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« Thérèse de Lisieux ou la brûlure d’amour »

L’association “Les Amis de Thérèse et du Carmel de Lisieux” en collaboration avec l’association « Ars Latina », le Carmel de Lisieux et la cathédrale Notre-Dame de Paris présentent en avant-première, du 5 mai au 16 septembre 2012, l’exposition “Thérèse de Lisieux ou la brûlure d’amour.

Le 4 mai 2012, juste avant l’inauguration, je « découvrais » l’exposition dans ses réelles dimensions. J’ai été littéralement subjugué par la qualité des photographies, par la scénographie.

Au cœur de Notre Dame de Paris, dans un lieu de déambulation permanent, cette exposition offre un temps de contemplation qui invite au silence, au recueillement. Il est impressionnant de voir l’impact de l’exposition sur le comportement des gens. Ils se mettent en silence, ils s’approchent, ils lisent… sans doute prient-ils également.

L’amour dont Thérèse a brûlé tout au long de sa courte vie (24 ans) lui a permis de traverser les souffrances affectives, psychologiques, spirituelles et physiques pour s’ouvrir à la Vie. Tous ceux qui se mettent à l’école de sa petite voie de confiance et d’amour peuvent comme elle devenir féconds pour leurs frères en humanité. Les 36 panneaux de 1,40 m de haut et les textes entrent en résonance pour permettre aux visiteurs de faire une expérience…

Thérèse était toute proche du Christ Jésus, du Père… Elle veut être proche de nous et dans cette proximité, elle nous donne d’expérimenter celle de Dieu.

Vous avez tout l’été pour découvrir cette exposition à Notre Dame de Paris et permettre à Thérèse de Lisieux de devenir « votre sœur et votre amie ».

Exposition Thérèse à ND de Paris été 2012 Exposition Thérèse à ND de Paris été 2012

Actualité des Bienheureux

Reliques des Bienheureux Louis et Zélie Martin au Sanctuaire Notre-dame de Laghet (Var)

  • Jeudi 10 novembre 2011 - Arrivée des reliques
    • 18h00 Arrivée des reliques
    • 18h30 Vêpres
    • 20h30 Veillée d’ouverture
  • Vendredi 11 novembre 2011 - Journée de prière pour les malades et personnes âgées et pour les vocations
    • 7h30 Office du matin
    • 10h00 Conférence pour tous
    • 11h00 Eucharistie, puis vénération des reliques
    • 13h45 Adoration
    • 14h30 DVD sur la vie de Louis et Zélie Martin
    • 15h00 Conférence « Louis et Zélie Martin affrontant chrétiennement maladie et vieillesse »
    • 16h00 Vêpres
    • 16h30 Eucharistie, puis vénération des reliques
    • 20h30 Veillée d’adoration pour les vocations
  • Samedi 12 novembre 2011
    • 07h30 Office du matin
    • 10h00 Conférence « la vie ordinaire d’une famille extraordinaire » (pour tous)
    • 11h30 Eucharistie présidée par Mgr Giuliano, vicaire général de Monaco, puis vénération des reliques
    • 13h45 Adoration
    • 14h30 Conférence « la vie d’entreprise chez les Martin »
    • 15h15 Table ronde « entreprises »
    • 15h15 Prière des enfants pour leurs parents auprès des reliques
    • 16h00 Accueil des familles
    • 16h30 Eucharistie, puis vénération des reliques
    • 17h30 Conférence pour les familles
    • 18h30 Vêpres
    • 20h30 Veillée avec les familles
  • Dimanche 13 novembre 2011
    • 07h40 Office du matin
    • 08h30 Eucharistie, puis vénération des reliques
    • 09h30 Eucharistie, puis vénération des reliques
    • 09h30 DVD sur la vie de Louis et Zélie Martin, puis réponses aux questions avec le Père Descouvemont, pour tous et les familles
    • 11h00 Eucharistie présidée par Mgr Louis Sankalé, évêque de Nice, puis vénération des reliques
    • 14h15 Conférence par Mgr Louis Sankalé (famille + pour tous)
    • 15h00 Procession avec les reliques dans le sanctuaire
    • 16h00 Vêpres
    • 16h30 Eucharistie, puis vénération des reliques
    • 18h00 Départ pour le Carmel de Carros

Information :

  • Sanctuaire NOTRE DAME DE LAGHET
    Tél 04 92 41 50 50

A l’école d’oraison de Thérèse

« Qu’elle est grande la puissance de la prière »

Pendant quatre mercredis, un par mois, le Père Patrick Lemoine, prêtre de Notre-Dame de Vie et chapelain au Sanctuaire, propose de se mettre à l’école d’oraison de Thérèse, passant de la théorie à la pratique.

Bienvenue à tous ceux et celles qui souhaitent découvrir ou approfondir la prière !

Oraison avec Thérèse2012 -  voir en grand cette image
Oraison avec Thérèse2012
  • Mercredis 14 mars, 18 avril, 23 mai, 13 juin 2012
  • Ouvert à tous, entrée libre
  • Ermitage Sainte-Thérèse, 23 rue du Carmel
  • Information : Dominique Menvielle, 02 31 48 55 30 - 06 11 12 46 73

A l’école d’oraison de Thérèse

« Qu’elle est grande la puissance de la prière »

Le mercredi 24 février, 10 et 24 mars, 7 et 21 avril 2010.
20h30-22h : conférence du P. Patrick Lemoine, temps d’oraison, échange sur le thème.
A l’Ermitage Sainte-Thérèse. Entrée libre.

A l'école d'oraison de Thérèse
A l’école d’oraison de Thérèse

Informations : Dominique Menvielle 02 31 48 55 30
Affiche (fichier PDF à télécharger)

Album souvenir

Messe d’installation de Monseigneur Jean Claude BOULANGER, Évêque de Bayeux et Lisieux, le dimanche 16 mai 2010 à la cathédrale de Bayeux.

Messe d’action de grâce à Sainte Thérèse, le lundi 17 mai 2010, à la crypte de la Basilique sainte-Thérèse.

Messe d’installation à Bayeux

Messe d’action de grâce à Lisieux

Animation Carmélitaine au Sanctuaire de Lisieux

« Notre Seigneur m’a créée pour être votre soeur » Thérèse

  • par les Frères Carmes de la Province de Paris
  • toute la semaine du 9 au 15 juillet 2012 :
    • office des vêpres
    • prière silencieuse
    • conférences
    • chemin de croix
    • chapelet
    • veillées du pèlerin

Animation Carmelitaine

Lundi 9 juillet 2012

  • 10h30-11h45 Carmel et Crypte : accueil
  • 15h30 Crypte : messe
  • 16h30 Crypte : prière méditée
  • 17h30 Crypte : vêpres
  • 20h30 Ermitage : conférence

Mardi 10 juillet 2012

  • 10h30-11h45 Carmel et Crypte : accueil
  • 14h45 Crypte : enseignement sur la prière
  • 15h30 Crypte : messe
  • 16h30 Crypte : prière méditée
  • 17h30 Crypte : vêpres
  • 20h30 Carmel : prière des pèlerins

Mercredi 11 juillet 2012

  • 10h30-11h45 Carmel et Crypte : accueil
  • 14h45 Crypte : visite guidée
  • 15h30 Crypte : messe
  • 16h30 Crypte : prière méditée
  • 17h30 Crypte : vêpres
  • 20h30 Carmel : veillée avec les Bienheureux

Jeudi 12 juillet 2012

  • 10h30-11h45 Carmel et Crypte : accueil
  • 14h45 Crypte : présentation du reliquaire des Bienheureux Martin
  • 15h30 Crypte : messe
  • 16h30 Crypte : prière méditée
  • 17h30 Crypte : vêpres

Vendredi 13 juillet 2012

  • 10h30-11h45 Carmel et Crypte : accueil
  • 14h45 Crypte : prière avec la Vierge du Sourire
  • 15h30 Crypte : messe
  • 16h30 Crypte : chemin de Croix
  • 17h30 Crypte : vêpres
  • 20h30 Ermitage : conférence

Samedi 14 juillet 2012

  • 10h30-11h45 Carmel et Crypte : accueil
  • 14h45 Crypte : chapelet avec les saints du Carmel
  • 15h30 Crypte : messe
  • 16h30 Crypte : 1re vêpres du dimanche
  • 20h30 Crypte : grande veillée avec la famille Martin

Dimanche 15 juillet 2012

  • 10h30-11h45 Basilique : grand messe
  • 14h45 Pèlerinage à Honfleur avec les JEUNES

Assomption de la Vierge Marie

Lisieux 2010

Béatification de Jean-Paul II

1er mai 2011 en direct avec Rome, depuis la Basilique de Lisieux.

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Bienheureux Louis et Zélie MARTIN à Mulhouse

Accueil des reliques des Bienheureux Louis et Zélie Martin à Mulhouse du 25 au 27 mars 2011

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Bientôt une nouvelle chapelle pour l’Ermitage Sainte Thérèse

« Dans moins d’un mois, la chapelle Notre-Dame du sourire sera achevée. Mais pour l’heure c’est encore le temps caché des ateliers.

J’ai créé chacune des œuvres originales en terre. Puis elle ont été moulées, transformées en cire et fondues en bronze. Il reste encore les étapes de la ciselure et des patines pour parfaire le dessein que je porte depuis près de deux ans. Autel, ambon, Vierge, tabernacle, Thérèse… Comme un chef d’orchestre fait travailler à ses instrumentistes chaque ligne mélodique de la partition, chaque œuvre requiert toute mon attention.

En décembre, c’est le bouquet tout entier qui sera offert à Thérèse pour cette fête de Noël qui lui était si chère, fête de sa « conversion » et des cœurs illuminés par le Mystère de la nativité. »

Fleur Nabert, artiste réalisatrice Chapelle de l'Ermitage

Cap 2012

A l’initiative de son évêque, Mgr Jean-Claude Boulanger, le diocèse de Bayeux et Lisieux a entrepris de chercher pour les cinq ans à venir les orientations à prendre.

Pourquoi ? Parce que le monde est en constante évolution et que, si l’Eglise annonce toujours l’Evangile, elle le fait de façon différente selon les lieux et les époques de l’histoire.

Aussi dès son arrivée, Mgr Boulanger a pris son bâton de pèlerin pour découvrir le diocèse qui lui est confié, aller à la rencontre des personnes qui l’habitent : chrétiens, petits et grands mais aussi personnes engagées dans la vie sociale, économique, culturelle, élus…

Dans le même temps les communautés chrétiennes se sont mises en route vers Cap 2012. Unissant prière et travail, environ 3 000 personnes ont pris une part active à cette démarche. Le fruit de cette recherche est maintenant mis par écrit.

Cap 2012 - Diocèse Bayeux et Lisieux

300 délégués du diocèse se réunissent à Lisieux les 20 et 21 octobre prochains pour discerner ensemble quelles sont les priorités à prendre pour la mission.

A l’issue de cette Assemblée, le dimanche 21 octobre à 16h30 en la Basilique sainte Thérèse, une messe d’action de grâce réunira les chrétiens du diocèse, messe précédée à 15h de la fête du Concile Vatican II.

Tous renseignements :

Chemin d’Avent

Méditer ensemble les Sainte Ecritures (Lectio divina)
Un temps d’enseignement, un temps d’étude de texte

Béni soit Celui qui nous invite à aller boire à son Evangile - Sainte Thérèse d’Avila

L’Evangile m’apprend… Et mon cœur me révèle - Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus

  • Lundi 28 novembre
    • lectures du 1er dimanche de l’Avent
  • Lundi 5 novembre
    • lectures du 2e dimanche de l’Avent
  • Lundi 12 décembre
    • lectures du 3e dimanche de l’Avent
  • Lundi 19 décembre
    • lectures du 4e dimanche de l’Avent
  • de 14h30 à 16h00 ou de 20h30 à 22h00
    • Salle Bellière

Ermitage Sainte Thérèse
23 rue du Carmel 14100 Lisieux

Chemin de Carême

Affiche carême 2012b
Affiche carême 2012b

Chemin de Carême

Tous les lundis de Carême, les Frères Carmes de Lisieux proposent un temps d’enseignement sur une manière de prier et un temps pratique de cette prière, selon différents thèmes.

Voilà un beau programme pour vivre un beau chemin de Carême !

Affiche carême 2012
Affiche carême 2012

Colloque 2010

La famille Martin à l’écoute de la Parole de Dieu

Du vendredi 30 avril (20h) au mardi 4 mai (14h)
En collaboration avec les Congrégations thérésiennes.
Conférences, Ateliers, veillées avec Mgr Gaucher, Mgr Boulanger,
P. Pichaud, P. Souletie, P. Lemoine…

colloque 2010
colloque 2010

Programme

Vendredi 30 avril

20h Remise des dossiers
20h30 Introduction par Mgr Bernard Lagoutte, recteur

Samedi 1er mai

9h30 Conférence : Comment Thérèse a reçu la Parole de Dieu dans sa famille
(carnets scripturaires de Céline),
par Mgr Guy Gaucher, évêque auxiliaire émérite du diocèse de Bayeux et Lisieux
14h30 Ateliers
16h30 Conférence : Comment Thérèse fait une catéchèse à partir de la Parole de Dieu,
par le Père Patrick Lemoine 20h30 Célébration de la Parole de Dieu (avec la famille Martin) (Crypte)

Dimanche 2 mai

8h45 Prière du matin (Crypte) et visite de la Basilique, par Sr Lucie Loizeau et Laurence Panontin
10h30 Messe
16h30 Conférence : Ecriture Sainte et Parole de Dieu, par le Père Jean-Louis Souletie

Lundi 3 mai

9h30 Conférence : Is 66 (petite voie) et 1CO1,12-13 (place dans l’Eglise), par le Père Vianney Bouyer, professeur au Séminaire de Nantes
14h30 Ateliers
16h30 Conférence : Témoignage à partir de la culture indienne, par le Père Georges Totthathil, docteur en théologie
20h30 Poésies de Thérèse, par Mgr Guy Gaucher et le Père Patrick Lemoine (Salle Bellière)

Mardi 4 mai

9h30 Conférence par Mgr Jean-Claude Boulanger, évêque de Bayeux et Lisieux

Horaire général

à partir de 7h30 : Petit-déjeuner
9h : Laudes (Chapelle N.D. du Sourire)
11h : Messe à la Crypte (à 10h30 le dimanche)
12h15 : Repas (Ermitage)
17h45-18h30 : Temps libre de Prière
18h40 : Vêpres (Chapelle N.D. du Sourire)
19h : Repas

Ateliers

Parole de Dieu et…
1. Liturgie
2. Catéchuménat
3. Famille
4. Prêtres
5. Partage
6. Vie quotidienne

Les conférences ont lieu à la Salle Bellière (Ermitage)
Visite des lieux thérésiens dans les temps libres

Inscriptions :
Laurence Panontin
Service Accueil
BP 62095
14102 Lisieux cedex
Tél. : 02 31 48 55 08 – info chez therese-de-lisieux.com
Affiche (fichier PDF à télécharger)
Bulletin d’inscription (fichier PDF à télécharger)

Colloque 2011 à Lisieux

La fratrie à la lumière de la famille Martin

Colloque2011 ProgrammeColloque2011

Colloque d’Histoire

Colloque d’Histoire pour le centenaire du procès de béatification de Thérèse de l’Enfant-Jésus
Vendredi 3 à Bayeux (20h30)
Samedi 4 et Dimanche 5 à Lisieux - septembre 2010

Vendredi 3 septembre

Cathédrale Notre-Dame, à Bayeux

20h30 : Ouverture du colloque
par Mgr Jean-Claude Boulanger,
évêque de Bayeux et Lisieux
Conférence inaugurale, par le P. Dominique-Marie Dauzet :
Bayeux et Thérèse. Le procès diocésain de béatification.

La suite du colloque se tient
au Centre de l’Ermitage, à Lisieux

Samedi 4 septembre

Un procès de béatification…

  • 9h00 : Introduction
    Claude Langlois, EPHE-Sorbonne, Paris
  • 9h15 : Les procès contemporains
    Philippe Boutry, EHESS, Paris
  • 9h45 : Les procès carmélitains
    Bernard Hours, Université Lyon III
  • Pause
  • 10h30 : Le procès de Thérèse et les normes en vigueur
    Bernard Joassart, sj, Société des Bollandistes, Bruxelles
  • 11h00 : Contexte spirituel, le “moment 1910”
    François Trémolières, Université Nanterre-Paris-Ouest

Les préparatifs d’un grand procès

  • 14h30 : La préhistoire du procès de béatification
    Sr Camille Bessette ocd., Archives du carmel de Lisieux
  • 15h00 : Le chanoine Deslandes, notaire du procès
    Geneviève Marie-Mauger, Archives diocésaines de Bayeux
  • 15h30 : Mgr Roger de Teil, vice-postulateur de la cause
    Sr Marie-Bernard Brandet ocd, Archives du carmel de Lisieux
  • Pause

La cuisine d’un procès

  • 16h30 : Choix des témoins ou témoins choisis ?
    Claude Langlois, EPHE-Sorbonne, Paris
  • 17h00 : Le témoignage des carmélites
    Thomas R. Nevin, John Carroll University, Ohio, USA
  • 17h30 : Lire les dépositions : la “petite musique” des témoins
    Dominique-Marie Dauzet, o.praem., Archives diocésaines de Bayeux

Dimanche 5 septembre

  • 9h00 : Les miracles du procès
    Antoinette Guise-Castelnuovo, LARHA, CNRS
  • 9h30 : Les diables déposent au procès, l’affaire « Flamérion  »
    Hervé Guillemain, Université du Maine
  • 10h00 : L’embarras des promoteurs de la foi :
    la sainteté autoproclamée

    Anne Langlois, Université de Paris XII
  • 11h00 : Messe dominicale dans la chapelle du carmel

Regards sur un procès

  • 14h00 : Le matériau du procès, regard du théologien
    Gilles Berceville, op, Institut catholique de Paris
  • 14h30 : Thérèse en procès, une spiritualité carme en mouvement ?
    Marc Fortin ocd, Lille
  • 15h00 : Table ronde avec les intervenants

Information/inscription :
Dominique Menvielle – Sanctuaire de Lisieux
B.P. 62095 – 14102 Lisieux cedex
Tél. : 02 31 48 55 00 – 06 11 12 46 73
dominique.menvielle chez therese-de-lisieux.com
Affiche (fichier PDF à télécharger)
Programme (fichier PDF à télécharger)

Concert « Thérèse Vivre d’amour »

Jeudi 11 juillet

  • 21h Concert Thérèse « Vivre d’amour »
  • à la Basilique de Lisieux

C’est un projet original et ambitieux du chanteur Grégoire sous l’impulsion du producteur de spectacles Roberto Ciurleo : faire un album à partir des poésies de Thérèse. Le chanteur révélé par le tube Toi + Moi s’est entouré de quelques pointures de la chanson française afin de donner vie à ce projet de cœur, parmi lesquelles : Natasha St-Pier, Anggun, Elisa Tovati, Grégory Turpin, Sonia Lacen et les Petits Chanteurs à la Croix de Bois.

Venue en pèlerinage au mois d’avril 2013, l’interprète principale Natasha St-Pier a témoigné pour la revue THERESE de Lisieux n° 944 : « Thérèse m’a donné envie de revenir vers la foi ».

A l’origine du projet, Grégory Turpin, ancien bénévole à Lisieux, qui était en contact avec Roberto Ciurleo depuis longtemps. Ce dernier avait écouté les versions des poèmes de sainte Thérèse mis en musique il y a quelques années par Grégory.

« Nous nous réjouissons de voir que le message puisse être porté au plus grand nombre. Nous les accueillons avec joie à la basilique en concert. »
Mgr Bernard Lagoutte, recteur

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Concert à la crypte samedi 22 juin

  • Concert de musique sacrée anglaise des XIXe et XXe siècles : l’héritage des cathédrales
  • Samedi 22 Juin 2013 à 18 h
  • Crypte de la basilique Sainte Thérèse de Lisieux
  • Participation libre

En Angleterre, au début du XIXe siècle, à l’époque de la révolution industrielle, la musique se voit confier une mission de paix auprès d’une population de plus en plus nombreuse et urbanisée.

On crée de nouvelles institutions musicales et les chorales se multiplient. Les institutions des cathédrales, qui ont traditionnellement joué un rôle majeur, sont réorganisées et grandement améliorées ; on fonde des instituts de formation chorale, on édite de nombreux psautiers et l’édition musicale connaît une expansion exceptionnelle.

Les compositeurs de musique sacrée anglaise des XIXe - XXe siècles sont les artisans de ce renouveau musical. Tous formés dans les maîtrises d’enfants des cathédrales, ils nous transmettent leur héritage musical issu de leurs traditions chorales. Les compositeurs choisis pour ce concert sont particulièrement appréciés pour leurs talents de mélodistes et leur sens de la vocalité.

De Thomas Attwood (1765-1838) à Simon Lole (né en 1957), en passant par Wesley, Holst ou Rutter, ce programme vous propose d’entendre une sélection des plus belles pages chorales de la musique sacrée anglaise.

Ensemble Vocalys

  • Intervenants :

Ensemble Vocalys, 30 choristes

A l’orgue, David Cassan

A la direction, Mathilde de Coupigny

Concert Barbara Hendricks à la Basilique

Du 4 au 7 avril 2013, la Ville de Lisieux célèbrera la musique vocale lors de la 3e édition du festival Vocaliz. D’année en année, le festival Vocaliz étoffe sa programmation et affirme son identité autour des pratiques vocales dans un esprit d’ouverture et d’exigence artistique.

A cette occasion, la Basilique Sainte-Thérèse de Lisieux accueillera Barbara Hendricks, chanteuse lyrique et diva du jazz, le dimanche 7 avril 2013, 17h, en concert de clôture du festival.

Du lied allemand au jazz, en passant par les classiques français ou les chefs d’œuvres italiens, rien ne résiste à l’éminente soprano. Barbara Hendricks est une artiste complète, doublée d’une fervente engagée dans la cause des Droits de l’homme, emblématisée par son soutien au Haut Commissariat pour les Réfugiés. Sa carrière internationale l’a menée notamment à se produire à la Scala de Milan, à l’Opéra de Paris ou au Metropolitan Opera.

Pour ce concert événement à la Basilique Sainte-Thérèse de Lisieux, Barbara Hendricks interprétera un répertoire composé de lieder allemands et de négro spirituals. Un moment exceptionnel en perspective !

copyright : Mats Bäcker

Prévente :

Tarifs : 25/20 €

  • A partir du 4 février 2013 :
    • Réseau France Billet : Fnac – Carrefour – Géant – Magasins U – Intermarché
      0 892 68 36 22 (0.34 €/min)
      www.francebillet.com
    • Réseau Ticketnet : Auchan, Cora, Cultura, E.Leclerc
      0 892 390 100 (0.34 €/min )
      www.ticketnet.fr
  • A partir du 18 février 2013 :
    • Espace Victor Hugo
      • place Boudin Desvergées – 14100 Lisieux
      • Du lundi au vendredi - 9h-12h / 13h30-17h
    • Office de Tourisme de Lisieux
      • rue d’Alençon – 14106 Lisieux cedex
      • Du lundi au samedi - 8h30-12h / 13h30-18h

Attention : pour cette raison, la basilique supérieure sera exceptionnellement fermée à partir de 12h30.
La crypte restera accessible.

Concert pour le Sénégal

Au programme : du grégorien au chant Corse en passant par Monteverdi, Charpentier, Poulenc, Saint Saëns, Queen ou les Beatles…

  • Dimanche 4 mars 2012
  • 15h
  • Crypte de la Basilique
  • Entrée libre
ConcertSeptimus4Mars2012
ConcertSeptimus4Mars2012
  • Louis GAL, Timothée GAUTIER, Côme PRÉMONT, Contre-ténor
  • Clément LANDRON, Guillaume LAVANDIER, Ténor
  • Luc JAECKEL, Baryton
  • Alexandre LEFAURE, Basse

Association des Amis de la Providence
Chemin de Rocques
14100 Lisieux
Tél. : 02 31 61 66 65

Deuxième Congrès National de la Miséricorde

3 jours pour se ressourcer, rencontrer d’autres chrétiens, expérimenter la Joie de la Miséricorde et grandir dans la confiance.

19-21 février 2010
“Miséricorde… osons la confiance

Deuxième congrès national de la Miséricorde
Deuxième congrès national de la Miséricorde

Animations pour les enfants et les jeunes de 2 ans à 25 ans
Jeux, chants, ateliers artistiques, Rallye découverte, Témoignages, Célébrations, Veillée Miséricorde avec Glorious, Prière, Rencontre et partage entre jeunes, Echange avec le Cardinal Philippe Barbarin
www.congresmisericordejeunes.blogspot.com

Programme du congrès
www.congresmisericordefrance.catholique.fr

Vendredi :

  • Accueil à partir de 14 h au CAPI (bâtiment en face de la Basilique),
  • 18 h Messe
  • 19 h Repas
  • Accueil par Mgr Bernard Lagoutte
  • Veillée « Miséricorde » animée par le Groupe Glorious

Samedi :

  • Prière, Conférence du Cardinal Philippe Barbarin,
    « Miséricorde…osons la confiance » : en vivre ?
  • Groupes de réflexion, Eucharistie, Repas, Prière à la Miséricorde, Carrefours (au choix) :
    • Mgr Guy Bagnard, évêque de Belley-Ars :
      « Miséricorde…osons la confiance » : dans les sacrements
    • Mgr Henri Brincard, évêque de Puy-en-Velay :
      « Miséricorde…osons la confiance » : dans une société en crise
    • Mgr Guy Gaucher, évêque de émérite de Bayeux-Lisieux :
      « Miséricorde…osons la confiance » : au cœur des familles
    • Mgr Albert-Marie de Monléon, évêque de Meaux :
      « Miséricorde…osons la confiance » : à l’école de Ste Thérèse de l’Enfant Jésus et de Ste Faustine
  • Visite des lieux thérésiens, Repas, Veillée avec les évêques présents, Témoignages

Dimanche :

  • Prière
  • Messe d’envoi
  • Repas

Inscriptions possibles jusqu’au 31 janvier 2010.
Pour des raisons de logistique (logements, repas, merci de vous inscrire rapidement).
Transport en cars proposés au départ de plusieurs villes. Nous contacter.
Contact : Congres Miséricorde France
7 rue Notre Dame - 77334 Meaux Cedex
E-mail : misericordefr chez yahoo.fr
Tel. 01 64 33 90 94

dimanche 15 mai - Journée de Prière pour tous

Dimanche 15 mai 2011 « Le sourire de Marie est pour tous »

15 mai 2011r 15 mai 2011v

Dimanche des missions - 18 octobre

Inauguration de la mosaïque « Philippine People Power »

Messe à 10h30, en présence de la Communauté philippine de Paris qui fête ses 20 ans. A l’issue de la messe, inauguration de la mosaïque « Philippine People Power » de l’artiste Baldemor, de renommée internationale, réalisée par Mme Sylvie Hénot et M. François Sand, artistes mosaïstes.

La mosaïque « Philippine People Power »

De nombreux pays ont leur chapelle dans la basilique. Les Philippins auront désormais leur hommage à Sainte Thérèse.

Détail du projet de la mosaïque

Echo du Pélé-Retraite en Familles

Du 1er au 3 mai, des familles se sont mises en route, de Toulon, de Brest, de Paris, d’Angers, des Deux-Sèvres… à la rencontre de Louis et Zélie Martin, accompagnés par leur illustre fille Thérèse.

Etape à Alençon

Parcours à travers la ville sillonnée en leur temps par la famille Martin. A pied avec le P. Hénault-Morel, curé de Notre-Dame, qui présente la vie des Martin en lien avec les édifices.

Un accueil à la Providence, par des familles d’Alençon, permet de souder le groupe au cours d’un pique-nique.

En canoë pour les ados avec le P. de Brébisson. Ici, hommage devant le pont Saint-Léonard qui a vu la première rencontre de Louis et Zélie.

Au Pavillon de Louis Martin, lieu de méditation, de recueillement et de détente pour les enfants : hommage à Marie préparé par les jeunes.

A la maison natale de Thérèse. Mgr Boulanger avec les enfants, avant de donner sa conférence aux parents.

A l’église Notre-Dame, célébration « du baptême au choix de la vie ». Une démarche de chacun depuis le baptistère de Thérèse jusqu’à l’autel de l’engagement total.

Etape à Lisieux

Parents et enfants ont partagé les mêmes découvertes, la même grâce familiale, par groupe d’âge pour des activités et les causeries ; ensemble pour la prière et les veillées.

Aux Buissonnets, chapelet en marche :
« Avec Toi, Marie, nous sommes dans la joie »
Marie Mère de Dieu, et mère des hommes
Marie Mère de l’Amour et mère de l’espérance
Marie Vierge croyante, Vierge priante
Marie Vierge souffrante, Vierge exultante

Les ados avaient balisé le parcours avec des fleurs confectionnées pas les petits. Remises au fur et à mesure à un participant, elles furent portées en procession à la Vierge du Sourire avec toutes les intentions.

A la Basilique. Echanges au Capi avec le P. Ruffray sur l’actualité de la vie des Martin dans notre vie.

Messe et prière des parents auprès de la châsse de Louis et Zélie Martin. Le matin, Thérèse les avait rassemblés en une étape au Carmel puis à la Cathédrale.

« Causeries » pour les enfants sur l’appel des disciples, à la suite de Thérèse.

Les 0-4 ans sont de la partie.

A l’Ermitage. Veillée familiale de joie, de partage, de mimes, de jeux, de chants autour de la famille Martin. Ici, le chant de l’ascenseur de Catherine Luquin et devinettes dessinées.

Ecole d’Oraison

« Donnez-moi un levier, un point d’appui et je soulèverai le monde. » Ce qu’Archimède n’a pu obtenir parce que sa demande ne s’adressait point à Dieu et qu’elle n’était faite qu’au point de vue matériel, les Saints l’ont obtenu dans toute sa plénitude. Le Tout-Puissant leur a donné pour point d’appui : Lui-même… pour levier : l’oraison qui embrase d’un feu d’amour.  »
Thérèse de Lisieux, Ms C, 36

« L’oraison est la prière silencieuse, cœur à cœur avec le Seigneur, où l’on se tient, dans la foi, en sa présence et en ouvrant son cœur à sa miséricorde et à sa grâce. »

  • Conférence, temps d’oraison, échanges sur le thème
  • avec le Père Patrick Lemoine
  • Ouvert à tous
  • Rendez-vous : mercredis 20 mars, 17 avril, 22 mai et 19 juin 2013
  • 20h30-22h
  • Ermitage Sainte-Thérèse, 31 rue du Carmel
  • Entrée libre

Ecole d'oraison 2013

Eté 2013 à Lisieux avec Thérèse

Lisieux est sur votre route, vous envisagez de vous y arrêter. A vous de choisir, suivant le temps dont vous disposez :

Site de la Basilique

Pèlerinage guidé

  • pour les individuels
  • juillet - août (sauf 15 août)
  • départ 14h du chalet d’information sur le parvis de la basilique
  • pèlerinage à pied
  • durée 3 heures
  • sans inscription

Projection du film « Une course de géant »

  • salle de cinéma de la basilique
  • 14h, 15h, 16h
  • film en français, sous-titres en allemand, espagnol, italien, portugais, polonais
  • projection du même film en anglais au Centre pastoral Jean-Paul II (demander à l ’accueil-information)
  • adulte 2€ - enfant 1€

Musée du Diorama

  • 11 scènes de la vie de Thérèse en cire
  • 14-18h
  • visites audio-guidée de 30 minutes
  • adulte 3€ - enfant 1€

Visite du Dôme

  • juillet-août, tous les jours, 14-18h00
  • durée : 30 minutes
  • adulte 1,50€ - enfant 0,5€
  • entrée : en haut des marches de la Basilique, 1re porte à droite
  • après 178 marches à 50 mètres de hauteur, on découvre 2 000 m2 de mosaïques et une vue de l’intérieur de la basilique
  • ensuite, montée de la couronne extérieure 2 fois 65 marches, vue imprenable sur la ville de Lisieux à 80 mètres de hauteur.

Du Temps pour Dieu

  • 14h45-15h15
  • programme :
    • mardi : adoration silencieuse (chapelle d’Adoration)
    • mercredi : adoration silencieuse (chapelle d’Adoration)
    • jeudi : prier le chapelet avec Thérèse (chapelle d’Adoration)
    • vendredi : prier le chapelet avec Thérèse (chapelle d’Adoration)
    • samedi : découvrir et prier Louis et Zélie Martin (crypte)
    • dimanche : vénération des reliques de sainte Thérèse (Basilique)

Prière des pèlerins

  • du mardi au samedi
  • 20h30
  • Chapelle du Carmel

Prière silencieuse avec les carmélites

  • tous les mardi et samedi jusqu’au 5 octobre
  • de 17h à 17h50
  • Chapelle du Carmel

Eté 2013 au Sanctuaire de Lisieux avec les Pères Carmes

CroixCarmelR100

Animation carmélitaine des lieux thérésiens du jeudi 4 au dimanche 7 juillet 2013

  • 14h45 : Prière à la crypte
  • 15h30 : Messe
  • 16h30-17h30 : Prière méditée (sauf samedi : 16h30 Vêpres)
  • 17h30 : Vêpres
  • Le soir à 20h30 :
    • Mercredi 3 : Prière des Pèlerins à la chapelle du Carmel
    • Jeudi 4 : Conférence sur Thérèse, à l’Abri du Pèlerin
    • Vendredi 5 : Prière des Pèlerins à la chapelle du Carmel
    • Samedi 6 : Veillée de prière à la crypte avec les Travailleuses missionnaires.
  • Le dimanche 7 juillet après-midi : de 14h30 à 16h30 présentation de Thérèse et de la Bonne Nouvelle sur le parvis de la basilique.

