terre.
Merci Léonie de votre bienveillance à notre égard.
Pour moi, vous êtes un modèle d’humilité à suivre, car comme vous le dites vous même : « ma vie dans l’ombre, effacée, me plait. »
La prière que Monseigneur Jean-Claude Boulanger vous dédit nous permet de « pouvoir vous prier officiellement pour que beaucoup vous connaissent  ». Et merci à votre petite sœur Thérèse qui m’a conduite vers vous par la volonté de Notre Seigneur Jésus Christ.
Andrée


En pèlerinage à Lisieux, j’ai découvert Léonie. Ce qui m’a touchée, c’est son parcours difficile jonché d’obstacles, d’essais, d’échecs, d’hésitations, mais au bout duquel elle finit par trouver sa vocation. Elle nous donne une belle leçon de confiance, de patience et d’abnégation. Cela me permet également de faire le lien avec le parcours parfois chaotique des jeunes que je suis amenée à suivre dans mon travail.
Magali


L’Histoire de Léonie a été pour moi une vraie révélation sur ma propre existence et cela est passé par un coup de foudre que j’ai ressenti pour la « pauvre » Léonie « la » délaissée, « la » mal-aimée.
Je me suis sentie très proche d’elle et j’ai voulu immédiatement en savoir davantage sur le parcours difficile de la 3e fille Martin. Pour mieux la connaître, je suis allée dans une librairie religieuse près de l’église Saint Sulpice à Paris. Je suis tombée sur un livre consacré à Léonie.
Pour moi, le récit de son existence terrestre a été une révélation et je suis persuadée que ma rencontre avec Léonie ne relève pas du hasard, tellement ma vie personnelle comporte des similitudes avec la sienne.
Pour moi, Dieu a voulu me la présenter et depuis je chemine avec elle. Nous avons notre caractère en commun. Tout comme moi, elle n’a jamais eu qu’une seule amie au monde.
Instantanément j’ai aimé Léonie comme une soeur du Ciel dont Thérèse disait qu’elle ne parlait pas au point du mutisme. J’ai toujours souffert du regard des autres porté sur moi.
Depuis que je connais Léonie, je n’ai plus honte d’être comme Dieu m’a créée, avec des limites très handicapantes pour vivre en société. J’ai souffert d’un mal être et d’une timidité maladive.
Aujourd’hui, grâce à l’Intercession de Léonie que je prie régulièrement je ne souffre plus de mon état de solitude et de ce sentiment de rejet. Désormais, je m’accepte et tant pis pour le regard des autres, c’est leur problème plus le mien.
Parce que le sens de ma vie se situe ailleurs, ma souffrance morale s’est envolée ainsi que mon sentiment de honte.
A.M. (Pèlerin de Paris)

Histoire sainte de Léonie

Le 15 novembre 2014, la communauté du monastère de la Visitation s’est constituée comme « Acteur » de la Cause en béatification et canonisation de leur sœur Françoise-Thérèse.

Le 18 décembre 2014, par la réponse de Monseigneur Boulanger, Évêque de Bayeux et Lisieux aux Sœurs de la Visitation, Sœur Françoise-Thérèse est devenue « Servante de Dieu ».

Le 27 décembre 2014, la communauté de la Visitation de Caen nomme le Père Antonio Sangalli ocd, Postulateur de la Cause et ensuite Monseigneur Boulanger nomme les membres du Tribunal ecclésiastique pour le procès notamment : Monseigneur Ennio Apeciti, juge délégué ; père Michel Marie, promoteur de Justice ; M. Fabio Regazzoni, notaire actuaire et Soeur Monique-Marie Lesouef, notaire adjointe.

Le 24 janvier 2015, au jour de la fête de Saint-François de Sales, depuis le monastère de la Visitation, Monseigneur Boulanger a annoncé la nouvelle. Désormais, il convient d’appeler Léonie Martin sœur Françoise-Thérèse : « Servante de Dieu » pour la plus grande gloire de Dieu.

Le 25 avril 2015 a eu lieu l’exhumation des restes mortels de la Servante de Dieu inhumée dans la crypte du monastère de la Visitation de Caen. Le 2 juillet 2015, à la chapelle du monastère de la Visitation de Caen, ouverture du procès et nomination des membres de la Commission historique.

Le 18 juillet 2016 : célébration à la Crypte de la Visitation à Caen pour le dépôt du corps de Léonie (retrouvé en parfait état de conservation) dans une châsse en verre.

Le 21 janvier 2017 : le corps de la Servante de Dieu, après un long travail, est déposé définitivement dans un nouveau tombeau à la chapelle du monastère de la Visitation, 3 rue de l’Abbatiale, pour favoriser la visite des nombreux fidèles qui désirent la prier.

Visitation de Caen Chapelle300
Le site officiel : http://www.leonie-martin.fr/ vaut la peine d’être visité pour mieux connaître la Servante de Dieu, sa Communauté et pour comprendre le processus d’une marche vers une éventuelle Béatification.
N’hésitons pas à lui confier toutes nos intentions car sa renommée de sainteté ne cesse de grandir.

Chapelle de la Visitation qui contient la châsse de Léonie, près de la porte d'entrée
Chapelle de la Visitation qui contient la châsse de Léonie, près de la porte d’entrée

Les 80 ans de l’Hospitalité Diocésaine

  • 23 avril 2016
  • Basilique Inférieure

80 ans de l’Hospitalité Diocésaine

bannière Hospitalité Sandra FILEminimizer  -  voir en grand cette image Les membres de l’Hospitalité diocésaine fêteront à la Basilique de Lisieux, les 80 ans d’accompagnement des malades à Lourdes. Une journée de convivialité pour rendre grâce de ce précieux héritage reçu des anciens qui ont su maintenir un idéal de fraternité et de générosité à accompagner des personnes dans l’humilité et la joie du service gratuit.

Les premiers hospitaliers du diocèse de Bayeux et Lisieux partirent le 11 février 1936 avec 120 malades. 10 Lourdes 1936abcd -  voir en grand cette image Le 11 février (1929) est aussi la date anniversaire du 1er coup de pioche sur le terrain de la Basilique ! La 1re pierre fut posée le 1er septembre 1929.

Louis Martin effectuera 2 voyages à Lourdes en 1873 ( soit 15 ans après les apparitions) et le 27 septembre 1875. Lors de ce dernier voyage d’une semaine il emmènera son employée de maison et celle de la famille Guérin. Zélie espèrera une grâce de guérison de son cancer lors de son pèlerinage qu’elle effectuera du 18 au 22 juin 1877. Elle emmènera ses trois ainées.

Programme de la journée anniversaire, Basilique Inférieure

  • 09h45 Accueil par Pascal Chabaud, Président de l’hospitalité.
  • 10h00 Ouverture de la journée par Monseigneur Jean-Claude Boulanger, Evêque de Bayeux et Lisieux.
  • 10h15 Conférence : « Lourdes lieu de Miséricorde » Monseigneur Nicolas Brouwet, Evêque de Tarbes-Lourdes.
  • 11h15 Messe d’action de grâce concélébrée et présidée par Monseigneur Nicolas Brouwet.
  • 14h15 Exposition : « 80 ans de l’Hospitalité et des sanctuaires de Lourdes ». Vente du livre : 80e Anniversaire de l’hospitalité de Bayeux et Lisieux.
  • 14h15 Récital de chant - Chorale de l’Hospitalité, direction Mathilde de Coupigny.
  • 14h45 Concert orgue et trompette - Christophe Guilbert et Edouard Leysen.
  • 15h15 Récital de chant - Chrorale de l’Hospitalité, direction Mathilde de Coupigny.
  • 15h45 Concert orgue et trompette - Christophe Guilbert et Edouard Leysen.
  • 16h15 Conférence « Sainte Thérèse, Sainte Bernadette et le sourire de la Vierge » par le Père Olivier Ruffray, Recteur du Sanctuaire de Lisieux.
  • 16h45 Envoi. 2014procession eucharistique -  voir en grand cette image

Anciens hospitaliers et jeunes nous sommes tous à cette belle journée rétrospective et fraternelle !

Les bases de la spiritualité thérésienne en CD par Père Patrick Lemoine

Coffret CD Père LemoineLe Père Lemoine est un homme discret. Son nom ne vous dit peut-être rien mais il est fort possible que vous ayez déjà chanté ses compositions (« Je veux voir Dieu », « Le pain que tu nous donnes Seigneur », ou encore sa célèbre version de « Vivre d’amour ») ; et si vous êtes déjà venu à Lisieux, vous n’aurez pu oublier ses sermons où à la suite de Thérèse il nous guide vers les sommets de la vie spirituelle.

Car Patrick Lemoine, chapelain du sanctuaire de Lisieux, est un amoureux de Thérèse : il la connaît par cœur (c’est un jeu chez nous que de lui faire trouver une référence dans le corpus thérésien : nul ne l’a encore collé), par le cœur, et en parle comme personne.

Il était grand temps que son inépuisable science thérésienne soit gravée « dans le marbre ». C’est pourquoi nous sommes heureux de vous présenter le coffret Les Bases de la spiritualité thérésienne, coffret qui regroupe 6 CD d’environ une heure de conférence chacun. Les deux premiers sont consacrés à la vie de Thérèse, et les suivants nous font entrer de plain-pied dans la « petite voie ». En bonus, quatre poésies de Thérèse sont chantées par le père Lemoine de sa voix douce et priante.

Quand on aime Thérèse, écouter le Père Lemoine, c’est du petit lait. Jamais inaccessible ou désincarné, il nous propose une véritable rencontre avec notre Docteur de l’Eglise dont il nous dévoile toute la richesse spirituelle. Ce coffret peut aussi bien faire découvrir Thérèse à ceux qui la connaissent peu ou mal (le père Lemoine, entre autres, y tord le cou à l’image mièvre d’une Thérèse sucrée) qu’approfondir les connaissances des thérésiens chevronnés. C’est, par exemple, une bonne idée de cadeau pour votre curé !

Bref, nous vous encourageons vivement à découvrir ce coffret qui offre une synthèse d’une rare qualité sur la vie et la spiritualité de Thérèse. Merci au père Lemoine de nous partager les secrets d’amour que Thérèse lui a révélés !

Les Fêtes de sainte Thérèse 2017

25 dimanche assemblée -  voir en grand cette image Merci aux 33 700 pèlerins qui ont participé en 2016 aux Fêtes de sainte Thérèse à Lisieux. Vous pouvez déjà noter les dates des prochaines fêtes en 2017 : elles auront lieu du 30 septembre au 8 octobre. En attendant de vous revoir nous vous offrons cette parole de Thérèse « Je sentis en un mot la charité entrer dans mon cœur, le besoin de m’oublier pour faire plaisir et depuis lors je fus heureuse » Ms A,45v°. A l’école de Thérèse soyez heureux !

Témoignage

Nous avons eu tout dernièrement, à l’occasion des fêtes Thérésiennes, la joie de partager ce qui fait l’essentiel de nos convictions. Nous avons ainsi pu vous exprimer toute l’admiration , toute l’affection que nous vouons à notre chère « Petite » sainte Thérèse.
Elle nous a séduits , elle nous a touchés… en plein cœur !…
Depuis des années nous déposons en ses mains les tracas, les soucis, les vœux que nous formons pour nos proches afin qu’elle se fasse notre interprète auprès du Seigneur.
Et la puissance de son Intercession ne s’est jamais démentie. Le Seigneur se laisse attendrir par celle qui L’a tant aimé, qui a tout fait pour Sa Gloire et qui a tant souffert aussi, se mourant d’amour pour Lui !

Fêtes de sainte Thérèse 2017

Les prochaines fêtes de sainte Thérèse auront lieu à Lisieux

du 30 septembre au 8 octobre 2017

    • Samedi 30 Septembre 2016
      • 20h30 Procession des Reliques du Carmel à la Basilique, Veillée
    • Dimanche 1er octobre - solennité de Sainte-Thérèse de l’Enfant-Jésus de la Sainte-Face
      • 10h30 Messe, Basilique supérieure
      • 15h30 Procession de la Basilique à la Cathédrale et Vêpres
    • Samedi 7 octobre - Journée des Personnes malades ou handicapées, Basilique supérieure
    • Dimanche 8 octobre - Pèlerinage de la Famille du Carmel
      • 10h30 Messe Basilique supérieure
      • 15h00 Procession de la Basilique à la chapelle du Carmel et Vêpres

Inscriptions et renseignements :

  • Accueil pastoral
  • 02 31 48 55 08 ou E-mail : info chez therese-de-lisieux.com

Les 20 ans du Doctorat de Thérèse

    • Jeudi 19 octobre
      • 10h30 Messe Basilique supérieure

Les mardis conférences de Carême 2017

Le Carême 2017 s’ouvre le 1er mars avec la célébration du Mercredi des Cendres.

« L’année dernière, le Bon Dieu m’a accordé la consolation d’observer le jeûne du carême dans toute sa rigueur, jamais je ne m’étais sentie aussi forte, et cette force se maintint jusqu’à Pâques. » (Ms C, 4v, 15)

Le Carême est le moment favorable pour intensifier la vie de l’esprit grâce aux moyens sacrés que l’Église nous offre. A la base de tout il y a la Parole de Dieu, que nous sommes invités à écouter et à méditer avec davantage d’assiduité en cette période.

Conférences de Carême

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  • Mardi 7 mars 2017 - Conférence « Thérèse, Maître spirituel »
    • Père Patrick Lemoine (Institut Notre-Dame de Vie)
    • 14h30 et 20h30 Ermitage Sainte-Thérèse
  • Mardi 14 mars 2017 - Conférence « Je te montrerai le chemin du Ciel, avec Le Curé d’Ars »
    • Père Philippe Caratgé, (Société Saint Jean-Marie Vianney)
    • 14h30 et 20h30 Ermitage Sainte-Thérèse
  • Mardi 21 mars 2017 - Conférence « L’installation des Martin aux Buissonnets en 1877 »
    • M. Emmanuel Houis (Sanctuaire de Lisieux)
    • 14h30 et 20h30 Ermitage Sainte-Thérèse
  • Mardi 28 mars 2017 - Conférence « Bienheureux Père Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus »
    • Père Arnaud Lejeune (Institut Notre-Dame de Vie)
    • 14h30 et 20h30 Ermitage Sainte-Thérèse
  • Mardi 4 avril 2017 - Conférence « Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique » : Réflexion à partir du Document des Evêques de France »
    • Monseigneur Michel Guyard, Evêque émérite du Havre
    • 14h30 et 20h30 Ermitage Sainte-Thérèse

Affiche Conférences de Carême 2017500

Les retraites 2017

6 jours pour se mettre à l’école de sainteté de Thérèse

14 A copie -  voir en grand cette image

Retraite :« La Croix dans la vie de la famille Martin »

La retraite propose de relire certains passages significatifs de la biographie de la famille Martin : le temps de la maladie vécu avec une foi intrépide par Zélie, le temps du veuvage dans lequel Louis s’abandonne à la volonté de Dieu avec la confiance d’un enfant, le temps de la passion que Thérèse vit comme un chant d’amour.
À la lumière de cette expérience de sainteté nous sommes appelés à vivre la croix comme une occasion de conversion et d’une plus intime participation à l’œuvre de la rédemption.

  • du lundi 3 (19h) au samedi 8 avril 2017 (10h)
  • Père Silvio Longobardi, chapelain

Retraite :« Thérèse Docteur, une joie pour toute l’Eglise »

Thérèse Docteur, une joie pour toute l’Eglise …
«  Répondant à de nombreuses requêtes, après des études attentives, j’ai la joie d’annoncer que, le dimanche des missions, le 19 octobre 1997, en la Basilique Saint-Pierre de Rome, je proclamerai sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face Docteur de l’Eglise ». C’est en ces termes solennels, le 24 août 1997 lors de la clôture des JMJ de Paris, que le saint pape Jean-Paul II a annoncé la joie du doctorat de Thérèse. Une joie pour toute l’Eglise !

Née en 1873, Thérèse entre dans la Vie en 1897. Cent ans après, l’Eglise la proclame Docteur, c’est-à-dire qu’elle reconnaît en l’expérience spirituelle de Thérèse de Lisieux une voie sûre de sainteté. On peut, sans craindre de se tromper, suivre Thérèse pour suivre Jésus.