Session des Etudes Thérésiennes à l’Ermitage Sainte-Thérèse du 14 Juillet au 27 Juillet 2013

  • Ce 3e cours d’approfondissement sur Thérèse de Lisieux porte sur son dernier manuscrit écrit en juin 1897 : le manuscrit C, adressé à Mère Marie de Gonzague.
  • Ce cours est ouvert à toutes les personnes désireuses d’approfondir leur connaissance du jeune Docteur de l’Eglise, en priorité à des formateurs et formatrices dans la spiritualité thérésienne.
  • Renseignements et inscription auprès du directeur :
    • Fr. Philippe Hugelé - Institut d’Etudes Thérésiennes
      42 rue du Docteur Lesigne - 14100 Lisieux
      Tél. : 00 33 (0) 2 31 48 66 43
      etudes-theresiennes chez carmes-paris.org

exposition « entre les pages d’un missel »

à la Basilique Sainte-Thérèse de Lisieux Centre d’ Accueil Pastoral International Tous les jours du 19 février à fin août 2011

afficheExpositionImages Cette exposition inédite provient d’une collection particulière rassemblée sur plus de 20 ans pour sauver de l’oubli ces petits témoins de notre patrimoine religieux que sont les images pieuses. La collection complète comporte plus de vingt mille images. plus de mille sont présentées dans le cadre de cette exposition 01 image 3 685 3360 tissier canivet 1

« je dois aux belles images, une des plus douces joies et des plus fortes impressions qui m’aient excitée à la pratique de la vertu. J’oubliai les heures en les regardant ». (Manuscrit A, 31 v9). Couturier fournier image 1 1 image 4 recto

Exposition « Je voudrais parcourir la terre… »

Depuis quelques années déjà, Thérèse parcourt la terre et attire toujours autant de monde sur son passage. Plus d’une cinquantaine de pays ont déjà été visités.

Une exposition au Centre Pastoral Jean-Paul II (en face de la Basilique) en donne une rétrospective lumineuse et rythmée par des photos et quelques objets souvenirs, avec zoom sur son dernier voyage au Pérou.

  • Tous les jours
  • jusqu’au 7 octobre 2012

Exposition Voyage des Reliques

exposition « Vivre d’Amour, au cœur de la famille Martin »

exposition consacrée à la famille Martin à l’Église saint-Jacques, Lisieux

depuis quelques années, l’église Saint-Jacques, mise à la disposition du pèlerinage par la ville de Lisieux est un lieu d’expositions temporaires consacré à la famille Martin.

Cette année, nous vous proposons un cheminement à partir des textes de Thérèse et des lettres de famille.

En méditant ces textes, nous pouvons mieux découvrir ces liens d’amour qui pouvaient unir Thérèse, ses sœurs et leurs parents Louis et Zélie.

C’est pourquoi, nous avons choisi d’appeler cette exposition, du titre d’une poésie écrite par Thérèse : « VIVRE D’AMOUR ».

Au travers des reconstitutions mais aussi des objets authentiques, nous vous invitons à plonger au cœur de la famille Martin.

Ce sera pour vous l’occasion de participer aux veillées qui rythmaient les soirées de cette famille et de saisir l’importance des lectures pour Thérèse, spécialement un certain exemplaire du journal « La Croix » du 1er septembre 1887…

Vous allez également pouvoir pressentir l’importance de « l’art » chez les Martin, évoquer leur vie quotidienne dans Lisieux et participer aux vacances à la mer et à la campagne…


exposition sur les parents de sainte Thérèse par sanctuaire_lisieux

  • ouvert tous les jours de 14h00 à 18h00

Exposition Crèches du monde à la Basilique sainte-Thérèse

A l’honneur cette année : La Provence
du 3 décembre 2011 au 2 février 2012
au centre Jean-Paul II face à la Basilique sainte-Thérèse

Inauguration de l’exposition le 3 décembre 2011

  • Ouverte tous les jours de 9h30 à 17h00
  • Visite guidée tous les dimanches à 15h30
  • Entrée et parking gratuits
  • Fermeture le 25 décembre et le 1 janvier 2012
  • Renseignements : 02 31 48 55 08

Exposition de crèches - spécial Philippines

nouveau cette année, le Mont Ventoux dans le fond de la crèche Provençale -  voir en grand cette image
nouveau cette année, le Mont Ventoux dans le fond de la crèche Provençale

Depuis qu’elle a vu le jour en 2006, l’exposition de crèches du monde du Sanctuaire de Lisieux est devenue un rendez-vous que beaucoup ne sauraient manquer. Avec une cinquantaine de pays représentés c’est un véritable tour du monde qui est proposé ! Offertes au Sanctuaire, notamment au cours des voyages des Reliques de sainte Thérèse, ou généreusement prêtées par des collectionneurs, sans oublier la fabuleuse crèche Provençale, les quelques 200 crèches exposées invitent à la contemplation du mystère de Noël.

Un pays ou une région est plus particulièrement mis en avant chaque année. Il avait été décidé depuis longtemps que ce serait les Philippines en 2013, pays vers lequel l’actualité a tragiquement attiré notre attention ces derniers temps. Nous souhaitons profiter de cette exposition pour sensibiliser les pèlerins de sainte Thérèse et tous les visiteurs à l’urgence d’aide et de soutien, par les dons et la prière.

fleur en nacre -  voir en grand cette image
fleur en nacre

Pour l’occasion, le Centre d’Accueil Jean-Paul II se pare de magnifiques étoiles et autres objets en nacre, décoration par excellence du Noël philippin. Une cinquantaine de crèches philippines sont exposées, la plupart apportées spécialement du pays par le Professeur Ruben Defeo, professeur d’histoire de l’art à l’université de Diliman (Quezon City, Manille). Le Professeur nous présente ses crèches :

crèche des Philippines -  voir en grand cette image
crèche des Philippines

« Le temps de Noël est très long aux Philippines puisqu’il commence dès le mois de septembre. Quatre mois qui permettent la préparation et l’installation soignées de la crèche, joliment appelée belen par les philippins par déformation du mot espagnol pour Bethleem. Ce furent les franciscains espagnols qui apportèrent cette tradition aux Philippines au temps de la colonisation (deuxième moitié du 16e siècle). Les crèches sont installées dans les églises et les maisons mais on les trouve aussi dans les écoles, les bâtiments gouvernementaux, les centres commerciaux ainsi que les places publiques ou les parcs. « Faire la crèche » est, de fait, devenu le loisir favori de la période de Noël. »

crèche philippine en bambou -  voir en grand cette image
crèche philippine en bambou

L’exposition des crèches philippines est divisée en trois parties. La première montre une collection de crèches telles que les Philippins utilisent généralement chez eux, depuis la crèche en carton utilisée dans les écoles élémentaires aux modèles plus contemporains que l’on trouve aujourd’hui dans toutes les boutiques et qui sont exportés aux Etats-Unis ou en Europe. La deuxième partie met au premier plan les traditions locales, depuis l’art du papier mâché de Paete à la technique du travail du lahar (mélange solidifié de cendres volcaniques, eau et fragments de roche) de la province de Pampanga, le bois sculpté des Ifugaos ou encore le travail du bambou des vallées. La troisième partie de l’exposition présente des œuvres d’artistes Philippins, en bois, terre cuite et même matériaux recyclés.

  • du 7 décembre 2013 au 2 février 2014
  • Centre d’accueil face à la Basilique
  • 9h30-17h
  • visite guidée à 15h30 tous les dimanches
  • entrée libre

affiche Crèches du Monde 2013

Exposition de crèches du monde

Du 5 décembre 2009 au 2 février 2010
de 9h30 à 17h tous les jours sauf 25 décembre et 1er janvier
A la Basilique - Centre d’Accueil Pastoral

Exposition de 200 crèches des 5 continents

Invité d’honneur : le Portugal

Portugal Polynésie Amérique du nord Mexique Slovaquie Inde Burkina Faso crèche provençale

Renseignements : 02 31 48 55 08
entrée et parking gratuits
Affiche de l’exposition (fichier PDF à télécharger)

Exposition de crèches du monde 2010

Du 4 décembre 2010 au 2 février 2011 de 9h30 à 17h tous les jours sauf 25 décembre et 1er janvier A la Basilique - Centre d’Accueil Pastoral Visite guidée tous les dimanches à 15h30

Invité d’honneur : la Pologne

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Deux belles expositions photographiques complètent celle des crèches : l’une réalisée par Maria Skrzeczkowska à partir de son livre Crèches du monde, un monde de crèches écrit avec Patrick Botella (Arsis, novembre 2009. L’autre nous faisant découvrir le monde polonais grâce à deux photographes professionnels Maks Skrzeczkowski professeur de photographie et de Tomasz Mlynarczyk, membre de l’association Polonaise des photographes de nature. Il travaille également pour le magazine National geografic en Pologne. Tous deux sont lauréats de nombreuses compétitions et auteurs d’expositions collectives et individuelles

Renseignements : 02 31 48 55 08
entrée et parking gratuits
Affiche de l’exposition (fichier PDF à télécharger)

Exposition de crèches du monde : 7e édition !

BretagneR250Voici déjà le 7e hiver que la Crèche est spécialement mise en valeur au Centre d’Accueil de la Basilique.

Grâce à la générosité de collectionneurs privés qui nous font l’amitié de prêter quelques unes de leurs crèches et à partir du fonds toujours grossissant de crèches offertes « à sainte Thérèse », notamment lors du voyage des ses Reliques à travers le monde, environ 250 crèches venant de plus de 70 pays du monde nous invitent à considérer d’un œil neuf le sens de l’Incarnation.

Crèche de Slovaquie

Et c’est bien parce qu’une crèche ne représente pas, comme d’aucuns pourraient le penser, un événement vieux d’environ 2000 ans qu’il y a un intérêt à venir les regarder : là on comprend que Jésus se fait homme pour chaque homme, quel qu’il soit et où qu’il soit. Les yeux bridés en Asie ou coiffée d’une plume dans le grand nord canadien, la Sainte Vierge a les traits des femmes de ces pays. Accompagnés de buffles, de gnous en Afrique et de lamas au Pérou , les Bergers sont les frères des paysans de là-bas. Ainsi, c’est partout et pour tous que se vit le fabuleux mystère de Bethléem.

Crèche du Rwanda

  • Burkina FasoA l’honneur cette année : les Pays d’Afrique (70 crèches de 20 pays d’Afrique)
  • Du samedi 8 décembre 2012 au dimanche 3 février 2013 au centre Jean-Paul II face à la Basilique Sainte-Thérèse
  • Ouverte tous les jours (sauf 25 décembre et 1er janvier) de 9h30 à 17h
  • Visite guidée tous les dimanches à 15h30, et sur demande pour groupes
  • Entrée et parking gratuits

Exposition Crèches Du Monde

Renseignements : 02 31 48 55 08

Exposition Famille Martin à l’église Saint-Jacques

Présentation de la vie quotidienne de la famille Martin avec reconstitutions.

affiche de l'exposition Saint-Jacques 2012
affiche de l’exposition Saint-Jacques 2012

Scène de l'exposition « Vivre d'amour »

Exposition : La broderie d’art religieux

La broderie connaît un renouveau mondial depuis quelques décennies ! Brodeuse au travail

Le fait de broder pour « raconter » en faisant courir l’aiguille, est parfois l’occasion d’entrer dans la réflexion, la méditation… et les aiguilles ont pris ainsi le chemin de la prière !

L’art religieux a longtemps été le privilège de moines et moniales prestigieux, mais le 3è millénaire l’offre à tous ceux que l’on dit « amateurs », c’est à dire ceux qui aiment ! « L’art religieux » ? un lieu pour annoncer et partager la Bonne Nouvelle de l’Evangile.

Bas-relief avec Christ

Quelques dessinatrices ont ainsi proposé aux brodeurs et brodeuses de s’inspirer de l’art religieux traditionnel en Occident. Enluminures, vitraux, mosaïques, qui à la façon du Moyen Age, peuvent décorer les intérieurs, comme les Églises. Une diversité d’inspirations traditionnelles a permis des créations variées dans les dessins comme en broderie. Ils sont présentés aussi en kit à tous les amateurs.

Voilà tout le sujet de cette exposition.

Bannière ThérèseUn dessin représentant de façon un peu nouvelle sainte Thérèse est proposé à l’intention des amateurs.

Un kit de petite taille est à vendre sur demande à l’association, pour être brodé au « Point de Bayeux », le point traditionnel de la Tapisserie médiévale avec une liberté possible d’interprétation comme le souhaitent les brodeuses actuelles.

Cette exposition réalisée par l’association « les Artisans de Paix » de Mme Marie-Catherine Nobécourt de Caen, sera inaugurée le samedi 23 février à 15h. Elle sera visible :

  • jusqu’au dimanche 21 Avril 2013
  • tous les jours
  • de 9h30 à 17h15
  • Centre Jean-Paul II, face à la Basilique

Animations brodeuses :

  • tous les jeudis et dimanches
  • de 14h à 17h30
  • sur rendez vous pour les groupes

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Site internet de l’association « les Artisans de Paix » en préparation.

Fête de l’Assomption

Lisieux, procession pour l'Assomption

Lundi 13 août

  • EvaHernandez17h à la Crypte : Théâtre « Histoire d’une âme »
    • pièce de Michel Pascal avec Eva Hernandez
    • Succès tournée mondiale
    • 480 représentations - 90 000 spectateurs
    • entrée : libre participation

mardi 14 août

  • 20h30 à la Crypte : Spectacle « L’amour universel » : sainte Thérèse, l’abbé Pierre, soeur Emmanuelle, mère Teresa, Jean-Paul II, Benoît XVI, saint Augustin et la Vierge Marie.
    • PhMichelPascalAoût2012R150Spectacle année de la foi par Michel Pascal et Eva Hernandez
    • Michel Pascal : voix mezzo soprano, piano, a chanté pendant 20 ans dans les églises, à New-York, avec les musiciens de Pat Metheny, Carlos Santana, etc…
    • Eva Hernandez : voix, guitare, 10 ans de conservatoire violon, diplômée du Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique

mercredi 15 août

  • 10h30 messe à la Basilique
  • 15h30 procession de la statue de la Vierge du Sourire de la maison des Buissonnets à la Basilique et prière des vêpres PhNatTriadR150

Jeudi 16 août

  • 17h à la Crypte : Concert Natacha Triadou. Les plus beaux solos pour violon de Bach, Ernst, Paganini…. Assomption 2012

Fête de l’Assomption à Lisieux 2009

Fête de l’Assomption à Lisieux 2009, présidée par le Cardinal Paul POUPARD

Fête de l’Assomption 2013

Le 21 juin, nous sommes entrés en été. Au cœur de cet été, les chrétiens célèbrent le 15 août la Fête de l’Assomption de MARIE, fête qui a son origine vers le VIe siècle.

C’est en 1950 que Pie XII, après avoir consulté les évêques et le peuple chrétien du monde entier, en fait une Vérité de Foi pour toute l’Eglise.

Cette fête a pour but de célébrer la Mère de Jésus dans une position comparable à celle de son Fils.

C’est l’affection que Jésus porte à sa Mère qui exige que Marie rejoigne au Ciel son divin Fils.

« Il fallait que la Mère de la Vie partageât l’habitation de la Vie » affirme St Germain.

Préparons-nous à cette grande fête, car, en Marie, nous célébrons la dignité de notre corps humain appelé par le Seigneur à devenir un instrument de sainteté et à participer à sa gloire.

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Programme

Cette année, la fête de l’Assomption de la Vierge Marie sera présidée par Mgr Guyard, évêque émérite du Havre et chapelain au Pèlerinage

  • Mercredi 14 Août
    • 20h30 veillée mariale à la Crypte animée par les Travailleuses missionnaires
  • Jeudi 15 Août
    • 10h30 messe à la Basilique
    • 15h30 procession de la statue de la Vierge du Sourire de la maison des Buissonnets à la Basilique et vêpres
    • 20h30 concert par l’ensemble vocal « Gaudeamus » d’Angleterre
      • à la crypte de la Basilique
      • 80 choristes
      • direction M. Graham WILI
      • entrée libre
      • programme de musique sacrée
        Let thy hand be strengthen – Handel
        Missa Brevis in D – Mozart
        Hear me prayer O Lord – Purcell
        O god thou art my God – Purcell _Call to remembrance, O Lord – Farrant
        Locus Iste – Bruckner
        O vos omnes – Casals
        Ave Maria – Rachmaninov
        Cantique de Jean Racine – Faure
      • pièces d’orgue
        Suite du deuxième ton (Jean Adam Guilain)
        Tierce en taille and Basse de trompette
        Toccata (Dubois)

Fête de l’Assomption de la Vierge Marie

Sous la présidence du Cardinal Paul POUPARD

3Vendredi 14 août3

    • 20h30 : veillée mariale à la Crypte

3Samedi 15 août3

    • 10h30 : messe à la Basilique
    • 15h30 : procession de la Vierge du Sourire des Buissonnets à la Basilique suivie des vêpres
    • 17h 00 à la Crypte Concert Florilège d’Avé Maria « Les Visages de Marie » par Nathalie NICAUD, soprano colorature ( chant ) et Edouard LEYSEN ( orgue)

vidéo de la procession de la Vierge Marie

  • renseignement : 02 31 48 55 08

Fête des Bienheureux Louis et Zélie Martin

12 Juillet 2009
Première fête liturgique de Louis et Zélie Martin
« Fais des heureux »
sous la présidence du Cardinal Tettamanzi
Archevêque de Milan (Italie)

Samedi 11 juillet :

09h00 : Messe à la chapelle du Carmel.
11h00 : Pose d’une plaque, rue Labbey
(maison où Louis Martin a vécu les dernières années de sa vie).
13h30 / 18h00 : visites animées dans les lieux thérésiens :

  • Buissonnets - avec animation spéciale pour les enfants
  • Cathédrale Saint Pierre
  • Eglise Saint Jacques : exposition sur la famille Martin
  • Parvis de la Basilique : animations et stands
  • Diorama, dôme de la Basilique, film « une course de géant » -tarif réduit-

15h00 : Conférence « le bonheur dans la famille Martin » à la Crypte de la Basilique.
16h15 : Premières Vêpres de la fête des bienheureux Louis et Zélie Martin à la Crypte.
20h30 : Veillée de prières à la Crypte.
21h30 / minuit 30 : temps de prières autour du reliquaire de Louis et Zélie Martin.

Dimanche 12 juillet :

09h30 : Accueil
10h30 : Messe Pontificale à la Basilique présidée par le Cardinal Tettamanzi.
prise en charge des enfants pendant la liturgie de la Parole.
12h00 : Espace pique-nique animé sur le site de la Basilique.
13h30 / 18h00 : Visites animées et costumées dans les lieux thérésiens :

  • 13h45 : Chapelle du Carmel - Temps de prières animé par les carmélites et les pères Carmes
  • Buissonnets - avec animation spéciale pour les enfants
  • Cathédrale Saint Pierre
  • Eglise Saint Jacques : exposition sur la famille Martin
  • Parvis de la Basilique : animations et stands
  • Diorama, dôme de la Basilique, film « une course de géant » -tarif réduit-

15h00 : Animation / spectacle dans la Basilique « une histoire d’Amour ».
17h00 : Vêpres à la Basilique.

(Vous pouvez télécharger l’affiche ici)

Informations :
Sanctuaire Sainte-Thérèse
Tél. : 02.31.48.55.08 – info chez therese-de-lisieux.com

Fête des Bienheureux Louis et Zélie Martin

« Je crois que les bienheureux ont une grande compassion de nos misères,(…) et leur tendresse fraternelle devient plus grande encore qu’elle ne l’était sur la terre, c’est pour cela qu’ils ne cessent de nous protéger et de prier pour nous. » - Thérèse, Lettre 10.08.1897

Actualité des parents Martin : reconnaissance en cours de leur sainteté

Les Bienheureux Louis et Zélie Martin prennent de plus en plus de place dans le cœur des pèlerins qui viennent les vénérer. L’actualité éminente de leur Cause repose d’une part, sur l’annonce par l’Eglise que la sainteté est pour tous et d’autre part, sur leur exemplarité qui permettra aux familles de se confier au premier couple de Saints canonisés ensemble.

Le 21 mai, l’archevêque de Valence (Espagne), Mgr Carlos Osoro Sierra a examiné le dossier recueilli sur la « guérison présumée » de la petite Carmen et a procédé à la clôture officielle du Procès. Les documents ont été mis sous scellés puis envoyés à Rome dès le lendemain.

A Rome 2 étapes vont se vivre. Le dossier sera d’abord examiné par 7 médecins, ensuite par 7 théologiens, puis par les Cardinaux, et enfin par le Saint Père si tous donnent leur aval.

Si vous souhaitez soutenir cette cause…

Venez à Lisieux, fêter les Bienheureux Louis et Zélie Martin

  • Vendredi 12 juillet à Lisieux
    • 15h30 messe de la fête des Bienheureux à la crypte
  • Samedi 13 juillet à Alençon
    Journée présidée par le Cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon
    • Marche, conférence "Famille et évangélisation, quoi de neuf ?", visites, animations pour les enfants, messe solennelle
    • Pour plus d’information, tél. : 02 33 26 09 87
      E-mail : pelerinagesfamillemartin chez diocesedeseez.org
  • Samedi 13 juillet à Lisieux
    • 14h45 à 15h15 découvrir et prier Louis et Zélie Martin auprès de leur reliquaire
    • 15h30 messe à la crypte de la basilique
  • Dimanche 14 juillet à Lisieux
    • 10h30 messe pontificale à la Basilique présidée par le Cardinal Philippe Barbarin en présence de Mgr Boulanger et de Mgr Habert
      Pour les enfants animation pendant la messe jusqu’à l’offertoire
    • A partir de 14h activités pour les enfants aux Buissonnets
    • 15h conférence du Cardinal Philippe Barbarin à la crypte de la basilique
    • 16h vêpres à la Basilique en l’honneur des Bienheureux Louis et Zélie Martin
    • Pour re-découvrir nos publications un stand revues sera ouvert en bas des marches de la basilique toute la journée. AffFeteFam2013R600
  • Pour tous renseignements pratiques, contactez le service Accueil du Sanctuaire Sainte-Thérèse :
    • tél. : 02 31 48 55 08
    • info chez therese-de-lisieux.com

Fête des bienheureux Louis et Zélie MARTIN 2010

Sous la présidence du cardinal Ennio ANTONELLI Président du conseil pontifical de la famille

Samedi 10 juillet : à Alençon

  • 15h30 : Conférence par le Cardinal ANTONELLI « Familles et Évangélisation » salle Baudelaire.
  • 18h00 : Messe à la Basilique Notre-Dame présidée par le Cardinal Antonelli

Dimanche 11 juillet : à Lisieux

  • 09h30 : Accueil
  • 10h30 : Messe Pontificale à la Basilique présidée par le Cardinal ANTONELLI.
    • prise en charge des enfants pendant la liturgie de la Parole.
  • 13h30 / 18h00 : Visites animées et costumées dans les lieux thérésiens :
    • Buissonnets - avec animation spéciale pour les enfants
    • Église Saint-Jacques : exposition sur la famille Martin
    • Parvis de la Basilique : animations et stands
    • Diorama, dôme de la Basilique, film « une course de géant » -tarif réduit-
  • 16h00 : Conférence par le cardinal ANTONELLI « Familles et Évangélisation » à la Basilique supérieure
  • 17h00 : Vêpres à la Basilique.

Lundi 12 juillet : Fête Liturgique des Bienheureux

  • 9h00 : Messe au Carmel présidée par le cardinal ANTONELLI
  • 11h00 : Messe à la Crypte de la Basilique

(Vous pouvez télécharger l’affiche et programme ici)

Informations :

  • 02 31 48 55 08
  • info chez therese-de-lisieux.com

Fête des bienheureux Louis et Zélie MARTIN 2011

Sous la présidence de Monseigneur Luigi ventura, Nonce apostolique en France

Samedi 09 juillet :

  • 15h00 : Concert à la Crypte Natacha Triadou (violon) - Edouard Leysen (orgue)
  • 20h30 : Veillée de prière à la Crypte

Dimanche 10 juillet :

  • 09h30 : Accueil
  • 10h30 :Messe à la Basilique présidée par le Monseigneur Luigi ventura, Nonce apostiolique, en présence de Monseigneur Jean-Claude boulanger et de Monseigneur Jacques Habert
  • prise en charge des enfants pendant la liturgie de la Parole.
  • l’après-midi : Grande fête des familles
  • dans les différents lieux thérésiens ( Parvis de la Basilique, Buissonnets, Église Saint-Jacques, Cathédrale et carmel)
  • Concert de carillon par M. Jan Varheyen
  • 15h00 : jeu scénique dans la basilique ( à partir des lettres de madame Martin)
  • 16h30 : Célébration des Vêpres à la Crypte

(Vous pouvez télécharger l’affiche et programme ici)

Informations :

  • 02 31 48 55 08
  • info chez therese-de-lisieux.com

Fête des Familles

  • Jeudi 12 juillet - fête des Bienheureux Louis et Zélie Martin
    • 15h30 messe à la Crypte
  • Samedi 14 juillet
    • A Alençon
      • Messe et animations Fête des Bienheureux Martin Alençon 2012012R600
    • A Lisieux
      • 20h30 Prière à la Crypte de la Basilique - vénération des reliques
  • Dimanche 15 juillet
    • A Lisieux
      • 10h30 Messe pontificale présidée par Mgr Gérard Defois, archevêque émérite de Lille, en présence de Mgr Boulanger et de Mgr Habert ; Animation jusqu’à l’offertoire pour les enfants
      • A partir de 14h Visite des Buissonnets avec activités pour les enfants
      • 16h Vêpres à la Basilique en l’honneur des Bienheureux Louis et Zélie Martin
Fêtes des Familles Lisieux 2012
Fêtes des Familles Lisieux 2012
    • A Alençon
      • 08h45 Envoi de la marche par Mgr Jacques Habert, place Foch
      • 09h00 marche des époux et des épouses
        (2h30 de marche accompagnée par un prêtre, déplacement en car vers le point de départ)
        pour les époux : départ au pied de la Butte Chaumont
        pour les épouses : à la maison de Rose Taillé (nourrice de Thérèse)
      • 12h30 Rencontre des 2 marches au Pont de la Sarthe
      • 13h00 Pique-nique salle de la Providence (près de la Basilique)
      • 14h00 Visite possible sur les pas de Louis et Zélie (maison Famille Martin, « Pavillon », Basilique, itinéraire en ville)
      • 16h00 Conférence « Si Louis et Zélie avaient lu Vatican II »
        par Mgr Jacques Habert, salle Baudelaire, 20 rue Porchaine à Alençon
        (derrière la Halle aux Toiles)
      • 18h00 Messe solennelle à la Basilique Notre-Dame d’Alençon présidée par Mgr Jacques Habert, évêque de Séez

Fêtes thérésiennes 2012

sous la présidence de Mgr Fabien Raharilamboniaina, ocd,
évêque de Morondava (Madagascar)

Fêtes thérésiennes : messe

Samedi 29 septembre

  • 16h30 concert harpes et orgue à la crypte
  • 20h30 procession des Reliques du Carmel à la Basilique et veillée

Dimanche 30 septembre

  • 10h30 messe à la Basilique présidée par Mgr Fabien Raharilamboniaina, ocd, évêque de Morondava
  • 15h30 procession des Reliques de la Basilique à la Cathédrale et vêpres

Lundi 1er octobre - fête de sainte Thérèse

  • 10h30 messe à la Basilique
  • 15h00 vénération des Reliques à la Basilique et vêpres

Du mardi 2 au jeudi 4 octobre : trois jours pour préparer l’année de la Foi

Chaque jour, le matin une conférence théologique et catéchétique sur les fondements de la vie de foi, l’après-midi une autre sur le chemin de la foi parcouru par Thérèse

Mardi 2 octobre - la foi transmise par l’Eglise

  • 10h00 Laudes à la Basilique
  • 10h30 Conférence La foi transmise par l’Eglise au Centre Jean-Paul II
  • 11h45 Temps de vénération des reliques de sainte Thérèse dans la Basilique
  • 14h00 Visite des Buissonnets et de la Cathédrale
  • 15h30 Messe des pèlerins à la crypte de la Basilique
  • 16h45 Conférence La foi si vive de Thérèse enfant, salle Bellière de l’Ermitage
  • 18h00 Vêpres au Carmel

Mercredi 3 octobre - la foi vécue au quotidien comme vocation en Eglise

  • 10h00 Laudes à la Basilique
  • 10h30 Conférence La foi vécue au quotidien au Centre Jean-PaulII
  • 11h45 Temps de vénération des reliques de sainte Thérèse dans la Basilique
  • 14h00 Visite du parcours thérésien au Carmel
  • 15h30 Messe des pèlerins à la crypte de la Basilique
  • 16h45 Conférence La foi éprouvée de la carmélite, salle Bellière de l’Ermitage
  • 18h00 Vêpres au Carmel
  • 20h30 Soirée littéraire Les questions de la foi qui fâchent par le P. Descouvemont

Jeudi 4 octobre - la foi comme engagement et mission

  • 10h00 Laudes à la Basilique
  • 10h30 Conférence La foi comme engagement et mission au Centre Jean-PaulII
  • 11h45 Temps de vénération des reliques de sainte Thérèse dans la Basilique
  • 14h00 Visite de la Basilique
  • 15h30 Messe des pèlerins à la crypte de la Basilique
  • 16h45 Conférence Une ’petite voie toute nouvelle’ dans la foi, salle Bellière de l’Ermitage
  • 18h00 Vêpres au Carmel

Vendredi 5 octobre

  • 11h45 Temps de vénération des reliques de sainte Thérèse dans la Basilique
  • 15h30 Messe des pèlerins à la crypte de la Basilique

Samedi 6 octobre

  • Journée des personnes malades ou handicapées
    • 11h00 Célébration pour les malades
    • 15h30 Messe à la Basilique
  • Pèlerinage de la Famille du Carmel et de la pastorale des jeunes du diocèse de Bayeux/Lisieux
    • 14h30 Conférence « Par-dessus tout l’Evangile » au Carmel par le Fr Hugelé ocd et Mme de Lauzon, ocds
    • 17h30 Prière silencieuse au Carmel
    • 18h30 Vêpres au Carmel
    • 20h30 Veillée de prière au Carmel animée par les jeunes, suivie de l’Adoration Eucharistique jusqu’à minuit avec proposition du Sacrement de la Réconciliation

Dimanche 7 octobre - Clôture des Fêtes avec la Famille du Carmel et la pastorale des jeunes du diocèse de Bayeux

  • 07h00 Prière silencieuse au Carmel
  • 08h00 Laudes au Carmel
  • 10h30 Messe à la Basilique présidée par Mgr Boulanger, évêque de Bayeux/Lisieux
  • 15h00 Procession des reliques de sainte Thérèse de la Basilique au Carmel
  • 15h30 Vêpres conclusives au Carmel présidées par Mgr Boulanger (pas de vêpres à 18h)

Fêtes Thérésiennes 2012

Renseignements : Service accueil du Sanctuaire 02 31 48 55 08

Fêtes Thérésiennes 2012 - homélie du 6 octobre

samedi 6 octobre 2012 - journée des malades - Homélie de Monseigneur Jean-Claude Boulanger

HEUREUX DU BONHEUR DE DIEU

Frères et Sœurs, Alors qu’elle est carmélite, Thérèse revoit sa vie et elle écrit :

  • « Oh ! Que j’aime la souvenance
  • Des jours bénis de mon enfance.
  • Pour garder la fleur de mon innocence
  • Le Seigneur m’entoura toujours d’Amour »

mgr Boulanger Un jour, elle ajoutera : « Comme elles ont passé rapidement les années ensoleillées de ma petite enfance, mais quelle douce empreinte, elles ont laissé dans mon âme ». Et pourtant elle aurait pu évoquer le tragique de la vie humaine, comme l’a fait Marcel Pagnol dans le « Château de ma mère » quand il évoque le paradis de son enfance puis les deuils successifs de la vie. Alors, l’auteur écrit : « Telle est la vie des hommes, très vite effacée par d’inoubliables chagrins. Il n’est pas nécessaire de le dire aux enfants ». Bien au contraire, Thérèse aurait envie d’en parler aux enfants. Elle leur dirait que la vie est plus dure que celle qu’elle rêvait à 4 ans avant la mort de sa maman, mais qu’elle est cent fois plus belle que celle qu’elle imaginait dans ses rêves d’enfant. Thérèse n’a pas éludé les drames de l’histoire humaine, mais dans sa foi, elle leur a donné un sens. Les épreuves physiques, psychiques et morales n’ont pas épargné cette jeune fille morte à 24 ans. Elle a vécu la vie comme un oiseau qui chante mais dans un buisson d’épines. Les souffrances de la vie n’ont pas épargné la famille de Thérèse, mais elle a entendu sa maman lui dire : « Le mieux est de remettre toutes choses entre les mains du bon Dieu et d’attendre les événements et l’abandon à sa volonté ». Frères et Sœurs, croyez-vous, que du tragique de la vie, l’amour soit le plus fort ? Vous pouvez en douter à vue humaine. Le plus beau symbole n’est-il pas dans ce lit à la maison natale à Alençon : C’est là que la maman est morte et c’est là que Thérèse est née. Mystère de la mort et mystère de la vie. La vie de Dieu est bien plus forte que les forces de mort à condition, dirait Thérèse, de vivre d’aimer et de mourir d’aimer. Thérèse et sa famille ont brûlé d’amour au cœur du quotidien de la vie, faite de joies et de souffrances. Ils ont été heureux du bonheur de Dieu sur cette terre.

Qu’est-ce que vivre sans la joie de vivre ? Au fond, la question que pose Thérèse à chacun d’entre nous est bien celle-ci : « Qu’est-ce que vivre sans la joie de vivre ? » Nos contemporains cherchent à être heureux. Autrefois, on disait que le bonheur était dans le pré. Aujourd’hui, on leur fait croire qu’il est devant les gondoles des supermarchés qui les font rêver ou simplement à travers les amis de Facebook ou les textos de nos smartphones. Thérèse nous invite à être heureux mais du bonheur de Dieu. Depuis toujours l’être humain a faim de plus de bonheur que celui que la terre lui fait espérer. Son cœur a soif de plus d’amour que le monde ne peut lui en donner. A quoi bon avoir davantage de moyens de vivre si l’on perd ses raisons de vivre ? Notre époque cherche des raisons de vivre.

journée des malades

Frères et sœurs malades

La maladie et la souffrance, Thérèse sait ce que cela signifie. Elle en a fait un chemin de vie et d’amour pour l’humanité. Elle n’a jamais dit que Dieu le voulait mais qu’il le permettait. Son dernier emploi au Carmel fut celui de malade. Est-ce un emploi pour une jeune fille de 20 ans ? Tout aurait pu la révolter contre Dieu et contre la vie. Nous le savons : la maladie et la souffrance sont souvent des chemins de désespérance et de mort. Thérèse en a fait un chemin de vie et même d’évangélisation. En contemplant Jésus sur la croix, elle a tout compris de l’amour de Dieu. Dans l’acte d’offrande de sa vie, elle était comme le grain de blé qui s’offre et qui un jour donne un bel épi. Elle est la plus grande missionnaire et pourtant elle est restée au fond d’un carmel. Avouez que c’est chose bien étrange ! Son cœur battait aux dimensions du monde. On peut être allongé sur un lit de malade et vivre aux dimensions de l’univers. Combien de personnes malades pensent davantage à leur famille et aux autres qu’à eux-mêmes. Seuls ceux qui offrent leur vie par amour sauvent le monde. On peut le sauver en s’offrant à Dieu dans la multiplicité des tâches quotidiennes comme on peut le sauver dans une chambre de malade. Mettre de l’amour là où il n’y a pas d’amour.

Thérèse nous invite à vérifier nos raisons de vivre : Est-ce que ma vie n’est que paille futile ou grain de blé qui jeté en terre fécondera l’histoire de l’humanité ? Seuls ceux qui donnent leur vie par amour fécondent l’histoire humaine comme la petite Thérèse : « Vivre d’aimer » dira-t-elle. « Aimer c’est tout donner et se donner soi-même ». C’est en contemplant ce petit enfant de la crèche et la sainte Face de Jésus sur la croix qu’elle comprendra l’amour infini de Dieu. Dieu s’est fait si petit par amour pour que les plus humiliés de la terre n’aient pas peur de le prendre dans leurs bras … Il s’est fait si faible et si fragile afin de toucher le cœur des puissants de ce monde. Seule la puissance de l’amour est capable de bouleverser l’amour de la puissance. L’être humain nait les poings fermés et c’est durant toute la vie qu’il apprendra à les ouvrir. « Tout faire par amour, dira Thérèse, et même ramasser une aiguille par amour peut sauver le monde

Thérèse a compris :. « Je ne suis qu’une enfant impuissante et faible, cependant c’est ma faiblesse même qui me donne l’audace de m’offrir à Ton Amour, ô Jésus….. Si quelqu’un est tout petit qu’il vienne à moi, as-tu dit. Etre petit, c’est encore ne pas se décourager de ses fautes car les enfants tombent souvent mais ils sont trop petits pour se faire beaucoup de mal. Car la sainteté n’est pas dans telle ou telle pratique. Elle consiste en une disposition du cœur qui nous rend humbles et petits entre les bras de Dieu. Conscients de notre faiblesse et confiants jusqu’à l’audace en sa bonté de Père » Elle redira la même chose par rapport à sa petite voie : « Il n’y a que des choses ordinaires. Il faut que tout ce que ce je fais, les petites âmes puissent le faire ». ». Que restera-t-il de notre vie ? Dieu n’est qu’Amour. Ne passera dans le monde de Dieu que l’amour que nous avons mis sur cette terre. En contemplant Thérèse, je n’ai retenu qu’une seule chose de la vie : J’ai appris à aimer et je n’ai pas fini d’apprendre jusqu’au dernier souffle de ma vie.

Jean-Claude BOULANGER - Evêque de Bayeux et Lisieux

Fêtes Thérésiennes 2012 - Homélie du 7 octobre

Clôture des fêtes Thérésiennes 2012 - Homélie de Monseigneur Jean-Claude BOULANGER

« Si vous ne changez pas pour devenir comme les petits enfants, Vous n’entrerez point dans le Royaume des Cieux », dit Jésus. Mth 18, 2

mgr BoulangerFrères et Sœurs,

En ce Dimanche où s’ouvre à Rome le Synode pour la Nouvelle Evangélisation nous sommes invités à découvrir Thérèse comme patronne des Missions. Est-ce que Thérèse a encore quelque chose à nous dire alors que nous sommes entrés dans le 3° millénaire ? Nous allons retenir deux mots : la Foi et l’Évangélisation. Au moment où le Saint-Père nous invite à ouvrir l’année de la foi, commence en même temps le synode sur la nouvelle évangélisation. Ce sont les deux grands défis auxquels est affronté le christianisme. C’est la première fois, dans son histoire, qu’il rencontre une société de consommation et une culture technologique et sécularisée.

« Celui qui se fera petit comme un enfant sera le plus grand dans le Royaume des Cieux », dit Jésus.

Pour Jésus, le modèle de la foi, c’est l’enfant. Il est un exemple non pas à cause de sa naïveté, mais à cause de sa confiance. Thérèse écrit dans le Manuscrit B : « Je suis une enfant, les enfants ne réfléchissent pas à la portée de leurs paroles. Cependant, leurs parents… n’hésitent pas à contenter les désirs des petits êtres qu’ils chérissent autant qu’eux-mêmes ; pour leur faire plaisir, ils font des folies, ils vont jusqu’à la faiblesse… Eh bien moi ! Moi, je suis l’Enfant de l’Église et l’Église est Reine, puisqu’elle est ton Épouse, ô Divin Roi des Rois. Ce ne sont pas les richesses et la Gloire que réclame le cœur du petit enfant… Ce qu’il demande, c’est l’Amour… Il ne sait plus qu’une seule chose, t’aimer, ô Jésus. » La foi chrétienne, c’est une histoire d’amour… c’est une affaire de confiance. Dans le mot confiance, il y a le mot « foi » en latin. Le petit enfant ne demande qu’une seule chose : Aimer et être aimé. Spontanément, il met sa confiance en celui ou en celle dont il se sent aimé. C’est ainsi que Thérèse a pu s’appeler Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face. C’est parce qu’elle a fait l’expérience de l’amour de Jésus pour elle qu’elle a mis toute sa confiance en Lui. Trop souvent, nous en restons à penser que la foi consiste à croire en des vérités. Ceci n’est pas faux, mais à quoi bon ces vérités si nous n’aimons pas d’abord Celui qui est la Vérité. Nous sommes chrétiens à cause de Jésus et de l’Évangile. Nous ne pouvons pas être chrétiens uniquement à cause de l’Évangile. Sinon, Jésus n’avait qu’à nous donner le livre comme Mahomet a laissé le Coran. Combien de chrétiens en sont restés là ? Ils ont fait de l’Évangile un code moral et idéologique. Mais ont-ils fait l’expérience d’être aimés par Jésus ? Ont-ils fait la rencontre du Christ dans leur vie ? La foi est d’abord le fruit d’une rencontre, comme un coup de foudre. C’est une expérience spirituelle, c’est-à-dire une expérience de l’Esprit-Saint, de l’Esprit d’Amour de Jésus ressuscité. Alors, Thérèse a raison de dire que ce que réclame le cœur d’un petit enfant, c’est l’Amour et non pas les richesses et la gloire.

procession

L’Évangélisation : un rayonnement d’Amour.

Si Thérèse est la plus grande missionnaire, c’est parce qu’elle a compris que l’évangélisation est un rayonnement d’Amour. Parce qu’elle a beaucoup aimé Jésus et tous ses frères en humanité, elle est le modèle de l’évangélisation. C’est la première fois, dans son histoire, que le christianisme rencontre une société de consommation totalement sécularisée. Un adage dit : « Quant l’argent parle, la foi se tait. Quand la foi disparaît, la crédulité renaît. » Dans notre société de consommation, le primat n’est pas la relation aux autres, mais la valeur marchande. Ce qui compte, c’est ce qui se compte. Au fond, ce qui est valorisé, c’est l’efficacité au détriment de la fécondité. Pour prendre une comparaison, on pourrait dire que cette société valorise uniquement les fleurs de nos pommiers de Normandie. Mais à quoi bon les fleurs de printemps, s’il n’y a pas les fruits d’automne ? Dans l’Évangile, Jésus dit qu’on juge l’arbre à ses fruits. L’évangélisation, c’est une affaire de fruits et pas seulement de fleurs. Ne confondons jamais efficacité apostolique et fécondité apostolique. Ce n’est pas parce que nous allons tirer sur les rosiers qu’ils pousseront plus vite et donneront de plus belles roses. Le temps de Dieu n’est pas celui des êtres humains. Évangéliser, c’est accepter d’entrer dans le temps de Dieu. La conversion, c’est-à-dire le Salut de Dieu, est le fruit de l’évangélisation. Mais la conversion, c’est l’affaire de Dieu. Il n’y a pas de conversion sans l’acte d’offrande d’une vie. Nous n’aurions pas la conversion de saint Paul sans l’acte d’offrande d’Étienne, comme au pied de la croix nous n’aurions pas la conversion du centurion sans l’acte d’offrande de Jésus. Le monde ne se convertira pas sans l’acte d’offrande de notre vie. C’est encore à ce titre que Thérèse, à travers son acte d’offrande, est devenue la grande missionnaire que nous connaissons. On ne croit qu’à des témoins qui donnent leur vie. Dieu est enfanté à Nazareth dans l’acte d’offrande de Marie. Et pourtant, c’est à Bethléem qu’il va naître et se révéler au monde, à travers les bergers et les mages. Il nous faut enfanter Dieu pour ce nouveau monde qui est le nôtre. Il se révèlera là où Il le voudra… par les moyens qui seront les siens et les mieux adaptés à la diversité de nos contemporains. « Heureux ceux qui croient », dit Jésus. Devenons ces hommes et ces femmes de foi qui sont heureux de croire au milieu de nos contemporains. Thérèse est bien le modèle de la foi et de l’évangélisation et nous lui demandons qu’elle nous conduise sur les chemins inconnus de ne nouveau millénaire.

Jean-Claude Boulanger - Évêque de Bayeux et Lisieux

Homélie de Monseigneur Gérard Desfois

Le pèlerinage de Lisieux a fêté les Bienheureux Louis et Zélie Martin, parents de Ste Thérèse de l’Enfant Jésus, le dimanche 15 juillet.
Dans la basilique de Lisieux avec une assistance de plus de 2500 pèlerins, Mgr Gérard Defois archevêque émérite de Lille, présidait l’assemblée en présence de Mgr Jean-Claude Boulanger évêque de Bayeux et Lisieux et de Mgr Jacques Habert, évêque de Sées.
Mgr Defois a rempli un certain nombre de postes importants dans l’Église : secrétaire générale de la Conférence épiscopale, recteur de l’Université Catholique de Lyon, prédicateur de carême à Notre-Dame de Paris, archevêque de Sens, archevêque de Reims avant de devenir archevêque de Lille. Il a pris sa retraite en 2008.
Mgr Defois, dans son homélie, a commenté l’Évangile des noces de Cana ( Jn 2/1-11), pour parler de la fa mille de Thérèse et de la famille d’aujourd’hui.

Louis et Zélie : la bonne nouvelle d’un amour familial.

Mgr Desfois

Frères et sœurs dans le Christ,

L’évangile que nous venons de lire est étonnant, choquant même : lorsque le Fils de Dieu vient sur terre proclamer le salut, il ne trouve rien de mieux à faire que d’aller à la noce avec ses nouveaux amis, ses apôtres. Et sa sainte mère fait de même. Nous imaginons Jésus à la noce buvant, trinquant avec les mariés et joyeux, battant des mains avec tous, tandis que les jeunes du pays au son de la trompette et de la cithare rythment les danses traditionnelles d’Israël. Jésus sur la montagne déclamant ses béatitudes ou au temple disputant des vérités essentielles avec les docteurs de la loi, cela se comprend. Mais Jésus, le Fils de Dieu, riant de la joie de ce mariage, heureux de vivre avec tous, ce moment de joie pour un jeune couple, cela nous étonne ; ce n’est pas sa place, à peine convenable ! Nous avons peine à comprendre !

Oui, nous avons peine à comprendre combien Dieu est heureux de la joie d’un couple, joyeux de cette jeunesse riante à l’avenir qui fonde une famille. Parce que, pour lui comme pour les croyants de l’évangile que nous sommes, la famille est la parabole qui dit le mieux son amour de l’homme. Dieu se sent concerné par cette joie de vivre, de faire vivre. N’est-ce pas ce qu’il a rêvé de mieux dans son aventure de créateur : l’amour comme ciment de la société des hommes. Par Jésus, à Cana, Dieu se montre heureux de la joie des hommes, de leurs rencontres et de leurs projets. Au point que, lorsqu’il voit que cette joie peut être ternie, attristée par la pénurie de vin, il envoie Marie intercéder auprès de Jésus pour sauver ce couple de la tristesse. Dieu est présent dans l’espérance d’une famille qui se fonde.

Et c’est bien pourquoi la joie de Dieu et le bonheur de s’aimer sont le cœur de cette famille des bienheureux Louis et Zélie Martin. Cet amour créateur, les parents de Thérèse et de ses sœurs carmélites l’ont vécu de façon ordinaire comme parents, mais extraordinaire comme chrétiens, ce qui fait écrire à Zélie : « Quand nous avons eu nos enfants, nos idées ont un peu changé ; nous ne vivions plus que pour eux, c’était tout notre bonheur, et nous ne l’avons jamais trouvé qu’en eux. Enfin rien ne nous coûtait plus, le monde ne nous était plus à charge. Pour moi, c’était la grande compensation, aussi je désirais en avoir beaucoup, afin de les élever pour le ciel ». On peut dire que, pour le couple Martin, la mise au monde d’enfants est à la fois la clef de leur bonheur à deux et en même temps la prise de conscience que faire naître c’est agrandir la famille des enfants de Dieu, c’est multiplier les convives du royaume de Dieu, les invités aux « noces éternelles » dont le Christ nous parle. Tout enfantement devient ainsi missionnaire, toute naissance est promesse de plénitude de vie un jour, en Dieu. Ceci se réalisera avant la lettre, comme Jean-Paul II le dira après le Synode sur la famille en 1982, la famille a mission de« garder, de révéler et de communiquer l’amour, reflet vivant et participation réelle de l’amour de Dieu pour l’humanité et de l’amour du Christ pour l’Église, son Épouse ».(Familiaris consortio, 17.) 16juillet2012enfants

Si l’Église tient tellement à la famille, au sacrement de mariage et à la protection de la vie, de ’enfant à naître jusqu’au vieillard, ce n’est pas d’abord pour des questions de morale ou d’ordre social, mais c’est parce que la famille est le lieu le plus élevé de la création, là où se dit, s’apprend, se mûrit et se récolte l’amour humain dans la lumière de l’amour créateur de Dieu. Nous autres, occidentaux, nous avons réduit le sacrement à un contrat juridique ou a un pacte social en vue de profits économique pour agrandir ses « terres » , et dans le passé même, nous avons arrangé des mariages au gré des intérêts politiques pour établir de nouvelles coalitions militaires. C’est pourquoi en ce monde matérialiste, il faut élever les cœurs, il est urgent de rappeler combien l’amour familial est une parabole permanente de l’amour de Dieu. De sa gratuité, de sa générosité, de sa liberté, de sa fidélité aimante. La famille est la parabole historique de l’ancien et du nouveau Testament, quand l’Esprit saint fait découvrir le prix du couple fidèle et qu’il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour l’autre que l’on aime, l’autre : un conjoint, des enfants, et Dieu lui-même. La famille est la parabole de l’Église, quand faire route commune entre nous, dans la société comme dans nos communautés, c’est mettre au monde des enfants respectés dès le départ de leur vie et préparés à être eux-mêmes, ensuite, des témoins de l’amour dans la société de rapports violents. Récemment notre Pape Benoît XVI disait à Milan, lors du Congrès international de la Famille :« Nous est confiée la tâche d’édifier des communautés ecclésiales qui soient toujours plus famille, capables de refléter la beauté de la Trinité et d’évangéliser non seulement par la parole mais, je dirais même, »par irradiation« , par la force de l’amour vécu. » Louis ZélieMartin

Ce que je retiens encore de notre méditation sur la vie des parents Martin, c’est leur souci de soutenir les vocations religieuses de leurs enfants. Les éduquer et les former en vue du ciel, c’est donner pour toujours à leur existence la dimension d’une marche vers le Christ ressuscité ; nous savons combien l’humble Thérèse eut la passion de l’annonce de la foi et le souci de la mission universelle, d’ailleurs j’ai retrouvé son visage sur des statues, dans les églises de brousse en Afrique comme dans les cathédrales du Vietnam. En ce temps, où nous nous plaignons de manquer de prêtres ou religieux, de missionnaires de toute nature, de serviteurs permanents du peuple de Dieu, je trouve que l’on parle aux jeunes de vocation de façon trop commerciale, trop humaine, par des appels individuels, comme à la cantonade.

La question des vocations dans le Peuple de Dieu commencera à s’éclairer quand les jeunes parents prieront pour que leurs enfants donnent leur vie pour l’évangile, pour qu’ils répondent librement à l’appel de servir comme le Seigneur le voudra. Ce fut le cas de mes parents. C’est par la famille que l’Église retrouvera sa jeunesse, par son goût de faire naître l’avenir dans la famille des enfants de Dieu. Or, cet horizon de faire famille pour Dieu et avec Dieu, fut l’âme de la famille Martin. 16juillet2012

Mais nous ne pouvons célébrer cette eucharistie aujourd’hui, sans évoquer les drames familiaux qui nous entourent. Un grand nombre d’entre nous, nous en souffrons parfois dans notre proche entourage les éprouvent durement : drames de mésentente, séparations, divorces, familles dites recomposées deux ou trois fois, ces crises de la famille nous atteignent et nous blessent comme autant de maladies de l’amour humain. Il ne sert à rien de condamner ou de culpabiliser, mais peut-être faut-il nous demander comment il se fait que la famille humaine soit devenue si fragile ; comment préparons-nous les jeunes générations dans nos familles et nos écoles à mûrir dans ces responsabilités de la vie familiale ? Il est grand temps que l’enseignement de l’évangile et de l’Église sur le sacrement de mariage soit mieux présenté aux adolescents, puis aux jeunes qui préparent leur mariage, et je sais les efforts de beaucoup d’entre vous en ce domaine.

Mais il y a plus grave : nos divers responsables politiques et sociaux manifestent une grave irresponsabilité en ce domaine de la vie de famille. Faute de références spirituelles et morales, tout se passe si les valeurs et les convictions les plus sacrées étaient mises en vente pour des bénéfices d’opinion publique. Quand une société détruit ses liens primordiaux, quand satisfaire le désir individuel devient la dernière valeur de la citoyenneté, il est inévitable que s’installent des boulimies instinctuelles qui déshumanisent les personnes, les couples, les familles, et que les sociétés se suicident en perdant l’âme de leur vivre ensemble solidaire. Si la plupart des gens proclament encore que la famille est la première cellule de la société, fragiliser et dévaluer la famille provoquera une faillite de cette société. Nos représentants, devenus esclaves du système médiatique consentent à l’aliénation de leurs devoirs, pour gagner à l’audimat de la démission. Dans cette perspective utilitariste, il est évident qu’ils n’ont pas à nous faire la morale et à prétendre définir ce qui est bon pour l’homme, ils règnent dans le vide. S’il n’y a pas en Europe une réflexion courageuse et prophétique pour affirmer une perspective d’amour de qualité, notre culture de l’abandon nous conduira vers une tension permanente entre la volonté anarchique des uns et le sectarisme de la peur des autres. L’avenir d’un peuple se vérifie à la hauteur de ses relations de justice, de ses solidarités d’amour et de paix. Il m’arrive de penser que la famille est devenu un chef d’œuvre en péril, alors le devoir premier des pouvoirs publics devient d’assurer les conditions d’une vie de famille épanouie dans ce climat de crise et d’économie instable mgrDesfois
Nous célébrons l’amour des bienheureux Louis et Zélie, cet amour de qualité humaine qui unit leur couple, les fit des parents, responsables et amoureux de la volonté de Dieu, les porta à travers le travail professionnel et le service de tous à une vie chrétienne régulière, et leur ouvrit les portes de la sainteté en Jésus-Christ. C’est pour nous une image de paix et d’espérance. Je remarque depuis quelque temps combien de nombreux jeunes couples, disent leur attente d’une vie familiale heureuse et équilibrée, y compris dans un univers incertain et tourmenté. Oui, l’évangélisation passe par le témoignage de familles heureuses, pleinement en communion avec l’amour de Dieu. Oui, le bonheur de vivre ensemble, de faire des communautés fraternelles à l’image de la famille Martin est une bonne nouvelle pour ce monde. N’est-ce pas ce que confiait Thérèse, en écrivant :« le bon Dieu m’a donné un père et une mère plus dignes du ciel que de la terre. » ? Prions Dieu pour que jeunes parents, jeunes fiancés, grands parents, et nous tous par nos familles, nous mettions un peu de ciel sur cette terre. AMEN.

Homélie de Monseigneur Olivier Schmitthaeusler

Nous possédons comme un trésor les lettres que Ste Thérèse, depuis le Carmel, a échangées avec un prêtre des Missions Etrangères, le Père Adolphe Rouland, au moment où celui-ci après sa première messe au Carmel, le 3 juillet 1896, partait vers la Chine. Entre la Carmélite et le Missionnaire s’établit un véritable partenariat. Après la mort de Thérèse, beaucoup de liens se sont developpés entre les MEP et Lisieux.
Nous étions heureux d’accueillir le jeune évêque Phnom-Penh, Mgr Olivier Schmitthaeusler, le dimanche 22 juillet. Né à Strasbourg le 26 juillet 1970, il a été consacré évêque le 20 mars 2010. Il est le Vicaire Apostolique de Phnom-Penh. Fervent thérésien, il est venu à Lisieux pour préparer la venue, au Cambodge, du Reliquaire de Thérèse en 2013. Son homélie sur les textes du 16° dimanche du temps ordinaire (Jér 23/1-6, Eph 2/13-18, Mc 6/30-34) a été fort appréciée, actualisant la Parole de Dieu à son expérience missionnaire au Cambodge.

Les lectures de ce dimanche nous invitent à nous émerveiller devant la délicatesse et la prévenance de Dieu pour les hommes….

Dans la première lecture, Dieu se met en colère à cause des bergers qui laissent périr leur troupeau et il annonce qu’il va s’occuper de brebis, de toutes les brebis, celles qui sont sur les verts pâturages comme celle qui sont égarées où dispersées
Le Psaume est un hymne à la prévenance du Seigneur pour nous ; je ne manque de rien, il me mène vers les eaux tranquilles, il me prépare la table, il répand du parfum sur ma tête
La deuxième lecture nous montre le Christ, Homme Nouveau qui vient apporter la Bonne Nouvelle de la paix pour ceux qui sont proches ou loin de lui….
Et l’Evangile nous fait renter dans le mystère de l’humanité de Jésus qui prend soin de ses disciples : venez à l’écart, reposez vous…. et de la foule qui accourent : il fut saisi de pitié… car ils étaient comme des brebis sans berger…. Il se mit à les instruire longuement….
Comme il est bon d’entendre ces lectures au cœur de l’été… elles nous pacifient. Elles sont un appel à relire notre façon de vivre et d’aimer…. Notre manière d’entrer en relations avec les autres mais aussi avec Dieu. Ce matin, revisitons ensemble quelques images de Dieu BasilPère200

Une première image

1. L’Hospitalité de Dieu : Dieu est prévenant… un hôte parfait….

N’aimerions-nous pas être l’hôte de Dieu ? L’hôte de Dieu ne manque de rien, la table est prête et même du parfum est délicatement versé sur sa tête ! L’hospitalité de Dieu qui déjà transparaît de manière si simple lorsqu’Abraham accueille ses hôtes, qui se manifeste avec tant de joie dans l’accueil d’Elisabeth lorsque Marie vient la visiter à l’improviste et qui trouve son achèvement lorsque Jésus prépare son dernier repas et lave les pieds des ses hôtes….
L’hospitalité de Dieu ne s’encombre ni de cartons d’invitations ni de nappes immaculées… mais de beaucoup de spontanéité du cœur et de disponibilité…. C’est de cette manière que Dieu veut aussi venir chez nous…. Comme Jésus qui s’invite chez Zachée. Ce matin Dieu s’invite dans nos vies, il frappe à la porte de notre cœur pour que nous l’accueillions comme il nous accueille… En français nous avons ce mot hôte qui a un double sens l’invité et celui qui invite…. Dieu est cet hôte intérieur qui prépare la table de la paix et de la joie dans nos vies mais qui nous appelle à être aussi de ceux qui l’accueille dans la paix et la joie.
Dans cette hospitalité vécue et partagée, une relation nouvelle s’instaure avec Dieu et nous et cette hospitalité nous ouvre les yeux et les mains pour que nous devenions l’hôte de tous ceux qui passent sur nos routes…. Au Cambodge, les gens vivent à l’ombre de leurs maison à pilotis et lorsque quelqu’un passe, ils sont toujours heureux d’offrir une tasse de thé où une noix de coco fraichement cueillie…combien de fois ai-je contemplé ces petites visitations en me rappelant Abraham ou Elisabeth….
Demandons au Seigneur de nous aider à être prévenant et accueillant comme lui nous accueille et nous parent de sa paix et de sa joie en nous inondant de son parfum de vie et d’amour en chantant avec Thérèse :

  • Au soir d’Amour, parlant sans parabole
  • Jésus disait : « Si quelqu’un veut m’aimer
  • Toute sa vie qu’il garde ma Parole
  • Mon Père et moi viendrons le visiter.
  • Et de son cœur faisant notre demeure
  • Venant à lui, nous l’aimerons toujours !…
  • Rempli de paix, nous voulons qu’il demeure
  • En notre Amour !… »

    Une deuxième image :

2. Dieu a pitié parce qu’il aime…..

Lorsque Jésus voit cette foule immense alors qu’il part vers un endroit calme pour prendre un peu de repos avec ses disciples revenus de leur première mission, Jésus est immédiatement saisi de pitié en voyant cette foule et il oublie son repos pour les enseigner…
« Il fut saisi de pitié », cette pitié de Jésus pour la foule qui a faim, la foule sans berger, la pitié du Père lorsque le fils prodigue revient… c’est cette pitié qui saisit les entrailles, cette pitié d’un cœur maternelle pour son enfant qui souffre ou qui pleure…
Coeur de JésusCe n’est pas une pitié de dédain ou de condescendance… c’est une pitié aimante qui envahit tout le cœur et l’esprit de Jésus. Une pitié qui fait agir et réagir au quart de tour car elle voit un homme qui souffre, un enfant qui a faim, un vieillard abandonné…
C’est une pitié pétri d’amour, de compassion, de miséricorde. C’est une pitié qui met debout en offrant une vie nouvelle… c’est une pitié qui dit combien de fois : ta foi t’as sauvé, va !
Quelle joie pour celui qui se sait saisi par ce regard de pitié aimante ! Quelle force pour celui qui se laisse embrasser par cette compassion miséricordieuse…. Vous connaissez ce beau tableau de Rembrandt qui montre le vieux père embrassant son fils à genoux la tête enfouie dans ses entrailles…. Cette pitié de Jésus, c’est cette béatitude mystérieuse : heureux ceux qui pleurent, ils seront consolés…
Laissons-nous saisir par cette pitié de Jésus pour retrouver notre dignité d’enfants de Dieu à l’image et la ressemblance de Dieu mais plus encore, ayons aussi ce regard de pitié aimante pour ceux qui ont besoin d’une parole, d’un regard qui relèvent.
Combien de fois ai-je été témoin de cette pitié aimante de Jésus qui relève. Le mois dernier, je confirmais une vieille femme de 87 ans avec sa fille et son petit fils qui avaient été baptisés à Pâques. Sa fille, atteinte de problèmes psychologiques, avaient passé 3 ans enfermée dans une cage…. En venant dans notre petit centre de santé, elle a découvert Jésus et petit à petit, elle a reprit goût à la vie… Jésus se penche sur les petits….
Demandons au Seigneur d’avoir pitié de nous et de nous rendre capable d’accueillir cet amour immense de Dieu pour chacun d’entre nous avec cette belle certitude de Thérèse :

  • TablThSacristCrypte180Vivre d’Amour, c’est garder en soi-même
  • Un grand trésor en un vase mortel
  • Mon Bien-Aimé, ma faiblesse est extrême
  • Ah je suis loin d’être un ange du ciel !…
  • Mais si je tombe à chaque heure qui passe
  • Me relevant tu viens à mon secours,
  • A chaque instant tu me donnes ta grâce
  • Je vis d’Amour.

    Une troisième image :

3. Dieu prend le temps ….

Il se mit à les instruire longuement…. Jésus n’est pas pressé. Il n’a pas préparé de leçons, de quoi leur parle-t-il ? Des choses de Dieu et ils l’écoutent avec passion…. Car lorsque Jésus parle de son Père, il parle au cœur de ces hommes et de ces femmes en quête de réconfort, qui se cherchent eux-mêmes, qui veulent donner un sens à leur vie. Lorsque Jésus parle de son Père, il leur apprend à prier, à aimer, à établir une varie relation….
Dans ce monde de l’immédiat où l’internet, les tweets et autre sms nous permettent de régir immédiatement… mais sans prendre le temps de la rencontre, du partage et de la réflexion…. Dieu nous invite à prendre le temps. Vite, bref et tout de suite pour mieux se projeter dans demain mais surtout éviter de rentrer dans l’intérieur de soi-même…éviter de se poser des questions sur le sens de sa vie, de sa relation avec les autres, avec Dieu… Jésus nous propose un autre chemin… prendre son temps… il le fait avec la foule… il le fait avec ses apôtres, il veut les écouter partager ce qu’ils ont fait et enseigné… C’est cette relation personnelle de maître à disciple qui se met petit à petit en place.
Jésus veut que nous prenions le temps de nous asseoir pour l’aviser comme le curé d’Ars s’assied de si longue heure dans son église… Jésus veut que nous prenions le temps d’écouter les autres pour découvrir ce que Dieu a à nous dire aujourd’hui… que nous puissions construire des relations profondes et vraies.
Notre monde hyperactif ne nous y invite pas et pourtant essayons de laisser le temps au temps… Pour Dieu, un jour est comme mille ans et mille ans comme un jour… ah si seulement nous pouvions vivre ce rapport au temps en prenant le temps de vivre, d’aimer, de rencontrer, de partager…
Cette expérience, je la vis bien souvent dans la campagne cambodgienne, au rythme des moussons, la vie s’écoule paisible… assis sur le hamac en regardant pousser le riz et en discutant sur paisiblement sur la vie,
Demandons au Seigneur de nous aider à prendre le temps pour être avec lui mais aussi pour être avec nos frères et sœurs, nos familles, nos amis… Thérèse nous accompagne en nous chantant :

  • Vivre d’Amour, c’est donner sans mesure
  • Sans réclamer de salaire ici-bas
  • Ah ! sans compter je donne étant bien sûre
  • Que lorsqu’on aime, on ne calcule pas !…
  • Au Cœur Divin, débordant de tendresse
  • J’ai tout donné… légèrement je cours
  • Je n’ai plus rien que ma seule richesse
  • Vivre d’Amour.