Son enseignement marque pour toujours la vie et le chemin de l’Eglise. Il y a 60 ans, le Père Philippon, un des premiers commentateurs de Thérèse, n’hésitait pas à dire : «  Il faudra plusieurs siècles de recul pour mesurer dans toute son ampleur la mission spirituelle et doctrinale de la grande sainte de Lisieux. Dès maintenant elle nous apparaît dans l’éblouissement de sa gloire, comme la créatrice d’un nouvel âge de spiritualité ».

Elle est, selon les mots de Pie XI qui l’a canonisée en 1925, une « Parole de Dieu  », un « message nouveau » ! Et tous les papes ont proclamé la vérité de la Petite Voie qu’elle a eu mission « de donner aux âmes  ».

Aujourd’hui le pontificat du pape François est profondément inspiré par Thérèse. Il a commencé par un appel à retrouver « la Joie de l’Evangile », et il est désormais le pontificat de la Miséricorde !

Dans un monde marqué par la tristesse et la souffrance, le doctorat de Thérèse est une joie pour toute l’Eglise… et au delà ! Il est au cœur du Mystère d’Amour par lequel le Seigneur éclaire et conduit son Peuple jusqu’à la Joie dont il veut le combler pour toujours.

  • du dimanche 11 (19h) au samedi 17 juin (10h)
  • Père Sylvain Lamerand, chapelain

Retraite :« Avec Thérèse et Gabrielle Bossis, vivre un vrai cœur à cœur avec Jésus »

En 1923, Gabrielle Bossis, une célibataire âgée de 49 ans, compose une comédie en 3 actes pour faire plaisir à son curé de Fresne-sur-Loire. Elle la joue avec un tel succès qu’on va lui demander d’en composer d’autres et de les jouer un peu partout dans le monde.
Avec beaucoup de doigté, elle fait passer dans les réparties de ses personnages la « Petite Voie » de Thérèse qu’elle a parfaitement assimilée et qu’elle vit intensément.
Et voici qu’en 1936, Jésus se met à lui parler « en direct » en lui demandant de vivre encore plus intensément un vrai cœur à cœur avec Lui. Son père spirituel, un jésuite, le Père de Parvillez la rassure : c’est vraiment Jésus qui lui dicte ces messages et qui lui demande de les écrire pour qu’ils soient plus tard publiés sous le titre qu’Il a lui-même choisi : « Lui et moi ». Les lecteurs pourront ainsi comprendre qu’une très grande intimité avec Jésus peut être vécue par une personne qui ne cesse de voyager à travers le monde et d’inventer toutes sortes de gags pour faire rire son public.

Paraîtra bientôt chez Beauchesne un nouveau livre du Père Descouvemont : Les messages d’amour de Jésus à Gabrielle Bossis, disciple de Thérèse.
La retraite qu’il prêchera à Lisieux du 9 au 15 juillet 2017 nous montrera comment Jésus a formé une comédienne à vivre pleinement « avec Lui et pour Lui », tout en jouant et en dansant sur les planches pendant des années avec un énorme succès.

  • du dimanche 9 (19h) au samedi 15 juillet (10h)
  • Père Pierre Descouvemont

Retraite : « Faire aimer Jésus et donner ma Petite Voie »

Le Père Patrick Lemoine est l’un des prédicateurs les plus chevronnés de Thérèse.

  • du dimanche 3 (19h) au samedi 9 septembre (10h)
  • Père Patrick Lemoine, vice-recteur

Retraite : « Aujourd’hui, l’appel du désert avec Thérèse de l’Enfant Jésus de la Sainte Face et Charles de Foucauld »

Le désert occupe une place essentielle dans la recherche de la vie spirituelle.
Qu’est-ce que le désert dans la Bible ?
Les écritures apporteront un éclairage à notre recherche, à notre réflexion et à notre prière.

  • Adorer Dieu au désert : Ex 3 /16-20
  • Dieu guide le peuple : Ex 13 / 17-2
  • Les murmures au désert : Nbre 14/1-14

L’Humilité et l’Abandon chez Thérèse de l’Enfant-Jésus et chez Charles de Foucauld : un cheminement qui unit la Miséricorde de Dieu, son Amour et la Souffrance.
Proposition d’une véritable spiritualité autour de l’Abandon, symbolisée par l’Acte d’Offrande de Thérèse et par la prière d’abandon de Charles.

« L’Amour de Dieu, l’Amour des hommes, c’est toute ma vie, ce sera toute ma vie, je l’espère »
(Lettre de Charles de Foucauld à Henri Duveyrier)

  • du dimanche 5 (19h) au samedi 11 novembre (10h)
  • Père René Malhère, chapelain Retraites 2017500

Lieu des Retraites

Les retraites commencent le dimanche à 19h et se terminent le samedi à 10h excepté pour la retraite du mois d’avril qui commence le lundi soir.

  • Apporter Bible, Prière du Temps Présent

Les soirées Pétales de rose

Qu’est-ce que les soirées Pétales de rose ?

Dans une démarche de foi, en s’appuyant sur la promesse de Thérèse de passer son Ciel à faire du bien sur la terre, les personnes confient leurs intentions de prières en écrivant une lettre (mise dans une enveloppe timbrée et à leur nom) qui sera déposée devant le reliquaire.. 18 A copie

Une neuvaine commence alors pour prier les uns pour les autres.

Un an après cette lettre est renvoyée à la personne qui l’a écrite.
Celle-ci pourra alors rendre grâces pour les exaucements et grandir dans la foi en Dieu.
Cette re-lecture, un an après, peut aussi permettre de s’appliquer à mieux saisir la Sagesse de Dieu dans nos vies même quand il nous semble ne pas avoir reçu ce que nous demandions !

En pratique :

  • Les samedi 14 et samedi 28 octobre 2017
  • 14h30 Enseignement « Ne jamais désespérer de la Miséricorde » par Soeur Monique-Marie
  • 15h30 Eucharistie
  • 17h temps de louange (fin vers 20h00)

Renseignements et inscriptions :
Animation par la Communauté des Béatitudes de Lisieux
02 31 62 92 85 ou lisieux.session chez beatitudes.org
www.lisieux.beatitudes.org

Mgr Guy Gaucher : « L’évêque de Thérèse » est « entré dans la Vie »

mgr guy gaucherMonseigneur Guy Gaucher, affectueusement appelé « l’évêque de Thérèse » est « entré dans la vie », selon l’expression de sa très chère sœur sainte Thérèse, au matin de ce 3 juillet 2014, à Carpentras, en la fête de l’apôtre Thomas. Quelle belle grâce pour un évêque, successeur des apôtres, de partir ainsi vers le Père, au jour de la fête d’un apôtre !

Guy Gaucher est né le 5 mars 1930 à Tournan-en-Brie. Prêtre le 17 mars 1963, il fait profession religieuse le 3 octobre 1968, dans l’Ordre des Carmes Déchaux. À la demande insistante du Pape Jean-Paul II, il est consacré évêque de Meaux, le 19 octobre 1986. Cette date deviendra importante, non seulement pour l’évêque qu’il devient, mais aussi pour toute l’Eglise puisque ce 19 octobre est aussi en 1997, le jour de la proclamation de sainte Thérèse comme Docteur de l’Eglise et celui, en 2008, de la béatification à Lisieux, de Louis et de Zélie Martin, les parents de sainte Thérèse.

La photo ci-jointe est d’ailleurs prise à la sortie de la cérémonie de béatification, ce dimanche 19 octobre 2008.

Dès le 7 mai 1987, le Pape Jean-Paul II nomme Monseigneur Guy Gaucher, évêque auxiliaire du diocèse de Bayeux-Lisieux. Monseigneur Jean Badré, évêque du lieu à cette époque, l’accueille fraternellement en lui confiant « la mission de s’occuper de sainte Thérèse. »

Homme très cultivé, spécialiste de Bernanos à la faveur de ses études littéraires, Monseigneur Guy Gaucher va découvrir sainte Thérèse et devenir le spécialiste de sainte Thérèse, reconnu de tous et dont la parole fait autorité en la matière.

Monseigneur Guy Gaucher nous laisse une œuvre littéraire considérable : livres, ouvrages, articles, conférences, colloques. Il est l’ardent témoin lumineux de sa sœur aînée dans l’Ordre du Carmel. Il décrypte pour nous, l’expérience spirituelle de Thérèse à travers l’œuvre non moins considérable que « la plus grande sainte des temps modernes » nous livre afin de nous introduire dans l’Amour miséricordieux de Dieu et l’Amour de l’Eglise. Monseigneur Guy Gaucher avait le don de traduire par des mots simples et compréhensibles pour le plus grand nombre d’entre nous, l’expérience spirituelle de Thérèse qui devient la sienne pour qu’elle puisse devenir également la nôtre, fidèle au désir de notre maîtresse spirituelle à tous « d’aimer Jésus et de le faire aimer. »

Pianiste hors pair, Monseigneur Guy Gaucher ne résistait pas à la vue d’un piano qui lui tendait son clavier et lui rappelait le temps où, tout jeune, à certaines heures, il était pianiste de piano-bar. Ses auditeurs d’un soir revisitaient alors tout le répertoire à la mémoire collective et à l’horizon quelque peu décalé, sous les doigts virtuoses de l’évêque qu’il demeurait. Doté d’un esprit vif, ces moments spontanés à l’ambiance assurée, traduisait là encore le solide humour dont il était empreint.

Homme à la santé fragile, il a vécu l’expérience spirituelle de l’abandon entre les bras du Père, soutenu par ses fidèles amis et soignants et par la communauté de l’institut Notre-Dame de Vie à Venasque (Vaucluse).

Notre frère Guy s’est laissé conduire sur le chemin de sa Pâque. Greffé sur la croix de Jésus, il est passé de la mort à la vie et la lumière de la résurrection l’a d’ores et déjà saisi.

Monseigneur Guy Gaucher nous laisse le témoignage d’une vie riche, pleine, difficile et enthousiasmante. Attaché à Thérèse comme peut-être personne d’autre, il avait écrit, au moment de son départ de Lisieux en juin 2005, une lettre intitulée « Pourquoi je t’aime, ô Thérèse » reprenant le titre de la poésie de sainte Thérèse : « Pourquoi je t’aime, ô Marie », dans laquelle il s’exprime ainsi : « Thérèse a dit : « Qui aurait pu inventer la Sainte Vierge ? » On pourrait dire : « Qui aurait pu inventer sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus de la Sainte Face ? » À la fois si proche et si lointaine, si ordinaire et si extraordinaire, cette petite normande aimée dans tout l’univers, qu’on croit connaître et qui échappe toujours car le dernier mot de son être exprime quelque chose du mystère insondable de l’Amour de Dieu. »

Homme de grande simplicité et de fraîcheur évangélique, Monseigneur Guy Gaucher a souhaité reposer à Lisieux, près de sainte Thérèse qu’il chérissait tant et à l’œuvre de laquelle il a consacré sa vie, et aussi près des bienheureux Louis et Zélie Martin qui faisaient également sa joie de Pasteur.

Nous célébrerons les obsèques de Monseigneur Guy Gaucher en la basilique de Lisieux, le jeudi 10 juillet prochain à 15 heures. « L’évêque de Thérèse » reposera ensuite au cimetière de Lisieux au milieu de ses frères Carmes, non loin de la première tombe de sainte Thérèse et de celles des familles Martin et Guérin.

Nous aurons à cœur de nous rendre présents ou de nous unir d’intention à cette célébration que présidera notre évêque de Bayeux et Lisieux, Monseigneur Jean-Claude Boulanger.

Nous partageons avec la famille de Monseigneur Gaucher, avec nos frères Carmes et nos sœurs Carmélites, avec tous ses amis, leur peine et leur espérance.

Père Olivier Ruffray, Recteur du sanctuaire de Lisieux

Nouvelle chapelle à la Basilique de Lisieux

Les chapelles et autels de la Basilique de Lisieux sont dédiés à des pays dont les peuples ont été sensibles au message de confiance et d’amour de sainte Thérèse.

Le dimanche 8 mai 2016, une chapelle dédiée au Liban a été inaugurée à l’issue de la messe solennelle présidée par sa Béatitude Eminentissime Cardinal Béchara Boutros Raï, Patriarche d’Antioche et de tout l’Orient.

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La chapelle est ornée de trois œuvres en marbre réalisées par le sculpteur Rudy Rahmé : sur fond de cèdre du Liban, les saints du Liban se donnent à voir comme autant d’encouragements à suivre le Christ et à bâtir un monde plus juste et fraternel.

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A gauche et à droite de l’autel, on peut voir les saints et bienheureux Maronites :

  • Saint Charbel Makhoulf (1828-1898)
    • Né à Beka-Kafra (Liban), il entre au monastère maronite Notre-Dame de Mayfuk.
    • Ordonné prêtre en 1850, il se retire dans un ermitage en 1875
    • Mort le 24 décembre 1898, il a été canonisé par Paul VI le 9 octobre 1977
  • Saint Joseph Nimatullah Hardini (1808-1858)
    • moine de l’ordre maronite
    • fut ordonné prêtre le 25 décembre 1833
    • Appelé « le saint » de son vivant, il eut le fr. Charbel Makhoulf comme élève
    • Il mourut au monastère de Kfifane le 14 décembre 1858, il fut béatifié par Jean-Paul II le 10 mai 1998
  • Sainte Rafka Rayess (1832-1914)
    • Née à Himlayah (Metn)
    • Religieuse de l’Ordre maronite, avait une grande dévotion au Christ dans l’Eucharistie
    • Elle endura avec beaucoup de patience et de bonté de grandes souffrances
    • Jean-Paul II la canonisa le 10 juin 2001
  • Bienheureux Estephan Nehmé (1889-1938)
    • Entre au monastère de Saint-Cyprien et Sainte Justine de Kfifane en 1905 à l’âge de 16 ans
    • Solidement bâti, intelligent et d’un naturel heureux
    • Estephan travaillait dans les jardins des monastères et avait l’art de faire régner la paix entre les moines et les journaliers. Le soir, après une longue journée de travail, il rendait visite aux moines les plus âgés et malades et leur offrait ses services. Il répétait souvent : « Dieu me voit ! ».
    • Sa vie intense de prière, son esprit de service, sa prudence de jugement et sa grande compassion lui valaient le respect et l’amour de ceux qui l’approchaient
    • Il a été béatifié le 27 juin 2010
  • Bienheureux Abouna Yaacoub (1875-1954)
    • Capucin ordonné prêtre en 1901
    • Il fonde des fraternités du Tiers-Ordre Franciscain séculier, des écoles de village et surtout, en 1930, la Congrégation des Franciscaines de la Croix pour « accueillir tous ceux qui en ont besoin, de toutes nationalités, de toutes religions, de toutes catégories, sans préférence aucune, sinon aux lus malheureux et aux plus pauvres »
    • Il est béatifié le 22 juin 2008

Ouverture du diorama tous les après-midis

Au pied de la Basilique, sous le cloître de gauche, le Diorama est un musée de cire racontant la vie de Thérèse Martin en 11 scènes audioguidées (choix entre 6 langues).

Les visiteurs, pouvant être accueillis au nombre maximal de 50 personnes en simultané, suivent un parcourt individuel à leur rythme en déclenchant le commentaire sonore de l’audioguide en toute autonomie. Des images historiques figurent en face des scènes, elle les resituent dans le contexte et apportent du réalisme à l’histoire racontée d’une durée de 25 minutes. famille diorama400
La scénographie narre l’universalité du message de Thérèse lequel tient dans son humanité. Les évènements, qui ont marqué la vie terrestre de la dernière des filles de Louis et Zélie Martin, prennent leur sens et leur importance par la manière dont ils furent vécus. Et ils le furent avec la puissance du cœur et l’exigence d’une grande âme.

La bande sonore débute par un extrait du poème « Vivre d’amour » que Thérèse a écrit en février 1895, au moment où elle commence la rédaction de sa vie qui constituera plus tard les manuscrits autobiographiques.