    Enfin une quatrième image :

4. Dieu, un berger qui nous apporte la paix….

Bon PasteurDieu qui voit son peuple dispersé et sans berger, il veut le rassembler…c’est la mission ultime de Jésus… il est le bon berger par excellence, l’homme nouveau qui vient nous apporter la paix et qui veut nous rassembler… C’est le beau projet de Dieu pour l’humanité, ce royaume annoncé par Jésus. Malheureusement, notre humanité ne cesse de se déchirer et le monde aujourd’hui encore, dans combien de coins de notre planète, est à feux et à sang….
Mais la promesse de Dieu c’est accomplie sur la croix : Jésus a tué la haine… la mort de Jésus et sa résurrection nous disent qu’un monde de justice et de paix est possible.
Autour de nous, nous sommes aussi témoins de tant de geste de paix et de tendresse qui redonnent espérance….
Au Cambodge, les survivants de Pol Pot ont fait l’expérience terrifiante d’une machine à anéantir le cœur de l’homme. Ils ont appris à vivre dans ce réflexe de survie inhérent à tout être vivant qu’il soit homme ou animal ! Les conséquences de ce génocide, suivi par 20 ans d’occupations vietnamienne puis onusienne sont gravées au plus profond des cambodgiens… et ce n’est que depuis une quinzaine d’années que le pays peu commencer à se reconstruire plus sereinement. Mais la transmission des valeurs morales, de la culture, de ce qui fait l’épaisseur et la profondeur d’un peuple a été dramatiquement interrompue. On se retrouve alors devant un ravin énorme que les parents des jeunes générations contemplent dépassés et impuissants, et auquel leur progéniture tourne le dos pour entrer de plein pied dans un monde sécularisé et mondialisé.
C’est sur ce terrain vierge d’expérience spirituelle mais labouré par une société qui invite au bien-être à travers la quête de plaisirs éphémères véhiculés par portables et internet, face book et autres réseaux dit sociaux où la drogue, le sexe et l’argent sont la poudre d’or envoyée aux neurones de ces jeunes en ébullitions, que la Bonne Nouvelle doit trouver sa petite place pour être annoncée et entendue !
Cette Bonne nouvelle de la paix est annoncée… chaque année nous avons environ 200 baptêmes d’adultes… beaucoup d’initiatives sont prises pour l’éducation, les enfants handicapés, les pauvres abandonnés par le système politique…. Parce que nous chrétiens, nous faisons le choix de l’Espérance ! Cet Espérance que Jésus, le bon pasteur a mis dans nos cœurs apeurés. C’est ce choix qui doit motiver nos vies et ouvrir de nouvelles portes au Christ qui vient et vient encore.
Demandons à Dieu de nous laisser envahir par ces germes d’espérance pour que nous soyons des brebis heureuses, qui invitent les brebis égarées à paître ensemble dans la paix et la joie

  • Vivre d’Amour, c’est naviguer sans cesse
  • Semant la paix, la joie dans tous les cœurs
  • Pilote Aimé, la Charité me presse
  • Car je te vois dans les âmes mes soeurs
  • La Charité voilà ma seule étoile
  • A sa clarté je vogue sans détour
  • J’ai ma devise écrite sur ma voile :
  • « Vivre d’Amour. »

Mgr Olivier Schmitthaeusler

Inauguration de la chapelle Notre-Dame du Sourire

« Mon âme exalte le Seigneur » chante la Vierge Marie.

Frères et Sœurs,

J’aimerais méditer avec vous cette parole de la Vierge Marie : « Mon âme exalte le Seigneur ». Parfois, les mots n’existent pas pour exprimer les réalités les plus profondes de l’être humain. Mais les mains de l’artiste savent tellement bien les révéler. Elles sont souvent les yeux de son cœur et la fenêtre de son âme. Oui, je rends grâces à Dieu comme Marie le chantait pour ces mains habiles et ces âmes ferventes qui font monter la prière des hommes vers le ciel. Ces mains, mettent tant d’harmonie que les riches et les pauvres se rassemblent, que les croyants et les non-croyants découvrent que l’homme ne vit pas seulement de pain.

ChErmR400

Les œuvres des hommes sont souvent plus belles que leur histoire. Elles sont plus lourdes d’espoir que leur vie ne peut leur faire entrevoir. Vous tous, sans le savoir, vous êtes des sentinelles de l’espérance, car depuis des millénaires des hommes et des femmes ne cessent de chanter leur indicible espoir. Nos contemporains oublient parfois qu’ils ont une âme. C’est la dimension spirituelle qui donne sens à la vie. Comme le disait Dostoïevski : seule la beauté sauve le monde. Le Pape Jean-Paul II écrivait en l’an 2000, dans sa lettre aux artistes : « Oui, si l’Eglise a besoin de saints, elle a aussi besoin d’artistes. Vous savez bien qu’entre les artistes et les mystiques, il y a une vraie connivence. » Et c’est déjà à ce titre que je voudrais remercier Madame Fleur Nabert pour son œuvre.

Notre Dame du Sourire

ChErmTabernacleR200Nous célébrons la beauté par excellence, la Vierge Marie.

Ici elle est invoquée sous le nom de Notre Dame du Sourire grâce à Thérèse. Rappelons qu’un sourire coûte moins cher que l’électricité mais donne bien plus de lumière.

ChErmOstensoirR200Marie est toute transparente à l’Amour de Dieu. C’est la femme transfigurée par la beauté de Dieu. Nous évoquons l’amour d’une mère. Nous célébrons une vie, la vie d’une femme transfigurée par l’amour de Dieu. Tout en elle respire la bonté, l’amour. L’Eglise nous rappelle que son corps est transfiguré comme celui de son Fils. Elle a su dire oui à Dieu parce que tout en elle était confiance dans la vie. Elle en a accepté les risques, elle en a vécu les joies et les peines. Comme on dit elle a pris le bouquet en entier, les roses et les épines. Elle a cru en son Fils Jésus, mais souvent dans le silence de son cœur. Elle n’a pas toujours compris mais heureuse est-elle, celle qui a cru. Elle a su dire merci à Dieu parce qu’elle avait beaucoup donné. Voilà la vie d’une mère.

ChErmAmbonR200C’est en pensant à elle que Jésus a pu dire « Heureux ceux qui écoutent la Parole de Dieu et qui la mettent en pratique ». Confie-toi à Marie, nous dirait Thérèse. Dans un de ses poèmes adressé à la Reine du ciel, elle écrit :
« Ne t’inquiète pas Marie
De l’ouvrage de chaque jour.
Car ton travail en cette vie
Doit être uniquement : « L’Amour ».
Mais si quelqu’un vient à redire
Que tes œuvres ne se voient pas.
« J’aime beaucoup, pourras tu dire.
« Voilà ma richesse ici-bas !… »

(Poésie N°13)

« Entre dans la petite voie », dirait Thérèse

N’y a-t-il de geste plus suggestif que les mains de Thérèse. Lorsque nous sommes nés, nos poings étaient fermés. Il nous faudra toute la vie pour apprendre à les ouvrir.

Dans un geste de confiance et d’abandon, Thérèse semble se jeter dans les bras de Marie comme elle se jetait dans les bras de sa maman à Alençon en bas de l’escalier.

ChErmThdefaceR200L’abandon est le contraire de la peur, car le véritable abandon appartient à celui qui se bat avec la vie, tout simplement à l’homme des Béatitudes. Peut-on avoir l’audace de s’abandonner à Dieu si l’on n’a pas confiance en soi et dans les autres ? C’est souvent à travers l’abandon à Dieu que se produit un long chemin de réconciliation avec soi-même, comme l’a fait Charles de Foucauld. Comme le dit encore Bernanos : « Il est plus facile que l’on croit de se haïr. La grâce est de s’oublier. Mais si tout orgueil était mort en nous, la grâce des grâces serait de s’aimer humblement soi-même, comme n’importe lequel des membres souffrants de Jésus-Christ ».

En contemplant les mains de Thérèse nous découvrons que ce sont les mains de l’humanité tendues vers Marie et son Fils Jésus. Elle a été profondément solidaire de cette humanité marquée par les ténèbres de la nuit. Mais elle savait que celui qui prie Marie ne désespère pas de la vie.

En 2005, le pape Benoît XVI écrivait : « L’homme qui s’abandonne totalement entre les mains de Dieu ne devient pas un pantin de Dieu, une ennuyeuse personne consentante, il ne perd pas sa liberté. Seul, l’homme qui se confie totalement à Dieu trouve la vraie liberté. »

ChErmBénitierR175

On comprend mieux pourquoi Thérèse aie pu écrire dans ses poésies : Elle s’adresse alors à Dieu :
« Mon ciel est de rester toujours en sa présence
De l’appeler mon Père et d’être son enfant.
Entre ses bras divins, je ne crains pas l’orage.
Le total abandon, voilà ma seule loi.
Sommeiller sur son Cœur, tout près de son visage
Voilà mon ciel à moi »

(Poésie n° 32 – Mon ciel à moi)

Et elle ajoutera :
« Maintenant c’est l’abandon seul qui me guide. Je n’ai pas d’autre boussole. Je ne puis rien demander avec ardeur, excepté l’accomplissement parfait de la volonté du bon Dieu en mon âme. »
« J’ai une si grande confiance en Dieu qu’il ne pourra m’abandonner. Je remets tout entre ses mains ».

ChErmAutelR200

Vivre dans les mains du Seigneur.

Edith Stein, celle qui va mourir en camp de concentration, cette carmélite qui s’est tant inspirée de Thérèse au point de s’appeler : Sœur Thérèse Bénédicte de la croix, écrira :
« Comment peut-on commencer à vivre dans les mains du Seigneur ? » Chaque jour, je prends ce qui vient et je demande seulement que me soient données les forces nécessaires pour tout mener à bien. Le Seigneur nous attend pour prendre sur lui tous nos poids, nous consoler, nous aider, tel un ami demeurant toujours le même.
Pour autant que l’on s’abandonne sans aucune assurance humaine dans les mains de Dieu, l’abri que l’on y trouve n’en est que plus profond et plus beau.
Celui qui s’abandonne dans les mains de Dieu peut être certain qu’il est conduit sûrement et ne se perd jamais. Déposez en toute confiance dans la main de Dieu tous vos espoirs sur l’avenir, et laissez-vous guider par le Seigneur comme un enfant. Alors, vous êtes sûr de ne pouvoir rater votre chemin. »

Photos : B. Lorber
Pour découvrir le site de Fleur Nabert : www.fleurnabert.com

Inauguration de la mosaïque « Philippine People Power » des philippines

bénédiction de la mosaïque « Philippine People Power » par Monseigneur Ramon C. Argüelles, archevêque de Lipa, Philippines, le 18 octobre 2009, dimanche des Missions

L’au revoir à notre Évêque à la Basilique Sainte-Thérèse

4000 personnes sont venues dire au revoir à leur Évêque, Monseigneur Pierre PICAN

Les Reliques des Bienheureux Martin dans le diocèse de Sens-Auxerre

Lettre aux amis du 19 septembre 2012

vitrail bleu2R400Chers Amis,

Depuis 2006, grâce à la générosité des donateurs, six tranches de travaux de rénovation ont été réalisées dans la basilique de Thérèse.

Nous avons retrouvé peu à peu la beauté de la lumière des vitraux, la vivacité des couleurs des mosaïques d’origine. Dès l’entrée, Jésus bon Pasteur, entouré de Marie et de Thérèse, nous accueillent. En avançant dans la nef, nous trouvons la Communion des Saints et, quand nous nous retournons, notre regard rejoint Thérèse missionnaire. Au moment des célébrations eucharistiques, la mise en lumière des différents moments de la Liturgie et la retransmission projetée sur les écrans magnifient, par la prière, toute la basilique et nous entraînent dans la louange du Seigneur.

L’expérience spirituelle de Thérèse est particulièrement développée dans les deux verrières des transepts Sud et Nord. Celle du Sud a été rénovée en 2009-2010. Celle du Nord est un magnifique vitrail bleu reprenant intégralement le texte du Psaume du Bon Berger, illustré de scènes de l’Évangile (ci-contre le Bon Samaritain et la Tempête apaisée) ; les quatre grandes fenêtres verticales qui forment le cœur du vitrail disent l’amour paternel et prévenant de Dieu pour l’homme et invitent à la confiance et à l’abandon qui étaient la force de Thérèse.

C’est pour cette septième étape de nos travaux que je viens faire appel à vous pour terminer la rénovation des mosaïques et des vitraux du transept nord. Avec cet ultime chantier, toute la nef aura retrouvé sa splendeur.

Vitrail Basilique LisieuxDès maintenant, je peux vous inviter à une journée de réception de chantier, le mercredi 1 mai 2013. Vous pourrez apprécier de visu le résultat de votre don : permettre à la basilique de livrer tout son sens. Car c’est bien là la question des visiteurs : « pourquoi a-t-on bâti cela ? » La réponse est là, sous nos yeux : c’est pour Jésus vivant, tel que nous l’annonce Thérèse.

Au cours de ces derniers mois, nous sommes toujours surpris par la diversité des groupes et des personnes des cinq continents qui s’arrêtent à Lisieux et viennent se confier à « la petite Thérèse ».

Le pèlerinage a déjà ses charges habituelles : continuer à rembourser l’emprunt de l’Ermitage, poursuivre l’entretien des Buissonnets, contribuer au fonctionnement du pèlerinage…

Je vous remercie, au nom de la Mission qui est confiée à Lisieux, de nous aider toujours, surtout en ce moment économique difficile.

Je demande à Thérèse de vous manifester sa proximité et de « faire du bien » dans votre vie.

Elle portera, avec ses Bienheureux Parents Louis et Zélie Martin, vos intentions à Jésus !

Avec un profond merci pour votre amitié et votre confiance.

Mgr Bernard Lagoutte, Recteur

Vous pouvez faire un don en ligne par internet.

Déduction fiscale 66% de votre don au Pèlerinage Sainte- Thérèse sont déductibles de vos impôts dans la limite de 20% de votre revenu imposable (par exemple un don de 100 € ne vous coûte réellement que 34 €).

Lisieux 2012 en images

Parmi les beaux moments vécus avec Thérèse, voici ceux qui ont marqué la vie du Sanctuaire cette année. Cela rappellera de bons souvenirs à ceux et celles qui y ont participé !
Tous nos meilleurs voeux pour l’année 2013 !

Décembre 2011 - 2 février 2012 : exposition de crèches du monde : la Provence

Exposition crèches du monde : la Provence

3 décembre 2011 : spectacle la Pastorale des Santons

Spectacle la Pastorale des Santons

17 mai 2012 : rassemblement Foi et Lumière

Rassemblement Foi et Lumière

Mai-juin 2012 : rassemblement d’enfants

Rassemblement d'enfants

Mai-octobre 2012 : exposition église St Jacques « Vivre d’amour »

Exposition St Jacques Vivre d'amour

14 juillet 2012 : Congrès franciscain

Congrès franciscain

15 juillet 2012 : fête des Bienheureux Louis et Zélie Martin

Fêtes des Bienheureux Louis et Zélie Martin

29 juillet 2012 : théâtre « Briser la statue » (Duc in Altum)

Théâtre Briser la statue (Ducin Altum)

13 août 2012 : théâtre « Histoire d’une âme » (Eva Hernandez)

Théâtre Histoire d'une âme (Eva Hernandez)

15 août 2012 : fête de l’Assomption

Assomption 2012

16 août 2012 : concert violon (Natacha Triadou)

Concert violon (Natacha Triadou)

29 septembre 2012 : concert orgue et harpes (école de harpes de Rouen)

09ConcertHarpesSept2012R350

30 septembre 2012 : messe d’ouverture des Fêtes Thérésiennes

Fêtes thérésiennes 2012 ouverture

30 septembre 2012 : procession des Reliques aux Fêtes Thérésiennes

Fêtes thérésiennes procession

7 octobre 2012 : procession des Reliques dimanche de clôture des Fêtes Thérésiennes

Fêtes thérésiennes 2012 procession retour

21 octobre 2012 : Cap 2012 du Diocèse Bayeux à Lisieux

Cap 2012

28 octobre 2012 : 40e Congrès des hospitalités francophones de Lourdes

40e Congrès de l'Hospitalité de Lourdes

22 décembre 2012 : inauguration de la nouvelle chapelle de l’Ermitage

ChErmR400

Décembre 2012 au 2 février 2013 : exposition de crèches du monde : l’Afrique

Exposition crèches du monde : l'Afrique

Navette gare SNCF à la Basilique

Eté 2010 A l’arrivée des trains en provenance de Paris Saint-Lazare et de Deauville en gare de Lisieux : la ville de Lisieux a mis en place une correspondance Lexobus pour la basilique

Les horaires correspondants à la navette Lexobus qui dessert la basilique le dimanche matin :

  • Arrêt gare SNCF : départ 10 h 33
  • Arrêt entrée Basilique : arrivée 10 h 39
  • Tarif : 0,95 €

Oui, Jésus, saints avec toi. Une retraite avec Van

logo retraite BDLes Amis de Van organisent une retraite à Lisieux, du 24 au 29 octobre 2011. Ouverte à tous, cette retraite est une occasion unique de creuser l’appel à la sainteté de Van. Conférences, débats et soirées sont proposés. Deux communautés, les Missionnaires de l’Amour de Jésus et Myriam Beth’léhem, s’occuperont des enfants et des adolescents.

renseignements et inscription

http://www.wix.com/marcel_van/amis-de-van#%21__master-page-7

Ouverture de l’année de la foi et préparation des JMJ de Rio

La province des Carmes de Paris et le monastère des Carmélites de Lisieux, en collaboration avec l’Ordre séculier du Carmel, le Groupe de Jeunes « VaCarmes » et les Congrégations religieuses carmélitaines organisent les 6 et 7 Octobre un pèlerinage carmélitain à Lisieux.

L’Aumônerie étudiante de Caen s’est associée également à cette démarche et prendra part à plusieurs temps forts du pèlerinage.

En communion avec le Synode des évêques réuni à Rome et pour entrer ensemble dans l’Année de la Foi, le thème retenu est l’expression de Thérèse tirée de son Autobiographie : « par dessus tout l’évangile ».

Père Philippe Hugelé, ocd, prieur des carmes de Lisieux

Programme détaillé

Samedi 6 octobre

  • 13h-14h15 : Accueil à l’Abri Sainte Thérèse et répartition dans les maisons d’accueil du Pèlerinage
  • 14h30 : Ouverture à la Chapelle du Carmel par le Fr. Philippe Hugelé, ocd et Mme Françoise de Lauzon, ocds : La Parole de Dieu nous conduit sur les chemins de la Foi.
  • 16h-17h : Ateliers au choix :
    • 1. Prier la Parole de Dieu avec des frères Carmes
    • 2. Vivre la proximité de Dieu au quotidien avec les groupes carmélitains
    • 3. « Dans la diverCité » des quartiers populaires, risquer l’aventure avec le Christ pour inventer l’art du « vivre ensemble »… avec les Auxiliatrices de la Charité
    • 4. En musique et en beauté avec Martine Philbert OCDS
    • 5. Fleurs et Parole
    • 6. Calligraphie avec Sr Marie-Catherine, ND d’Avranches
    • 7. Danse, louange, chemin de prière avec Stéphanie Sassi
    • 8. Thérèse missionnaire, avec les sœurs de la Pommeraye
    • 9. Construire sa vie sur l’évangile avec les Jeunes
  • 17h30 : Prière silencieuse accompagnée au Carmel
  • 18h30 : Office des Vêpres au Carmel
  • 19h : Dîner à l’Ermitage Sainte Thérèse
  • 20h30 : Veillée de prière au Carmel animée par les jeunes, suivie de l’Adoration Eucharistique jusqu’à minuit avec proposition du Sacrement de Réconciliation

Dimanche 7 octobre

  • 7h30-9h : Petit déjeuner à l’Ermitage
  • 7h : Prière silencieuse au Carmel
  • 8h : Office des Laudes au Carmel
  • 9h15 : Présentation du site web des Archives du Carmel de Lisieux par Soeur Camille, ocd.
    • Pour les jeunes : rencontre avec Mgr Jean-Claude Boulanger, Evêque de Bayeux-Lisieux
  • 10h30 : Messe solennelle à la Basilique
  • 12h30 : Déjeuner à l’Ermitage
  • 15h : Procession avec les reliques de la Basilique au Carmel
  • 15h30 : Vêpres conclusives au monastère du Carmel présidées par Mgr Boulanger
Information et bulletin d'inscription -  PDF - 1.1 Mo
Information et bulletin d’inscription

Inscription et renseignements

  • Pèlerinage avec la famille du Carmel
  • Bulletin d’inscription
  • A envoyer dès que possible (nombre de places limité) avec votre règlement (chèque à l’ordre de « Centre Spirituel des Frères Carmes ») à l’adresse suivante :
    Pèlerinage du Carmel Lisieux 2012
    Centre Spirituel des Frères Carmes
    1, rue du Père Jacques
    77210 AVON

Logo JMJ Rio 2013

L’ Aumônerie étudiante de Caen

Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus a été choisie comme l’une des patronnes des JMJ qui se dérouleront à Rio de Janeiro au Brésil du 23 au 29 juillet 2013.

C’est pourquoi l’équipe de préparation a choisi d’organiser un week-end les 6 et 7 octobre à Lisieux dans le cadre du pèlerinage de la famille du Carmel et de la rentrée de l’aumônerie étudiante.

L’objectif est de permettre aux jeunes de mieux se connaître, de constituer un groupe fraternel et de faire une expérience vivante de Dieu pour pouvoir devenir ses témoins.

Laurent BERTHOUT, Prêtre accompagnateur
tél. : 0231293504
adresse mail : jeunes chez bayeuxlisieux.catholique.fr
http://www.bayeuxlisieux.catholique.fr

Pastorale des santons de Provence

  • Série de miracles qui ont eu lieu la nuit de Noël dans un village de Provence.
  • Version inédite mise en scène par Marie-Cécile Astic

A l’occasion de l’exposition de crèches du Monde

  • 17 acteurs amateurs de 15 à 65 ans habitants de Lisieux et ses environs se donnent la réplique pour vous conter une histoire simple, belle, naïve et populaire ; un véritable enchantement pour tous les âges.
  • Dimanche 18 décembre 2011
  • 15h00
  • Crypte de la Basilique de Lisieux
  • Entrée libre

Pièce de théâtre « Briser la statue » de Gilbert Cesbron

  • Dimanche 29 juillet 2012
  • 14h30
  • à la salle de cinéma de la Basilique
  • par la troupe Duc in altum
  • entrée Libre
« Briser la statue », par Duc in altum
« Briser la statue », par Duc in altum


La troupe « Duc in altum » - composée essentiellement d’étudiants - sera en tournée du 13 juillet au 5 août prochains pour sa « mission d’été » et donnera représentation de la pièce « briser la statue » de Gilbert Cesbron sur le message de sainte Thérèse de Lisieux !…

La troupe est menée par le père Guillaume Soury-Lavergne (déjà venu trois fois au moins à Lisieux, la première année alors qu’il était séminariste ( en 2006), puis en 2007 comme tout jeune prêtre). Ils se proposent de revenir cette année avec sa troupe : « Duc in altum" pour représenter le même le spectacle sur Thérèse. AfficheDucInAltum072012R500

Programme 2014

Logo3SanctuairerougeR100Cette année est marquée par deux thèmes : « la famille » et « il y a 100 ans, Thérèse dans la tourmente 14-18 - Hommage des poilus ».

Présentation des activités du Sanctuaire de Lisieux :

Par thèmes

Programme 2014 par thèmes -  PDF - 2.2 Mo
Programme 2014 par thèmes

Au fil des mois, ci-dessous :

MARS 2014

  • Une fois par mois - Soirée littéraire
    • Présentation d’un ouvrage par l’auteur
    • en lien avec la librairie du Carmel
    • 20h30-22h
    • Abri Sainte-Thérèse, 16 rue du Carmel
    • info : librairie du Carmel 02 31 62 76 69
  • Tous les jours de Carême - adoration eucharistique et vêpres
    • 15-17h chapelle Notre-Dame du Sourire de l’Ermitage
  • Tous les vendredis - Chemin de Croix
    • 14h30h derrière la Basilique
  • 2-8 mars - Retraite pour tous : Thérèse de l’Enfant-Jésus de la Sainte Face, Frère Bernard Bezier
    • Renseignements et réservation : Centre Spirituel de l’Ermitage Sainte Thérèse 02 31 48 55 10 - ermitage-ste-therese chez therese-de-lisieux.com
  • 12 mars - Ecole d’oraison : conférence, temps d’oraison, échange sur le thème, Père Patrick Lemoine de l’Institut Notre-Dame de Vie
    • 20h30-22h Ermitage Sainte Thérèse
  • 11-8 avril - Conférences : La Famille Martin, modèle de sainteté
    en lien avec la Paroisse de Lisieux
    • 11 mars : « La prière, ciment de la famille », Père Gabriel Ribreau, missionnaire de la plaine
    • 18 mars : « L’éducation à la sainteté », Mr Emmanuel Houis, père de quatre enfants
    • 25 mars : « Louis et Zélie et la Vierge Marie », Père Olivier Ruffray, recteur du Sanctuaire de Lisieux
    • au choix :
      • 14h30 Ermitage
      • 20h30 Maison paroissiale (19 rue Banaston)

AVRIL 2014

  • Une fois par mois - Soirée littéraire
    • Présentation d’un ouvrage par l’auteur
    • en lien avec la librairie du Carmel
    • 20h30-22h
    • Abri Sainte-Thérèse, 16 rue du Carmel
    • info : librairie du Carmel 02 31 62 76 69
  • 5-6 avril - Week-end pour les fiancés
    Pour se préparer au sacrement de mariage dans la grâce des époux Martin ; prédication adaptée
    • du samedi 9h30 au dimanche 14h
    • Renseignements / inscriptions : infor chez therese-de-lisieux.com
  • 11-8 avril - Conférences : La Famille Martin, modèle de sainteté
    en lien avec la Paroisse de Lisieux
    • 1e avril « La charité au cœur de la famille », Père Sylvain Lammerand
    • 8 avril : « Louis et Zélie face à la maladie », Soeur Monique-Marie, consacrée à la Cté des Béatitudes
    • au choix :
      • 14h30 Centre Jean-Paul II (Basilique)
      • 20h30 Maison paroissiale (19 rue Banaston)
  • 9 avril - Ecole d’oraison : conférence, temps d’oraison, échange sur le thème, Père Patrick Lemoine de l’Institut Notre-Dame de Vie
    • 20h30-22h Ermitage Sainte Thérèse
  • 16-21 avril - Semaine sainte et Pâques
    • mercredi saint - 16 avril
      • 17h célébration pénitentielle
    • jeudi saint - 17 avril
      • 10h et 15h conférences(*)
      • 18h célébration de la Cène
    • vendredi saint - 18 avril
      • 10h conférence(*)
      • 15h chemin de croix derrière la Basilique
      • 18h célébration de la Passion
    • samedi saint - 19 avril
      • 10h conférences(*)
      • 21h veillée pascale
  • 20 avril - dimanche de Pâques
    • 10h30 messe à la Basilique
    • 15h30 vêpres à la Basilique
  • 21 avril - Lundi de Pâques
    • 10h30 messe à la Basilique inférieure
      (*) Conférences sur les textes et la liturgie de la Semaine Sainte, ouvertes à tous, à l’Ermitage
  • Dimanche 27 avril - Canonisation Jean XXIII - Jean-Paul II
    • 10h en direct de Rome, retransmission à la Basilique
    • 15h30 messe d’action de grâce à la Basilique
      N.B. : pas de messe à 10h30

MAI 2014

  • Une fois par mois - Soirée littéraire
    • Présentation d’un ouvrage par l’auteur
    • en lien avec la librairie du Carmel
    • 20h30-22h
    • Abri Sainte-Thérèse, 16 rue du Carmel
    • info : librairie du Carmel 02 31 62 76 69
  • de mai à la 4e semaine de septembre - Temps pour Dieu
    • mardi et mercredi : adoration du Saint-Sacrement, Basilique inférieure
    • jeudi et vendredi : chapelet, Basilique inférieure
    • samedi : vénération des Reliques des Bienheureux Louis et Zélie Martin, Basilique inférieure
    • dimanche : vénération des Reliques de Sainte Thérèse, Basilique supérieure
      • 14h45-15h15
  • 1e mai - octobre - Exposition « Il y a 100 ans… Sainte Thérèse dans la tourmente 14-18 »
    • tous les jours, 14h-17h30
    • Eglise Saint-Jacques
  • 14 mai - Ecole d’oraison : conférence, temps d’oraison, échange sur le thème, Père Patrick Lemoine de l’Institut Notre-Dame de Vie
    • 20h30-22h Ermitage Sainte Thérèse
  • 29 mai - Ascension
    • 10h30 Messe à la Basilique présidée par Mgr Boulanger
  • 29-31 mai - Festival Jeanne d’Arc
    à la Cathédrale Saint-Pierre, sauf mention contraire
    • Jeudi 29 mai
      • 15h30 A la Basilique, conférence par Mgr Blaquart, évêque d’Orléans
      • 21h00 Spectacle « Jeanne cœur de feu, âme de guerrier »
    • Vendredi 30 mai
      • 10h30 messe à la Basilique inférieure présidée par Mgr Blaquart
      • 15h30 Film débat « Sainte Jeanne d’Arc »
      • 21h00 2e représentation du spectacle
    • Samedi 31 mai
      • 10h30 messe présidée par P. Olivier Ruffray, recteur de la Basilique
      • 18h Concert
      • 21h 3e représentation du spectacle

Juin 2014

  • Une fois par mois - Soirée littéraire
    • Présentation d’un ouvrage par l’auteur
    • en lien avec la librairie du Carmel
    • 20h30-22h
    • Abri Sainte-Thérèse, 16 rue du Carmel
    • info : librairie du Carmel 02 31 62 76 69
  • de mai à la 4e semaine de septembre - Temps pour Dieu
    • mardi et mercredi : adoration du Saint-Sacrement, Basilique inférieure
    • jeudi et vendredi : chapelet, Basilique inférieure
    • samedi : vénération des Reliques des Bienheureux Louis et Zélie Martin, Basilique inférieure
    • dimanche : vénération des Reliques de Sainte Thérèse, Basilique supérieure
      • 14h45-15h15
  • Dimanche 8 juin - Pentecôte
    • 10h30 Messe à la Basilique
    • 15h30 Vêpres à la Basilique
  • 11 juin - Ecole d’oraison : conférence, temps d’oraison, échange sur le thème, Père Patrick Lemoine de l’Institut Notre-Dame de Vie
    • 20h30-22h Ermitage Sainte Thérèse
  • 15-21 juin - Retraite pour tous : Les Poésies de Thérèse rayonnent l’amour de Jésus, Père Gabriel Ribreau
    • Renseignements et réservation : Centre Spirituel de l’Ermitage Sainte Thérèse 02 31 48 55 10 - ermitage-ste-therese chez therese-de-lisieux.com
  • Dimanche 22 juin - Fête du Saint Sacrement
    • 10h30 Messe à la Basilique
    • 15h30 Adoration et procession du Saint Sacrement

Juillet 2014

  • Une fois par mois - Soirée littéraire
    • Présentation d’un ouvrage par l’auteur
    • en lien avec la librairie du Carmel
    • 20h30-22h
    • Abri Sainte-Thérèse, 16 rue du Carmel
    • info : librairie du Carmel 02 31 62 76 69
  • de mai à la 4e semaine de septembre - Temps pour Dieu
    • mardi et mercredi : adoration du Saint-Sacrement, Basilique inférieure
    • jeudi et vendredi : chapelet, Basilique inférieure
    • samedi : vénération des Reliques des Bienheureux Louis et Zélie Martin, Basilique inférieure
    • dimanche : vénération des Reliques de Sainte Thérèse, Basilique supérieure
      • 14h45-15h15
  • Tous les jours, sauf le 13 juillet - Pèlerinage guidé pour les individuel
    • 14h départ du chalet d’information sur le parvis de la basilique, pèlerinage de 3h à pied
    • sans inscription
  • 6-19 juillet - Institut d’Etudes Thérésiennes : La correspondance de Thérèse
    • Ce cours est ouvert à toutes personnes désireuses d’approfondir leur connaissance du jeune Docteur de l’Eglise, en priorité à des formateurs et formatrices dans la spiritualité thérésienne.
    • Renseignements / inscriptions :
      Fr. Philippe Hugelé, carme - IET
      42 rue du Docteur Lesigne - 14100 Lisieux
      tél. : 02 31 48 66 43
      etudes-theresiennes chez carmes-paris.org
  • 12-13 juillet - Fête des Bienheureux Louis et Zélie Matin
    • Samedi 12 juillet - à Alençon (infos www.louiszeliemartin-alencon.com)
      • 16h Conférence
      • 18h Messe
    • Dimanche 13 juillet - à Lisieux
      • 10h30 Messe à la Basilique
      • après-midi témoignages de familles et concert
  • 21-27 juillet - Marche jeunes
    « Va’carme en marche » - route spirituelle sur les pas de Thérèse d’Alençon à Lisieux
    • marche, enseignements, eucharistie et prière, fraternité, détente
    • avec les frères carmes
    • info : vacarme chez carmes-paris.org ou fr. Jean-Alexandre au 01 53 71 14 60

Août 2014

  • Une fois par mois - Soirée littéraire
    • Présentation d’un ouvrage par l’auteur
    • en lien avec la librairie du Carmel
    • 20h30-22h
    • Abri Sainte-Thérèse, 16 rue du Carmel
    • info : librairie du Carmel 02 31 62 76 69
  • de mai à la 4e semaine de septembre - Temps pour Dieu
    • mardi et mercredi : adoration du Saint-Sacrement, Basilique inférieure
    • jeudi et vendredi : chapelet, Basilique inférieure
    • samedi : vénération des Reliques des Bienheureux Louis et Zélie Martin, Basilique inférieure
    • dimanche : vénération des Reliques de Sainte Thérèse, Basilique supérieure
      • 14h45-15h15
  • Tous les jours, sauf 15 août - Pèlerinage guidé pour les individuel
    • 14h départ du chalet d’information sur le parvis de la basilique, pèlerinage de 3h à pied
    • sans inscription
  • 3-9 août - Retraite pour tous : Rester toujours en paix dans le rayonnement de la sainte Face, Père Pierre Descouvemont
    • Renseignements et réservation : Centre Spirituel de l’Ermitage Sainte Thérèse 02 31 48 55 10 - ermitage-ste-therese chez therese-de-lisieux.com
  • 11-17 août - Journées d’animation carmélitaine :
    conférences, veillées, offices liturgiques, messes, temps de prière silencieuse,… par les Frères Carmes de la Province de Paris
    « Joie d’aimer Jésus et son Eglise, et de les faire aimer »
  • 14-15 août - Assomption
    • jeudi 14 août, 20h30 : veillée mariale à la Basilique inférieure
    • vendredi 15 août
      • 10h30 messe à la Basilique
      • 15h30 procession de la statue de la Vierge du Sourire de la maison des Buissonnets à la Basilique et vêpres

Septembre 2014

  • Une fois par mois - Soirée littéraire
    • Présentation d’un ouvrage par l’auteur
    • en lien avec la librairie du Carmel
    • 20h30-22h
    • Abri Sainte-Thérèse, 16 rue du Carmel
    • info : librairie du Carmel 02 31 62 76 69
  • de mai à la 4e semaine de septembre - Temps pour Dieu
    • mardi et mercredi : adoration du Saint-Sacrement, Basilique inférieure
    • jeudi et vendredi : chapelet, Basilique inférieure
    • samedi : vénération des Reliques des Bienheureux Louis et Zélie Martin, Basilique inférieure
    • dimanche : vénération des Reliques de Sainte Thérèse, Basilique supérieure
      • 14h45-15h15
  • 7-13 septembre - Retraite pour tous : La joie de Thérèse, Père Benjamin Boisson
    • Renseignements et réservation : Centre Spirituel de l’Ermitage Sainte Thérèse 02 31 48 55 10 - ermitage-ste-therese chez therese-de-lisieux.com
  • 27 septembre-05 octobre - Fêtes thérésiennes
    • Samedi 27 septembre
      • 20h30 procession des Reliques du Carmel à la Basilique et veillée
    • Dimanche 28 septembre
      • 10h30 messe à la Basilique
      • 15h30 Procession des Reliques de la Basilique à la Cathédrale et vêpres

Octobre 2014

  • Une fois par mois - Soirée littéraire
    • Présentation d’un ouvrage par l’auteur
    • en lien avec la librairie du Carmel
    • 20h30-22h
    • Abri Sainte-Thérèse, 16 rue du Carmel
    • info : librairie du Carmel 02 31 62 76 69
  • 27 septembre-05 octobre - Fêtes thérésiennes
    • Samedi 5 octobre - Journée des personnes malades ou handicapées
    • Dimanche 5 octobre - Clôture des Fêtes avec la Famille du Carmel
      • 10h30 messe à la Basilique
      • 15h00 procession des Reliques de la Basilique à la chapelle du Carmel et vêpres
      • Pèlerinage de la famille du Carmel : organisé par les frères carmes de la Province de Paris
  • Samedi 25 octobre - 25e heure des Villes Sanctuaires en France
    • 20h25 Animation en collaboration avec l’Office de Tourisme de Lisieux

Novembre 2014

  • Une fois par mois - Soirée littéraire
    • Présentation d’un ouvrage par l’auteur
    • en lien avec la librairie du Carmel
    • 20h30-22h
    • Abri Sainte-Thérèse, 16 rue du Carmel
    • info : librairie du Carmel 02 31 62 76 69
  • 15-16 novembre - Week-end pour les fiancés
    Pour se préparer au sacrement de mariage dans la grâce des époux Martin ; prédication adaptée
    • du samedi 9h30 au dimanche 14h
    • Renseignements/inscriptions : infor chez therese-de-lisieux.com
  • 16-22 novembre - Retraite pour tous : Eucharistie et Esprit Saint chez Thérèse, Père Patrick Lemoine
    • Renseignements et réservation : Centre Spirituel de l’Ermitage Sainte Thérèse 02 31 48 55 10 - ermitage-ste-therese chez therese-de-lisieux.com

Décembre 2014

  • Une fois par mois - Soirée littéraire
    • Présentation d’un ouvrage par l’auteur
    • en lien avec la librairie du Carmel
    • 20h30-22h
    • Abri Sainte-Thérèse, 16 rue du Carmel
    • info : librairie du Carmel 02 31 62 76 69
  • 6 décembre 2014 - 2 février 2015 - Exposition crèches du monde
    • invité d’honneur : l’Italie
    • Centre Pastoral Jean-Paul II, Basilique
    • tous les jours (sauf 25 décembre et 1er janvier) : 9h30-17h
    • dimanche, 15h30 : visite guidée
Programme 2014 par thèmes -  PDF - 2.2 Mo
Programme 2014 par thèmes

Quelques rendez-vous à Lisieux en 2013 !

Chemin d’Avent 2012

  • une année pour découvrir « retrouver le goût de nous nourrir de la Parole de Dieu »
  • un temps d’enseignement, un temps d’étude de texte
  • de 14h30 à 16h ou de 20h30 à 22h
  • les lundis 26 novembre, 3 décembre, 10 décembre et 17 décembre

Chemin de Carême

  • La rencontre du Christ dans la foi avec saint Jean de la Croix qui « réalisa en son temps une authentique pédagogie de la foi » (Jean-Paul II)
  • de 14h30 à 16h ou de 20h30 à 22h
  • les lundis 25 février, 4 mars, 11 mars, 18 mars, 25 mars

Fête des Bienheureux Louis et Zélie Martin

  • 12-14 juillet 2013

Fêtes thérésiennes

  • 28 septembre - 6 octobre 2013
  • Colloque « Thérèse et la Nouvelle Evangélisation »
    • du 30 septembre au 3 octobre

Il était une Foi…

  • d’avril à octobre, une fois par mois
  • (re)découverte des étapes importantes et des exemples de foi qui ont marqué ces deux mille ans de l’histoire de notre Salut.

AnnéeFoiLisieuxR400

Samedis de la Foi

  • au cours de plusieurs samedis
  • un approfondissement des thèmes abordés lors des conférences des 2, 3 et 4 octobre 2012

En marche pour la Foi

  • mercredi 8 mai
  • une marche pour les couples, avec Louis et Zélie Martin

Les soirées littéraires

  • initiées courant 2011, elles se poursuivront en 2013 en fonction de l’actualité du livre !

Sainte Thérèse et Jeanne d’Arc

  • pendant la fête de l’Ascension jeudi 9 et vendredi 10 mai
  • conférences et spectacle

Ecole d’oraison

  • conférence, temps d’oraison, échanges sur le thème
  • de 20h30 à 22h
  • les mercredis 20 mars, 17 avril, 15 mai et 19 juin

Du Temps pour Dieu

  • du 1er mai aux Fêtes Thérésiennes
  • de 14h45 à 15h15
  • temps de prière du mardi au dimanche

Heures des messes

  • au Carmel : 8h (sauf dimanche, jours fériés et fêtes), 9h et 11h15
  • à la Basilique : 10h30 et 17h (crypte) dimanches et fêtes ; 15h30 (crypte) en semaine

retraite de Carême 2012 en ligne

Retraite en ligne proposée par les frères Carmes de la Province de Paris

ste thérèse« Que je voudrais vous faire comprendre la tendresse du Cœur du Jésus, ce qu’Il attend de vous ! » – cheminer vers Pâques avec sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus

Démarche spirituelle proposée :

Un an avant son « entrée dans la Vie », sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus commence une correspondance étonnante avec l’abbé Maurice Bellière qui deviendra très vite son « cher petit frère ». Une profonde amitié et complicité spirituelle naît entre le missionnaire éprouvé et la carmélite qui lui révèle sa voie de confiance face à sa mort imminente. A l’écoute de la Parole de Dieu et des confidences ultimes de Thérèse, nous nous mettrons en marche au cours de ce carême vers la Pâque de Jésus. Cette retraite en ligne organisée par les frères Carmes de la Province de Paris vous propose, selon le désir de Thérèse pour son frère spirituel, de mieux « comprendre l’amour du Cœur de Jésus ».

La retraite est préparée par le Père Philippe Hugelé, Prieur de notre couvent de Lisieux et responsable de l’Institut d’Études Thérésiennes. Cette retraite sera une occasion pour ceux qui « n’accrochent pas » avec la Petite Thérèse de découvrir un peu plus son vrai visage au-delà des clichés véhiculés ou des lectures superficielles. Enfin, si vous êtes sceptique sur la fécondité d’une retraite en ligne, lisez quelques partages de notre dernière retraite : fruits spirituels de l’Avent.

Vous pouvez vous y inscrire avec le lien suivant : http://www.carmes-paris.org/inscription-retraite-careme-2012/

Retraite et chemin pour l’Avent

Avec les Carmes de Lisieux : chemin d’Avent à l’Ermitage Sainte Thérèse à Lisieux

IconeNativitéR230

  • lundi 26 novembre
  • lundi 3 décembre
  • lundi 10 décembre
  • lundi 17 décembre 2012
    • de 14h30 à 16h00
    • OU BIEN de 20h30 à 22h00
    • Ermitage Sainte Thérèse
    • salle Bellière

Lectio Divina, lecture priante de l’Evangile des dimanches d’Avent.

Un temps d’enseignement, un temps de méditation et de partage de l’Evangile du dimanche d’Avent qui suit le lundi de la rencontre.

Avec les Carmes de la Province de Paris : retraite en ligne pour le temps de l’Avent

Retraite en ligne Avent 2012

  • du dimanche 2 décembre au jour de Noël 2012
  • Cheminer vers la lumière de Bethléem avec saint Jean de la Croix.
    StJnlaCroixR200Le Cantique spirituel de Jean de la Croix rythmera notre marche.
    • Premier dimanche : se mettre en marche avec Jean de la Croix, homme de désir ;
    • Deuxième dimanche : entrer au-dedans pour habiter notre intériorité avec Edith Stein ;
    • Troisième dimanche : s’ouvrir à la joie avec saint Paul, témoin de la joie chrétienne ;
    • Quatrième dimanche : grandir dans la foi avec la Vierge Marie, annonciatrice de l’Evangile

Inscription à cette retraite sur le site http://www.carmes-paris.org/

Retraite pour Tous pour nourrir sa foi à l’école de Thérèse

La retraite du 23 au 29 juin 2013 au Centre Spirituel de l’Ermitage est animée par le Père Gaby Ribreau, chapelain au Sanctuaire.

Elle se situe en plein cœur de l’Année de la Foi. C’est pourquoi le thème retenu est La Foi vécue sur les pas de Thérèse. C’est le mot vécue qui sera le fil conducteur, car Thérèse n’a pas donné un enseignement sur la foi , mais elle l’a traduite dans les 24 ans de sa vie . C’est une foi bien enracinée sur l’Incarnation de Jésus, dont elle a pris profondément conscience à sa conversion du Noël de ses 14 ans. C’est Jésus qui la conduit vers le Père Miséricordieux. Elle scrute la profondeur de cet amour en se nourrissant constamment de la Parole de Dieu. Elle a une confiance inébranlable en cet amour dans la Joie comme dans la Souffrance et elle y répond par ses petites actions quotidiennes faites par amour qui la rendent missionnaire par le truchement de la communion des Saints. Sa foi devient solide au point de traverser la nuit de la Foi et d’envisager de faire du bien après sa mort.

Centre spirituel de l'Ermitage -  voir en grand cette image

Renseignements et inscription au Centre Spirituel de l’Ermitage Sainte Thérèse

02 31 48 55 10 ou ermitage-ste-therese chez therese-de-lisieux.com

A suivre Retraite 2- pour tous : 18-24 août 2013. Père Pierre Descouvemont Thérèse, modèle de foi, d’espérance et d’amour

Retraite 3- pour tous : 15-21 sept. 2013. Père Patrick Lemoine Je chante ce que je veux croire

Semaine Sainte et Pâques à Lisieux

Mercredi 27 mars 2013

  • 17h célébration pénitentielle à la Crypte de la Basilique

Du jeudi au samedi

  • 8h office des lectures et laudes au Carmel.

Jeudi saint - 28 mars 2013

  • 10h conférence (*) Les récits de l’Eucharistie, Mgr Bernard Lagoutte
  • 15h conférence (*) La liturgie des Jeudi et Vendredi Saints, Père Patrick Lemoine
  • 17h célébration de la Cène au Carmel
  • 18h célébration de la Cène à la Crypte de la Basilique

Vendredi saint - 29 mars 2013

  • 10h conférence (*) Les récits de la Passion, Mgr Bernard Lagoutte
  • 15h chemin de Croix à la Basilique
  • 17h célébration de la Passion au Carmel
  • 18h célébration de la Passion à la Crypte de la Basilique

Samedi saint - 30 mars 2013

  • 10h conférence (*) Les récits de la Résurrection, Mgr Bernard Lagoutte
  • 15h conférence (*) La liturgie de Pâques, Père Bernard Bézier, ocd
  • 21h Vigile pascale à la Cathédrale St-Pierre
  • 21h30 Vigile pascale au carmel

Dimanche de Pâques - 31 mars 2013

  • 8h laudes au Carmel.
  • 9h messe au Carmel.
  • 10h30 messe solennelle à la Basilique
  • 11h15 messe au Carmel
  • 15h30 Vêpres pascales à la Crypte de la Basilique
  • 17h00 messe à la Crypte de la Basilique

Lundi de Pâques - 1er avril 2013

  • 10h30 messe à la Crypte de la Basilique

(*) Ces conférences sur les textes de la liturgie de la Semaine Sainte ouvertes à tous ont lieu à l’Ermitage, salle Bellière

Session d’Etudes Thérésiennes

« Sainte Thérèse, ce nouveau Docteur de l’Église, se montre douée d’une singulière efficacité pour éclairer l’esprit et le cœur de ceux qui ont soif de vérité et d’amour. » Jean-Paul II

Session organisée par les Frères Carmes.
Ce deuxième cours d’approfondissement sur Thérèse de Lisieux est centré sur l’année 1896 et l’étude du Manuscrit B. Les enseignements porteront sur le contexte historique et les dimensions littéraire, biographique, théologique et spirituelle de l’œuvre de Thérèse.

Enseignement : Du lundi au vendredi :
Trois heures de cours le matin (9h – 12h).
Deux heures de travaux dirigés l’après-midi (soit 15h - 17 h soit 17h -19h).
Samedi 22 et dimanche 23 août : Temps libre, travail personnel ; visites des lieux thérésiens

Enseignants :
Guy Gaucher, OCD, évêque auxiliaire émérite de Bayeux-Lisieux,
François-Marie Léthel, OCD, professeur au Teresianum de Rome
Elyane Casalonga, professeur à Institut catholique de Paris
Olivier-Marie Rousseau, OCD, Provincial des Carmes de Paris
Philippe Hugelé, OCD, directeur de l’Institut d’Etudes Thérésiennes
Marc Fortin, OCD, professeur d’histoire
Johannes Schiettecatte, OCD
D’autres intervenants animeront les travaux dirigés et les visites.

A qui s’adresse ce cours :
Il s’adresse en priorité à des enseignants et des étudiants, désireux d’approfondir leur connaissance du jeune Docteur de l’Eglise.
La formation a pour but d’aider des formateurs, maîtres et maîtresses de formation, dans leur mission d’éducation et d’accompagnement spirituel.
Les participants s’engagent pour les deux semaines de cours et de travaux dirigés.
Ils sont invités à présenter un travail personnel de recherche.

Lieu :
La Session se déroule dans le cadre de l’ Ermitage Sainte Thérèse – Centre Spirituel 23 rue du Carmel – 14100 Lisieux – Tél. : 02 31 48 55 10

Frais :
Le tarif pour l’ensemble des enseignements est de 200 euros.
Votre participation aux frais de séjour en pension complète est un forfait payable intégralement de 400 euros. En cas de difficulté financière, n’hésitez pas à nous en parler.

Adressez votre demande d’inscription accompagnée d’une lettre de motivation et de vos coordonnées (adresse, email etc…) au :
Père Philippe Hugelé – Institut d’Etudes Thérésiennes
42, rue Docteur Lesigne – 14100 Lisieux
Courriel : iet chez carmes-paris.org
L’inscription est ferme après une confirmation écrite qui vous sera envoyée par le directeur de l’Institut d’Etudes Thérésiennes.

Session de l’Institut d’Etudes Thérésiennes

Les enseignements éclaireront le contexte historique et les dimensions littéraire, biographique, théologique et spirituelle de l’œuvre de Thérèse.

La lecture théologique du Manuscrit de septembre 1896 ouvre sur l’étude d’autres écrits majeurs de 1896 : correspondance, poésie, prière.

« Sainte Thérèse, ce nouveau Docteur de l’Église, se montre douée d’une singulière efficacité pour éclairer l’esprit et le cœur de ceux qui ont soif de vérité et d’amour.  » Bienheureux Jean-Paul II

L’Institut d’Etudes Thérésiennes des Carmes de Lisieux organise un cycle de cours sur trois années pour approfondir la vie et le message de Thérèse de Lisieux.

Chaque session est centrée sur l’un des trois grands manuscrits qui forment l’Histoire d’une âme. En 2013 l’étude sera centrée sur le Manuscrit C : Session du 14 au 27 juillet 2013.

A qui s’adresse ce cours

  • à toutes les personnes désireuses d’approfondir leur connaissance du jeune Docteur de l’Eglise, en priorité à des formateurs, animateurs pastoraux, enseignants.
  • Il est souhaitable de participer au cycle complet des trois années.
  • L’inscription est ouverte chaque année.
  • Les participants s’engagent à être présents pour les deux semaines de cours et de travaux dirigés.
  • Ils sont invités à présenter un travail personnel de recherche chaque année et au terme du cycle de trois ans.
  • L’inscription, accompagnée d’une lettre ou courriel de motivation, se fait auprès du directeur de l’IET. Elle est ferme après l’acceptation du Directeur.

Lieu

La Session se déroule dans le cadre de l’Ermitage Sainte Thérèse :

  • Centre Spirituel, 23 rue du Carmel, 14100 LISIEUX
    Tél. : 02 31 48 55 10

Frais

  • Enseignement : Le tarif pour les enseignements est de 230 €
  • Séjour :
    • En pension complète à l’Ermitage : forfait payable 410 €
    • Ou bien en hébergement extérieur :
      • dans ce cas les participants paient leurs repas selon les tarifs de l’Ermitage ;
      • Tous doivent participer aux repas de midi.
    • Précisez dans votre inscription l’hébergement que vous choisissez.

Enseignement

  • Du lundi matin au vendredi après-midi :
    • 3 heures de cours le matin ;
    • 2 heures de travaux dirigés l’après-midi.
  • Samedi et dimanche : temps libre, travail personnel ou visites.

Enseignants

  • Marc Fortin, OCD (Historien)
  • Jean-Baptiste Lecuit, OCD (Institut Catholique de Lille)
  • Elyane Casalonga (Institut Catholique de Paris)
  • Philippe Hugelé, OCD (Directeur de l’Institut d’Etudes Thérésiennes)
  • Sr Camille Bessette, OCD (Archiviste du Carmel de Lisieux)
  • Marie-Dominique Fouqueray (Psychiatre).
iet tract 2012 -  PDF - 1.5 Mo
iet tract 2012

Institut d’Etudes thérésiennes - Frères Carmes de Lisieux
P. Philippe Hugelé, directeur
42 rue du Docteur Lesigne
14100 Lisieux
Courriel : philhugocd chez gmail.com
etudes-theresiennes chez carmes-paris.org
Tél. : (+33) [0]2 31 48 66 43

Succès à la basilique du spectacle « Jeanne d’Arc coeur de feu, âme de guerrier »

« Jeanne d’Arc, cœur de feu, âme de guerrier »… ce spectacle a bouleversé beaucoup de personnes, spectateurs et acteurs ont été transportés ; cela a dépassé notre attente, le message de Thérèse est passé dans bien des cœurs, assoiffés de vérité, de beauté. Nous avons tous reçu durant ces 2 jours johanniques.

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Thérèse et Jeanne nous ont fait la surprise d’attirer du monde pour les spectacles du jeudi et vendredi, contre toute attente nous étions 2300 personnes à être à l’écoute des deux patronnes secondaires de la France. Oui, elles ont quelque chose à nous dire pour notre monde d’aujourd’hui. « Il nous faut abandonner l’avenir entre les mains de Dieu » et combattre pour la vérité, les valeurs humaines…

Spectacle Jeanne d'Arc parrainé par Robert Hossein
Spectacle Jeanne d’Arc parrainé par Robert Hossein

Ce n’est qu’un début pour l’Association Le Message de Thérèse qui prévoit de continuer cette mission par le biais du spectacle, là où l’Esprit Saint la conduira.

Dans la basilique de Lisieux, nous étions plus que des spectateurs au théâtre : Thérèse nous donnait un rendez-vous avec Jeanne, dans la lumière du Christ, au cœur de l’Eglise. Mgr Bernard Lagoutte

Des photos du spectacle sont en ligne sur le site www.spectacle-jeanne-et-therese.com

Thérèse « Vivre d’amour »

Grégory Turpin, ancien bénévole du Sanctuaire, impliqué dans ce beau projet, a accepté de nous en parler.

  • Comment ce projet a-t-il vu le jour ? Qui a composé les musiques ?
    • Grégory Turpin : Ce projet est né de la volonté d’un producteur Roberto Ciurleo qui était en contact avec moi depuis longtemps et qui avait écouté les versions des poèmes de sainte Thérèse que j’avais mis en musique il y a quelques années.
      Nous nous sommes dit qu’il fallait vraiment faire connaître la poésie de Thérèse au grand public et ainsi Roberto a proposé au célèbre chanteur Grégoire de les mettre en musique. Après un instant de surprise, Grégoire s’est plongé dans les textes et il a été émerveillé par leur force. Il a été touché par l’amour embrasé qu’on y trouve et il s’est mis immédiatement à composer.
  • Comment s’est fait le choix des interprètes ?
    • Grégory Turpin : Après que Grégoire a composé les titres de l’album, nous avons cherché qui pourrait les interpréter avec moi. Il fallait trouver une chanteuse au talent universellement reconnu… et qui accepte de chanter quelque chose d’aussi inhabituel. Natasha St-Pier nous a fait la grâce d’accepter. Elle aussi a été bouleversée par ce qu’elle a découvert en Thérèse.
      C’est ce qui fait tout le charme de ce projet à mes yeux : des artistes qui évoluent dans le monde, souvent jugés superficiels, du show-business ont osé affirmer leur attachement à la figure de l’une des plus grandes saintes chrétiennes et assumer son message d’amour pour le Christ.
      Certains connaissaient déjà la petite Thérèse, d’autres l’ont découverte et en parlent maintenant avec beaucoup de justesse.
      Nous sommes allés proposer ce projet à TF1 qui a accepté, contre toute attente, dès lors nous avons eu moins de mal à trouver d’autres interprètes. J’ai une petite préférence pour l’interprétation de Michael Lonsdale qui récite « Mon Chant d’aujourd’hui ».
  • Comment s’est passé le lancement ?
    • Grégory Turpin : L’album est sorti le 22 avril 2013. Nous l’avions déjà présenté à la presse le 10 avril lors d’un concert dans la Chapelle Sainte-Thérèse de la Fondation d’Auteuil à Paris. C’était un très beau moment.
      Les journalistes de KTO côtoyaient ceux de M6 et tous les échos que j’ai reçus étaient positifs. Les chrétiens ont retrouvé l’authenticité du message de Thérèse et les non chrétiens ont applaudi à la qualité musicale tout en étant favorablement surpris par la beauté des textes.
  • Comment cet album est-il accueilli par le public ? Surtout au niveau jeunes ? Avez-vous déjà quelques échos ?
    • Grégory Turpin : Le premier single « Vivre d’amour » est déjà sorti avec le vidéo-clip qui l’illustrent.
      Ce qui me frappe, c’est la diversité du public qui reçoit le message de Thérèse : on retrouve les fans de Natasha et d’Anggun et des cathos heureux de voir un aspect de leur foi prendre un tel relief dans la société.
      D’où qu’ils viennent les gens sont interpelés, en tout cas personne n’est indifférent à la beauté des mélodies de Grégoire.
      Avec la sortie de l’album, nous attendons de voir si le message pourra porter. Thérèse 300x300

Un nouvel Evêque pour le diocèse de Bayeux et Lisieux

Monseigneur Jean-Claude Boulanger est nommé évêque du diocèse de Bayeux et Lisieux.

Monseigneur Jean-Claude BOULANGER
Remise du reliquaire des Bienheureux Louis et Zélie Martin au Saint Père
les adieux de Monseigneur Pierre PICAN à la basilique

Lien vers le site du Diocèse : http://www.bayeuxlisieux.catholique.fr/

lien vers le site du Conférence des Évêques : http://www.eglise.catholique.fr/actualites-et-evenements/actualites/mgr-boulanger-therese-maccompagne-dalencon-a-lisieux--6589.html

Un son et Lumière à la Basilique pour le week-end de l’Ascension

« Jeanne d’Arc, cœur de feu, âme de guerrier » : c’est ainsi que Thérèse décrivait son héroïne préférée. Ce sera le titre d’un spectacle sur Jeanne d’Arc vue par Thérèse et qui sera donné en la basilique de Lisieux les jeudi 9 et vendredi 10 mai 2013.

AffJeanneR200Sur ses huit « récréations pieuses », Thérèse en a consacré deux à Jeanne d’Arc. C’est de ces deux pièces de théâtre qu’est tiré le texte du spectacle qui verra des acteurs le jouer sur scène, sur fond de décors d’époque projetés sur grand écran, le tout agrémenté de musiques adaptées.

Ce spectacle couronne deux journées spéciales dédiées à Jeanne d’Arc avec un programme proposant : grand-messe, conférences, concert, spectacle à la Basilique et exposition au Centre Jean-Paul II.

En décrivant l’âme de son héroïne, Thérèse se dévoile elle-même et nous livre son idéal fait d’héroïsme, de don de soi et de soif de Dieu. C’est tout cela qui transparaît à travers cette mise en scène à la pointe des moyens actuels et qui mérite le détour.

Programme des journées

  • Jeudi 9 mai 2013
    • 10h30 Grand-messe présidée par Mgr Jacques Blaquart, évêque d’Orléans
    • 15h30 Conférence : Les heures de gloire de Jeanne d’Arc, par Mgr Blaquart
    • 16h30 Concert : Deux étoiles dans le ciel de France, par le chœur Pueri Theresiae
    • 21h00 Spectacle : Jeanne d’Arc, cœur de feu, âme de guerrier(*)
  • Vendredi 10 mai 2013
    • 10h30 Grand-messe présidée par Mgr Lagoutte, recteur du Sanctuaire
    • 15h30 Conférence : La Passion de Jeanne d’Arc
    • 16h30 Concert : Deux étoiles dans le ciel de France par le chœur Pueri Theresiae
    • 21h00 Spectacle : Jeanne d’Arc, cœur de feu, âme de guerrier(*)

(*)Retenez donc une de ces dates dès maintenant ! Pour en savoir plus et être les mieux placés, connectez-vous au plus vite sur : www.spectacle-jeanne-et-therese.com

Voyages organisés

Des cars sont prévus à partir de plusieurs régions de France. Informez-vous auprès de nos correspondants locaux.

  • Diocèse de Bayeux et Sées
    • D. Menvielle : 06 11 12 46 73 - dominique.menvielle chez therese-de-lisieux.com
  • Régions Nord
    • K. Nal : 06 47 72 53 65 - k.nal chez orange.fr
  • Régions Sud
    • A.-C. Pensu : 06 87 78 23 09 - acpensu chez gmail.com
  • Ile de France
    • Catherine : 06 40 16 34 96 - catherine chez spectacle-jeanne-et-therese.com

N.B. Faites-vous déjà partie de l’Association « Le message de Thérèse » ? Si vous souhaitez en devenir membre, vous pouvez le faire directement via le site : www.spectacle-jeanne-et-therese.com

Une chapelle pour découvrir la « petite voie » de Thérèse

L’Ermitage, maison d’accueil des pèlerins à Lisieux, a été bâti par le premier recteur pour découvrir la spiritualité de Thérèse. Il a été rénové en 2003 mais sa chapelle ”Notre-Dame du Sourire” n’avait pu être durablement aménagée. Elle fait l’objet aujourd’hui d’un projet de travaux nécessaires et d’une création artistique pour découvrir la “petite voie” de Thérèse.

Un projet artistique et spirituel

La Chapelle Notre-Dame du Sourire se proposera comme une nouvelle étape dans le pèlerinage auprès de sainte Thérèse de Lisieux. Elle sera le lieu d’un cœur à cœur intime et priant pour découvrir la spiritualité propre de Thérèse. Maquette nouvelle chapelle
Le projet comprend une importante partie de travaux de nettoyage et de rénovation de la chapelle (peintures, sol, sono, éclairage, radiateurs) ainsi que la création d’un ensemble de mobilier liturgique et d’œuvres d’art.

Les œuvres

L’ensemble artistique de la chapelle Notre-Dame du Sourire réalisé par Fleur Nabert, sculpté en bronze, patiné et doré, invitera en images à découvrir les secrets de la joie et de la spiritualité de Thérèse qu’elle a nommé sa “petite voie” :

  • ThérèseLa confiance de Thérèse sera symbolisée par une sculpture qui la représentera enfant, se précipitant en souriant, les bras ouverts et l’âme en paix vers l’autel, c’est-à-dire vers le Christ. Cette attitude sera celle de l’enfance spirituelle, son élan nous rappelant aussi qu’elle nous précède par son intercession sur tous nos chemins de vie.
  • L’écoute de la Parole sera symbolisée par l’ambon sur lequel sera gravé, de son écriture manuscrite, cette phrase de Thérèse : « J’écoute avec délices cette parole de Jésus qui me dit tout ce que je dois faire ».
  • autelL’abandon à l’Amour Miséricordieux sera représenté sur l’autel qui contiendra des reliques de Thérèse. Derrière la croix qui représentera le Christ, éclatera un grand rayonnement débordant sur les côtés, symbole de l’amour sans limite du Seigneur auquel Thérèse se remet tout entière.
  • Le choix de la vie consacrée, sera signifié par le siège de présidence qui s’inspirera de la stalle de Thérèse au Carmel. Il rappellera sa prière particulière pour les prêtes.
  • TabernacleL’amour de l’Eucharistie sera représenté sur la porte du tabernacle inspiré par la phrase de Thérèse : « Malgré ma petitesse extrême j’ose fixer le soleil divin, le soleil de l’amour ». Il sera placé dans le sein de la Vierge du Sourire figurée telle un « vivant tabernacle ».
  • Deux phrases enfin, inscrites sur les poutres de la chapelle, diront au pèlerin l’itinéraire spirituel que Thérèse nous propose ici : « Ô Vierge immaculée, c’est toi ma douce étoile qui me donnes Jésus et qui m’unis à Lui ».

L’ensemble sera réalisé par Fleur Nabert, sculpteur et spécialiste d’aménagements liturgiques qui a déjà œuvré dans de nombreuses églises en France (chœur de Schiltigheim, chœur de Saint Adrien de Courbevoie, Saint Boniface de Burnhaupt-le-Haut, tabernacle d’Itterswiller, vitraux de Blérancourt, etc.)
Retrouvez ses créations et le projet sur le site www.fleurnabert.com

Déduction fiscale 66% de votre don au Pèlerinage Sainte-Thérèse sont déductibles de vos impôts dans la limite de 20% de votre revenu imposable (par exemple un don de 100 € ne vous coûte réellement que 34 €).

Une nouvelle place Sainte-Thérèse de l’Enfant-Jésus

La Sainte a donné son nom à la place située près de la cathédrale de Gallipoli, un an après la célébration du Centenaire du Miracle opéré par l’intercession de sainte Thérèse en faveur de Carmélites.

Gallipoli Il y a juste un an, le 16 janvier 2010, Gallipoli célébrait le Centenaire du Miracle opéré par l’intercession de Sainte Thérèse en faveur des Carmélites (voir TDL n° 907, février 2010 ) qui les sauvait matériellement de la misère et qui authentifiait la « petite voie » du futur jeune Docteur de l’Eglise.