En pratique

  • ouverture de Pâques à Toussaint
  • pendant toutes les vacances scolaires de l’année
  • de 14h à 18h.
  • offrande libre

Prochaine soirée prière avec sainte Thérèse : jeudi 16 mars

L’oraison est la prière silencieuse, cœur à cœur avec le Seigneur, où l’on se tient, dans la foi, en sa présence et en ouvrant son cœur à sa miséricorde et à sa grâce.

Conférence, temps d’oraison à la Chapelle Notre-Dame du Sourire de l’Ermitage

« Méditer jour et nuit la Loi du Seigneur » Cette méditation est au cœur de la Règle du Carmel que va vivre Thérèse pendant neuf ans.

A l’oraison (deux heures par jour), Thérèse scrute cette Parole, particulièrement l’Evangile. Elle le porte toujours dans sa poche. « Qui me voit, voit le Père » a dit Jésus (Jn 14, 9). Logique, Thérèse scrute l’Evangile pour « connaître le caractère du bon Dieu. »

« La Parole de Jésus c’est Lui-même…Lui Jésus, le Verbe, la Parole de Dieu » (Lettre 165).

« C’est par-dessus tout l’Evangile qui m’entretient pendant mes oraisons : en lui je trouve tout ce qui est nécessaire à ma pauvre petite âme. J’y découvre toujours de nouvelles lumières, des sens cachés et mystérieux » (Ms A, 83v°)

  • avec le Père Patrick Lemoine, de l’Institut Notre-Dame de Vie
  • 20h30-22h
  • Entrée libre

Prochaine date :

  • 16 mars 2017

Lieu :

  • Ermitage Sainte-Thérèse, 23 rue du Carmel
  • Renseignements : 02 31 48 55 10

Pourquoi une école d’oraison ?

L’école d’oraison qu’est ce que cela évoque chez vous comme résonance ? Vous ne savez pas ? Pourtant cela vaut la peine de se pencher sur la question. Prenons une image du monde. Toute simple. Il suffit de s’exposer pour que le soleil fasse son effet et avec du temps on voit la différence.

Mais l’oraison, alors ? C’est du temps pour vous, mais c’est encore mieux, c’est se rendre disponible pour vous laisser imprégner par l’Esprit-Saint, vous laisser rejoindre par l’époux, atteindre et combler par Lui.

Cette rencontre privilégiée procure un bienfait qui vous donne le soleil de l’âme, elle vous donne le bonheur profond par l’Amour du Bien Aimé. Alors pourquoi on oublie trop souvent de se laisser aimer ? Si on savait…

Grâce à ce rendez-vous mensuel avec le Père Patrick Lemoine, vous aurez la possibilité d’approfondir la spiritualité de la petite Thérèse, notre exemple pour le Ciel.

Pour sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, l’oraison, la prière est un élan du cœur, un regard simple sur Dieu, un cri de reconnaissance en toutes circonstances, et ce qui nous unit au Seigneur.

Elle ajoute que « l’oraison embrase d’un feu d’amour »…L’oraison est la prière silencieuse, cœur à cœur avec le Seigneur, où l’on se tient, dans la foi, en sa présence et en ouvrant son cœur à sa miséricorde et à sa grâce.

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Chapelle N-D du Sourire Ermitage

Pour l’année 2017, les soirées auront lieu :

  • les jeudis 16 mars ; 20 avril ; 18 mai ; 15 juin ; 19 octobre ; 16 novembre et 14 décembre 2017.

Soirées spirituelles 2017

Programme 2016

logo3sanctuairerouger100 2 de7b4 d0ab8Jubilé de la Miséricorde :

  • « Une Année Sainte extraordinaire pour vivre dans la vie de chaque jour la miséricorde que le Père répand sur nous depuis toujours. » - Pape François, bulle d’indiction du Jubilé.
  • "Je ne puis craindre un Dieu qui pour moi s’est fait si petit ! Je l’aime, il n’est qu’amour et miséricorde !" - Thérèse

Novembre 2015

  • 7-8 novembre 2015 - Week-end carmélitain « Vivre l’année de la Miséricorde avec Thérèse et chez Thérèse » (par Carmélites et Carmes de Lisieux)

Décembre 2015

  • Ouverture de l’année de la Miséricorde en la Solennité de l’Immaculée Conception
    • Lundi 7 décembre 2015
      • 18h00 Premières Vêpres, Carmel
    • Mardi 8 décembre 2015
      • 15h30 Messe solennelle, Basilique inférieure
      • 16h30 Visite Cloître Miséricorde
      • 18h00 Vêpres, Carmel
      • 20h30 Veillée « chants et prières », Carmel
    • Dimanche 13 décembre 2015 - Ouverture de la porte Sainte
      • 10h15 Rendez-vous sur le parvis de la Basilique
      • 10h30 Messe, Basilique supérieure
      • 15h30 Vêpres, Basilique inférieure
      • 16h00 Ouverture de la Porte sainte (celle de droite), Basilique supérieure
        Démarche jubilaire - visite du Cloître de la Miséricorde
      • 17h00 Messe, Basilique inférieure

Février 2016

  • Jeudi 11 février 2016 - Soirée spirituelle
    • « Apprendre à prier avec sainte Thérèse », Père Patrick Lemoine
    • 20h30 Ermitage Sainte-Thérèse
  • Mardi 16 février 2016 - Conférence de carême : Le Jubilé Extraordinaire de la Miséricorde (en lien avec la Paroisse de Lisieux)
    • Présentation de la Bulle d’indiction, Monseigneur Michel Guyard
    • 14h30 ET 20h30, Ermitage sainte Thérèse
  • du 20 au 21 février 2016 - Week-end « Fiancés »
    • Préparation au mariage avec les saints Louis et Zélie Martin
    • du samedi matin au dimanche midi, Ermitage Sainte-Thérèse
  • du 21 au 27 février 2016 - retraite de Carême
    • « Voyage intérieur avec Thérèse d’Avila », Père Bernard Bézier
    • du dimanche soir au samedi matin, Ermitage sainte Thérèse
    • Votre attention : cette retraite est ANNULEE
  • Mardi 23 février 2016 - Conférence de carême : Le Jubilé Extraordinaire de la Miséricorde (en lien avec la Paroisse de Lisieux)
    • « Justice et Miséricorde avec sainte Thérèse », Père Patrick Lemoine
    • 14h30 ET 20h30, Ermitage sainte Thérèse
  • 27-28 février - Week-end carmélitain « Vivre l’année de la Miséricorde avec Thérèse et chez Thérèse » (Carmélites et Carmes de Lisieux)

Mars 2016

  • Mardi 1er mars 2016 - Conférence de carême : Le Jubilé Extraordinaire de la Miséricorde (en lien avec la Paroisse de Lisieux)
    • « L’enfant prodigue, compagnon de route de Charles Péguy, Frère Philippe Hugelé, carme
    • 14h30 ET 20h30, Ermitage sainte Thérèse
  • du vendredi 4 au samedi 5 mars 2016 - 24 heures pour Dieu
    • Adoration et réconciliation, Chapelle du Carmel
      • 17h00 Exposition du Saint Sacrement
      • 18h00 Vêpres
      • 18h30-07h00 Exposition du Saint Sacrement
      • 07h15 Laudes
      • 8h/9h/11h15 Messes habituelles
      • 12h00 Exposition du Saint Sacrement
  • Mardi 8 mars 2016 - Conférence de carême : Le Jubilé Extraordinaire de la Miséricorde (en lien avec la Paroisse de Lisieux)
    • « Le Jubilé, un temps favorable », Père Sylvain Lamerand
    • 14h30 ET 20h30, Ermitage sainte Thérèse
  • Jeudi 10 mars 2016 - Soirée spirituelle
    • "Apprendre à prier avec sainte Thérèse", Père Patrick Lemoine
    • 20h30 Ermitage Sainte-Thérèse
  • Mardi 15 mars 2016 - Conférence de carême : Le Jubilé Extraordinaire de la Miséricorde (en lien avec la Paroisse de Lisieux)
    • « Le ministère de la Miséricorde », Père Benjamin Boisson
    • 14h30 ET 20h30, Ermitage sainte Thérèse
  • Semaine sainte
    • Mercredi saint 23 mars
      • 17h00 Célébration pénitentielle, Basilique inférieure
    • Jeudi saint 24 mars
      • 08h00 Office des lectures, Carmel
      • 10h00 Enseignement « Thérèse et l’Eucharistie », Père Lemoine, Ermitage
      • 14h30 Visite de la Cathédrale
      • 17h00 Célébration de la Cène, Carmel
      • 18h00 Célébration de la Cène, Basilique inférieure
    • Vendredi saint 25 mars
      • 08h00 Office des lectures, Carmel
      • 10h00 Enseignement « Thérèse de la Sainte-Face », Frère Bernard Bézier, carme, Ermitage
      • 15h00 Chemin de Croix, Basilique
      • 17h00 Célébration de la Passion, Carmel
      • 18h00 Célébration de la Passion, Basilique inférieure
    • Samedi saint 26 mars
      • 08h00 Office des lectures Carmel
      • 10h00 Enseignement La Pâque de Jésus vécue par Thérèse. « J’ai compris ce qu’était la véritable gloire » Frère Philippe Hugelé, carme, Ermitage
      • 14h30 Visite des Buissonnets
      • 21h00 Veillée pascale, Basilique inférieure
      • 21h30 Veillée pascale, Carmel
    • Dimanche de Pâques 27 mars
      • 10h30 Messe Basilique supérieure
      • 14h30 Visite de la Basilique supérieure
      • 15h30 Vêpres Basilique inférieure
      • 17h00 Messe Basilique inférieure
    • Lundi de Pâques 28 mars
      • 10h30 Messe Basilique supérieure

Avril 2016

  • Dimanche 3 avril 2016 - Dimanche de la Miséricorde
    • Démarche jubilaire
    • Confesseurs disponibles
    • Visite Cloître de la Miséricorde
  • Jeudi 14 avril 2016 - Soirée spirituelle
    • "Apprendre à prier avec sainte Thérèse", Père Patrick Lemoine
    • 20h30 Ermitage Sainte-Thérèse
  • du 16 au 17 avril 2016 - Week-end « Familles »
    • Activités pour les enfants sur les pas des saints Louis et Zélie Martin
    • du samedi matin au dimanche midi, Ermitage Sainte-Thérèse

Mai 2016

  • du 5 au 7 mai 2016 - Festival de l’Ascension (en lien avec la Paroisse de Lisieux)
    • Jeudi 5 mai 2016
      • 10h30 Messe, Basilique supérieure
      • 21h00 Spectacle Son et Lumière « Un Ouragan de gloire », Cathédrale
    • Vendredi 6 mai 2016
      • 21h00 Spectacle Son et Lumière « Un Ouragan de gloire », Cathédrale
    • Samedi 7 mai 2016
      • 21h00 Spectacle Son et Lumière « Un Ouragan de gloire », Cathédrale
    • Dimanche 8 mai 2016
      • 10h30 Messe, Basilique supérieure
      • suivie de l’inauguration de la chapelle du Liban, Basilique supérieure
      • 17h00 Messe Basilique inférieure
  • 15 mai 2016 - Pentecôte
    • 10h30 Messe, Basilique supérieure
    • 15h30 Vêpres, Basilique inférieure
    • 17h Messe, Basilique inférieure
  • Fête du corps et du sang du christ
    • 10h30 Messe, Basilique supérieure
    • 15h30 Procession du Saint Sacrement
    • 17h00 Messe, Basilique inférieure
  • Jeudi 26 mai 2016 - Soirée spirituelle
    • "Apprendre à prier avec sainte Thérèse", Père Patrick Lemoine
    • 20h30 Ermitage Sainte-Thérèse

Juin 2016

  • 11-12 juin 2016 - Week-end carmélitain
    • « Vivre l’année de la Miséricorde avec Thérèse et chez Thérèse » (Carmélites et Carmes de Lisieux)
    • du samedi 16h30 au dimanche 18h
    • inscriptions : www.carmeldelisieux.fr (actualités)
  • Jeudi 16 juin 2016 - Soirée spirituelle
    • "Apprendre à prier avec sainte Thérèse", Père Patrick Lemoine
    • 20h30 Ermitage Sainte-Thérèse
  • du 19 au 25 juin 2016 - retraite
    • « La Miséricorde en suivant l’Evangile et Thérèse », Père Gabriel Ribreau
    • du dimanche soir au samedi matin, Ermitage sainte Thérèse

Juillet 2016

  • 9-12 juillet 2016 - Fête des Saints Louis et Zélie Martin
    • Samedi 9 juillet - Alençon
      • Marche des époux, conférence, messe
    • Dimanche 10 juillet - Lisieux
      • 10h30 Messe, Basilique supérieure
      • Bénédiction des Familles
    • Lundi 11 juillet
      • 15h30 Messe Basilique supérieure
    • Mardi 12 juillet
      • 15h30 Messe solennelle, Fête liturgique, Basilique supérieure
  • du 10 au 16 juillet 2016 - retraite
    • « Avec Thérèse, s’appliquer à toujours trouver délicieuse la part que Jésus nous donne », Père Pierre Descouvemont
    • du dimanche soir au samedi matin, Ermitage sainte Thérèse

Août 2016

  • du 8 au 15 août 2016 - Animation des Carmes
    • Semaine d’animation spirituelle proposée par plusieurs frères carmes de la Province de Paris, avec les carmes et les carmélites de Lisieux
    • Basilique
  • 14-15 août 2015 - Assomption
    • Samedi 14 août 2016
      • 20h30 Procession et veillée mariale, Basilique supérieure
    • Dimanche 15 août 2016
      • 10h30 Messe, Basilique supérieure
      • 15h30 Procession de la statue de la Vierge du Sourire de la maison des Buissonnets à la Basilique et Vêpres
  • du 17 au 30 juillet 2016 - Session d’Etudes thérésiennes
    • « Le poème de septembre » Manuscrit B à Marie du Sacré-Cœur
    • Ermitage Sainte-Thérèse
    • Information et inscription : I.E.T. Frères Carmes, 42 rue du Docteur Lesigne 14100 Lisieux ; etudes-theresiennes chez carmes-paris.org
  • du 21 au 27 août 2016 - retraite
    • « ‘Je chante ce que je veux croire’ sainte Thérèse », Père Patrick Lemoine
    • du dimanche soir au samedi matin, Ermitage sainte Thérèse

Septembre 2016

  • du 4 au 10 septembre 2016 - retraite
  • « La joie chez sainte Thérèse », Père Benjamin Boisson
    • du dimanche soir au samedi matin, Ermitage sainte Thérèse
  • Jeudi 15 septembre 2016 - Soirée spirituelle
    • "Apprendre à prier avec sainte Thérèse", Père Patrick Lemoine
    • 20h30 Ermitage Sainte-Thérèse
  • 24 septembre-2 octobre 2016 - Fêtes de sainte Thérèse
    • Samedi 24 Septembre 2016
      • 20h30 Procession des Reliques du Carmel à la Basilique, Veillée
    • Dimanche 25 septembre 2016
      • 10h30 Messe, Basilique supérieure
      • 15h30 Procession de la Basilique à la Cathédrale et Vêpres

Octobre 2016

  • 24 septembre-2 octobre 2016 - Fêtes de sainte Thérèse
    • Samedi 1er octobre 2016 - solennité de Sainte-Thérèse de l’Enfant-Jésus de la Sainte-Face
      • Journée des Personnes malades ou handicapées, Basilique supérieure
      • Après-midi Messe, Basilique supérieure
    • Dimanche 2 octobre 2016 - Pèlerinage de la Famille du Carmel
  • Jeudi 13 octobre 2016 - Soirée spirituelle
    • "Apprendre à prier avec sainte Thérèse", Père Patrick Lemoine
    • 20h30 Ermitage Sainte-Thérèse