Les Gallipolini tiennent parole

En effet, au moment du départ des Reliques de la sainte, le curé de la Cathédrale avait prononcé un discours dans lequel il exprimait au Maire et aux administrateurs de cette belle Cité que soit donné le nom de la Sainte à l’une des rues adjacentes au monastère, voulant ainsi renforcer les liens qui unissent la Sainte à la ville de Gallipoli. Après avoir réussi enfin à accomplir toutes les formalités administratives, voilà que c’est chose faite et mieux encore que ce que nous espérions… Le choix ne s’est pas porté sur une petite rue mais sur la place située près de la cathédrale. C’est donc le cœur de l’antique Cité qui est dédié à notre céleste bienfaitrice.

L’inauguration

Nous ne pouvions fêter cela en sourdine. L’événement fut fêté en toute pompe grâce à l’ardente activité de Don Piero De Santis, curé de la cathédrale et chapelain du Monastère. Le 16 janvier 2011, à 18h30, Mgr Domenico Umberto D’Ambrosio, archevêque de Lecce, a présidé la Messe Solennelle à l’église du monastère des Carmélites, en présence de nombreux prêtres, des autorités civiles et militaires et d’une telle foule qu’il avait fallu dresser des écrans géants jusqu’à l’emplacement de la cathédrale. Après la messe, nous nous sommes rendus en procession jusqu’à la place en portant la statue de Sainte Thérèse. Là le maire, Dr. Giuseppe Venneri, a adressé un beau discours dans lequel il a expliqué les motifs qui ont porté le Conseil Municipal à voter, à l’unanimité, en faveur de l’attribution de cette place à la Sainte de Lisieux. L’archevêque a ensuite procédé à la bénédiction de la place et de la Cité. Puis, avec le Maire, ils ont découvert l’inscription sur céramique qui ratifie définitivement que désormais nous nous trouvons là sur la « Place Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus ». Aussitôt, il y eut un tonnerre d’applaudissements tandis qu’un groupe d’enfants lâchait vers le ciel des ballons porteurs du nom de la Sainte. La procession a ensuite rapporté la statue de Sainte Thérèse à la Cathédrale, accompagnée d’un feu d’artifice. Pour conclure, nous y avons chanté l’hymne du Te Deum pour remercier le Seigneur de tous les bienfaits dont il comble notre cœur. Encore une fois, Gallipoli a voulu donner la preuve de son amour pour Thérèse et combien elle tient à maintenir et a renforcer ce lien.

Venez consulter le Programme 2010 du Sanctuaire !

Le programme 2010 des activités du Sanctuaire.

Vous pouvez trouver dans cette brochure :

  • les horaires d’ouverture et de visite des lieux thérésiens
  • les horaires des messes et temps de prière
  • le calendrier 2010 des activités du Sanctuaire, mois par mois :
    • les fêtes Thérésiennes
    • les fêtes des Bienheureux Louis et Zélie Martin
    • les grandes fêtes liturgiques (Pâques, Pentecôte, Assomption, Noël…)
    • des retraites et week-ends spirituels
    • des colloques
    • l’Institut d’Etudes Thérésiennes
    • l’Ecole d’oraison
  • mais aussi des concerts, des expositions…

programme 2010

programme à télécharger ci-dessous ou, si vous souhaitez recevoir des exemplaires imprimés pour diffuser autour de vous, écrire en indiquant les quantités à : info chez therese-de-lisieux.com

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Le programme 2011 des activités du Sanctuaire.

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programme 2012 couv

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Week-end JEUNES avec Thérèse…

  • avec Thérèse et les parents Martin dans la grâce du Carmel
  • par les Frères Carmes de la Province de Paris
  • 13-15 juillet 2012
  • Au programme :
    • pèlerinage
    • louange
    • enseignements
    • visites à Lisieux
    • oraison
    • chants
    • détente à Honfleur
    • échanges
    • joies fraternelles Week-end Jeunes Programme Week-end jeunes

Plus d’infos et inscriptions :
www.carmes-paris.org

Fêtes thérésiennes 2010

Fêtes thérésiennes 2010 - album souvenir

Fêtes célébrées sous la présidence du Cardinal Claudio HUMMES, Préfet de la Congrégation pour le Clergé (Vatican), ancien archevêque de São Paulo (Brésil).

Samedi 25, réception à la mairie.
Samedi 25, Procession des Reliques de ste Thérèse du Carmel à la Basilique.
samedi 25, Procession des Reliques de ste Thérèse du Carmel à la Basilique.
samedi 25, veillée à la Basilique.
dimanche 26, Procession d’entrée à la Basilique.
dimanche 26, messe solennelle à la basilique présidée par le cardinal HUMMES.
dimanche 26, messe solennelle à la basilique présidée par le cardinal HUMMES.
dimanche 26, messe solennelle à la basilique présidée par le cardinal HUMMES.
dimanche 26, messe solennelle à la basilique présidée par le cardinal HUMMES.
dimanche 26, messe solennelle à la basilique présidée par le cardinal HUMMES.
dimanche 26, Procession de sortie de la Basilique.
Dimanche 26, Procession des Reliques de ste Thérèse de la Basilique à la cathédrale.
Dimanche 26, Procession des Reliques de ste Thérèse de la Basilique à la cathédrale.
Dimanche 26, Procession des Reliques de ste Thérèse de la Basilique à la cathédrale.
Dimanche 26, Procession des Reliques de ste Thérèse de la Basilique à la cathédrale.
Lundi 27, journée d’action de grâce pour l’année sacerdotale - Conférence du Cardinal.
Lundi 27, journée d’action de grâce pour l’année sacerdotale.
Lundi 27, journée d’action de grâce pour l’année sacerdotale - Eucharistie.
Lundi 27, journée d’action de grâce pour l’année sacerdotale - Entretien avec Mgr Boulanger.

Fêtes Thérésiennes 2010 - Conférence du Cardinal Cláudio Hummes ofm

à l’occasion de la journée d’action de grâce pour l’Année Sacerdotale Lisieux – 27 septembre 2010

LA SPIRITUALITÉ SACERDOTALE

Excellence, Chers frères prêtres, Chers amis,

Cardinal Claudio Hummes

Nous sommes réunis auprès de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus pour rendre grâce à la fin de l’Année Sacerdotale que le Pape Benoît XVI a proclamée. Cette année a été féconde au-delà de toute espérance. Elle a permis à l’Église de dire à chaque prêtre sa reconnaissance, son estime, son affection, son soutien. Car, même s’il y a des faiblesse ou même malheureusement de graves péchés chez certains prêtres, nous savons avec quelle générosité la très grande majorité des prêtres ont donné et donnent chaque jour leur vie pour le service du Christ et de son Église. Cette Année a aussi été voulue par le Saint Père pour encourager les prêtres dans leur marche vers la sainteté car, dit-il à la suite du Concile, c’est « de la perfection spirituelle que dépend avant tout la fécondité de leur ministère » (Discours aux Membres de la Congrégation pour le Clergé lors de leur Assemblée plénière, 16 mars 2009). Rendre grâce pour la fécondité de cette année, c’est s’engager à continuer de marcher sur la voie de la sainteté. Et se réunir à Lisieux dans ce but n’est pas un hasard, car nous savons comment sainte Thérèse a prié pour la sainteté des prêtres. Nous savons aussi la richesse de l’enseignement qu’elle a laissé dans ses lettres. Je vous invite donc à réfléchir ce matin sur la spiritualité sacerdotale. Quel chemin devons-nous emprunter pour marcher vers la sainteté et rendre notre ministère au maximum fécond ?

Introduction

Le Concile Vatican II a souligné la nature et l’importance d’une spiritualité propre aux prêtres diocésains. Auparavant, les prêtres cherchaient souvent dans les spiritualités des Ordres religieux une inspiration pour spécifier leur marche vers la sainteté. Cependant, dans Presbyterorum Ordinis (PO), le Concile indique que « c’est l’exercice loyal, inlassable, de leurs fonctions dans l’Esprit du Christ qui est, pour les prêtres, le moyen authentique d’arriver à la sainteté » (PO 13). Évoquant le fait que beaucoup de candidats au sacerdoce proviennent des nouveaux mouvements et des nouvelles spiritualités, le Vénérable Serviteur de Dieu Jean-Paul II observait dans Pastores dabo vobis (PDV), de 1992 : « La participation du séminariste et du prêtre diocésain à des spiritualités particulières et à des groupes ecclésiaux est certainement en soi un facteur bienfaisant de croissance et de fraternité sacerdotale. Cependant, elle ne doit pas gêner, mais au contraire, aider l’exercice du ministère et la vie spirituelle propres au prêtre diocésain » (n. 68).

Le mot « spiritualité » vient de « esprit ». Se poser la question de la spiritualité de quelqu’un, c’est se demander quel esprit le meut et l’inspire dans la découverte et dans la réalisation du sens de sa vie, dans la recherche de ses objectifs et dans la formulation de ses aspirations déterminantes. Pour un chrétien, et de façon particulière pour les pasteurs de l’Église, cet esprit ne peut être autre que l’Esprit Saint lui-même. C’est pourquoi Presbyterorum Ordinis dit que les prêtres arrivent à la sainteté s’ils exercent leurs fonctions « dans l’Esprit du Christ ». C’est l’Esprit Saint qui doit mouvoir le prêtre, qui doit l’inspirer et préciser ses aspirations. La vie spirituelle s’entend comme itinéraire de croissance de notre être jusqu’à sa perfection possible. Il s’agit de tendre à la perfection, comme l’a dit Benoît XVI lorsqu’il a défini le but de l’Année Sacerdotale. Nous pouvons immédiatement saisir que l’authentique et vraie spiritualité doit être l’expression toujours plus développée de l’identité personnelle, c’est-à-dire de l’être personnel de la personne dont on parle. A partir de cette compréhension de la spiritualité, je voudrais évoquer synthétiquement quelques éléments constitutifs de la spiritualité du prêtre, sans prétendre ici être exhaustif.

1. Éléments humains et chrétiens de la spiritualité sacerdotale.

En premier lieu, quand on parle de l’être du prêtre, c’est-à-dire de son identité spécifique qui doit s’exprimer dans sa spiritualité, nous ne pouvons pas oublier qu’avant d’être prêtre, c’est un homme et un chrétien. Ainsi, avant de traiter spécifiquement de la spiritualité sacerdotale, on pourrait préciser les aspects d’une spiritualité humaine de base, puis d’une spiritualité chrétienne commune à tous les chrétiens, qu’ils soient laïcs ou ordonnés ou consacrés. De fait, dans le prêtre, l’être humain et chrétien n’a pas été détruit pour laisser la place à un être nouveau qui serait l’être sacerdotal. Il a seulement été transformé. Ceci ne me paraît pas de peu d’importance. Bien au contraire, je crois qu’il est parfois nécessaire de réveiller chez le prêtre ces aspects humains et chrétiens de son être et, par conséquent, de sa spiritualité.

D’autre part, la transformation de l’être humain et chrétien dans l’être sacerdotal ne constitue pas seulement un ajout accidentel mais une vraie transformation ontologique et théologique. Cela signifie que, chez le prêtre qui est sacramentellement configuré au Christ, Tête et Pasteur de l’Église, cette configuration est vue par l’Église comme ontologique et par conséquent pérenne et inséparable de son être humain et chrétien originel, avec lequel il constitue un seul être. C’est pourquoi on doit dire que le prêtre doit développer les éléments ontologiques de son être humain et chrétien, en plus de ceux de son être sacerdotal.

Prenons un exemple. Le prêtre est un homme adulte, mûr, une personne intelligente et libre. Cela le rend responsable de ses actes et de toute sa vie. Sa relation avec Dieu doit donc être adulte, mûre et responsable. Le prêtre ne peut pas avoir, vis à vis de Dieu, une attitude infantile et immature, un comportement qui n’assume pas la responsabilité de ses actes ou qui la rejette sur les autres, voire sur Dieu lui-même. La grandeur de l’homme tient précisément dans le fait qu’il est responsable de lui-même, puisqu’il est une personne intelligente et libre. Et ceci fonde le droit à la liberté de conscience. Cela suppose, bien sûr, que l’homme ait cherché de façon responsable à se former une conscience droite. Cela signifie également que sa liberté n’est pas une simple capacité de faire ce qu’il veut de façon arbitraire, mais qu’elle est une liberté responsable qui suit la lumière de la vérité. Dans son encyclique Veritatis Splendor (VS), de 1993, Jean-Paul II enseigne ceci : « Dans le jugement pratique de la conscience, qui impose à la personne l’obligation d’accomplir un acte déterminé, se révèle le lien entre la liberté et la vérité. C’est précisément pourquoi la conscience se manifeste par des actes de ‘jugement’ qui reflètent la vérité sur le bien, et non comme des ‘décisions’ arbitraires. Le degré de maturité et de responsabilité de ces jugements — et, en définitive, de l’homme, qui en est le sujet — se mesure non par la libération de la conscience par rapport à la vérité objective, en vue d’une prétendue autonomie des décisions personnelles, mais, au contraire, par une pressante recherche de la vérité et, dans l’action, par la remise de soi à la conduite de cette conscience » (VS 61). Déjà dans sa première encyclique Redemptor Hominis (RH) de 1979, il avait enseigné : « Jésus-Christ va à la rencontre de l’homme de toute époque, y compris de la nôtre, avec les mêmes paroles : ‘Vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libres’ (Jn 8,32). Ces paroles contiennent une exigence fondamentale et en même temps un avertissement : l’exigence d’honnêteté vis-à-vis de la vérité comme condition d’une authentique liberté ; et aussi l’avertissement d’éviter toute liberté apparente, toute liberté superficielle et unilatérale, toute liberté qui n’irait pas jusqu’au fond de la vérité sur l’homme et sur le monde. Aujourd’hui encore, après deux mille ans, le Christ nous apparaît comme Celui qui apporte à l’homme la liberté fondée sur la vérité » (RH 12). Il existe un autre aspect de l’identité de tout homme et de tout chrétien, qui par conséquent doit toujours faire partie de la spiritualité du prêtre : c’est la dimension sociale de son être. Cette dimension le rend coresponsable de tous les autres êtres humains. Nul n’est une île. Tous, nous appartenons essentiellement à un corps social, même lorsque nous vivons dans l’isolement. Nous avons une responsabilité à l’égard de ce que les autres êtres humains revendiquent justement comme leurs droits, qui sont souvent méconnus ou bafoués. Entre ici la question des pauvres, qui regarde tous les hommes et chaque homme, croyant ou incroyant, et encore plus les chrétiens. La pauvreté et même la misère totale continuent de peser sur des centaines de millions de personnes humaines. Il s’agit d’une situation objective d’énorme injustice sociale. Déjà comme simple homme, mais encore plus comme chrétien et comme pasteur de la communauté chrétienne, le prêtre ne peut pas ne pas s’élever intérieurement contre une telle situation, et ne pas en faire un élément important de sa vie spirituelle. La justice, la charité fraternelle, la solidarité, doivent le pousser à participer activement et inlassablement à l’effort de tant d’institutions et de tant de simples personnes en faveur de la construction d’un monde juste, fraternel, solidaire et pacifique. La vie spirituelle se fait ainsi ouverte, concrète, active et fuit un comportement narcissique, aliéné et abstrait. Vous savez comment sainte Thérèse a été formée dès sa petite enfance à l’amour concret des pauvres, en particulier par l’aumône qu’elle leur donnait, et comment elle a associé un pauvre à sa première communion, tenant ainsi une promesse qu’elle avait faite cinq ans auparavant de prier pour lui ce jour-là (Cf. Ms A, 15 r°.) .

2. Éléments relevant de la spiritualité sacerdotale

a) La charité pastorale

Dans Pastores dabo vobis, la « charité pastorale » est définie comme « le principe intérieur, la vertu qui anime et qui guide la vie spirituelle du prêtre, en tant que configuré au Christ Tête et Pasteur […], c’est une participation à la charité pastorale du Christ » (n. 23). Or ce qui spécifie l’identité sacerdotale est sa configuration au Christ Tête et Pasteur, ce qui revient à dire que le prêtre est un disciple qui est fait tête et pasteur de la communauté des disciples. Aussi le Christ lui demande un amour semblable à son propre amour pour les brebis pour lesquelles il n’a pas hésité à donner sa vie.

Parler de charité, en termes chrétiens, revient en fin de compte à parler de Dieu qui est amour. Or l’amour de Dieu s’est déjà manifesté dans la création du monde puis dans la rédemption. Dieu crée parce qu’il aime. Il nous aime et nous aime le premier. Le péché lui-même, celui de l’humanité, n’éteint pas l’amour que Dieu éprouve à notre égard. Sainte Thérèse dirait au contraire qu’il le rend plus puissant. C’est le propre de la Miséricorde. « Dieu en effet a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne meure pas mais ait la vie éternelle » (Jn 3,16). A son tour, le Fils nous a aimé jusqu’à la fin. Cela signifie qu’il a donné sa vie sur la croix pour notre salut et, avec sa résurrection, il nous a donné la joie d’une vie nouvelle et immortelle. L’amour de Dieu passe ainsi par l’expérience pascale de Jésus, par sa mort et par sa joyeuse résurrection.

Quand nous parlons de charité pastorale, nous parlons de cette charité là, qui est le Dieu révélé en Jésus Christ. Une charité qui est amour de donation, sans réserve, un amour adressé non à soi-même mais aux autres, un amour oublieux de soi-même, prête à investir sa vie entière en faveur de l’Autre, c’est-à-dire de Jésus Christ, et en faveur des autres, c’est-à-dire de l’humanité. Un amour qui passe par la Croix, par un don à la fois plein de souffrances sinon de mort véritable, celle du martyre, mais qui aboutit à la joie du salut de l’humanité. Dans ce contexte, la parole de l’apôtre Paul vaut aussi : « Dieu aime qui donne avec joie » (2 Co 9,7). Voilà la charité qui doit marquer la vie des prêtres et faire partie pour cela du noyau central de leur spiritualité. L’amour est oubli de soi et don aux autres. C’est ce don de nous-mêmes, dans l’amour, qui nous rend heureux.

Mais la charité des prêtres doit être une charité pastorale. En effet, par définition, le prêtre est un pasteur. Il a été configuré à Jésus Christ, Tête et Pasteur du peuple de Dieu. Une telle configuration distingue essentiellement le sacerdoce ministériel du sacerdoce universel des fidèles. Parmi des disciples, Jésus a choisi les Douze pour les configurer à Lui en tant que Tête et Pasteur du Peuple de Dieu, pour qu’ils continuent son œuvre à travers les siècles, en assumant le service de tête et pasteur de la communauté des disciples. Jésus, Lui, reste l’unique vrai Tête et Pasteur, mais il configure à lui les Douze et les fait vraiment participer à sa charge de Tête et Pasteur. Ainsi, après son retour auprès du Père, les Douze et leurs successeurs sont têtes et pasteurs de la communauté, au nom du Seigneur, et ils agissent « in persona Christi Capitis ». Être tête et pasteur des fidèles ne peut cependant pas être compris comme l’entendent ceux qui dominent ce monde. Bien au contraire, à l’exemple de Jésus, c’est un service aimant et désintéressé, oublieux de soi-même, jusqu’à donner sa vie pour le salut de l’humanité ou d’une simple personne.

C’est pourquoi tout prêtre, quels que soient sa vie et son travail, a un lien infrangible parce qu’essentiel, avec la communauté des fidèles. Il est toujours président et pasteur de la communauté. Sa spiritualité, sa charité, se spécifient par ce munus de pasteur. Sa vie est sans cesse orientée vers la communauté des fidèles, non seulement comme membre de l’Église mais comme pasteur et comme tête.

Cela signifie que le prêtre doit cultiver une spiritualité pastorale où il cherche à s’inspirer du Christ, le Bon Pasteur, qui aime ses brebis jusqu’à donner sa vie pour elles. Jésus conduit le troupeau et chaque brebis vers le Père. Le prêtre conduit la communauté et chaque fidèle à Jésus Christ et, par Lui, au Père. Ce munus de tête et de pasteur, le prêtre l’exerce à travers le ministère prophétique de la Parole, le ministère sanctificateur du culte, des sacrements et des autres œuvres de sanctification des fidèles, et le ministère de la conduite des fidèles à l’unité et à la communion ecclésiale.

b) La sequela Christi et la Parole de Dieu

Au principe de l’itinéraire spirituel spécifique de chaque chrétien et, encore plus et selon un mode propre, du prêtre on se fait disciple de Jésus Christ. Le disciple est celui qui croit en Jésus Christ et, en conséquence, qui le suit. Les Évangiles parlent des premiers disciples de Jésus. Mais la volonté du Seigneur est que, même après son retour vers le Père, ces mêmes disciples prêchent sa Parole et fassent de nouveaux disciples jusqu’à la fin des temps et « jusqu’aux extrémités de la terre » (Ac 1,8). Dans sa prière sacerdotale au cours du dernier repas, à la veille de sa mort et de sa résurrection, Jésus, selon l’Évangile de Jean, prie le Père pour ses disciples qu’il laisse dans le monde et pour ceux à venir, en disant : « Père, je ne prie pas seulement pour ceux-ci, mais pour ceux qui, à leur parole, croiront en moi » (Jn 17,20). Au moment de son ascension au ciel, il envoie ses disciples en disant : « Allez donc ! De toutes les nations faites des disciples, baptisez-les au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde » (Mat 28,19-20). Plus tard, l’apôtre Paul, dans la Lettre aux Romains, écrira sur la nécessité de prêcher la Parole de Dieu pour susciter la foi : « Quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. Or, comment invoquer le Seigneur sans avoir d’abord cru en lui ? Comment croire en lui sans avoir entendu sa parole ? Comment entendre sa parole si personne ne l’a proclamée ? Comment proclamer sans être envoyé ? […] C’est donc que la foi naît de ce qu’on entend ; et ce qu’on entend, c’est l’annonce de la parole du Christ » (Rm 10,13-17). Voilà comment naît le disciple : de l’écoute de la Parole de Dieu. Nous voyons ainsi combien il est important, même pour ceux qui ont déjà été conduits à la foi, de ne pas relâcher le contact continuel avec la Parole, autrement on court le risque de perdre la foi et d’abandonner la suite du Christ. Sainte Thérèse portait sur elle l’Évangile, elle le scrutait pour y trouver, comme elle disait, « le caractère du bon Dieu » ( Procès informatif ordinaire, déposition de Sr Geneviève de la Sainte Face, folio 353 r°.). Elle aurait voulu savoir l’hébreu et le grec pour lire la Parole de Dieu dans ce qu’elle appelait le « vrai texte dicté par l’Esprit Saint » (CJ 4.8.5.).

Par ailleurs, même si le simple chrétien et le prêtre doivent être, tout autant l’un que l’autre, disciples du Christ, il faut souligner qu’il n’en reste pas moins que le sacrement de l’Ordre a fait du prêtre un disciple spécial. En effet, comme je l’ai déjà dit, dans l’ordination, par le ministère de l’évêque qui ordonne et par l’action de l’Esprit Saint, le prêtre est configuré au Christ, Tête et Pasteur de l’Église. Il doit être un disciple qui écoute, mais il est aussi un disciple qui doit guider la communauté des disciples. Il n’est pas un simple membre de la communauté. Saint Augustin disait : « avec vous je suis chrétien, pour vous je suis évêque ». Par conséquent, même quand il écoute la Parole de Dieu avec l’oreille du disciple, le prêtre doit aussi l’écouter avec la responsabilité d’un disciple qui est également tête et pasteur des disciples du Christ. S’il n’a pas cette compréhension, le prêtre aura du mal à découvrir et à vivre le vrai sens de son sacerdoce.

Donc être disciple, cela commence toujours – ou cela recommence – par une rencontre profonde et personnelle avec Jésus Christ. Il en fut ainsi dès le début du ministère publique de Jésus. Ses premiers disciples sont nés de cette rencontre profonde avec Lui. Les Évangiles racontent ces rencontres pendant la vie terrestre de Jésus, dans la Palestine de l’époque. L’exemple le plus lumineux est celui des deux disciples de Jean-Baptiste qui devinrent disciples de Jésus, selon ce que raconte l’Évangile de Jean 1, 31-51. Ils demandèrent à Jésus : « Maître, où demeures-tu ? ». Jésus répondit : « Venez et voyez ». Ils allèrent donc et virent où il habitait. Ce jour-là, ils demeurèrent avec Lui. Cette rencontre a été pour eux un événement transformant. Ils en sortirent enthousiastes et fascinés. Ils avaient ouvert leur cœur à Jésus qui les avait extraordinairement impressionnés. Ils ont cru en Lui. Ils ont adhéré à Lui de tout leur être. A partir de cet instant, ils furent certains que Jésus était l’envoyé de Dieu, le Messie promis que Jean annonçait. Ils vibrèrent donc d’émotion et de joie spirituelle. Ils étaient prêts à Le suivre et à tout investir sur lui. Lui-même sera désormais leur Maître et leur chemin, leur certitude et leur bonheur. Il constituera le vrai sens de leur vie. Ils décidèrent de Le suivre partout où Il les conduiraient et de Lui donner toute leur vie. Après cette rencontre ils devinrent même missionnaires. Ils portèrent aux autres la parole de Jésus, la bonne nouvelle. L’un des deux, André, est allé cherché son frère Simon et l’a amené à Jésus. Le jour suivant, ce fut Philippe qui conduisit Nathanaël au Maître. Et il y a tant d’autres épisodes évangéliques, comme la rencontre de Jésus avec Matthieu, Zachée, Nicodème, la Samaritaine, Marie-Madeleine, Lazare et ses sœurs Marthe et Marie, et tant d’autres. La rencontre conduisait ces personnes à une adhésion totale au Christ et les rendait prêtes à Le suivre partout, jusqu’à donner leur vie pour Lui. Voilà ce qu’on appelle la foi au sens biblique : faire à Dieu une confiance totale, inconditionnelle, sans réserve. Cette foi naît de l’écoute de la Parole. Une telle foi fait le disciple et le disciple fait naître le missionnaire, comme cela est arrivé à André, à Philippe et à tout vrai disciple. Tous sont poussés à annoncer aux autres la Parole de Dieu.

Pour être un bon ministre de la Parole de Dieu, un missionnaire, un évangélisateur, un maître de la foi pour la communauté des disciples de Jésus, le prêtre a donc besoin lui aussi de se mettre, toujours de nouveau, à l’écoute de la Parole de Dieu, pour faire et refaire sans cesse une rencontre personnelle et communautaire avec le Seigneur, et pour ressortir de cette rencontre pour la mission.

Dans Ecclesia in America (EA), Jean-Paul II a aussi présenté l’écoute de la Parole de Dieu comme un lieu privilégié de la rencontre avec le Seigneur, soit à travers la lecture de la Parole, soit par l’écoute de la proclamation du Kérygme fondamental. Dans le cas de la lecture, le Pape recommande la Lectio divina, la lecture priante « à la lumière de la Tradition, des Pères et du Magistère, approfondie dans la méditation et l’oraison » (EA, 12).

En plus de la Lectio divina, pour sa formation d’évangélisateur, le prêtre doit avoir une formation permanente qui le maintienne à jour sur les plans exégétique et théologique. La formation permanente des prêtres ne peut pas être ralentie, bien au contraire. Car la société postmoderne actuelle exige une formation toujours plus soigneuse et mise à jour, d’abord en ce qui concerne l’approfondissement exégétique et théologique de la Parole de Dieu ; puis en ce qui concerne la connaissance de la culture actuelle et de ses capacités d’ouverture à un dialogue entre foi et raison, entre foi et science ; enfin en ce qui concerne la méthode missionnaire et pastorale pour annoncer le Kérygme aux hommes et aux femmes de notre temps et les conduire ainsi à une rencontre personnelle et communautaire avec Jésus Christ, mort et ressuscité. Dans la société postmoderne d’aujourd’hui, l’homme et la femme dits postchrétiens peuvent eux-aussi être touchés de nouveau, peut-être pas au début par une doctrine mais par une rencontre intense et personnelle avec la personne de Jésus Christ, mort et ressuscité. Cela veut dire que l’annonce du Kérygme fondamental peut résonner dans leur cœur et leur permettre d’être conduits à cette rencontre.

c) la dimension missionnaire

Nous abordons maintenant un autre élément constitutif de la spiritualité sacerdotale : je veux parler de sa dimension missionnaire. En effet, dans Pastores dabo vobis, Jean-Paul II a bien souligné comment la consécration du pasteur de l’Église, par le sacrement de l’Ordre, est intimement liée avec la mission du pasteur. Il a écrit : « L’Esprit du Seigneur a consacré le Christ et l’a envoyé annoncer l’Évangile. La mission n’est pas un élément extérieur et parallèle à la consécration, mais elle en constitue le but intrinsèque et vital : la consécration est pour la mission. De cette façon, non seulement la consécration, mais aussi la mission se trouvent sous le signe et la force sanctificatrice de l’Esprit. Il en a été ainsi de Jésus. Il en a été ainsi des Apôtres et de leurs successeurs. Il en est ainsi de l’Église entière et, en elle, des prêtres : tous reçoivent l’Esprit comme appel et comme don de sanctification dans et par l’accomplissement de leur mission. Il existe donc, entre la vie spirituelle du prêtre et l’exercice de son ministère, un rapport intime » (PDV, 24). Le Pape utilise ici le mot « mission » pour désigner tout le ministère du prêtre, mais cela vaut encore plus pour la « mission » au sens strict. Et il l’a écrit dans le contexte de la vie spirituelle du prêtre pour signifier que le prêtre se sanctifie dans la mission et par la mission. Plus loin il a écrit : « la vie spirituelle des prêtres doit être profondément marquée par l’élan et le dynamisme missionnaires. Il leur revient, dans l’exercice de leur ministère et dans le témoignage de leur vie, de faire de la communauté qui leur est confiée une communauté authentiquement missionnaire » (PDV, 32).

J’ai déjà dit qu’après leur rencontre avec Jésus, les premiers disciples sont devenus missionnaires, évangélisateurs. Ceci vaut pour chaque disciple, au long des siècles. Regardez comment sainte Thérèse est brûlée du désir d’annoncer l’Évangile : « Je voudrais parcourir la terre, prêcher ton nom et planter sur le sol infidèle ta Croix glorieuse, mais, ô mon Bien-Aimé, une seule mission ne me suffirait pas, je voudrais en même temps annoncer l’Évangile dans les cinq parties du monde et jusque dans les îles les plus reculées… Je voudrais être missionnaire non seulement pendant quelques années, mais je voudrais l’avoir été depuis la création du monde et l’être jusqu’à la consommation des siècles… » (Ms B, 3 r°.). Mais la rencontre avec Jésus rend missionnaires à un titre spécial ceux qui ont été configurés au Christ, Tête et Pasteur, c’est-à-dire les pasteurs de l’Église. C’est le commandement clair de Jésus : « Allez dans le monde entier et annoncez l’Évangile à toute créature » (Mc 16, 15).

Nous savons qu’il existe aujourd’hui une nouvelle urgence missionnaire. A propos de l’Europe, le Pape Benoît XVI a dit aux Évêques allemands : « Je considère que dans toute l’Europe, et pas moins en France, en Espagne et ailleurs, nous devrions réfléchir sérieusement sur la façon dont nous pouvons réaliser aujourd’hui une véritable évangélisation, non seulement une nouvelle évangélisation, mais souvent une véritable première évangélisation » (Discours du 21.8.2005 aux évêques allemands.). Les derniers papes ont toujours insisté sur le thème missionnaire et sur la nécessité de susciter une nouvelle conscience missionnaire. Il s’agit d’une urgence en tant que réponse, d’une part, au développement et à la diffusion de la culture postmoderne qui transforme la société actuelle d’une façon presque irrésistible et la déchristianise rapidement. Il faut, d’autre part, ajouter le phénomène des catholiques qui se sont éloignés de l’Église. C’est un phénomène qui malheureusement se développe. La mission est donc urgente. Elle constitue aussi une occasion vraiment efficace pour renouveler la vie sacerdotale. Il s’agit ici de l’activité missionnaire au sens strict, c’est-à-dire de partir et de prêcher. Il s’agit de se lever, de sortir de nos maisons et d’aller vers les personnes, là où elles vivent et travaillent, pour les évangéliser. Nous ne pouvons pas nous limiter à accueillir et à évangéliser celles qui viennent dans notre église ou au presbytère. Il faut aller à la recherche des baptisés qui se sont éloignés. Il faut aussi chercher tous ceux qui savent rien ou peu de Jésus Christ. S’approcher des personnes concrètes, les écouter parler de leur vie, de leurs souffrances, de leurs aspirations et, à partir de là, annoncer la personne de Jésus Christ, mort et ressuscité, et son Royaume, pour conduire ces personnes à une rencontre concrète, personnelle et puis communautaire avec le Seigneur vivant, afin qu’elles prennent ou reprennent le chemin de la foi.

d) L’Eucharistie dans la vie spirituelle du prêtre

« L’Église vit de l’Eucharistie », c’est le titre et le thème d’une encyclique de Jean-Paul II, en 2003. L’Eucharistie occupe vraiment le centre de la vie de l’Église en pèlerinage. Elle vit son plus grand moment chaque fois qu’elle est rassemblée dans la célébration eucharistique. L’Eucharistie « comporte en synthèse le cœur du mystère de l’Église » dit l’encyclique en question (n. 1) et donc, « si l’Eucharistie est le centre et le sommet de la vie de l’Église, elle l’est pareillement du ministère sacerdotal. […] L’Eucharistie est la raison d’être principale et centrale du sacrement du sacerdoce, qui est né effectivement au moment de l’institution de l’Eucharistie et avec elle » (n. 31). De son côté, le Concile Vatican II, dans Presbyterorum Ordinis, a affirmé que « les sacrements, ainsi que tous les ministères ecclésiaux et les tâches apostoliques, sont tous liés à l’Eucharistie et ordonnés à elle. Car la sainte Eucharistie contient tout le trésor spirituel de l’Église, c’est à dire le Christ lui-même, lui notre Pâque, lui le pain vivant, lui dont la chair, vivifiée par l’Esprit-Saint et vivifiante, donne la vie aux hommes » (PO, 5). Benoît XVI aussi souligne la dimension eucharistique de la vie du prêtre dans le document Sacramentum Caritatis (SC) de 2007, lorsqu’il dit : « La forme eucharistique de l’existence chrétienne se manifeste sans aucun doute de façon particulière dans l’état de vie sacerdotale » (n. 80).

La célébration eucharistique constitue donc chaque jour l’acte le plus important du prêtre et devrait être réalisée avec une conscience claire de son caractère central dans la vie de l’Église et pour le salut de l’humanité. L’Eucharistie est le sacrement de la Pâque de Jésus-Christ, c’est-à-dire de sa mort et de sa résurrection pour notre salut, où le Pasteur donne sa vie pour ses brebis. Dans la célébration de l’Eucharistie, en entrant en communion sacramentelle avec le Christ mort et ressuscité, le prêtre reçoit donc la force de s’oublier lui-même, de prendre sa croix chaque jour, de servir les autres jusqu’à donner – lui-même – sa vie pour le salut de ses frères. L’Eucharistie étant la table du Seigneur, où Dieu partage son pain de vie entre tous les convives, sans faire acception des personnes, le prêtre reçoit dans la célébration eucharistique la force et l’inspiration d’apporter sa contribution constante et effective à ce que tous, et les pauvres de façon spéciale, aient le pain matériel et les autres biens spirituels et culturels nécessaires pour une vie humaine et chrétienne qui soit digne. L’Eucharistie étant l’anticipation du banquet pascal dans le Royaume des Cieux, le prêtre sortira toujours de la célébration eucharistique avec une ouverture sur l’horizon eschatologique et le désir d’annoncer au monde que nous n’avons pas de demeure permanente sur cette terre, mais que nous marchons vers la maison du Père où notre vie sera éternellement pleine, joyeuse et immortelle.

La spiritualité eucharistique du prêtre trouvera aussi une grande richesse dans l’adoration eucharistique. C’est bien avec cette intime conviction que, le 8 décembre 2007, la Congrégation pour le Clergé a adressé à tous les diocèses une chaleureuse invitation à instituer l’adoration eucharistique perpétuelle dans leur circonscription ecclésiastique pour donner au peuple de Dieu et aux prêtres la possibilité de développer leur vie spirituelle et eucharistique et pour prier avec les prêtres et pour les prêtres. Le Pape a manifesté sa satisfaction devant cette initiative. De fait, quelques mois auparavant, le 22 février 2007, il avait lui-même écrit dans le document Sacramentum Caritatis : « Je recommande vivement aux Pasteurs de l’Église et au peuple de Dieu la pratique de l’adoration eucharistique, qu’elle soit personnelle ou communautaire » (n. 67), du fait que « l’acte d’adoration en dehors de la Messe prolonge et intensifie ce qui est réalisé durant la Célébration liturgique elle-même » (n. 66).

e) La communion ecclésiale

L’Eucharistie contient aussi en elle-même une dimension particulière de communion ecclésiale. L’Eucharistie est signe et source de communion. Celui qui participe à l’Eucharistie ne peut pas ne pas être en communion ecclésiale et ne peut pas ne pas s’engager à la mettre en œuvre dans la vie quotidienne. Il s’agit de l’unité pour laquelle Jésus a prié lors de la dernière Cène : « Père Saint, garde en ton nom ceux que tu m’as donnés, afin qu’ils soient un comme nous. […] Comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi, qu’ils soient eux-aussi un en nous, afin que le monde croit que tu m’as envoyé » (Jn 17,11 et 21). L’efficacité de la prédication des disciples du Christ dépend de l’unité ecclésiale qu’ils ont entre eux, parce que, au fond, l’unité est signe de l’amour. Dieu est amour. Comment pourrait-il être crédible le prédicateur qui annoncerait au monde que Dieu est amour et que nous sommes tous frères, si lui-même ne vit pas cet amour ? Jésus a dit : « Je vous donne un commandement nouveau : aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres. A ceci tous vous reconnaîtront pour mes disciples : à l’amour que vous aurez les uns pour les autres » (Jn 13, 34-35). La communion ecclésiale est fruit de la mort et de la résurrection du Christ, elle est un don de l’Esprit Saint à l’Église. Il s’agit de la communion des fidèles entre eux et avec leurs pasteurs et vice-versa. Il s’agit de la communion des prêtres avec leur évêque et vice-versa. Le presbyterium doit être uni à son évêque comme les cordes à la lyre, disait saint Ignace d’Antioche. Thérèse peut beaucoup nous aider dans ce domaine de l’amour et de la communion à l’Évêque. Pour ce qui est de l’amour fraternel, les folios 11 à 18 du Manuscrit C, mais aussi les Conseils et Souvenirs révèlent avec quel absolu et quelle délicatesse elle a voulu vivre de charité. Son obéissance a été complète car son amour pour le Christ lui faisait accomplir tout ce que le représentant du Christ lui demandait.

f) L’amour envers les pauvres

Un autre élément important de la spiritualité sacerdotale, qui découle de la Parole de Dieu et de l’Eucharistie, c’est l’amour pour les pauvres. Jésus a voulu être reconnu en eux et nous jugera selon notre amour pour le prochain et, de façon plus particulière, envers les plus nécessiteux. Ce que nous faisons à un pauvre, c’est à Lui que nous le faisons. Actuellement, des centaines de millions d’êtres humains vivent encore dans la pauvreté et dans la misère. Cela crie vers le Ciel. Le risque est que nous nous habituions à une telle situation de très grave injustice sociale. Le prêtre doit conduire sa communauté à une solidarité vraie, concrète et efficace envers les pauvres et lui-même, le prêtre, doit pratiquer personnellement cette solidarité.

g) Le célibat

Retrouver la route de la suite du Christ et de la mission restaure la spiritualité du prêtre et éclaire le sens profond de son ministère. C’est aussi la route pour retrouver la joie d’être prêtre. A partir de ce renouveau, le prêtre reçoit une lumière plus intense pour comprendre et pour vivre le charisme de son célibat. Il est vrai qu’il s’agit d’une loi canonique mais, dans sa nature profonde, le célibat pour le Royaume des cieux dont parle le Christ et que l’Église latine demande pour ses prêtres, est avant tout un charisme de l’Esprit Saint, qui doit être vécu avec amour, conviction, responsabilité, maturité affective et esprit de service ecclésial, de complète configuration au Christ et de proclamation eschatologique. Pastores dabo vobis donne cette exhortation : « Le célibat doit donc être accueilli dans une décision libre et pleine d’amour, à renouveler continuellement, comme un don inestimable de Dieu, comme un ‘stimulant de la charité pastorale’, comme une participation particulière à la paternité de Dieu et à la fécondité de l’Église, comme un témoignage du Royaume eschatologique donné au monde » (PDV, 29). Thérèse fait du célibat sacerdotal l’expression d’un amour délicat envers le Christ présent dans l’Eucharistie. Elle prie et exhorte Céline à prier pour que les prêtres soient « purs comme le cristal » (Ms A, 56 r°. Cf. LT 94 à Céline, 14 juillet 1889.) pour qu’ils tiennent le Christ dans leurs mains avec ce même amour délicat qui caractérisait la Vierge lorsqu’elle touchait l’Enfant-Jésus dans son berceau (Cf. LT 101 à Céline, 31 décembre 1889).

Sainte Thérèse de Lisieux

h) La prière

La vie et le ministère du prêtre ont besoin d’être soutenus et enveloppés par la prière. Pendant sa vie terrestre, Jésus-Christ en a donné un grand exemple. Il priait et il enseignait à ses disciples à prier. Les Évangiles présentent souvent Jésus en prière, parfois la nuit entière. Il se retirait quelques fois pour prier seul, d’autres fois il priait devant les disciples, même à haute voix. Il priait longuement avant de prendre de grandes décisions ou avant des événements importants. A certains moments, sa prière était de joie et de louange au Père. En d’autres occasion, comme à Gethsémani ou sur la Croix, il priait le Père avec angoisse, des larmes et un grand cri. Il priait le Père en Fils bien-aimé et en Pasteur envoyé dans le monde. Voilà comment le prêtre doit aussi prier, à l’exemple du Christ : prier comme fils, comme disciple, comme pasteur. La prière pour le peuple et pour l’activité pastorale et missionnaire doivent toujours caractériser la prière du prêtre.

Prière et spiritualité marchent ensemble. De même que la spiritualité, pour un chrétien, signifie la mesure avec laquelle l’Esprit Saint le conduit, le vivifie et le transforme, de même nous pouvons dire que la prière est la respiration de l’Esprit Saint en nous. Dans Pastores dabo vobis, Jean-Paul II dit : « l’Esprit du Seigneur est le grand protagoniste de notre vie spirituelle. Il crée le ‘cœur nouveau’, l’anime, le guide avec la ‘loi nouvelle’ de la charité, de la charité pastorale » (PDV, 33).

Une telle vie spirituelle a son centre dans l’Eucharistie mais elle s’enrichit ensuite avec la réception fréquente du sacrement de la réconciliation, puis avec la Liturgie des Heures récitée dans son entier, avec la Lectio divina, l’adoration eucharistique, le chapelet, et les autres prières personnelles et communautaires. Cette vie se développera dans le prêtre comme un « être avec Jésus Christ », ainsi que Jésus lui-même l’a demandé aux Douze. Une vie d’intimité et de familiarité, qui reflète ce que Jésus a voulu quand il disait : « Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs […] mais amis, parce que, ce que j’ai appris du Père, je vous l’ai fait connaître » (Jn 15, 14-15). La prière doit porter cette relation entre Jésus et le prêtre, sachant qu’elle est la respiration de l’Esprit Saint dans le cœur du prêtre. Je conclus en demandant à la Vierge Marie, Mère et Reine des prêtres, qu’elle vous inspire, chers prêtres, et vous protège toujours. Et que sainte Thérèse, prie pour vous. Nous nous appuyons sur sa prière en raison de cette parole : « Puisque le zèle d’une carmélite doit embrasser le monde, j’espère avec la grâce du bon Dieu être utile à plus de deux missionnaires et je ne pourrais oublier de prier pour tous, sans laisser de côté les simples prêtres dont la mission parfois est aussi difficile à remplir que celle des apôtres prêchant les infidèles » (Ms C, 33 v°.). Chacun de nous peut prendre à son compte ce qu’elle disait à propos de Bellière : « Je serai tout près de lui, je verrai tout ce qui lui est nécessaire et ne laisserai pas de repos au bon Dieu qu’Il ne m’ait donné tout ce que je voudrai !… sa foi saura bien découvrir la présence d’une petite sœur que Jésus lui donna jusqu’au dernier jour de sa vie » (Cf. LT 253 à Maurice Bellière, 13 juillet 1897.).

Cardinal Cláudio Hummes, Archevêque Émérite de São Paulo, Préfet de la Congrégation pour le Clergé

Fêtes Thérésiennes 2010 - Homélie du Cardinal Cláudio Hummes.

Dimanche 26 septembre 2010 Solennité de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus

Cardinal Claudio Hummes

Excellence, Chers frères prêtres, Chers frères et sœurs,

En adaptant les paroles du prophète Isaïe que nous avons entendues dans la première lecture, nous crions à sa suite : Réjouissons-nous avec toute l’Église ! Réjouissons-nous avec toute l’humanité ! car le Seigneur se compare à une mère qui porte son enfant sur les bras, le console et le caresse. Vous savez que ce texte d’Isaïe a bouleversé sainte Thérèse (Cf. Ms C 2 v°). Depuis sa petite enfance elle expérimentait à quel point Dieu l’aimait. Cette expérience était devenue le ressort de sa vie spirituelle et quelle fut son émotion lorsqu’elle trouva dans la Sainte Écriture la confirmation de ce qu’elle vivait : « Vous serez comme des nourrissons que l’on porte sur son bras, que l’on caresse sur ses genoux. De même qu’une mère console son enfant, moi-même je vous consolerai. » Thérèse commente : « Ah ! jamais paroles plus tendres, plus mélodieuses, ne sont venues réjouir mon âme ».

Le grand message que sainte Thérèse proclame au monde est celui-ci : Dieu est amour, tendresse, miséricorde ; Dieu vous a créés pour vous aimer avec cette tendresse que vous n’imaginez peut-être pas. Nous pourrions objecter : Mais, il n’y a rien de nouveau ! Saint Jean avait déjà dit que « Dieu est amour » (1 Jn 4, 16). Saint Paul témoigne que Dieu est un « Père plein de tendresse » (2 Co 1, 3), « riche en miséricorde » (Ep 2, 4). Oui, c’est vrai que l’Évangile proclame que Dieu est amour et tendresse, et c’est même le cœur de la Bonne Nouvelle : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a envoyé son Fils unique pour que tout homme qui croit ait la vie éternelle » (Jn 3, 16). Sainte Thérèse ne peut rien dire qui ne soit déjà dans l’Évangile. Mais nous avons des difficultés à croire vraiment que Dieu nous aime avec une telle tendresse qu’il nous a envoyé son Fils pour nous le prouver. Il ne se laisse pas décourager par la peur que certains éprouvent à son égard, souvent à cause d’une fausse conception de la justice de Dieu. Rappelez-vous comment Thérèse voit la justice de Dieu : « A moi, dit-elle, Il a donné sa Miséricorde infinie, c’est à travers elle que je contemple et adore les autres perfections Divines !… Alors toutes m’apparaissent rayonnantes d’amour, la Justice même (et peut-être encore plus que toute autre) me semble revêtue d’amour… Quelle douce joie de penser que le Bon Dieu est Juste, c’est-à-dire qu’Il tient compte de nos faiblesses, qu’Il connaît parfaitement la fragilité de notre nature. De quoi donc aurais-je peur ? » (Ms A 83 v°).

Mosaïque de la Basilique

Dans la deuxième lecture, saint Paul affirme que nous ne pouvons pas avoir peur car Dieu nous a donné son Esprit qui est un Esprit d’amour : « L’Esprit que vous avez reçu ne fait pas de vous des esclaves, des gens qui ont encore peur ; c’est un Esprit qui fait de vous des fils », c’est un Esprit qui vous permet de vous adresser à Dieu avec une affection toute familière, en l’appelant Abba, Père ! Car nous sommes véritablement ses enfants. C’est pour cela que saint Paul ajoute que nous sommes aussi ses héritiers. Cela signifie que Dieu nous unit à son Fils Jésus pour que nous puissions participer à toute sa richesse divine. Comment pouvons-nous avoir peur d’un père si bon ?

Le psalmiste a fait aussi cette expérience : « Mon âme est en moi comme un petit enfant contre sa mère ». Nous savons quelle paix, quelle confiance habitent le cœur d’un enfant quand il se blottit contre sa mère. Comme le dit Isaïe, il est nourri et rassasié de ses consolations ; la paix en lui est comme un fleuve.

Cependant, l’Évangile d’aujourd’hui dévoile un obstacle : nous ne croyons pas facilement que notre Dieu qui est infini, notre Dieu qui est invisible, notre Dieu que certains d’entre nous trouvent peut-être très lointain ; nous ne croyons pas facilement que notre Dieu soit à ce point un Père plein de tendresse qui nous connaît, qui nous est très proche, qui nous aime, qui nous entoure de toute sa sollicitude paternelle. C’est pour cela que nous devons opérer une conversion et Jésus nous avertit solennellement : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les petits enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume des cieux ». Il n’est donc pas si facile de devenir un enfant. Pour devenir un petit enfant, il faut apprendre à connaître Dieu afin de découvrir à quel point il est tendresse ; apprendre à lui faire confiance ; apprendre à tout attendre de lui. Comme un Père qui aime son enfant, Dieu veut nous aider à tout instant dans notre vie de chaque jour, il veut nous conduire : « tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu, ceux-là sont les enfants de Dieu », nous a dit saint Paul. Il faut beaucoup de temps pour apprendre à tenir la main de notre Père en toute occasion, pour apprendre à lui donner toute notre confiance, pour apprendre à nous abandonner complètement à lui. Sainte Thérèse a avoué à la fin de sa vie : « J’ai été longtemps avant de m’établir à ce degré d’abandon » (CJ 7.7.3.). Puis, elle a ajouté : « Maintenant, j’y suis [dans cet abandon total] ; le bon Dieu m’y a mise, il m’a prise dans ses bras et m’a posée là… ». Elle révèle ainsi que c’est Dieu qui nous donne la force de faire les efforts nécessaires pour marcher vers lui et avec lui. ‘Sans moi, vous ne pouvez rien faire », dit Jésus (Jn 15, 5).

Voilà notre propre vocation : découvrir que Dieu intervient comme un Père dans notre vie, jusque dans les plus petits détails, pourvu que nous l’appelions, que nous mettions en lui toute notre confiance, que nous appelions sans cesse son Esprit Saint. Des fleuves de paix alors envahissent notre cœur car nous sommes en confiance et nous correspondons parfaitement à ce pour quoi nous avons été créés : être les enfants bien-aimés de Dieu.

Sainte Thérèse de Lisieux

Ces fleuves de paix sont pour tous car Dieu a voulu nous créer tous, pour faire de nous ses enfants. Dans la première lecture, le prophète Isaïe entrevoyait déjà cette universalité par cette parole du Seigneur : « Je dirigerai vers [Jérusalem] la gloire des nations comme un torrent qui déborde ». L’image est suggestive : un torrent déborde quand ses eaux sont abondantes. On entrevoit comment les nations, c’est-à-dire l’humanité entière, accueilleront la Bonne Nouvelle de la tendresse de Dieu manifestée en Jésus son Fils.

Mais comment l’entendront-ils, cette Bonne Nouvelle, si on ne la leur annonce pas ? Notre monde d’aujourd’hui est assoiffé d’Évangile. La déchristianisation ne le rend pas heureux. Nos contemporains ont un espace vide dans leur cœur, qui est en attente de la révélation de leur vocation profonde, celle des enfants bien-aimés de Dieu. Qui enverrai-je ? demandait le Seigneur au début du livre d’Isaïe. Comme Isaïe et comme tant d’autres, mais peut-être avec une intensité toute spéciale, une enfant de Lisieux a répondu : « Me voici, envoie-moi » (Cf. Is 6, 8.). En trouvant dans le livre d’Isaïe le texte de la première lecture : « Vous serez comme des nourrissons que l’on porte sur son bras, que l’on caresse sur ses genoux », Thérèse s’est écriée : « O mon Dieu, vous avez dépassé mon attente et moi je veux chanter vos miséricordes. Vous m’avez instruite dès ma jeunesse et jusqu’à présent j’ai annoncé vos merveilles, je continuerai à les publier dans l’âge le plus avancé » (Ms C 2 v°.). Et c’est vrai, ses écrits sont traduits dans presque toutes les langues de la terre et l’Église a reconnu l’universalité et l’importance de son enseignement en la proclamant Docteur.

Frères et Sœurs, aidons sainte Thérèse à publier les miséricordes du Seigneur. Participons à sa mission qui est celle de l’Église. Nous vivons aujourd’hui une urgence de la mission pour rejoindre chacun de nos contemporains. Beaucoup ne connaissent pas encore cette Bonne Nouvelle qui change tout dans la vie d’un homme. Jean-Paul II a lancé l’Église dans l’ardeur d’une nouvelle Évangélisation. Benoît XVI a confirmé cette impulsion en créant tout récemment un nouveau Conseil Pontifical, pour « promouvoir une évangélisation renouvelée dans les pays où a déjà retenti la première annonce de la foi […], mais qui vivent une sécularisation progressive de la société et une sorte d’‘éclipse du sens de Dieu’ » . J’invite chacun de vous, qui êtes venus aujourd’hui dire votre affection à sainte Thérèse, à faire vôtre son désir missionnaire qui est celui du Saint Père et de toute l’Église. Là où vous habitez, là où vous travaillez, partout où vous passez, témoignez par votre vie que vous êtes aimés de Dieu, proclamez à tous ceux que vous rencontrez : « Laisse-toi aimer par Dieu, c’est un Père plein de tendresse. Jésus veux transformer ta vie en bonheur. Laisse-toi conduire par lui jusqu’au baptême pour devenir enfant de Dieu, ouvre ton cœur au don de l’Esprit par la confirmation, reçois le corps ressuscité du Seigneur dans l’Eucharistie ».

Quand un enfant est aimé à la folie par ses parents, il éclate de joie et sa joie rayonne. Frères et sœurs, que votre joie d’être aimés de Dieu avec tendresse éclate et rayonne partout autour de vous, pour que ceux qui vous côtoient soient eux-aussi attirés, fascinés, comblés par la tendresse du Père de Jésus notre Seigneur. Vous les conduirez jusqu’à l’Eucharistie, cette Eucharistie que nous poursuivons maintenant et dans laquelle nous trouvons Jésus, l’infinie richesse de notre vie.

Fêtes Thérésiennes 2010 - Journée d’action de grâce pour l’Année Sacerdotale

27 septembre 2010 Homélie du Cardinal Cláudio Hummes, o.f.m. Préfet de la Congrégation pour le Clergé

Cardinal Claudio Hummes

Excellence, Chers frères prêtres, Chers amis,

Nous voici au cœur de notre journée d’action de grâce. Nous le savons, l’Eucharistie est « la source et le sommet » de la vie chrétienne (LG 11) et de l’évangélisation (PO 5). Notre ministère, plus que cela, tout notre être sacerdotal, jaillit de l’Eucharistie, s’y nourrit, y revient sans cesse et y trouve son accomplissement. L’Année Sacerdotale s’est conclue dans une grande Eucharistie, présidée par le Saint Père et concélébrée par plus de 15 000 prêtres venus du monde entier. Ce moment inoubliable est comme l’image de ce que veut être notre sacerdoce : une Eucharistie à la dimension de l’Église toute entière, pour la gloire de Dieu et le salut du monde.

Permettez-moi d’insister sur ce point. Les pays d’Occident, ceux de la vieille chrétienté, comme on dit, se posent beaucoup de questions sur leur avenir. La déchristianisation, la baisse du nombre de prêtres et de séminaristes, les paroisses sans curé et les églises sans Eucharistie dominicale, toute cette foule qui a faim et soif de Dieu, qu’elle le sache ou qu’elle ne le sache pas. Que faire ? Comment réagir ? Où trouver des solutions ? Vos évêques et vous-mêmes, cherchez avec ardeur ces solutions. On essaie de revoir l’organisation paroissiale, on donne une juste place aux laïcs, on distribue des exemplaires de l’évangile, on insiste sur la pastorale catéchuménale, certains diocèses ont largement invité les adultes à recevoir la confirmation, etc, etc. Autant d’initiatives magnifiques qui manifestent que l’Église est bien vivante et que vous ne baissez pas les bras devant la difficulté. Il est un point sur lequel nous n’insisterons jamais assez. Les Actes des Apôtres nous rapportent que les débuts de l’Église étaient marqués à la fois par une grande assurance dans la proclamation de la Parole et par l’ardeur de la communauté chrétienne qui, remplie de l’Esprit Saint, était « assidue à l’enseignement des apôtres, et à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières » (Ac 2, 42). Face à la difficulté, face à l’incertitude de l’avenir, nous avons besoin de revenir à la Chambre Haute, au Cénacle, là où la communauté est fidèle à la fraction du pain, car c’est là, dans la communion fraternelle et à la lumière de l’enseignement des apôtres que nous nous ouvrons le mieux à l’Esprit Saint pour recevoir de lui la force, l’assurance nécessaire pour proclamer la Parole de Dieu à toutes les nations.

Je l’ai déjà dit ce matin et je me permets de revenir sur ce point : L’Eucharistie est déjà le centre de notre vie. Elle peut et doit le devenir chaque jour davantage, car l’espace de notre cœur s’élargit avec la croissance de notre amour pour le Christ. Rappelons-nous : avant que Benoît XVI ait institué une Année Sacerdotale, il avait rassemblé un Synode sur l’Eucharistie puis publié l’exhortation Post-Synodale Sacramentum Caritatis. Jean-Paul II lui-même avait proclamé une Année Eucharistique et publié plusieurs textes sur l’Eucharistie. Cette insistance des Papes sur l’Eucharistie nous invite à comprendre qu’elle doit être, peut-être aujourd’hui encore plus qu’hier, le centre de notre vie et de notre mission. L’Esprit Saint ne peut que rendre fécond notre amour de l’Eucharistie, notre fidélité à la célébrer chaque jour, la qualité liturgique de nos célébrations selon ce que demande l’Église, notre ardeur à y entrainer les fidèles. C’est parce que l’Eucharistie est la source et le sommet de l’évangélisation, que nous la mettons au centre de notre projet pastoral. Tout doit en jaillir et tout doit y conduire. C’est un réel défi que de trouver des solutions courageuses et réalistes pour que les chrétiens puissent participer à l’Eucharistie chaque dimanche. Le Curé d’Ars lui-même a souffert des lenteurs de ses fidèles, mais il ne s’est pas découragé. Nous travaillons dans le temps, mais nous agissons sous la lumière de la foi qui nous dit que « l’Eucharistie fait l’Église ».

Quelle foi cela demande ! Oui, c’est vrai. Une foi eucharistique. Avez-vous remarqué comment cette foi eucharistique grandit aujourd’hui ? Je vous l’ai dit ce matin, la Congrégation pour le Clergé a encouragé la prière devant Jésus-Eucharistie et elle est heureuse de voir quel écho cette invitation a trouvé à travers le monde. De même qu’il y a une conscience missionnaire plus grande aujourd’hui, de même nous assistons à une vraie soif d’adoration eucharistique, à laquelle tant de paroisses ont répondu par la mise en place de lieux d’adoration où tous ceux qui le désirent peuvent prier devant le Saint Sacrement, même la nuit parfois. Jean-Paul II a défini Marie comme la « femme eucharistique ». Soyons nous aussi des prêtres eucharistiques, c’est-à-dire identifiés à Jésus Eucharistie qui est louange du Père, offrande de lui-même, nourriture pour le monde. Plus nous serons eucharistiques, plus nous serons poussés et soutenus dans notre action missionnaire. Eucharistie et évangélisation sont inséparables.

Eucharistie à la Basilique - 27 septembre 2010.

L’Évangile nous dit aujourd’hui que les Douze sont constitués pour être avec Jésus et pour être envoyés en mission. Comme eux, nous avons été appelés parce que nous avons été choisis. « Ce n’est pas vous qui m’avez choisis, c’est moi qui vous ai choisis », nous dit Jésus (Jn 15, 16). Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus y voit là un grand mystère de miséricorde. Nous pouvons faire nôtre ce texte qui ouvre son premier Manuscrit : « Voilà bien le mystère de ma vocation, de ma vie tout entière et surtout le mystère des privilèges de Jésus sur mon âme… Il n’appelle pas ceux qui en sont dignes, mais ceux qu’il lui plaît ou comme le dit Saint Paul : « Dieu a pitié de qui Il veut et Il fait miséricorde à qui Il veut faire miséricorde. Ce n’est donc pas l’ouvrage de celui qui veut ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde. » (Rm 9,15-16) » (Ms A, 2 r°).

Avec Thérèse, nous savons que c’est un amour gratuit qui ne repose sur aucun mérite de notre part. Et cela est notre force car si Dieu nous a choisis gratuitement, à cause de son amour, il nous gardera fidèlement, à cause de son nom. Ses dons sont gratuits et sans repentance. Ce sanctuaire de Lisieux est le lieu parfaitement adapté pour nous replonger aujourd’hui dans le mystère de notre vocation et de notre consécration, pour offrir au Seigneur une disponibilité renouvelée à son appel et à son projet d’amour sur nous.

Rappelons-nous le but pour lequel Jésus nous a appelés : pour que nous soyons avec lui et pour nous envoyer prêcher. Être avec lui. J’ai déjà parlé de l’importance de la célébration et de l’adoration eucharistiques dans notre vie. Thérèse est une contemplative. Elle a brûlé sa vie en présence de Dieu, pour lui « faire plaisir », comme elle disait. N’est-ce pas la définition concrète de l’amour ? Les témoins du Curé d’Ars nous rapportent que saint Jean-Marie Vianney passait « des temps considérables » (C. LASSAGNE, Le Curé d’Ars au quotidien, par un témoin privilégié, Parole et Silence, 2003, p. 77.) en prière. On pourrait objecter qu’on se sanctifie dans le ministère et que l’urgence de la mission nous empêche de prendre du temps gratuit pour le Seigneur. Pourtant Jésus lui-même a connu l’urgence de la mission et nous avons vu ce matin qu’il priait longuement. Benoît XVI a répété plusieurs fois que la prière fait partie intégrante de la mission et qu’elle constitue même une « priorité pastorale ». Voici ce qu’il a dit aux prêtres venus du monde entier à Rome, lors de la veillée de clôture de l’Année Sacerdotale : « La relation avec le Christ, le dialogue personnel avec le Christ est une priorité pastorale fondamentale, c’est la condition pour notre travail pour les autres ! Et la prière n’est pas une chose marginale : c’est réellement une « profession » pour le prêtre de prier, également comme représentant des personnes qui ne savent pas prier ou qui ne trouvent pas le temps de prier. La prière personnelle, surtout la prière des Heures, est la nourriture fondamentale pour notre âme, pour toute notre action » (Dialogue de BENOIT XVI avec les prêtres pour la veillée de clôture de l’Année Sacerdotale, 10 juin 2010, réponse à la première question.).

Le deuxième but de l’appel est la mission : Nous envoyer prêcher. Les trois Synoptiques nous rapportent que Jésus a commencé sa vie publique par la proclamation de l’Évangile de Dieu (Mc 1, 14). C’est pour cela qu’il est « sorti », dit-il (Mc 1, 38). Les apôtres, eux, quand ils ont reçu l’Esprit de Pentecôte, ils ont parlé toutes les langues pour pouvoir proclamer la bonne Nouvelle à l’univers entier. La mission fait partie de la nature de l’Église et elle est universelle. Comme Jésus lui-même, nous « sortons » pour aller à la rencontre de nos contemporains, avec cette certitude de foi que notre parole accompagne l’action secrète de Dieu qui, au milieu des ténèbres, fait briller sa lumière dans les cœurs pour y faire resplendir le visage du Christ.

Et pourtant, nous sommes parfois freinés intérieurement par la difficulté de la mission et peut-être surtout par l’expérience douloureuse de nos limites. Nous savons bien que nous sommes des « poteries sans valeur », des collaborateurs bien fragiles. Saint Paul en avait une conscience aigüe, lui qui a demandé par trois fois que lui soit enlevée l’écharde qu’il possédait dans sa chair. « Ma grâce te suffit » lui a répondu le Seigneur. Et Paul nous explique qu’il est important de ressentir sa faiblesse car « la puissance de Dieu donne toute sa mesure dans la faiblesse. C’est quand je suis faible que je suis fort » (cf. 2 Co 12). L’expérience de notre faiblesse est nécessaire pour que l’Esprit puisse manifester sa puissance. Pour nous aider à trouver le courage de « sortir » pour aller à la rencontre de nos contemporains et leur annoncer le Christ malgré notre faiblesse, notre timidité, nos défauts, Thérèse nous dit : « Le bon Dieu ne refuse jamais cette première grâce qui donne le courage d’agir ; après cela le cœur se fortifie et l’on va de victoire en victoire. » (CJ 8.8.3.).

Sainte Thérèse de Lisieux.

Voilà le secret de Thérèse : elle a une conscience aigüe de sa faiblesse, mais elle se remet complètement sous la puissance de la Miséricorde et elle agit en faisant un grand effort qui la sort d’elle-même, sachant bien que le Seigneur lui donne la force de faire cet effort, bien qu’elle ne ressente que sa faiblesse.

Alors, dans l’Eucharistie que nous célébrons maintenant, rendons grâce pour le don de notre sacerdoce, livrons-nous avec le Christ dans son offrande au Père, ouvrons nos cœurs à l’Esprit que nous recevons chaque fois que nous communions au Corps et au Sang du Christ, remettons notre sacerdoce entre les mains de Dieu. Ce qui va s’accomplir quand nous prononcerons les paroles de la consécration montre bien que Dieu fait des merveilles à travers notre faiblesse.