Novembre 2016

  • du 5 au 6 novembre 2016 - Week-end « Fiancés »
    • Préparation au mariage avec les saints Louis et Zélie Martin
    • du samedi matin au dimanche midi, Ermitage Sainte-Thérèse
  • Jeudi 10 novembre 2016 - Soirée spirituelle
    • "Apprendre à prier avec sainte Thérèse", Père Patrick Lemoine
    • 20h30 Ermitage Sainte-Thérèse
  • du 13 au 19 novembre 2015 - retraite pour la clôture année de la Miséricorde
    • Sainte Thérèse et la Miséricorde « A moi, Il a donné sa miséricorde infinie », Père Patrick Lemoine
    • du dimanche soir au samedi matin, Ermitage sainte Thérèse
  • Dimanche 20 novembre 2016 - Clôture de l’année de la Miséricorde
    • Solennité du Christ-Roi
    • 10h30 Messe, Basilique supérieure
    • 12h00 Fermeture de la Porte Sainte
  • du 26 au 27 novembre 2016 - Week-end « 18-30 ans »
    • entrée dans l’Avent
    • du samedi matin au dimanche midi, Ermitage Sainte-Thérèse

Décembre 2016

  • du 3 décembre 2016 au 5 février 2017 - Crèches du monde
    • 09h30-17h00 Centre Saint-Jean-Paul II, tous les jours sauf Noël et 1er janvier
    • les dimanches : visite guidée 15h30
  • Jeudi 15 décembre 2016 - Soirée spirituelle
    • « Apprendre à prier avec sainte Thérèse », Père Patrick Lemoine
    • 20h30 Ermitage Sainte-Thérèse

N.B

  • A la Basilique de Lisieux, Porte sainte
    • Ouverte du 13 décembre 2015 au 20 novembre 2016
    • Pour les pèlerins qui ne pourraient se rendre à la Porte Sainte de Rome, le Pape a accordé aux évêques d’ouvrir une Porte Sainte dans les cathédrales et églises de leur choix. Le passage dans la prière par cette porte permet d’obtenir pour soi ou pour un défunt l’indulgence de Dieu.
  • Cloître de la Miséricorde, lieu de méditation
    • ouvert tous les jours, mêmes horaires que la Basilique
    • sous le cloître droit de la Basilique supérieure
  • Confessions
    • Carmel : 10h-11h00/15h-17h00
    • Basilique supérieure : Pâques-Toussaint 10h30-12h/15h-17h00
    • Basilique inférieure : Toussaint-Pâques : 15h-17h00

Programme 2017

logo3sanctuairerouger100 2 de7b4 d0ab8 Année des 20 ans du Doctorat de sainte Thérèse
Son autobiographie publiée en 1898, un an après sa mort, et traduite en plus de 60 langues, nous convie au cœur de son message à « Vivre d’Amour ».
Béatifiée en 1923, déclarée sainte en 1925, Patronne universelle des Missions depuis 1927, Patronne secondaire de la France en 1944, Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus de la Sainte-Face est déclarée Docteur de l’Eglise par le Pape Jean-Paul II, le 19 octobre 1997.

Janvier 2017

  • Jusqu’au 5 février 2017 - Exposition de Crèches du monde
    Invité d’honneur Les Pays de l’Est
    • 09h30-17h00 Centre Saint-Jean-Paul II, tous les jours sauf Noël et 1er janvier
    • les dimanches : visite guidée 15h

Février 2017

  • du 25 au 26 février 2017 - Week-end « Fiancés »
    • Préparation au mariage avec les saints Louis et Zélie Martin

Mars 2017

Mercredi des Cendres- 1er mars 2017

  • 8h - 9h - 11h15 Carmel
  • 15h30 Basilique inférieure
  • Mardi 7 mars 2017 -
    Conférence de carême « Thérèse, Maître spirituel »
    • Père Patrick Lemoine (Institut Notre-Dame de Vie)
    • 14h30 ou 20h30 Ermitage Sainte-Thérèse
  • Week-end carmélitain des 11 et 12 mars 2017 « Je vous enseignerai comment naviguer » - La pédagogie de Thérèse
    • Célébrations, enseignements, partages en petit groupe
    • Proposés par les sœurs carmélites et frères carmes de Lisieux
    • Renseignements : 02 31 31 44 77 et www.carmes-paris.org/couvent-de-lisieux
  • Mardi 14 mars 2017 -
    Conférence de carême « Je te montrerai le chemin du Ciel, avec Le Curé d’Ars »
    • Père Philippe Caratgé, (Société Saint Jean-Marie Vianney)
    • 14h30 ou 20h30 Ermitage Sainte-Thérèse
  • Jeudi 16 mars 2017 - Soirée spirituelle
    • « Apprendre à prier avec sainte Thérèse », Père Patrick Lemoine
    • 20h30 Ermitage Sainte-Thérèse
  • Mardi 21 mars 2017 -
    Conférence de carême « L’installation des Martin aux Buissonnets en 1877 »
    • M. Emmanuel Houis (Sanctuaire de Lisieux)
    • 14h30 ou 20h30 Ermitage Sainte-Thérèse
  • 24h pour Dieu Adoration et Réconciliation
    du Vendredi 24 mars 2017 Adoration 150
    Exposition du Saint-Sacrement : 17h-7h du matin
    Confessions : 15h-18h et 18h30-22h
    18h Vêpres

au Samedi 25 mars 2017
7h15 Laudes
8h/9h/11h15 Messes habituelles
Exposition du Saint-Sacrement : 12h-18h
Confessions : 10h-11h et 12h-18h
18h Vêpres

  • Mardi 28 mars 2017 -
    Conférence de carême « Bienheureux Père Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus »
    • Père Arnaud Lejeune (Institut Notre-Dame de Vie)
    • 14h30 ou 20h30 Ermitage Sainte-Thérèse

Avril

  • du lundi 3 soir au samedi 8 avril 2017
    Retraite « La Croix dans la vie de la famille Martin  »
    ,
    animée par le Père Silvio Longobardi, chapelain
    La retraite propose de relire certains passages significatifs de la biographie de la famille Martin : le temps de la maladie vécu avec une foi intrépide par Zélie, le temps du veuvage dans lequel Louis s’abandonne à la volonté de Dieu avec la confiance d’un enfant, le temps de la passion que Thérèse vit comme un chant d’amour.
    À la lumière de cette expérience de sainteté nous sommes appelés à vivre la croix comme une occasion de conversion et d’une plus intime participation à l’œuvre de la rédemption.
    Lieu  : Centre spirituel de l’Ermitage Sainte-Thérèse
    23 rue du Carmel - 14100 Lisieux
    Réservation au 02 31 48 55 10 - ermitage-ste-therese chez therese-de-lisieux.com
  • Mardi 4 avril 2017 -
    Conférence de carême « Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique » : Réflexion à partir du Document des Evêques de France »
    • Monseigneur Michel Guyard, Evêque émérite du Havre
    • 14h30 ou 20h30 Ermitage Sainte-Thérèse

Semaine Sainte et Pâques 2017

Six jours avant la fête de la Pâque juive, Jésus vient à Jérusalem. La foule l’acclame lors de son entrée dans la ville. « La foule nombreuse venue pour la fête apprit que Jésus venait à Jérusalem ; ils prirent les rameaux des palmiers et sortirent à sa rencontre et ils criaient : Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! »

  • Dimanche des Rameaux 9 avril 2017
    Bénédiction des rameaux à chaque messe. Ces rameaux, une fois bénis, sont tenus en main par les fidèles qui se mettent en marche, en procession : marche vers Pâques du peuple de Dieu à la suite du Christ.
    • 09h- 11h15 Messe des Rameaux, Carmel RameauxCarmel150
    • 10h30 Messe des Rameaux, Basilique inférieure
    • 17h Messe des Rameaux, Basilique inférieure
  • Lundi et mardi saints 10 et 11 avril
    • 15h30 Messe Basilique Inférieure
  • Mercredi saint 12 avril
    • 15h30 Messe Basilique Inférieure
    • 17h Célébration pénitentielle, Basilique inférieure
      Célébration pénitentielle en vue de se préparer à une demande de Pardon. Des prêtres vous accueillent pour le Sacrement de Réconciliation individuel durant la célébration.
    • 20h30 Concert par « Le Vivier des Voix »
      Extraits de la Passion selon saint Mathieu de J.-S. Bach, Basilique inférieure
  • Jeudi saint 13 avril Cathédrale ext150
    • 08h Office des lectures Carmel
    • 10h Enseignement Ermitage
    • 14h30 Visite de la Cathédrale
      Célébration de la Cène : pendant la célébration de la Cène du Seigneur est vécu le lavement des pieds. Après la messe, il y a un temps d’adoration en silence, le clergé se retire silencieusement…puis les fidèles sont invités à poursuivre l’adoration devant le Saint-Sacrement.
    • 17h Carmel et 18h Basilique inférieure
  • Vendredi saint 14 avril
    • 08h Office des lectures Carmel chemin de croix basilique150
    • 10h Enseignement Ermitage
    • 15h Chemin de Croix Basilique au chevet de la Basilique
      Célébration de la Passion : au début de la célébration de la Passion du Seigneur, il n’y a aucune salutation, aucune parole, pas de consécration mais les prêtres s’avancent vers l’autel et, après l’avoir salué, ils se prosternent (comme le jour de leur ordination). Tous prient en silence pendant quelques temps. Après la fin de la célébration tous se retirent en silence.
    • 17h Carmel et 18h Basilique inférieure
  • Samedi saint 15 avril
    • 08h Office des lectures Carmel entrée Buissonnets150
    • 10h Enseignement Ermitage
    • 14h30 Visite des Buissonnets
      Veillée pascale : pas d’autre célébration que celle de la Veillée pascale qui se célèbre entièrement de nuit. Toute la journée, l’Eglise demeure près du tombeau de son Seigneur. Elle médite la passion et la mort du Christ. La veillée pascale commence hors de l’Eglise. On allume le feu pascal et le prêtre qui préside bénit le feu pour ensuite allumer le cierge pascal. Le silence de ce samedi devient une acclamation de louange, à mesure que le cierge pascal entre dans l’église sans lumière. Les fidèles entrent dans la Basilique à la suite du Clergé. Le Christ Lumière ressurgit (ressuscite) du silence et de la nuit…la Pâque s’accomplit dans la joie.
    • 21h Basilique inférieure et 21h30 Carmel
  • Dimanche de Pâques 16 avril Pâques150
    • 09h - 11h15 Messe au Carmel
    • 10h30 Messe de la célébration de la résurrection du Christ, Basilique supérieure
    • 14h30 Visite de la Basilique inférieure
    • 15h30 Vêpres Basilique inférieure
  • Lundi de Pâques 17 avril
    Le peuple continue à rendre grâce pour la résurrection de notre Sauveur.
    • 09h - 11h15 Messe au Carmel
    • 10h30 Messe Basilique inférieure

Avril 2017

  • Jeudi 20 avril 2017 - Soirée spirituelle
    • « Apprendre à prier avec sainte Thérèse », Père Patrick Lemoine
    • 20h30 Ermitage Sainte-Thérèse
  • Dimanche 23 avril 2017 - Dimanche de la Miséricorde
      • 10h30 Messe Basilique supérieure
      • Après-midi : chapelet de la miséricorde à la basilique

Mai 2017

  • Jeudi 18 mai 2017 - Soirée spirituelle
    • « Apprendre à prier avec sainte Thérèse », Père Patrick Lemoine
    • 20h30 Ermitage Sainte-Thérèse
  • Ascension
    • Jeudi 25 mai 2017
      • 10h30 Messe, Basilique supérieure

Juin 2017

  • Dimanche 4 juin 2017 - Pentecôte
    • 10h30 Messe, Basilique supérieure
    • 15h30 Vêpres, Basilique inférieure
    • 17h Messe, Basilique inférieure
  • Week-end carmélitain des 10 et 11 juin 2017 " Le rayonnement de Thérèse théologien
    • Célébrations, enseignements, partages en petit groupe
    • Proposés par les sœurs carmélites et frères carmes de Lisieux
    • Renseignements : 02 31 31 44 77 et www.carmes-paris.org/couvent-de-lisieux
  • du dimanche 11 soir au samedi 17 juin (soir) - Retraite
    « Thérèse Docteur, une joie pour toute l’Eglise », animée par le Père Sylvain Lamerand
    Dans un monde marqué par la tristesse et la souffrance, le doctorat de Thérèse est une joie pour toute l’Eglise… et au delà ! Il est au cœur du Mystère d’Amour par lequel le Seigneur éclaire et conduit son Peuple jusqu’à la Joie dont il veut le combler pour toujours.
    Lieu : Centre spirituel de l’Ermitage Sainte-Thérèse
    23 rue du Carmel - 14100 Lisieux
    Réservation au 02 31 48 55 10 - ermitage-ste-therese chez therese-de-lisieux.com
  • Jeudi 15 juin 2017 - Soirée spirituelle
    • « Apprendre à prier avec sainte Thérèse », Père Patrick Lemoine
    • 20h30 Ermitage Sainte-Thérèse
  • Dimanche 18 juin 2017 - Fête du corps et du sang du Christ Fête Dieu150
    • 10h30 Messe, Basilique supérieure
    • 15h30 Procession du Saint-Sacrement
    • 17h00 Messe, Basilique inférieure

Juillet 2017

  • 8-16 juillet 2017 - Fête des Saints Louis et Zélie Martin
    • 8- 9 juillet - Ouverture à Alençon Logo bleu sanctuaire alencon
      • Marche des époux, conférence, messe
    • Mercredi 12 juillet - Fête liturgique des saints Louis et Zélie à Lisieux FB Fête L et Z Martin 150
      • 10h30 Messe solennelle, Basilique inférieure
    • Dimanche 16 juillet - Clôture des fêtes à Lisieux
      • 10h30 Messe Basilique supérieure
      • Après-midi bénédiction des Familles
  • du dimanche 9 soir au samedi 15 juillet - Retraite
    • « Avec Thérèse et Gabrielle Bossis, vivre un vrai cœur à cœur avec Jésus », animée par le Père Pierre Descouvemont
      La retraite nous montrera comment Jésus a formé une comédienne à vivre pleinement « avec Lui et pour Lui », tout en jouant et en dansant sur les planches pendant des années avec un énorme succès.
      Lieu : Centre spirituel de l’Ermitage Sainte-Thérèse
      23 rue du Carmel - 14100 Lisieux
      Réservation au 02 31 48 55 10 - ermitage-ste-therese chez therese-de-lisieux.com

Août 2017

  • 14-15 août 2017 - Assomption
    • Lundi 14 août
      • 20h30 Procession et veillée mariale, Basilique supérieure
    • Dimanche 15 août 2016
      • 10h30 Messe, Basilique supérieure
      • 15h30 Procession de la statue de la Vierge du Sourire de la maison des Buissonnets à la Basilique et Vêpres

Septembre 2017

  • du dimanche 3 soir au samedi 9 septembre- Retraite
    • « Faire aimer Jésus et donner ma Petite Voie », Père Patrick Lemoine
    • Ermitage Sainte-Thérèse
  • 30 septembre- 8 octobre 2017 - Fêtes de sainte Thérèse Thérèse 150
    • Samedi 30 Septembre 2016
      • 20h30 Procession des Reliques du Carmel à la Basilique, Veillée

Octobre 2017

  • 30 septembre- 8 octobre - Fêtes de sainte Thérèse
    • Dimanche 1er octobre - solennité de Sainte-Thérèse de l’Enfant-Jésus de la Sainte-Face
      • 10h30 Messe, Basilique supérieure procession F T200
      • 15h30 Procession de la Basilique à la Cathédrale et Vêpres
    • Samedi 7 octobre - Journée des Personnes malades ou handicapées, Basilique supérieure
    • Dimanche 8 octobre - Pèlerinage de la Famille du Carmel
      • 10h30 Messe Basilique supérieure
      • 15h00 Procession de la Basilique à la chapelle du Carmel et Vêpres
  • du Jeudi 19 octobre au dimanche 22 octobre - 20 ans du Doctorat de Thérèse

L’Eglise a authentifié la doctrine de « la petite voie » universelle de sainte Thérèse en proclamant Thérèse de Lisieux Docteur de l’Eglise, le 19 octobre 1997 : « Il ressort que dans son existence Dieu a présenté un message spécifique au monde, en montrant une voie évangélique, la petite voie, que tout le monde peut parcourir, parce que tous sont appelés à la sainteté. » Jean-Paul II, Lettre apostolique Divini Amoris Scientia, Rome, 19 octobre 1997, n.6.
Messes, veillées, enseignements

  • Jeudi 19 octobre 2017 - Soirée spirituelle
    • « Apprendre à prier avec sainte Thérèse », Père Patrick Lemoine
    • 20h30 Ermitage Sainte-Thérèse

Novembre 2017

  • Mercredi 1er Novembre 2017 - TOUSSAINT
      • 10h30 Messe Basilique supérieure
      • 17h Messe Basilique inférieure
  • du dimanche 5 soir au samedi 11 novembre - Retraite
    • « Aujourd’hui, l’appel du désert avec Thérèse de l’Enfant Jésus de la Sainte Face et Charles de Foucauld », Père René Malhère
      L’Humilité et l’Abandon chez Thérèse de l’Enfant-Jésus et chez Charles de Foucauld : un cheminement qui unit la Miséricorde de Dieu, son Amour et la Souffrance. Proposition d’une véritable spiritualité autour de l’Abandon, symbolisée par l’Acte d’Offrande de Thérèse et par la prière d’abandon de Charles.
      Lieu : Centre spirituel de l’Ermitage Sainte-Thérèse
      23 rue du Carmel - 14100 Lisieux
      Réservation au 02 31 48 55 10 - ermitage-ste-therese chez therese-de-lisieux.com
  • du 11 au 12 Novembre 2017 - Week-end « Fiancés »
    • Préparation au mariage avec les saints Louis et Zélie Martin
      Lieu : Centre spirituel de l’Ermitage Sainte-Thérèse
      23 rue du Carmel - 14100 Lisieux
      Inscription au 02 31 48 55 08 - info chez therese-de-lisieux.com
  • Jeudi 16 novembre 2017 - Soirée spirituelle
    • « Apprendre à prier avec sainte Thérèse », Père Patrick Lemoine
    • 20h30 Ermitage Sainte-Thérèse

Décembre 2017

  • du 2 décembre 2017 au 4 février 2018 - Exposition de Crèches du monde
    Invité d’honneur L’Espagne
    • 09h30-17h00 Centre Saint-Jean-Paul II, visite libre tous les jours sauf Noël et 1er janvier
    • les dimanches : visite guidée 15h
  • Jeudi 14 décembre 2017 - Soirée spirituelle
    • « Apprendre à prier avec sainte Thérèse », Père Patrick Lemoine
    • 20h30 Ermitage Sainte-Thérèse

Noël au Sanctuaire

Dimanche 24 décembre 2017

  • 18h00 Premières Vêpres, Carmel
  • 21h30 Messe de la nuit, Basilique Inférieure
  • 21h30 Messe de la nuit, Carmel

Lundi 25 décembre 2017

  • 8h00 Laudes, Carmel
  • 9h00 Messe, Carmel
  • 10h30 Messe, Basilique Inférieure
  • 11h15 Messe avec les Carmélites, Carmel
  • 17h00 Messe, Basilique Inférieure
  • 18h00 Vêpres, Carmel

Messes de fin d’année au Sanctuaire

Dimanche 31 décembre 2017

  • 22h00 Messe, chapelle Notre-Dame du Sourire, Ermitage
  • 23h00 Adoration

Lundi 1er janvier 2018, Marie, Mère de Dieu

  • 8h00 Laudes, Carmel
  • 9h00 Messe, Carmel
  • 10h30 Messe, Basilique Inférieure
  • 11h15 Messe avec les Carmélites, Carmel
  • 17h00 Messe, Basilique Inférieure
  • 18h00 Vêpres, Carmel

Projection film « L’Autre Thérèse »

Film « L’Autre Thérèse »

Thérèse 150 Ce documentaire historique de 52 minutes retrace la vie de Thérèse de Lisieux et aborde l’autobiographie de la jeune carmélite et la représentation que l’on a pu s’en faire au cours du temps. Deux jeunes comédiennes prêtent leur voix à Thérèse et le comédien Michael Lonsdale reprend les dépositions de l’avocat du diable au cours du procès en canonisation. La parole est également donnée aux historiens qui ont travaillé sur la question.

  • Projection Lundi 26 septembre 2016 à 14h, Salle de cinéma de la Basilique Sainte Thérèse En présence du réalisateur Noël Alpi.
  • Entrée Libre

Quand la Basilique retrouve sa splendeur !

Le transept nord avec sa grande verrière bleue vient de retrouver une nouvelle jeunesse.

Wx2013EchafaudagesR350

Pendant environ 2 mois, une équipe locale de l’entreprise Xavier Lainé, s’est affairée à un nettoyage à sec au moyen de produits naturels.

Wx2013EquipeOuvriersR100

Au sein de cette équipe masculine, une femme, Céline témoignait : « Ce chantier de ravalement intérieur de la basilique est exceptionnel. La technique aussi ! On n’est pas dans la routine. »

Wx2013BoiseriesToitR100Au plafond, entretien des boiseries à la lasure.

Les 200 m² de pierre, 700 m² de crépi, et 1000 m² de mosaïques, à l’exception des vitraux, ont d’abord été passés à l’aspirateur.

Ensuite, toutes ces surfaces hormis le crépi, les vitraux et le marbre, ont été enduits d’un produit liquide qui, au séchage, a pris la consistance d’un masque de latex arrachant toute impureté sur son passage.

Avant - après
Avant - après

Les murs d’enduit grossier (crépi) et les parties de mur avec incrustation de mosaïques ont été peints. Les mosaïques ont réapparu après grattage.

Avant - après
Avant - après

Les ferrures de vitraux ont également été repeintes après ponçage.

Les vitraux, aspergés d’un produit nettoyant, ensuite essuyés. Ceux qui étaient cassés ont été remplacés. Sur la partie la plus exposée aux intempéries, a été posée une protection en verre avec gouttière antirouille pour récupérer l’eau de pluie.

Avant - après
Avant - après

Enfin, les marbres ont été nettoyés puis lustrés.

Le résultat est appréciable et de toute beauté !

Nous remercions spécialement tous ceux et celles qui, depuis chez eux, ont contribué et contribuent encore (il n’est pas trop tard !) à cette rénovation par un don à leur convenance.

Retour en images sur les fêtes thérésiennes 2013

Messe d’au revoir de Mgr Bernard Lagoutte, recteur émérite

La messe célébrée le 22 septembre dernier à la Basilique était empreinte d’émotion. Mgr Bernard Lagoutte reconnaît qu’il n’est pas facile de quitter ses fonctions auprès de Thérèse, même s’il dit avoir beaucoup de paix en lui. Son homélie d’au-revoir avant son départ de Lisieux :

Samedi 28 septembre, les pèlerins ont bénéficié d’un concert d’ouverture des fêtes thérésiennes 2013, à la crypte, par Edouard Leysen et l’école Harpa de Rouen.

En soirée, la procession aux flambeaux du Carmel à la Basilique, a été suivie sous la pluie, par les pèlerins qui n’étaient pas moins recueillis et joyeux. La veillée avec Thérèse a été présidée par Mgr Ouedraogo, archevêque de Ouagadougou (Burkina Faso).

Dimanche 29 septembre, messe solennelle à la Basilique puis procession l’après-midi jusqu’à la Cathédrale Saint-Pierre où ont été célébrées les vêpres.

Lundi 30 septembre, jour anniversaire de la mort de Thérèse, la veillée à la chapelle du Carmel était préparée par les carmélites.

Mardi 1er octobre - Fête Liturgique de sainte Thérèse

Messe solennelle présidée par Mgr Bernard Lagoutte

Concert à la Crypte offert par Elizabeth Sombart, pianiste internationale et présidente de la Fondation Résonnance.

Musique et spiritualité avec Elizabeth Sombart et Candice Patou
Musique et spiritualité avec Elizabeth Sombart et Candice Patou

Du mardi 1er au jeudi 3 octobre, Colloque « L’éternel Foyer de la Trinité » : temps de prière et d’enseignement ont été bien appréciés.

La journée des malades du samedi 5 octobre, a été très bien vécue par les participants, repartis comblés.

Dimanche de clôture des fêtes. Installation du nouveau recteur

Messe à la Basilique présidée par Mgr Jean-Claude Boulanger, évêque de Bayeux et Lisieux, au cours de laquelle le Père Olivier Ruffray a été installé comme 8è Recteur de la Basilique.

Messe présidée par Mgr Boulanger, évêque de Bayeux et de Lisieux
Messe présidée par Mgr Boulanger, évêque de Bayeux et de Lisieux
Installation du Père Ruffray comme recteur
Installation du Père Ruffray comme recteur
Mgr Boulanger, évêque de Bayeux Lisieux entouré de Mgr Lagoutte à gauche et du Père Ruffray à droite
Mgr Boulanger, évêque de Bayeux Lisieux entouré de Mgr Lagoutte à gauche et du Père Ruffray à droite
La procession quitte la Basilique
La procession quitte la Basilique

La procession de retour du Reliquaire a été dirigée par la Famille du Carmel. A l’arrivée, tous ont pu trouver place pour les vêpres.

Procession de la Basilique au Carmel
Procession de la Basilique au Carmel
Arrivée de la procession au Carmel
Arrivée de la procession au Carmel

Rétrospective du 2è pèlerinage de la Famille du Carmel en suivant ce lien : http://www.carmes-paris.org/

Retraite en ligne avec sainte Élisabeth de la Trinité

Pour tous ceux qui n’auront pas la possibilité de se déplacer à Lisieux, nous vous proposons de vous préparer à Pâques avec sainte Elisabeth de la Trinité (1180- 1906), et de découvrir la nouvelle sainte du Carmel proche de sainte Thérèse. Inscriptions sur www.carmes-paris.org

Nous vous souhaitons un bon temps de Carême.

Élisabeth de Dijon et Thérèse de Lisieux

ste Elisabeth copyright200Une même époque, une même vocation religieuse, Thérèse Martin et Élisabeth de Dijon sont à la fois bien proches et bien différentes. Chacune reflète de manière personnelle et unique la grâce reçue de Dieu. Toutes deux demeurent des exemples car elles se sont laissées transformer par Dieu, elles se sont livrées à « son action créatrice » (Note Intime 15).

Lectrice d’Histoire d’une âme

Par une lecture attentive du Journal d’Élisabeth, le père Conrad De Meester montre par l’emploi de l’expression « Milles folies  » qui se trouve à la page 82 de la première édition d’Histoire d’une âme, qu’il est plus que vraisemblable qu’Élisabeth découvre ce livre en avril 1898. Elle a dix-neuf ans et désire ardemment entrer au Carmel. Nous ne savons pas si l’ouvrage lui a été offert ou si elle l’a acheté, mais le carmel de Dijon en était un ardent diffuseur et plusieurs exemplaires étaient proposés à la vente. Ses carnets de jeune fille portent d’ailleurs la trace de sa lecture car elle y recopie quatre textes de Thérèse : L’offrande à l’Amour Miséricordieux (Pri 6) et trois poèmes Dirupisti, Domine, vincula mea ! [Vous avez rompu mes liens, Seigneur] (PN 21), La volière de l’Enfant Jésus (PN 43) et Jésus seul (PN 36). Plus tardivement, elle copiera d’autres extraits : le billet que Thérèse portait sur son cœur le jour de sa profession, le récit de son entrée au Carmel, celui de sa première communion – moment si important également pour Élisabeth –, la découverte de la prière pour les prêtres, la réflexion de Thérèse sur la beauté des paysages suisses, et quelques brèves pensées.

Sœur Thérèse, une amie

La lecture de Thérèse encourage Élisabeth sur son propre chemin. Elle reprend des expressions thérésiennes, surtout dans son Journal, mais en fait, elle ne se met pas à l’école de Thérèse. Elle a déjà été enseignée et formée par le « Bien-Aimé de l’Eucharistie » (Poésie 47) ; elle est à l’écoute comme elle le proclame dans sa prière : « Ô Verbe éternel, Parole de mon Dieu, je veux passer ma vie à vous écouter, je veux me faire tout enseignable afin d’apprendre tout de vous  » (Note Intime 15). Elle a déjà creusé son propre sillon et puise dans la lecture de Thérèse ce qui l’aide à l’approfondir. Elle recopie ce qui la rejoint en profondeur et la dynamise dans sa propre course. Thérèse devient ainsi une amie, une sœur du Carmel dans le mystère de la communion des saints si cher à Élisabeth.

sainte Elisabeth piano copyright400

Demandez l’intercession de sœur Thérèse

Dans une très belle lettre à Madame Angles, Élisabeth résume la mission de Thérèse et invite sa correspondance à demander son intercession : "Courage donc, Madame et chère sœur, je vous confie tout particulièrement à une petite carmélite morte à vingt-deux ans en odeur de sainteté qui se nommait Thérèse de l’Enfant-Jésus. Elle disait avant de mourir qu’elle passerait son ciel à faire du bien sur la terre ; sa grâce est de dilater les âmes, de les lancer sur les flots de l’amour, de la confiance, de l’abandon ; elle disait qu’elle avait trouvé le bonheur quand elle avait commencé à s’oublier. Voulez-vous l’invoquer chaque jour avec moi afin qu’elle vous obtienne cette science qui fait les saints, et qui donne à l’âme tant de paix et de bonheur !" (L 249). Élisabeth elle-même demandera une grâce à Thérèse et sera exaucée. Elle raconte à sa maman : « j’ai prié sœur Thérèse de l’Enfant Jésus, non pas de me guérir mais de me donner des jambes, et j’ai pu marcher. Si tu me voyais comme une bonne vieille courbée sur mon bâton, tu rirais bien » (L 295).

Sœur Thérèse déjà « sainte »

Dans la correspondance d’Élisabeth, nous voyons poindre la réputation de sainteté de Thérèse. Elle écrit à son amie Germaine de Gemeaux : « Je vous recommande à tous nos saints, et tout particulièrement à notre sainte Mère Thérèse et à sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus  » (L 172). Elle précise un peu plus tard : « C’est si bon d’être le petit enfant du bon Dieu, de se laisser porter par Lui tout le temps, de se reposer en son Amour ! Demandons bien cette grâce de simplicité et d’abandon à sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus ; le noviciat se prépare à sa fête du 30 par une neuvaine ; si vous voulez vous y unir, nous disons le Magnificat, selon le désir qu’elle avait elle-même exprimé à une Sœur d’un de nos Carmels ; je vous donne une grande intention en cette neuvaine » (L 179). Thérèse, Élisabeth, deux jeunes filles, deux carmélites, deux cœurs remplis d’amour pour le Christ Jésus, deux âmes désireuses de la Sainteté, elles se complètent merveilleusement pour nous entraîner « au sein des Trois » (L 304) en nous apprenant à « aimer Jésus et à le faire aimer » (LT 201).

Par Frère Didier-Marie Golay, Carme Déchaux Lisieux

Texte intégral publié dans la revue Thérèse de Lisieux n°974 de mars 2016

Sainte Élisabeth de la Trinité (1880-1906) a été canonisée le 16 octobre 2016 par le Pape François

Rétrospective 2014

Voici en images les moments forts qui auront marqué la vie du Sanctuaire de Lisieux au cours des 12 mois passés :

7 décembre 2013-2 février 2014 - Exposition crèches du monde, invité : les Philippines

Sanctuaire de Lisieux, janvier-février 2014 : exposition crèches du monde - Philippines

5-6 avril et 15-16 novembre 2014 - Week-end pour les fiancés

Retraite Fiancés 450

6 avril 2014 - Festival Vocaliz : concert de Natasha St Pier à la Basilique

Sanctuaire de Lisieux, avril 2014 : concert Natasha St Pier

23 avril 2014 - Concert des Prêtres à la Basilique

Sanctuaire de Lisieux, avril 2014 : concert des Prêtres

27 avril 2014 - Canonisation de Jean XXIII et Jean-Paul II, et exposition

Sanctuaire de Lisieux, avril 2014 : canonisation Jean XXIII et Jean-PaulII et exposition

1er mai-11 novembre 2014 - Exposition Saint-Jacques : soeur Thérèse dans la tourmente de la guerre 14-18

Sanctuaire de Lisieux, mai-novembre 2014 : expoThérèse et la guerre 14-18

19-24 mai 2014 - Marche de l’Espérance des hospitaliers du diocèse

Sanctuaire de Lisieux, mai 2014 : marche de l'Espérance

18 juin 2014 - Journée festive pour les primaires CE/CM et 6è collège

Sanctuaire de Lisieux, juin 2014 : journée festive jeunes

22 juin 2014 - Fête Dieu

Sanctuaire de Lisieux, juin 2014 : FêteDieu

22 juin 2014 - Concert à la Crypte par la chorale Chester Abroad

Sanctuaire de Lisieux, juin 2014 : chorale Chester Abroad

11 juillet 2014 - Obsèques de Monseigneur Guy Gaucher, évêque de Thérèse

Sanctuaire de Lisieux, juillet 2014 : enterrement de MgrGuy Gaucher

13 juillet 2014 - Fête des Bienheureux Louis et Zélie Martin présidée par le Cardinal Lorenzo Baldisseri, secrétaire de la Congrégation pour les évêques ; chorale d’enfants de Taiwan ; témoignage des parents de Pietro Schiliro

Sanctuaire de Lisieux, juillet 2014 : fête des Bienheureux présidée par Mgr Baldiseri

Sanctuaire de Lisieux, juillet 2014 : fête des Bienheureux, chorale deTaiwan et témoignage des parents Pietro

21-27 juillet 2014 - Va carme en marche

Sanctuaire de Lisieux, juillet 2014 : Va carme enmarche

5-8 août 2014 - Eurojam

Sanctuaire de Lisieux, août 2014 : Eurojam

15 août 2014 - Fête de l’Assomption

Sanctuaire de Lisieux, août 2014 : Assomption

23 août 2014 - Fête de la Libération

Sanctuaire de Lisieux, août 2014 : fête de la Libération

24 août 2014 - Concert à la Basilique : « Vivre d’amour »

Sanctuaire de Lisieux, août 2014 : concert « Vivre d'amour »

27 septembre 2014 - Concert à la Crypte : orgue et harpes

Sanctuaire de Lisieux, septembre 2014 : concert orgue et harpes

Samedi 27 septembre 2014 - Fêtes thérésiennes : procession des Reliques du Carmel à la Basilique

Sanctuaire de Liseux, septembre 2014 : fête de sainte Thérèse, procession d'ouverture

Dimanche 28 septembre 2014 - Fêtes thérésiennes : messe d’ouverture présidée par le Cardinal Ricard, archevêque de Bordeaux ; encensement des Reliques ; procession de la Basilique à la Cathédrale

Sanctuaire de Lisieux, septembre 2014 : fêtes de sainte Thérèse, dimanche d'ouverture

Semaine thérésienne 29 septembre-3 octobre 2014, à la Basilique : vénération des Reliques ; concert de l’Harmonie des Gardiens de la Paix de la Préfecture de Police de Paris

Sanctuaire de Lisieux, fêtes thérésiennes 2014 : vénération des reliques et concert

Semaine thérésienne 29 septembre-3 octobre 2014 : colloque « Thérèse et la joie de l’Evangile » au Centre Jean-Paul II ; samedi 4 septembre : journée des personnes malades et handicapées

Sanctuaire de Lisieux, fêtes thérésiennes 2014 : colloque et journée des malades

Dimanche 5 octobre 2014 - Fêtes thérésiennes : messe de clôture et procession des Reliques de la Basilique au Carmel avec la famille du Carmel

Sanctuaire de Lisieux, octobre 2014 : clôture des fêtes thérésiennes

5 octobre 2014 - A Rome, ouverture du Synode des évêques consacré à la famille, en présence notamment des reliques de sainte Thérèse et des bienheureux Louis et Zélie Martin

Vatican, octobre 2014 : reliques de sainte Thérèse et des bienheureux Louis et Zélie Martin, Synode de la famille

19 octobre 2014 - Concert à la Crypte de soeur Anne Elisabeth

Sanctuaire de Lisieux, octobre 2014 : concert Sr Anne-Elisabeth

25 octobre 2014 - 25e heure des Villes Sanctuaires

Sanctuaire de Lisieux, octobre 2014 : 25e heure des Villes Sanctuaires

Rétrospective 2016

L’année 2016 au Sanctuaire : quelques évènements choisis

Hiver 2015-2016 Centre Saint-Jean-Paul II 10è exposition de crèches du Monde

1 déc 2014 10è expo crèches

Présentation par Soeur Monique-Marie de la crèche du Village Gaulois de Jocelyne Didailler

Les creches du monde600

Janvier séquence souvenirs pour les bénévoles de la Canonisation de Louis et Zélie Martin

2 9 janv séquence souvenirs pour bénévoles Canonisation

Session nationale du M.C.R 11-14 janvier

2 Session nationale du M C R 11 14 janvier

2 février présentation de Jésus au Temple clôture de l’année de la vie consacrée

3 février présentation de Jésus au Temple clôture de l année de la vie consacrée

26 mars Veillée Pascale

3 26 mars Veillée pascale

23 avril célébration des 80 ans de l’Hospitalité diocésaine présidée par Mgr Nicolas Brouwet, évêque de Tarbes-Lourdes

4 Messe Mgr Brouwet 80 ans Hospitalité diocésaine 23 avril

Mai 2016 pèlerins de Chine

5 pèlerins mai 2015

Mai 2016 300 pèlerins pour fêter les 45 ans du mouvement Foi et Lumière

6 300 pèlerins pour 45 ans du mvt Foi et Lumière Mai 2016

29 mai procession du Saint Sacrement pour la Fête Dieu

29 mai procession du Saint Sacrement pour la Fête Dieu

juillet 2016 Pèlerins de Denver Etats Unis

7 juillet 2016 Pèlerins de Denver Etats Unis

Première Fête solennelle des saints Louis et Zélie Martin avec Mgr Jacques Habert et Mgr Jean-Claude Boulanger

7 Première Fête solennelle des saints Louis et Zélie Martin Mgrs Jacques Habert et J C Boulanger 7 Première Fête solennelle des saints Louis et Zélie

12 juillet jour officiel de la Fête des saints Louis et Zélie Martin

7 mardi 12 juillet jour officiel de la Fête des saints Louis et Zélie

14 août procession en l’honneur de Marie

8 14 août procession en l honneur de Marie

15 août messe présidée par Mgr Michel Guyard, évêque émérite du Havre

8 15 août messe présidée par Mgr Guyard

26 septembre projection du film documentaire « L’Autre Thérèse » de M. Noël Alpi, coproduction Fr3

8 26 lundi 14h film L Autre Thérèse 12

Conférence pendant les Fêtes de sainte Thérèse

8 Conférence Père Ruffray

Mgr Fabien RAHARILAMBONIAINA, évêque de Monrodava, Madagascar a présidé les Fêtes de sainte Thérèse

8 F T Mgr Fabian F T 2016 600

Missa Quasi Corsa par Le Remède de Fortune

9 Le Remède de Fortune Missa Quasi Corsa

10 octobre 25è heure des Villes Sanctuaire

9 29 10 2016 25è heure des Villes Sanctuaire 25è heure 600 25è heure 600 2

13 novembre Fermeture de la Porte Sainte

10 Fermeture de la Porte Sainte dimanche 13 nov 2016

26 et 27 novembre WE fiancés

WE fiancés 26 27 nov 2016

Décembre départ à la retraite de M. Jean-Yves Leroi, jardinier au Santuaire pendant 27 ans, à qui le P. Olivier Ruffray remet une médaille des saints Louis et Zélie Martin

départ à la retraite Jean Yves

revue T.d.L n°985 - Mars 2017 édito « Comment je veux aimer… »

Père Olivier Ruffray130À la fin de l’année 1896 alors que sainte Thérèse est en proie aux plus grands doutes à travers l’épreuve de la foi qui la mine depuis Pâques et la rongera jusqu’à son « Entrée dans la Vie » le 30 septembre 1897, la poésie « Comment je veux aimer » (PN 41), écrite vraisemblablement pour soeur Saint Jean de la Croix, vient vaincre en nous aujourd’hui, toute résistance à l’amour de Jésus.

Le temps du Carême est propice à ce questionnement personnel. « Comment je veux aimer » à l’école de sainte Thérèse ?

La réponse de Thérèse peut certainement se résumer ainsi : « La Charité me donna la clé de ma vocation » (Ms B, 3v°). Amour envers Jésus « en te rendant amour pour amour » (Ms B, 4r°). Amour envers les autres comme un débordement du cœur à cœur de Thérèse avec son hôte intérieur, dans l’allégeance pascale d’un saint Thomas qui s’exclame ainsi : « Mon Seigneur et mon Dieu » (Jean 20,28).

Sainte Thérèse veut d’abord être à « Jésus seul » (PN 36). Elle écrit en 1895, dans la poésie « Au Sacré-Cœur de Jésus » (PN 23) : « J’ai besoin d’un cœur brûlant de tendresse / Restant mon appui sans aucun retour / Aimant tout en moi, même ma faiblesse… / Ne me quittant pas, la nuit et le jour » puis : « Tu m’as entendue, seul ami que j’aime » et un peu plus loin : « O cœur de Jésus, trésor de tendresse / c’est toi mon bonheur, mon unique espoir ».

Cet amour de Jésus et pour Jésus, Thérèse ne saurait le garder pour elle-même. Elle comprend que cet amour vécu n’a de sens que dans le partage. Elle comprend qu’il lui faut aimer ses soeurs de l’amour même dont Jésus l’aime elle-même. Elle comprend alors qu’il lui faut laisser Jésus aimer ses soeurs à travers l’amour qu’ellemême, Thérèse, a pour ses soeurs : « Ah !.. Seigneur… Vous avez fait un commandement nouveau. Oh ! que je l’aime puisqu’il me donne l’assurance que votre volonté est d’aimer en moi tout ce que vous me commandez d’aimer  !.. » (Ms C, 12v°).

« Oui je le sens, lorsque je suis charitable, c’est Jésus seul qui agit en moi ; plus je suis unie à Lui, plus aussi j’aime toutes mes soeurs » (Ms C, 12v°). Parfois au prix de grands sacrifices lorsque le démon dit Thérèse, lui suggère de plutôt voir les défauts de ses soeurs que leurs qualités premières  !..

Sainte Thérèse devient ainsi missionnaire de l’Amour de Dieu comme l’exprime la poésie « Vivre d’Amour !.. » (PN 17) : « Vivre d’Amour, c’est naviguer sans cesse / Semant la paix, la joie dans tous les cœurs / Pilote Aimé, la Charité me presse / Car je te vois dans les âmes mes soeurs… ».
Bon carême !..
Dans l’espérance du jour qui vient !..

Père Olivier Ruffray,
Recteur du Sanctuaire
Directeur du Pèlerinage

Retrouvez le sommaire de la revue de ce mois-ci en suivant le lien ci-dessous Abonnez-vous à la revue N° 985 du mois de Mars 2017

Session animée par la Communauté des Béatitudes de Lisieux

Session animée par la Communauté des Béatitudes de Lisieux du 31 juillet au 4 août 2017

SESSION DU 31 juillet AU 4 AOÛT 2017

« La joie de l’amour » de l’exhortation « Amoris Laetitia » du pape François

Une session pour tous, adaptée à chacun. Sur le site de la Basilique et dans une école proche :

  • Une session adultes
  • Une session adolescents 12-18 ans
  • Une session enfants 0-11 ans

La session commencera Lundi 31 juillet 2017 par la messe d’ouverture présidée par le Père Olivier Ruffray à la Basilique supérieure.

Lundi 31 juillet 2017
Je vis d’amour ! PN17

  • 14h Accueil
  • 16h30 Eucharistie
  • 18h30 repas
  • 19h30 Chapelet
  • 20h15 Veillée « 100 ans de Fatima »

Mardi 1er août 2017
Chapitre 9 de A L
« Ceux que j’aime, ô mon époux, mon roi, je ne veux les aimer que pour toi » PN36
Avec Juliette Levivier

  • 8h15 Chapelet
  • 8h45 Laudes
  • 9h30 Enseignement
  • 11h00 Eucharistie
  • 12h30 Repas
  • 12h30 Adoration
  • 13h45 Chapelet
  • 14h00 cinéma
  • 14h30 Ateliers 1
  • 16h00 Ateliers 2
  • 17h30 Adoration guidée
  • 18h30 Repas
  • 19h30 Chapelet
  • 20h15 Veillée Thérésienne

Mercredi 2 août 2017
Chapitre 4 de A L
« Tu veux mon cœur, Jésus, je te le donne. Tous mes désirs je te les abandonne » PN 36
Avec Monseigneur Jean-Philippe Nault

  • 8h15 Chapelet
  • 8h45 Laudes
  • 9h30 Enseignement
  • 11h00 Eucharistie
  • 12h30 Repas
  • 12h30 Adoration
  • 13h45 Chapelet
  • 14h00 cinéma
  • 14h30 Ateliers
  • 16h00 Réconciliation
    Cathédrale
  • 18h30 Repas
  • 19h30 Chapelet
  • 20h15 Veillée en lien avec les 50 ans du Renouveau charismatique

Jeudi 3 août 2017
Chapitre 6 et 8 de A L
« Ton cœur qui garde et qui rend l’innocence ne saurait tromper ma confiance ! » PN 36
Avec Monseigneur Olivier de Germay

  • 8h15 Chapelet
  • 8h45 Laudes
  • 9h30 Enseignement
  • 11h00 Eucharistie
  • 12h30 Repas
  • 12h30 Adoration
  • 13h45 Chapelet
  • 14h00 cinéma
  • 14h30 Ateliers 1
  • 16h00 Ateliers 2
  • 18h30 Repas
  • 19h30 Chapelet
  • 20h15 Veillée eucharistique

Vendredi 4 août 2017
«  Mon Ciel est de pouvoir attirer sur les âmes les grâces de Jésus et ses divines flammes » PN32
Avec Soeur Bibiane, Frère Pierre de la Croix, Christine et Vincent Géraud

  • 8h15 Chapelet
  • 8h45 Louange
  • 9h30 Enseignement
  • 11h00 Eucharistie
  • 12h30 Repas

Clôture

Session Béatitudes 600 Les repas peuvent être pris sur les lieux de logements, c’est également possible de les prendre avec la communauté.

Les enfants et les jeunes ont une session animée pour eux en parallèle. C’est l’occasion, pour eux comme pour les adultes de grandes grâces. Programme à télécharger SESSION DU 31 juillet AU 4AOÛT 2017 -  Word - 15.7 ko

Vous trouverez plus de renseignements sur la session, ainsi que le bulletin d’inscription, sur le site ou par téléphone au 06 08 03 03 79 et lisieux.session chez beatitudes.org Site : http://lisieux.beatitudes.org

Session d’Etudes Thérésiennes 2017

SESSION D’ETUDES THERESIENNES du 16 juillet (19 h) au 29 juillet 2017 (9 h) sur le Manuscrit C (JUIN 1897)

Dans le cadre du cycle triennal de cours pour connaître et approfondir la vie et le message de Thérèse de Lisieux, l’Institut d’Etudes Thérésiennes de Lisieux, sous la responsabilité des Carmes déchaux de la Province de Paris, organise cette année une Session d’Etudes Thérésiennes sur le Manuscrit C.

« Sainte Thérèse, ce nouveau Docteur de l’Église, se montre douée d’une singulière efficacité pour éclairer l’esprit et le cœur de ceux qui ont soif de vérité et d’amour. » Saint Jean-Paul II

L’Institut d’Etudes Thérésiennes des Carmes de Lisieux propose un cycle de cours sur trois années pour approfondir la vie et le message de Thérèse de Lisieux.
Chaque session est centrée sur l’un des trois grands manuscrits qui forment l’Histoire d’une âme.
Après deux cycles (2008-2013) et une année sur la correspondance en 2014, la première session a eu lieu du 12 au 25 juillet 2015 sur le Manuscrit A ; elle s’est poursuivie du 17 au 30 juillet 2016 par l’étude du Manuscrit B.
Elle se prolongera cette année par l’étude du Manuscrit C du 16 au 29 juillet 2017.

A QUI S’ADRESSE CE COURS :

Il s’adresse aux personnes désireuses d’approfondir leur connaissance du jeune Docteur de l’Eglise. Les participants s’engagent à être présents pour les deux semaines de cours et de travaux dirigés. Ils sont invités à rédiger et à présenter un travail personnel de recherche. Un tutorat des études auprès d’un enseignant est proposé.

Témoignage de Soeur Silvana

INSCRIPTION

La demande d’inscription, accompagnée d’une lettre de motivation, se fait par écrit auprès du directeur (adresse ci-dessous postale ou email). Elle est ferme après l’acceptation du directeur.

Délai des inscriptions : juin 2017

ENSEIGNEMENTS

Ce troisième cours d’approfondissement sur Thérèse de Lisieux se centre sur l’étude du Manuscrit C : le Manuscrit écrit en juin 1897 pour Mère Marie de Gonzague.
Seront abordées les questions biographiques, historiques et littéraires durant la première semaine. Seront exposés les grands thèmes abordés par Thérèse : l’épreuve de la foi ; la petite voie ; la mission ; la prière ; la charité etc….
La deuxième semaine sera consacrée à la lecture biblique, spirituelle et théologique du Manuscrit C.

Enseignants :
P. François-Marie Léthel
Sr Marie-Bernard OCD,
P. Loys de Saint-Chamas, NDV,
F. Philippe Hugelé OCD,
Marie-Dominique Fouqueray, OVC
Sr Gisèle Fournier, Providence de la Pommeray,
Françoise Bigot, NDV
etc…

En pratique : Les cours sont dispensés du lundi au vendredi de 9h15 à 12h15 le matin ; de 15h00 (ou 14h30) à 17h15 l’après-midi.
Le tarif pour les enseignements est de 230 euros.

LIEU et LOGEMENT

La Session se déroule dans le cadre de l’Ermitage Sainte Thérèse – Centre Spirituel 23, rue du Carmel 14100 LISIEUX. Ermitage600 Les élèves peuvent : ou bien bénéficier pour la durée de la session de la pension complète à l’Ermitage Sainte-Thérèse, ou bien ne prendre que le repas de midi.

Les frais de séjour en pension complète à l’Ermitage du 16 soir au 29 matin sont évalués par les responsables du Centre Spirituel de l’Ermitage.
Les participants qui ne sont pas hébergés à l’Ermitage paient leurs repas selon les frais de l’Ermitage. Il est demandé à tous de participer au repas de midi.

Veuillez préciser au moment de votre inscription si vous choisissez la pension complète ou si vous prenez simplement le repas de midi.

Inscription et renseignement

Père Philippe Hugelé Institut d’Etudes Thérésiennes des Frères Carmes 42, rue Docteur Lesigne 14100 – Lisieux Courriel : etudes-theresiennes chez carmes-paris.org Tél. : 02 31 48 66 43
IET 2017 Information : www.carmes-paris.org/activites-lisieux/

Témoignage de Soeur Silvana

Soeur Silvana de la Madre de Dios, témoigne de sa participation à la 1re Session d’Etudes Thérésiennes en juillet 2015

Voilà le trésor qu’il m’a été donné de découvrir par les Manuscrits de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus de la Sainte Face. En effet, la Communauté des Béatitudes, ma famille religieuse, m’a invitée à suivre une « Formation Thérésienne ».

  • Proposée chaque année au mois de juillet pendant quinze jours par les Frères Carmes déchaux de la province de Paris, cette aventure magnifique consiste à étudier sur trois ans les trois grands Manuscrits A, B et C de sainte Thérèse, dans le cadre de l’Institut d’Études Thérésiennes de Lisieux, avec le concours des Carmes et Carmélites de Lisieux.

L’Amour de Jésus ! Voilà le trésor que sainte Thérèse possède ! Il a rempli toute sa vie, elle l’a communiqué à ses soeurs avec force et simplicité et elle continue à nous le transmettre. Il lui a fallu passer par des épreuves douloureuses, qu’elle a traversées avec courage et détermination (décès de sa maman, maladie de son papa etc). La sainteté de Thérèse n’est pas sortie d’un coup de baguette magique ! À chaque étape de sa vie, sainte Thérèse a su accueillir la grâce de Dieu, son Amour. Son humilité et sa spiritualité ont fait d’elle « la plus grande Sainte des temps modernes » et la plus proche de notre temps. Son audace, dans la confiance et l’abandon en la Miséricorde infinie de Jésus, a fait d’elle un Docteur de l’Eglise !

Plus qu’une formation thérésienne purement intellectuelle, ces années à étudier les Manuscrits, ont été pour moi une expérience spirituelle enrichissante où j’ai découvert d’une façon nouvelle, la voie de l’Amour et de la confiance en Dieu notre Père.

J’adresse ici tout spécialement mes remerciements au Frère Philippe Hugelé, carme, directeur de l’Institut. Je suis très reconnaissante envers tous les intervenants dont les enseignements préparés avec soin, ont été pour moi d’un très grand intérêt. Je tiens aussi à les remercier pour leur remarquable disponibilité envers les étudiants.

Je rends grâce à Dieu pour « la Petite Thérèse » ! Qu’elle continue d’illuminer nos âmes afin que tous, à son exemple, nous chantions la Miséricorde de Dieu.

Prochaine Session  : Manuscrit C

à Marie du Sacré-Cœur

I.E.T Frères Carmes 42 rue du Docteur Lesigne -14100 Lisieux

etudes-theresiennes chez carmes-paris.org

Temps de prière à la Basilique

Prendre du temps pour Dieu : Temps pour Dieu150

  • De mai à septembre
  • 14h45-15h15

Au choix :

  • Adoration
    • mardi et mercredi, chapelle adoration de la Basilique inférieure crypte côté chapelle d adoration 250
  • Chapelet
    • jeudi et vendredi, chapelle de la Vierge de la Basilique inférieure Chapelle Vierge 250
  • Vénération des reliques des Bienheureux Louis et Zélie Martin
    • samedi, Basilique inférieure reliquaire Louis et Zélie Martin150
  • Vénération des reliques de sainte Thérèse
    • dimanche, Basilique reliquaire Thérèse 150

Une nouvelle Fraternité au service du Sanctuaire

Sous la responsabilité du Père Silvio Longobardi la Fraternité d’Emmaüs a mis en place une pastorale fondée sur la spiritualité des époux Martin dans différents diocèses d’Italie, au Burkina Faso et en Ukraine. Leur présence à Lisieux a pour finalité de démarrer une mission auprès du Sanctuaire pour collaborer au service d’évangélisation dans la grâce de la spiritualité des saints Louis et Zélie Martin.

Un accueil chaleureux

La Chapelle de la Vierge du Sourire de l’Ermitage Sainte Thérèse était pleine le 12 mars 2016, pleine de gens mais aussi et surtout de foi, d’amitié, de prière. Monseigneur Jean-Claude Boulanger, entouré de Monseigneur Petro Malc’uk, archevêque de Kiev (Ukraine) et de Monseigneur Gabriel Sayaogo, évêque de Manga (Burkina Faso), a présidé une célébration eucharistique pour souhaiter la bienvenue à la Fraternité d’Emmaüs, une association ecclésiale qui vient de s’installer à Lisieux. Beaucoup d’italiens étaient là. En effet la Fraternité est née en Italie même si aujourd’hui elle est présente en Ukraine et au Burkina Faso. Il y avait aussi beaucoup de collaborateurs du Sanctuaire ou amis de la nouvelle communauté. NDDS 300

Au début de la Messe le Père Silvio Longobardi, responsable de la Communauté, a dit quelques mots de remerciement et a présenté le cheminement qui a permis à la Fraternité de venir à Lisieux. « La Providence nous a conduits à Lisieux nous permettant de réaliser en peu de temps un désir que nous portions depuis longtemps  ». Il a rappelé que la petite Thérèse avait écrit, à propos de sa conversion : « En un instant l’ouvrage que je n’avais pu faire en 10 ans, Jésus le fit se contentant de ma bonne volonté  ». En citant ces paroles, le Père Silvio a ajouté : « Nous avons expérimenté la même Providence à travers la confiance de Monseigneur Boulanger et l’accueil très chaleureux du Père Olivier Ruffray, Recteur du Sanctuaire. Merci, Seigneur  ».

Dans son homélie Monseigneur Boulanger a souligné l’importance de la maison, mais aussi de la maison familiale, comme un lieu saint, un lieu où doit résonner la Parole de Dieu. Il a demandé à la nouvelle communauté d’annoncer l’Évangile et d’être un instrument de communion.

Dans son mot d’accueil, le Père Olivier Ruffray s’est réjouis de la présence de la Fraternité à Lisieux et il lui a souhaité un fécond ministère.

Présentation de la Fraternité d’Emmaüs par son responsable

La Fraternité d’Emmaüs est une association de laïcs et de consacrés qui désirent participer à la nouvelle évangélisation à travers la prière, l’annonce de l’Évangile et le témoignage de la charité. Le Père Silvio explique :« Nous sommes convaincus que la famille exerce un rôle essentiel dans cette œuvre, c’est pourquoi notre premier engagement est d’accompagner les époux, en les aidant à découvrir leur vocation de sainteté ». Ensuite il a voulu préciser pourquoi ils sont arrivés à Lisieux : « Nous avons choisi Thérèse comme Patronne de la Fraternité. Mais tout au long de notre chemin nous avons découvert la sainteté de ses parents. Aujourd’hui nous avons la joie d’admirer la sainteté virginale de Thérèse et celle conjugale de Louis et Zélie. C’est vraiment un autre don de la Providence parce que nous avons compris, dès notre commencement, la valeur et l’importance de la réciprocité vocationnelle pour vivre et témoigner de la communion ecclésiale. Aujourd’hui nous sommes au service d’un Sanctuaire qui garde et propose à tout le monde la sainteté virginale et conjugale. C’est magnifique ! Nous sommes les derniers arrivants, les benjamins du Sanctuaire de Lisieux. Nous vous prions, Pères et frères, de montrer votre compréhension et de nous aider à vivre notre service ».

La maison de la Fraternité s’appelle Oasis Saint-Joseph, elle est dédiée à celui que Dieu a choisi comme gardien de la Sainte Famille. communautéRec300b La communauté de l’oasis est composée de quatre personnes (sur la photo, de gauche à droite) : le Père Silvio, Leonid, Marc et Andrea, 3 jeunes qui sont en train de se former à la vie consacrée selon le charisme de la Fraternité d’Emmaüs. C’est une communauté internationale : Marc vient du Burkina, Leonid est ukrainien, Andrea vient d’Italie. Tous sont heureux d’être à Lisieux dans la ville où Thérèse a fait resplendir l’Évangile de la petite voie. À la lumière de ce témoignage il sera plus facile d’apprendre le langage de la charité. C’est ce que nous souhaitons de tout cœur à cette communauté.

Voyage des reliques

À propos des Reliques de sainte Thérèse

La source du mouvement de vénération des reliques de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte Face a commencé au cimetière de Lisieux peu de temps après sa mort, le 30 septembre 1897.

Reliquaire de sainte ThérèseAu Carmel, après le décès des sœurs, une notice nécrologique était rédigée et envoyée aux Amis du monastère. Celle de Thérèse de l’Enfant-Jésus fut composée à partir des trois manuscrits autobiographiques qu’elle avait rédigés par obéissance. Son succès entraîna la première édition de l’Histoire d’une âme, parue le 30 septembre 1898, à 2000 exemplaires, suivie d’une seconde édition en mai 1899 ; 6000 exemplaires en 1900. Les traductions suivirent, d’abord en anglais, en 1901, puis dans les quatre années suivantes, en huit langues.

Ancienne tombe de sainte ThérèseTrès vite, les lecteurs de l’Histoire d’une Âme viennent à Lisieux en pèlerinage sur la tombe de Thérèse. Ils écrivent au Carmel pour demander des reliques. Le mouvement va grandissant : un cortège de pèlerins ne cesse de se déplacer chaque jour, montant depuis la gare avec un relais continuel de fiacres vers la tombe, jusque sur les hauteurs de la ville. Des miracles y ont lieu, dont la guérison, le 26 mai 1908, d’une petite fille aveugle, âgée de 4 ans, Reine Fouquet, d’un milieu modeste, que sa mère était allée porter, la veille, sur la tombe. Ce miracle fait beaucoup de bruit.

Les pèlerinages sur la tombe sont alors de plus en plus nombreux ; on y prie les bras en croix, on y laisse des lettres, des photographies ; on apporte des fleurs, on dépose des ex-votos : béquilles, cannes, appareils en tous genres (cf. Guide du pèlerin, Descouvemont, p. 44), on allume des cierges… De grands pèlerinages s’organisent.

Le corps de Thérèse est exhumé au cimetière de Lisieux le 6 septembre 1910, en présence de l’évêque et de quelques centaines de personnes. Les restes sont déposés dans un cercueil de plomb et transférés dans un autre caveau. Une deuxième exhumation a lieu les 9-10 août 1917. Le 26 mars 1923, a lieu la translation solennelle du cercueil depuis le cimetière jusqu’à la chapelle du Carmel. La béatification de Thérèse aura lieu à Rome le 29 avril 1923.

La canonisation a lieu à Rome le 17 mai 1925. A Lisieux, le 30 septembre 1925, le légat du Pape, le cardinal Vico, vient s’agenouiller devant la châsse entrouverte où repose le corps de Thérèse, pour y déposer une rose d’or dans la main du gisant, réalisé en 1920 par le moine Marie-Bernard, de la Trappe de Soligny.

Mais comment expliquer cet « ouragan de gloire » qui, en un quart de siècle, fait connaître au monde entier cette jeune fille morte à 24 ans et 8 mois ?

C’est toute une épopée que l’Histoire d’une vie (livre de Guy Gaucher) permet de situer. C’est l’itinéraire d’une femme qui a osé croire, avec une téméraire audace, à l’amour miséricordieux du Père, « la réalité la plus fondamentale de l’Évangile » (Jean-Paul II à Lisieux) (cf. couverture du livre).

Notre propos ici n’est pas de présenter le message de Thérèse, ni l’action qui a fait connaître à travers le monde ce « Docteur de l’Église » ? Nous voulons seulement cerner tout ce qui se passe autour des reliques de Thérèse, tant à Lisieux que dans les différents pays où elles se déploient.

Pour une catéchèse des reliques

Les reliques nous renvoient à Thérèse. Chercher à comprendre Thérèse, c’est se mettre à l’écoute de la façon dont elle a vécu la foi. Sa vie est un témoignage, son message est éclairant, ses attitudes sont libérantes, son discernement est plein d’équilibre.

Mais en vénérant les reliques, le pèlerin ne vient pas seulement « se rappeler », il vient rencontrer Thérèse elle-même. Il dit vivre avec elle une expérience personnelle, unique, décisive souvent pour sa vie. D’une certaine manière le passé de Thérèse ne l’intéresse que parce qu’elle est là « dans le présent », dans l’aujourd’hui, et que cette présence figure ce que le pèlerin sera demain. C’est pourquoi une catéchèse avant, pendant et après le passage des reliques est indispensable, car la passion de Thérèse est de faire aimer Jésus. L’actualité de Thérèse crée un espace qui nous met devant le sens de notre propre actualité : elle ouvre sur la présence du Ressuscité aujourd’hui.

Thérèse ne peut être comprise qu’en se mettant avec elle à l’école de Jésus.

Le point de départ de la catéchèse est de poser la question du « sens » des reliques.

Éviter deux risques « in-sensés »

D’abord le parti-pris « rationaliste » : la vénération des reliques est une conduite archaïque, qui a conduit dans l’histoire des religions, à des absurdités (cf. le livre de Calvin). Les centres de pèlerinage se sont bagarrés pour avoir les reliques, ils en ont créés, ils en ont fait le commerce, etc…

L’homme, écrasé par sa condition, par la peur de la souffrance et de la mort, a besoin de protester contre ce qui l’écrase. Il se réfugie dans des conduites magiques, qui le protègent et lui permettent de vivre. La science aujourd’hui éclaire sur toutes ces attitudes qui sont produites par la puissance de l’inconscient. Beaucoup de phénomènes merveilleux qui se sont déroulés dans le passé, ont trouvé des explications scientifiques. Ceux qui ne sont pas expliqués aujourd’hui le seront demain.

Ce parti-pris, au point de départ, refuse de considérer les faits en eux-mêmes. A priori, il voit dans les reliques supercherie naïveté, exploitation, faiblesse de l’esprit humain.

L’attitude opposée est de faire abstraction de tout esprit critique. « Les reliques, ça marche », c’est un « talisman » qui protège ; le surnaturel est vu comme une force radioactive, qui, sans qu’on la voit, agit. Faire un certain nombre de démarches, ne pas en rater, et le résultat suit. Les médailles, le reliquaire, les prières en sont les passages obligés. Pour être plus sûr, il faut y joindre saint Benoît ou quelques autres thaumaturges patentés. L’histoire concrète de Thérèse, son idéal aujourd’hui sont bien loin.

Entre les deux, il y a pourtant un chemin « sensé » (plein de sens),

C’est celui de l’itinéraire spirituel : proposer le témoignage de Thérèse, les différentes étapes de sa vie, les questions, les découvertes, les sources, le sens qu’elle a donné à sa vie. C’est la proposition de la foi. Thérèse n’enseigne pas, ne développe pas des concepts ; elle vit une expérience spirituelle (elle n’en parle que pour répondre à des demandes qui lui sont imposées : Ms A et C, ou suggérées : Ms B). Elle n’écrit pas pour avoir des disciples, mais elle pense que son chemin peut aider « beaucoup d’âmes » à trouver le leur. Ce que Thérèse nous apporte est moins une pensée théologique en elle-même que de nous offrir les moyens de traduire ce que nous vivons dans une expérience spirituelle. Le dernier texte qu’elle a écrit (au dos d’une image, le 25 août 1897) la résume : « Je ne puis craindre un Dieu qui s’est fait pour moi si petit… Je l’aime !… car Il n’est qu’Amour et Miséricorde ! ».

Quand on interroge les pèlerins, c’est le cœur de ce message qui les touche, quels que soient leur âge, leur culture, leur pays et même leur religion. « Dieu Amour » est à la base de tout, même lorsque « la nuit de la foi » peut envahir la conscience du croyant.

Parler d’expérience spirituelle, c’est parler de vie « selon l’Esprit ». Celui qui a agi dans la vie concrète de Thérèse, dans sa personne, Celui-là se donne à nous, quand nous nous ouvrons à Sa présence, en réponse à l’appel que provoque en nous la vénération des reliques. La rencontre de Thérèse nous rend possible, si nous le voulons, la rencontre de Celui qui a été l’Amour de sa vie.

Les manifestations autour des reliques surprennent, elles semblent appartenir à la « religion populaire » (pourquoi cette expression est-elle affectée d’un coëfficient restrictif ?). La religion du « peuple de Dieu » ne fait-elle pas partie de cette « théologie en action » qu’aime le Pape Jean-Paul II ? C’est-à-dire qu’elle est « langage sur Dieu, sur le rapport entre Dieu et l’homme.

La liturgie ouvre bien à cette catéchèse car elle est un chemin symbolique, parlant à tous les sens, et pas seulement à l’intellect. Dans tout ce qui est organisé autour des reliques, la liturgie est un temps fort, centré sur les sacrements de l’Église du Christ, avec la Parole de Dieu, et les sacrements (baptisés, confirmés, réconciliés, eucharistiés…). Elle produit dans le cœur ce que Paul appelle les signes de l’Esprit : paix, joie, réconfort, réconciliation, capacité de porter l’épreuve ».

Dans les différents pays où sont passées les reliques, il y a un même constat : les mouvements de conversion (la « metanoïa »), c’est-à-dire dépassement de ce qu’on est, de ce qu’on pense, de ce qu’on vit, vers une confiance, non plus fondée sur la seule raison humaine, mais sur ce en quoi la raison se fonde (le sens donné par la foi à notre véritable aventure humaine). C’est l’ouverture à une expérience personnelle de la transcendance (hors des seules possibilités humaines), qui surgit dans le concret de l’existence (l’immanence) : le Ressuscité, qui a été au cœur de la vie de Thérèse, est au cœur de la vie du croyant.

Les lieux de pèlerinage sont souvent les catalyseurs qui permettent cette expérience. Tout cela était dans ma vie, mais les signes deviennent parlants. « Tu nous as fait pour Toi, Seigneur, et notre cœur est sans repos, tant qu’il ne repose en Toi ».

A Lisieux, les différents lieux thérésiens (les Buissonnets, la Cathédrale Saint-Pierre, le Carmel, la Basilique) sont souvent les vecteurs de ces moments-là. Il est possible « d’expérimenter » les signes (les sacrements) de la foi et de rencontrer, à travers Thérèse, Celui qui a été au cœur de sa vie.

Thérèse, Docteur de l’Église, nous offre toute une palette de moyens pour développer cette catéchèse :

  • la place qu’elle donne aux sacrements ;
  • la Parole de Dieu, dont elle a une approche exceptionnelle ;
  • le sens de sa vocation dans l’Église ;
  • les faits de sa vie qui témoignent de son lien avec le Ressuscité ;
  • sa vie simple et cachée…

Faire venir les reliques dans un pays suppose :

  • une action en amont : présenter la vie, le message et la symbolique que développe Thérèse.
  • une catéchèse adaptée, au moment où « Thérèse » est là : célébrations collectives, temps de prière, de vénération, contacts individuels (dialogue, sacrement de la réconciliation, etc…)
  • une action en aval pour poursuivre ce qui a été fait et être attentif à ce qui pousse, après le temps des semailles.

Le grand « acteur », c’est l’Esprit Saint, c’est lui qui fait qu’une vie prend sa couleur, devient spirituelle. (Ainsi les reliques, temps fort de souvenir, ouvrent à un avenir).

Les reliques de sainte Thérèse à travers le monde

Partout, avec des manifestations diverses, à travers le reliquaire, c’est Thérèse qui est accueillie. Des milliers de kilomètres sont parcourus. Que cherchent-elles ces foules qui viennent de partout, non seulement catholiques, mais aussi venant de diverses Églises chrétiennes, de personnes appartenant à diverses religions (notamment l’Islam) ? qui cherchent-elles ?

« L’outil marketing médiatique » (comme le nomme un professionnel du tourisme) est pourtant bien pauvre, malgré la beauté du coffret offert par le Brésil et sa coque protectrice en plexiglas. Les foules manifestent un enthousiasme bon enfant mais n’ont pas une attitude magique. Elles touchent le reliquaire, le fêtent tantôt dans un recueillement silencieux, tantôt avec les signes de la fête, la joie, les fleurs, les applaudissements, les feux d’artifice, les chants, les orchestres, mais elles manifestent surtout prière, vénération, émotion. Elles viennent participer à l’Eucharistie, à la louange.

Elles accomplissent les démarches pénitentielles, reçoivent le sacrement de la Réconciliation, vivent de longs moments de prière… Elles cherchent à connaître Thérèse, à lire ses œuvres, à se procurer des images et des médailles qui la représentent.

La vénération des reliques est certainement une expérience du croyant devant le sacré (une musulmane au Liban : « c’est une bénédiction de Dieu »). Elle établit une communication avec Dieu.

L’important est donc d’éclairer ce qu’elles signifient.

La Châsse du Brésil

Histoire de la Châsse du Brésil

Rubillon220Imaginez un jeune homme, exact contemporain de Thérèse, né à l’autre bout du département du Calvados. L’année même où elle entre au Carmel, il entre au noviciat des Jésuites. Tous deux font profession en 1890, à quelques semaines d’intervalle. Quelques mois après l’« entrée dans la vie » de Thérèse, il embarque pour le Brésil, où il enseigne dans les Collèges de la Compagnie de Jésus. Son nom : Henri Rubillon, connu aussi comme le « héraut brésilien » de Thérèse.

Très tôt, la lecture d’Histoire d’une Âme déclenche chez lui un amour passionné pour Thérèse et une ardeur formidable pour propager sa petite voie et sa dévotion. Le long et abondant échange de lettres avec le Carmel témoigne de la fervente activité du Père Henri qui diffuse au Brésil images et reliques de sœur Thérèse. Il envoie des dons, pour les frais d’impression et d’envoi, et pour faire dire des messes.

En 1919, certains pays ayant offert leur drapeau au Carmel de Lisieux, les sœurs suggèrent au zélé jésuite de leur faire parvenir celui du Brésil. Les dons affluent de tout le pays et un drapeau est envoyé dans un magnifique coffre de bois précieux (visible au Carmel aujourd’hui). Le talent des sculpteurs et la grande générosité des brésiliens font que les carmélites proposent l’année suivante au père Rubillon d’offrir le reliquaire. Au mois de novembre il publie un appel public : « Le Brésil, qui a une place privilégiée à Lisieux vient de recevoir du monastère une suggestion qui est une extraordinaire distinction : offrir la châsse où seront conservés les ossements de la Servante de Dieu. Honneur sans prix pour le Brésil… ». La réponse dépasse toutes les attentes…

RelDoréCôté180La châsse est fabriquée à Paris, dans les ateliers de M. Brunet, orfèvre rue de Grenelle, sous la direction de M. Ménage, architecte à Caen. Si les Sœurs la souhaitaient d’abord en bois précieux « des îles », elle est finalement réalisée en argent doré. Elle est notamment ornée de 28 colonnes d’onyx judicieusement groupées par deux aux quatre angles, ce qui rompt la monotonie, et de médaillons représentant Thérèse. Le reliquaire est livré au Carmel à la mi-mars 1923, les reliques de sainte Thérèse y sont déposées avec soin le 27 mars 1923, au lendemain du déplacement des restes de Thérèse du cimetière à la chapelle du Carmel.

ProcessionLa châsse du Brésil ne quitte le Carmel qu’à l’occasion des fêtes de sainte Thérèse célébrées à Lisieux du dernier samedi de septembre au week end suivant. C’est également ce reliquaire qui a servi lors des premières pérégrinations des reliques de sainte Thérèse à travers la France, d’abord en 1945, 1946 et 1947, puis en 1995 et 1996.

Doctorat à RomeEt c’est bien la châsse du Brésil qui se trouvait, le 19 octobre 1997, devant la Basilique St-Pierre de Rome et le pape Jean-Paul II pour la proclamation du Doctorat de sainte Thérèse.

Thérèse dans le diocèse d’Amiens

du 13 mai au 7 juin 2011

affiche Amiens

Thérèse en Terre Sainte

du 15 mars au 31 mai 2011

En 1886, Louis Martin s’embarque avec un prêtre de sa paroisse pour un long pèlerinage vers la Turquie avec l’intention d’aller jusqu’en Terre Sainte. Le bateau qui doit l’y mener n’est pas au rendez-vous, il doit renoncer à cette étape capitale pour lui. En 1887, il propose à Thérèse de l’emmener avant qu’elle ne rentre au Carmel mais Thérèse n’a qu’un désir au cœur : répondre au plus vite à l’appel pressant de Celui que son cœur aime. Et pourtant… le pays de Jésus, les lieux marqués de ses pas, le Bethléem de son incarnation, le Nazareth de la vie de la Sainte Famille, le Golgotha de notre salut, le jardin de la rencontre avec Marie-Madeleine et tant d’autres lieux, comment Thérèse a-t-elle pu en parler comme si elle y était, comme si elle avait vécu ces scènes ? Sa fréquentation des évangiles, son intimité avec Jésus dans la prière et dans l’Eucharistie, son amour filial pour Marie et Joseph, toute sa vie spirituelle lui ont permis cette proximité, cette connaissance par l’intérieur.

Et la voilà bientôt, à travers ses Reliques, parcourant cette terre sainte pour soutenir ses frères et sœurs, chrétiens ou non, toutes ces personnes de bonne volonté qui veulent la paix.

Que notre prière accompagne ce passage des saints qui donnent Dieu. Et si vous êtes pèlerin en Terre Sainte à ce moment-là, vous trouverez sans doute Thérèse sur votre chemin.

therese en terre sainte

MARS

  • 15-17 : Accueil à Jérusalem
  • 18-20 : Haifa
  • 21 : Isfia - Akko
  • 22-25 : Nazareth pour la fête de l’annonciation
  • 26-31 : Shefaamer - Reneh - Kfar Cana – Turan

AVRIL

  • 1-16 : Ilaboun - Ekret - Beraem - Mghar - Domus - Sakhnin - Rameh - Der Hanna - Mayla - Tarshiha - Bukea - Fassouta - Maker - Kfar Yasif - Jdaideh - Ibllin
  • 17-22 : Nazareth - Jerusalem - Bethleem
  • 23-30 : Haifa - Latroun - Abu Gosh - Jaffo Tel Aviv – Ramleh

MAI

  • 1 : Jish
  • 2-8 : Jerusalem
  • 9-15 : Bethleem et sa région
  • 16-18 : ouqeibleh - Jinin - Zbabdeh - Rafedia
  • 19 - 22 : Bir Zait - Jifna - Taybeh Ramalla - Ein Arik - Aboud
  • 23-30 : Jericho - Gaza

vidéo du voyage des Reliques de Sainte Thérèse à AMIENS

Calendrier des pérégrinations

Calendrier du reliquaire du Centenaire de sainte Thérèse

Ce reliquaire de Sainte Thérèse, offert par les Diocèses du Brésil, voyage à travers le monde à la demande des évêques.

Reliquaire du Centenaire de sainte Thérèse

2018

  • janvier - fin mai : PHILIPPINES, Diocèse aux Armées

2016

  • 8 - 25 janvier : SLOVAQUIE
  • 28 mars - 9 avril : ESPAGNE, Barcelone : Congrès Cor Iesu Vultus Misericordiae
  • 21 juillet - 4 août : POLOGNE, Cracovie : JMJ
  • 17 août-6 octobre : ITALIE, plusieurs diocèses
  • 5-20 novembre : FRANCE, diocèse d’Avignon
  • 3-4 novembre : FRANCE, diocèse de Valence

2015

  • 30 avril - 23 mai : ALLEMAGNE / AUTRICHE / SUISSE
  • 29 juin - 23 septembre : MADAGASCAR / MAURICE / REUNION
  • 3 - 25 octobre : ITALIE : Rome, Synode sur la famille

2014

  • jusqu’au 31 janvier : VENEZUELA
  • 8 - 10 août : FRANCE, diocèse de Sées
  • 20 septembre - 11 novembre : ITALIE

2013

  • 15 décembre 2012 - 15 avril : PHILIPPINES
  • 24 avril - 15 mai : CAMBODGE
  • 30 mai - 31 août : BIELORUSSIE
  • 28 octobre - 31 janvier 2014 : VENEZUELA

2012

  • 27 mai - 19 juin : FRANCE, Marseille
  • 15 décembre : PHILIPPINES

2011

  • 11 janvier-3 mars : DAKAR aumônerie militaire
  • 14 mars-6 juin : ISRAEL
  • 8-10 août : FRANCE, Avignon
  • 10-14 août : FRANCE, Venasque Jeunes, préparation JMJ
  • 14-22 août : ESPAGNE, Madrid, JMJ
  • 28 août - fin novembre : PEROU

2010

  • 4 janvier - 24 mars : ITALIE, Gallipoli
  • 27 mars - 15 juin : UKRAINE
  • 25 juin - 29 septembre : AFRIQUE DU SUD

2009

  • Jusqu’au 15 février : CAMEROUN
  • 28 février - 11 mai : IRLANDE
  • 19 mai - 4 juin : GUYANE
  • 16 septembre - 16 octobre : ANGLETERRE

2008

  • 15 janvier - 14 mars : PHILIPPINES
  • 27 mars - 15 avril : JORDANIE
  • 19-28 avril : FRANCE (Diocèse de Reims)
  • 30 avril - 9 juin : ALLEMAGNE /SUISSE ALLEMANDE
  • 23 juin - 17 août : EQUATEUR
  • 10 septembre - 3 octobre : CANADA
  • 1 novembre - 15 février 09 : CAMEROUN

2007