Journée d’action de grâce pour l’année sacerdotale - 27 septembre

A la Basilique Sainte-Thérèse de Lisieux Sous la présidence du Cardinal Claudio HUMMES
Préfet de la Congrégation pour le Clergé (Vatican)
ancien archevêque de São Paulo (Brésil)

Lundi 27 Septembre 2010

  • 9h00 : office du matin
  • 9h30 : conférence du cardinal HUMMES
  • 11h00 : Eucharistie
  • 14h00 : animation sur les lieux thérésiennes
  • 15h45 : entretien avec Mgr BOULANGER
  • 16h30 : office du soir
Journée d'action de grâce pour l'année sacerdotale
Journée d’action de grâce pour l’année sacerdotale

Informations/Inscription :
Tél. : 02 31 48 55 00 – 06 11 12 46 73
dominique.menvielle chez therese-de-lisieux.com
Affiche (fichier PDF à télécharger)
Bulletin d’inscription (fichier PDF à télécharger)

Programme des Fêtes Thérésiennes 2010

Du 25 septembre au 3 octobre. Fêtes célébrées sous la présidence du cardinal HUMMES, Préfet de la Congrégation pour le Clergé (Vatican)

Procession des Fêtes thérésiennes 3Samedi 25 septembre3

  • 9h00 : messe au Carmel
  • 15h30 : concert d’orgue et de harpes dans la crypte de la basilique
  • 20h30 : procession des Reliques de sainte Thérèse du Carmel à la Basilique et veillée

3Dimanche 26 septembre3

  • 10h30 : messe solennelle à la basilique présidée par le cardinal HUMMES
  • 15h30 : procession des Reliques de sainte Thérèse de la Basilique à la cathédrale et vêpres

3Lundi 27 septembre - Journée d’action de grâce pour l’année sacerdotale : Thérèse et les prêtres3

  • 9h00 : office du matin
  • 9h30 : conférence du cardinal Hummes
  • 11h00 : Eucharistie
  • 14h00 : animation sur les lieux thérésiens
  • 15h45 : entretien avec Mgr Boulanger
  • 16h30 : office du soir

3Du mardi 28 septembre au vendredi 1er octobre (Fête liturgique de sainte Thérèse)3

3chaque jour :3

  • 11h00 : messe
  • 15h00 : conférence
  • 16h30 : vêpres

3Samedi 2 octobre - Journée des personnes malades ou handicapées3

  • 10h30 : célébration du sacrement des malades
  • 15h00 : messe à la Basilique

3Dimanche 3 octobre - Clôture des Fêtes de sainte Thérèse3

  • 10h30 : messe à la Basilique
  • 15h30 : vêpres

Assomption 2011

homélie de son éminence le cardinal Paul POUPARD

Président émérite du conseil pontifical de la culture et du conseil pontifical pour le dialogue interreligieux

pour la Fête de l’Assomption de la Vierge Marie Basilique de Lisieux, le 15 août 2011

cardinal Poupard Cher Monseigneur, chers Frères Prêtres, chères Religieuses, Chers Pèlerins,

Nous sommes dans la joie de célébrer Marie, la Vierge Mère de Jésus et notre Mère, en cette Basilique privilégiée ou nous aimons nous retrouver comme des enfants en famille pour se réjouir avec la Maman. Chaque famille célèbre avec joie la Fête des Mères, moment de bonheur ou les enfants dispersés se rassemblent pour dire leur gratitude à celle qui leur a donné la vie, et avec la vie, des moyens de vivre, et des raisons de vivre, partagés dans le foyer avec le père de famille, les frères et sœurs, et avec l’allongement de la durée de la vie, parfois, et de temps en temps avec les enfants et petits-enfants, les arrière-petits enfants. Quelle joie ! La joie de l’amour multiplié. Chacun en a sa part, et tous l’ont tout entier. Comme le disait le poète Charles Péguy : « Nous aimons Marie simplement, sans beaucoup de questionnement, comme l’enfant aime sa maman ».

Aujourd’hui, nous partageons en famille la joie de notre Maman du Ciel. Après les épreuves de la Passion et du Calvaire, elle a retrouvé son Fils, vivant, dans l’éternité de joie et d’amour, du Père, du Fils et du Saint-Esprit. La première en chemin, comme nous aimons le chanter, Marie nous entraîne a sa suite, a travers les joies et les peines dont chacune de nos vies sait le poids et le prix, puis a travers le passage mystérieux de la souffrance et de la mort, vers une éternité de bonheur, de joie et d’amour, ou elle nous a précèdes. Dans le Ciel, nous avons une Mère. Le Ciel s’est ouvert, le Ciel a un cœur qui nous aime et nous invite a l’aimer.

En contemplant Marie et son visage aimant, nous entrevoyons quelque peu la beauté de Dieu et sa bonté, sa tendresse et sa miséricorde qui nous invite a partager sa vie dans l’Eglise de la terre déjà, comme aujourd’hui, et un jour dans le Ciel. Marie a été élevée au Ciel corps et âme et donc même pour le corps, comme le dit si justement notre Saint-père Benoît XVI, il y a une place en Dieu. Le Ciel n’est plus pour nous un domaine très éloigne et inconnu. Dans le Ciel, nous avons une Mère, et c’est la Mère de Dieu. Et c’est pourquoi, dans les litanies de Lorette, nous invoquons Marie comme la Porte du Ciel, Junua Coeli. Ainsi nous entrevoyons ce mystère d’amour. La mère de famille tient toujours grande ouverte la porte de la maison, pour tous ses enfants, petits et grands. Elle est toujours heureuse de les accueillir. Quels que soient les avatars de la vie, et Dieu sait s’il y en a, en toutes nos familles. Il en va de même dans la famille de Dieu. Pêcheurs que nous sommes, la foi nous l’enseigne : le pardon nous est donné dans le Sacrement de la Confession ou nous confessons nos pêches. Et la vie de la grâce nous est donnée dans la Communion de la Sainte Eucharistie ou c’est Jésus lui-même qui se donne a nous, Pain de vie, Corps ressuscité, Source vive de l’éternité, le Ciel qui est notre demeure définitive, après nos déménagements terrestres.

Prions Marie avec confiance, comme le font tous les chrétiens a travers le monde, comme l’a fait notre chère petite Thérèse de l’Enfant Jésus, à l’exemple de ses chers parents et a leur école, Louis et Zélie Martin, béatifiés ici même, en cette Basilique de Lisieux, en une mémorable célébration a laquelle j’avais le privilège de participer, le 19 octobre 2008. La Vierge Marie est très présente dans l’Histoire d’une âme. Marie, la Vierge du Sourire, dont le sourire l’a guérie de la sorte de dépression ou elle s’enfonçait. « J ’aime tant la Sainte Vierge, jamais elle ne manque de me protéger aussitôt que je l’invoque ». Et elle nous partage cette pensée sublime : « J ’ai bien plus de chance que la Vierge Marie. Car elle, elle n’a pas eu de Sainte Vierge a aimer ». Oui, c’est notre chance, nous avons la Sainte Vierge a aimer ! « Ce qui me fait du bien — nous confie Thérèse — c’est de m’imaginer une vie tout ordinaire. Elle aime mieux l’imitation que l’admiration. Sa vie a été si simple ». Et elle ajoute : « Que j’aurais donc bien voulu être prêtre pour prêcher sur la Sainte Vierge ! On sait bien que la Sainte Vierge est la reine du ciel et de la terre, mais elle est plus mère que reine. Ce que la Sainte Vierge a de plus que nous, c’est qu’elle ne pouvait pas pécher, qu’elle était exempte de la tache originelle. Mais d’autre part, elle a eu bien moins de chance que nous, puisqu’elle n’a pas eu de Sainte Vierge à aimer ». Et la dernière, si émouvante poésie, écrite de sa main :

  • « C ’est par la voie commune, Incomparable Mère,
  • Qu ’il te plait de marcher pour nous guider aux Cieux.
  • Tu nous aimes, O Marie, comme Jésus nous aime.
  • Aimer c ’est tout donner et se donner soi-même.
  • Refuge des pécheurs, c ’est a Toi qu ’1l nous laisse
  • Quand il quitte la Croix pour nous attendre au Ciel ».

Et c’est au ciel que Marie, la première en chemin, a rejoint son Fils et qu’elle nous attend avec lui. La liturgie de ce jour nous donne de méditer son Magnificat :

  • Mon âme exalte le Seigneur
  • Le Puissant fit pour moi des merveilles
  • Saint est son nom.

Ce Chant merveilleux de Marie est tout entier tissé de fils de l’Ancien Testament, à partir de la Parole de Dieu. Et il est en même temps totalement original, sous l’inspiration du Saint-Esprit. Imitons Marie dans notre prière. Elle était toute pénétrée de la Parole de Dieu, elle vivait de la Parole de Dieu, elle parlait a Dieu avec les paroles de Dieu, et ses pensées étaient les pensées de Dieu. A son exemple, méditons la Parole de Dieu que l’Eglise nous propose dans les lectures de la première partie de la Messe. Comme Marie, soyons pénétrés de la Parole de Dieu, des pensées de Dieu, et nous y trouverons, comme elle, la lumière intérieure de la Sagesse pour guider notre vie de tous les jours et les décisions que nous avons a prendre.

Comme le dit notre Saint-père le Pape Benoît XVI, celui qui pense avec Dieu pense bien, et celui qui parle avec Dieu parle bien. Il devient savant, sage, et dans le même temps, bon. Il devient également fort et courageux, grâce a la force de Dieu qui résiste au mal et promeut le bien dans le monde.

Nous vivons une époque ou les repères sont brouillés, les évolutions imprévisibles, les moyens techniques décuplés, mais la vie morale affaissée, bien des familles décomposées, et beaucoup de jeunes sans idéal. Le progrès matériel ne suffit pas a rendre heureux. Trop souvent ses bénéfices sont accaparés par quelques-uns dans une société à deux vitesses, ou les uns vont a toute allure dans le TGV, et ou d’autres peinent à trouver un travail et a gagner le pain quotidien de la famille. Nous rêvons d’un monde de justice et de paix, et la violence aveugle frappe partout dans le monde, des victimes innocentes du terrorisme et des guerres meurtrières, des conflits sans fin. Le mal est a l’œuvre dans le monde, ne l’oublions pas. C’est notre prière du Notre Père : Seigneur, délivres-nous du mal !

C’est le message de saint Jean dans la première lecture de notre belle liturgie, l’Apocalypse, cette vision grandiose dans laquelle le voyant de Pathmos nous montre la Femme, avec le soleil pour manteau, la lune sous ses pieds, sur la tête, une couronne de douze étoiles : cette Femme, c’est la Vierge Marie, figure de l’Eglise. Mais la vision de l’apôtre Jean voit apparaître un autre signe dans le Ciel, un énorme dragon rouge feu, avec sept têtes et dix cornes, et sur chaque tête, un diadème. Le dragon se tenait devant la Femme qui allait enfanter, afin de dévorer 1’Enfant des sa naissance. Mais 1’Enfant fut enlevé auprès de Dieu et la Femme s’enfuit au désert ou Dieu lui a préparé une place. La descendance de la Femme, c’est notre humanité fragile, toujours menacée par les forces du mal qui sont légion, dans notre vie quotidienne, familiale, économique, culturelle. Le dragon est toujours la, ces structures de péché stigmatisées par le Pape Jean-Paul H, ces logiques diaboliques destructrices, de l’argent-roi, de la volonté de puissance, de la sensualité exacerbée, qui nous traversent et nous instrumentalisent. Car les complicités sont a la fois personnelles et collectives. Nul n’y échappe, si ce n’est par la force de Dieu, que nous appelons dans la prière, que nous trouvons dans la grâce des Sacrements.

Demandons à la Vierge Marie de nous accompagner chaque jour dans notre prière insistante au Seigneur : délivres-nous du mal, du mal qui est en nous, du mal qui est hors de nous, du mal que nous faisons, du mal qui nous est fait. Sainte Vierge Marie, Mère de Dieu, aides-nous a devenir, comme toi, comme les Bienheureux Louis et Zélie Martin, comme leur sainte fille, notre chère petite Thérèse de l’Enfant Jésus, patients et humbles, généreux et courageux, donnes-nous le courage de dire « non » aux pièges du pouvoir, de l’argent, du plaisir, aux gains malhonnêtes, a la corruption, a l’égoïsme et à la violence, « non » au Malin, prince trompeur de ce monde. Et « oui » au Christ, qui détruit la puissance du mal par la toute-puissance de l’amour. Mère de Miséricorde, nous t’implorons comme des enfants confiants, en particulier pour ceux qui en ont le plus besoin : les sans-défense, les laissés pour compte et les exclus, les victimes d’une société qui trop souvent sacrifie l’homme au profit d’autres buts et intérêts. Montres-toi comme la Mère de tous, Vierge Marie, et donnes-nous le Christ, l’Espérance du monde, et la Joie des hommes. Amen.

Fêtes thérésiennes 2009

commémoration de la pose de la première pierre

80e anniversaire de la pose de la première de la basilique sainte Thérèse

Fêtes thérésiennes 2009 - album souvenir

Fêtes célébrées sous la présidence de Mgr Guimaraes, Évêque de Garanhuns - Brésil

concert orgue et harpes La foule devant le Carmel - samedi 26 septembre Monseigneur Bernard Lagoutte et Monseigneur Fernando Guimaraes qui préside les fêtes départ du reliquaire La procession se dirige vers la Basilique Arrivée à la Basilique Des roses sont offertes à l'assemblée Messe à la Basilique - dimanche 27 septembre Messe à la Basilique Commémoration de la pose de la première pierre de la Basilique Commémoration de la pose de la première pierre de la Basilique Départ de la procession - dimanche 27 septembre après-midi Arrivée des Reliques à la cathédrale Saint-Pierre Vêpres à la cathédrale Saint-Pierre Journée des personnes malades ou handicapées - samedi 3 octobre Messe présidée par Monseigneur Pican - dimanche 4 octobre - clotûre des Fêtes

Homélie des fêtes thérésiennes 2009

Monseigneur Fernando Guimarães, Evêque Diocésain de Garanhuns – Brésil Lisieux, 27 Septembre 2009

Monseigneur Fernando Guimarães
Monseigneur Fernando Guimarães

C’est avec un sens de vive gratitude envers mon frère Mgr Pierre Pican, Évêque de Bayeux-Lisieux, et envers Mgr Bernard Lagoutte, Recteur du Pèlerinage de Lisieux, que j’ai accueilli leur invitation à présider cette solennité de Thérèse. Pendant bien plus de 20 ans j’ai été un fidèle pèlerin de Lisieux en tant que Prêtre, quand je travaillais au service du Saint-Père à Rome. Pour la première fois, je reviens en ce saint lieu comme Évêque, Successeur des Apôtres. J’amène avec moi l’amour et la vénération des brésiliens pour Thérèse et, de façon spéciale, j’amène avec moi l’affection et la dévotion - chaude et intense – des prêtres brésiliens pour Thérèse, leur sœur.

Thérèse et l’année sacerdotale

Nous sommes dans le cours de l’Année Sacerdotale, promulgué par le Saint-Père Benoît XVI, pour approfondir dans tous les secteurs de l’Église la conscience de l’identité particulière des prêtres et pour les appeler tous à la fidélité envers leur ministère : Fidélité du Christ, Fidélité du Prêtre ! Comme Thérèse, du haut du ciel, sera heureuse de cette initiative, elle qui a consacré à la sanctification du clergé sa vie carmélitaine, jusqu’aux extrêmes efforts des derniers moments de sa vie : « je marche pour un missionnaire ! ».

Oui, elle est présente dans la vie et dans le ministère de très nombreux prêtres qui la considèrent comme leur sœur, qui reconnaissent son intercession efficace dans leur sanctification et dans l’exercice de cette charité pastorale qui est l’âme de tout le ministère. Thérèse est, sans aucun doute, l’une de ces figures ecclésiales qui, en même temps qu’une grande foule de saints prêtres, doivent éclairer le parcours de l’Église pendant cette année : ses écrits, ses paroles mais, surtout, l’exemple de sa vie sont une invitation pressante faite aux prêtres, à redécouvrir leur identité propre et le lien spécial qui les unit au Christ Bon Pasteur et Tête de l’Église ; au Christ, Prêtre et Victime.

Thérèse et la sanctification du clergé

En devenant Carmélite, Thérèse vit sa vocation en se mettant au service de la sanctification des prêtres : « O ma Mère ! qu’elle est belle la vocation ayant pour but de conserver le sel destiné aux âmes ! Cette vocation est celle du Carmel, puisque l’unique fin de nos prières et de nos sacrifices est d’être l’apôtre des apôtres, priant pour eux pendant qu’ils évangélisent les âmes par leurs paroles et surtout par leurs exemples » (Ms A, 55r). Vocation sublime, qui cependant doit être vécue par des hommes concrets, fragiles et ayant besoin - eux aussi - de la grâce dont ils sont ministres pour les autres. Et Thérèse découvre ainsi, dans la même veine missionnaire avec laquelle elle avait écouté la voix du Christ demandant à boire et avec laquelle elle se mettait à recueillir spirituellement le sang rédempteur qui jaillissait de la croix, l’importance et la nécessité de la prière pour la sanctification des prêtres. Thérèse se consacrera à conquérir des âmes sacerdotales pour le Seigneur. C’est avec cette conscience qu’elle rentre au Carmel de Lisieux : « Ce que je venais faire au Carmel, je l’ai déclaré aux pieds de Jésus-Hostie, dans l’examen qui précéda ma profession : « Je suis venue pour sauver les âmes et surtout afin de prier pour les prêtres. » » (Ms A, 69v). Il s’agit, pour Thérèse, d’une action destinée à former dans la sainteté l’âme des prêtres, pour qu’ils puissent refléter dans la vie réelle ce qu’ils sont sacramentellement, même si cette action de formation, pour la carmélite, se fait par l’amour, la prière et la vie de donation dans la clôture de son monastère. Comme le déclarera Céline lors du procès de sa sœur, « elle appelait ce genre d’apostolat faire le commerce en gros, puisque par la tête elle atteignait les membres » (Procès de Béatification et Canonisation de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face - I Procès Informatif Ordinaire, Teresianum, Roma 1973, p. 270).

Un second moment important, dans les dernières années de sa vie, est le rapport que Thérèse établit avec deux prêtres qu’elle reçut comme frères spirituels : l’abbé Belliere en 1895 et le Père Rouland en 1896. Ce sera une relation profonde, faite de prière mais aussi d’une participation effective à leur ministère : « (Le bon Dieu) m’a unie par les liens de l’âme à deux de ses apôtres, qui sont devenus mes frères… » (Ms C, 31 v). L’imminence de la mort porte Thérèse à la découverte de sa mission posthume (« Je reviendrai…, » DE 9.7 ; « je veux passer mon ciel à faire du bien sur la terre », DE 17.7) À la lumière de cette mission posthume, son rapport avec les prêtres prend une nouvelle intensité et une modalité propre : on prend en considération sa présence spirituelle, mais réelle, à côté d’eux, partageant leurs efforts, aidant à leur sanctification. A l’abbé Belliere, Thérèse écrit : « je vous promets de rester votre petite sœur là-haut. Notre union loin d’être brisée deviendra plus intime, alors il n’y aura plus de clôture, plus de grilles et mon âme pourra voler avec vous dans les lointaines missions. Nos rôles resteront les mêmes, à vous les armes apostoliques, à moi la prière et l’amour… » (LT 220). Oui, Thérèse a conscience de sa mission auprès de tous les prêtres ! Combien se réalise, en effet, ce qu’elle a promis à son frère spirituel, Belliere : « Quand mon cher petit frère partira pour l’Afrique, je le suivrai non plus par la pensée, par la prière, mon âme sera toujours avec lui et sa foi saura bien découvrir la présence d’une petite sœur que Jésus lui donna non pour être son soutien pendant deux ans mais jusqu’au dernier jour de sa vie » (LT 253).

L’année sacerdotale et la famille

Une dernière pensée, que j’estime pertinente en cette Année Sacerdotale. Je me réfère à l’importance de la famille chrétienne dans la découverte, le développement et la persévérance des vocations au sacerdoce et à la vie consacrée. La récente Béatification de Louis et Zélie Martin, les parents de Thérèse, nous rappelle cette grande vérité : ils ne sont pas saints du fait qu’ils sont les parents de Thérèse. Nous devons dire, au contraire, que c’est parce qu’elle a eu des parents saints que Thérèse a pu devenir une grande sainte. Dans sa famille et avec ses parents, Thérèse a appris à aimer les prêtres, à reconnaître leur identité sacramentelle de configuration ontologique au Christ Bon Pasteur. Que les Bienheureux Louis et Zélie aident nos familles à être des foyers d’amour, de petites églises domestiques, construites sur la foi et fidèles aux engagements du baptême.

Procession avec les reliques de Sainte Thérèse

Conclusion

Dans son réalisme spirituel, Thérèse a bien compris ce qu’elle appelait les « sublimes fonctions » du prêtre (Ms A 56, r), son « sublime apostolat » (RP 8,5), sa « sublime mission » (PN 40). Les prêtres sont appelés par Jésus à devenir des apôtres qui évangélisent le monde entier par « leurs paroles et surtout par leurs exemples » (Ms A 56 r). Ils portent Jésus dans leurs mains et le donnent aux autres. Comment ne pas citer ici sa parole de feu : « Je sens en moi la vocation de Prêtre, avec quel amour, ô Jésus, je te porterais dans mes mains lorsque, à ma voix, tu descendrais du Ciel… Avec quel amour je te donnerais aux âmes ! » (Ms B, 2v). Et, pourtant, elle a bien compris qu’ils sont aussi « des hommes faibles et fragiles » (Ms A, 56 r). Et en même temps, elle continue de les aimer et nous dit qu’ils ont « un extrême besoin de prière » (Ms A 56 r ; RP 2,7). Lorsqu’elle compose en février 1895, devant le Saint Sacrement exposé, sa grande poésie « Vivre d’Amour », elle y ajoute cette prière : « Vivre d’amour, c’est, ô Divin Maître, te supplier de répandre tes Feux [c’est-à-dire l’Esprit Saint] en l’âme sainte et sacrée de ton Prêtre, qu’il soit plus pur qu’un séraphin des cieux ! » (PN 17,10). Quelques mois auparavant, à la fin de 1894, elle fait dire à Jésus : « Je voudrais que l’âme du Prêtre ressemble au séraphin du Ciel ! Je voudrais qu’il puisse renaître avant de monter à l’autel ! Afin d’opérer ce miracle il faudrait que, priant toujours, des âmes près du tabernacle s’immolent pour moi chaque jour » (RP 2, 14-15). Le même refrain, dans la poésie Les Sacristines du Carmel (novembre 1896) : « Nous devons aider les apôtres par nos prières, notre amour. Leurs champs de combats sont les nôtres, pour eux nous luttons chaque jour » (PN 40,8).

Permettez-moi d’exprimer, en ce lieu sacré et en cet instant solennel, un désir qui naît du plus profond de mon cœur et de mon expérience de vie sacerdotale. Je désire le proposer peut-être comme un rêve : voir un jour Thérèse de Lisieux proclamée Patronne des Prêtres du monde entier, auprès de Saint Jean-Marie Vianney, le Saint Curé d’Ars ; d’un côté le Prêtre qui a vécu radicalement la charité pastorale dans le dévouement total à son ministère ; de l’autre, la contemplative qui a été et est toujours à côté de chaque prêtre du monde, l’aidant à aimer Jésus et à le servir dans les frères.

Amen.

programme des Fêtes Thérèsiennes 2009

Fêtes célébrées sous la présidence de Mgr Guimaraes, Évêque de Garanhuns - Brésil

pose de la première pierre de la Basilique en 1929

80e anniversaire de la pose de la première pierre de la Basilique

3Samedi 26 septembre3

  • 15h30 : concert d’orgue
  • 20h30 : procession des Reliques de sainte Thérèse du Carmel à la Basilique et veillée

procession des reliques de Sainte Thérèse3Dimanche 27 septembre3

  • 10h30 : messe à la Basilique
  • Commémoration de la pose de la première pierre de la Basilique
  • 15h30 : procession des Reliques de sainte Thérèse de la Basilique à la cathédrale et vêpres

3Du lundi 28 septembre au vendredi 2 octobre3

3chaque jour :3

  • 11h00 : messe
  • 15h00 : conférence
  • 17h00 : vêpres

3Jeudi 1er octobre Fête de sainte Thérèse3

  • 11h00 : messe à la Basilique

3Samedi 3 octobre Journée des personnes malades ou handicapées3

  • 10h00 : célébration du sacrement des malades
  • 15h00 : messe à la Basilique

3Dimanche 4 octobre Clôture des Fêtes de sainte Thérèse3

  • 10h30 : messe à la Basilique
  • 15h30 : vêpres
  • renseignements : tél : 02 31 48 55 00 courriel : info chez therese-de-lisieux.com

Fêtes thérésiennes 2011

Fêtes Thérésiennes 2011 - album souvenir

Sous la présidence de Mgr GIACINTO-BOULOS MARCUZZO, Evêque auxiliaire à Nazareth, Vicaire patriarcal latin pour Israël

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Fêtes Thérésiennes 2011 - Homélie de Mgr GIACINTO-BOULOS MARCUZZO

Evêque auxiliaire à Nazareth, Vicaire patriarcal latin pour Israël.

Lisieux, dimanche 25 septembre 2011 Ouverture des festivités thérésiennes.

mgr GIACINTO BOULOS MARCUZZO« Réjouissez-vous ave Jérusalem, exultez à cause d’elle, vous tous qui l’aimez ! Avec elle soyez pleins d’allégresse, vous tous qui portiez son deuil » (Is.66, 10).

C’est avec cette exhortation que nous commençons la liturgie d’aujourd’hui. C’est avec cette lecture que nous avons accueilli les reliques de Ste Thérèse à Jérusalem. C’est avec cette même invitation du prophète Isaïe que nous aimons ouvrir les festivités thérésiennes et partager avec vous les joies et les attentes de la visite des reliques de Ste Thérèse en Terre Sainte.

Excellence et cher Frère, Mgr Jean-Claude Boulanger, évêque de Bayeux et Lisieux, Excellence Mgr Poulain. T.R. Mgr Bernard Lagoutte, recteur du Sanctuaire de Lisieux. Madame le ministre. Monsieur le Maire de Lisieux et Autorités. Chers prêtres, diacres, frères, religieux et religieuses Frères et Sœurs, amis pèlerins.

Nous remercions de tout cœur S.E. l’évêque de Lisieux et le T. R. Mgr Lagoutte pour l’invitation qu’ils m’ont adressée en vue de participer à l’ouverture des festivités thérésiennes de 2011. J’arrive de Terre Sainte et je représente S. B. le Patriarche latin de Jérusalem, Mgr Fouad Twal, qui vous envoie de Jérusalem ses meilleurs salutations et vœux de bonne fête. Le Rév. P. Abdo Abdo, curé latin de Haifa, grand organisateur de la visite des reliques de Ste Thérèse en Terre Sainte, m’accompagne ici-même à Lisieux. Il représente aussi les Pères Carmes de Haifa et du Mont Carmel.

Nous venons, idéalement aussi, au nom de tous les chrétiens de Terre Sainte qui sont très reconnaissants de la visite des reliques de Ste Thérèse de l’Enfant Jésus de la Sainte Face dans leur pays, le pays de Jésus et de Marie. Cette année, en effet, les reliques de Ste Thérèse ont accompli ce qu’il convient d’appeler un pèlerinage vraiment historique en Terre Sainte, du 16 mars au 2 juin 2011. Nous sommes d’ailleurs touchés que les festivités thérésiennes cette année soient marquées par la présence des témoins de ce pèlerinage qui vont pouvoir ainsi partager leur expérience aux pèlerins de ce sanctuaire et aux nombreux participants de cette fête.

Nous venons des sources de votre foi chrétienne et des sources de la spiritualité cermelite et thérésiennes. Nous arrivons donc de Tishbeh et du Mont Carmel, patrie du prophète Elie et théâtre de sa mission prophétique. Nous venons de Nazareth, pays de la Vierge Marie, que la tradition carmélite appelle aussi Notre-Dame du Mont-Carmel. Nous venons de Wadi-Shikh et du « puits d’Elie », berceau de l’expérience ermite des premiers carmes aux 12e et 13e siècles ; là où ils reçurent la première règle monastique du Patriarche Albert de Jérusalem, et à partir d’où la spiritualité carmélite se répandit dans le monde entier. Nous venons d’Ebellin et de Bethléem où vécut et mourut notre première bienheureuse des temps modernes de Terre sainte, Maryam Bawardy, carmélite palestinienne connue sous le nom de Sr. Marie de Jésus Crucifié. Nous arrivons en définitive des sources spirituelles de Ste Thérèse de l’Enfant Jésus de la Sainte Face.

L’impact de ce pèlerinage a été très fortement ressenti (directement et personnellement) par la population chrétienne d’Israël et de Palestine ; comme si c’était Thérèse Martin en personne qui finalement accomplissait ce pèlerinage. C’est pour cela que je parlerai de cette visite comme d’un vrai pèlerinage et, d’une manière personnelle comme si Ste Thérèse était venue elle-même.

Le pèlerinage de Ste Thérèse s’est déroulé sur plusieurs plans, différents mais complémentaires. Il fut à la fois biblique, ecclésial, œcuménique, interreligieux, spirituel et pastoral, riche en messages de paix et d’unité. Je vais essayer de parler de ces différents aspects en employant la méthode de la Bible et de l’Histoire du salut : parler de la miséricorde et des merveilles que le Seigneur a fait à travers Ste Thérèse par les faits et l’histoire de son pèlerinage en Terre Sainte.

1.Un pèlerinage biblique

Le pèlerinage de Ste Thérèse a d’abord été un moment de resourcement biblique pour la spiritualité thérésienne. Un resourcement important, pas tellement pour elle mais pour nous. En lisant ses écrits et ses poésies, on pourrait être tentés de se demander : est-ce que tout cela est biblique ? Par ce pèlerinage, elle a comme voulu nous indiquer que son ‘Histoire d’une âme’ correspondait bien à l’histoire du Salut, et que son message était parfaitement inspiré de la Bonne nouvelle de l’Evangile.

Elle est passée par toutes les routes bibliques, comme la Via maris et la Route des prophètes. Elle a parcouru beaucoup de rues et de places, comme la Via dolorosa et la Place de la nativité. Elle est allée sur plusieurs monts et montagnes, comme la Mont des Oliviers, le Mont Carmel, le mont Ebal et Garizim, le mont Tzora de Samson, et la Montagne de David. Elle a aussi traversé nombre de vallées comme Soreq, Ain Karem, Ayalon et la vallée du Jourdain. Elle a parcouru toutes les plaines, comme Esdrelon, Sharon, Nétofa, la Côte marine. Elle s’est posée auprès de nombreuses sources et longé plusieurs mers bibliques comme le Lac de Tibériade, la Mer Morte et elle a souvent sillonné la Côte méditerranéenne. Elle a visité beaucoup de Lieux Saints et de Sanctuaires, notamment Nazareth, Bethléem, Jérusalem, Stella Maris de Haifa, Jaffa, Jéricho, Emmaüs-Nicopolis, Deir-Rafat. Elle est passée par toutes les régions bibliques de la Terre Sainte, de la Galilée, de la Phénicie, de la Judée et de la Samarie.

Dans toutes ces visites aux lieux bibliques, c’était pas tellement le lieu ou l’archéologie du lieu qui nous intéressaient ou aurait intéressé Ste Thérèse, mais la Parole de Dieu qui là s’était réalisée. On faisait tout le temps la comparaison entre la Parole de Dieu et les écrits et les exemples de Ste Thérèse. Nous sommes sortis avec cette conclusion : la doctrine et la vie de Ste Thérèse sont très bibliques. Je suis particulièrement heureux aujourd’hui de partager avec vous cette expérience, et nous avons très bien compris l’idée qu’elle exprime à un certain moment : « Ce livre-là (Les Saintes Ecritures) me suffit ».

2.Un pèlerinage ecclésial

Cet événement avait été décidé par l’Assemblée des Ordinaires Catholiques de Terre Sainte qui comprend les pasteurs de toutes les Communautés catholiques des différents rites : latin, byzantin, maronite, arménien, syrien et chaldéen. Ce pèlerinage a aussi été préparé par un comité mixte, coordonné par les Pères Carmes, et surtout sous la responsabilité du P. Abdo, ici présent. Ste Thérèse a visité systématiquement toutes les paroisses catholiques d’Israël et de Palestine, 66, sans compter les succursales. Certes, la Jordanie fait aussi partie de la Terre Sainte et du Patriarcat de Jérusalem, toutefois nous nous souvenons que les reliques de la Sainte de Lisieux étaient déjà passées en Jordanie en 2006. Néanmoins, tous, nous regrettons beaucoup, qu’elle n’ait pas pu se rendre dans le district de Gaza.

Sainte Thérèse est entrée dans beaucoup d’églises, de monastères aussi, notamment les quatre carmels de Terre Sainte, celui des trappistes de Latroun et des Clarisses de Nazareth, et s’est arrêtée dans de nombreuses chapelles, oratoires et centres pastoraux. Elle a été accueillie au Patriarcat latin de Jérusalem, dans l’évêché latin e Nazareth et autres, les écoles, les hôpitaux, les centres d’accueils pour pèlerins. Elle a été vénérée par des dizaines de milliers de fidèles, de tout rang : patriarche, évêques, prêtres, religieux et religieuses, mouvements et associations, surtout les Scouts, grands et petits, jeunes et moins jeunes, bien portants et malades.

Deux catégories, en tout cas, se sont particulièrement et spontanément distinguées, les petits et les malades. Nous avons tous été très touchés de voir le nombre de petits qui, avec une simplicité désarmante et tout naturellement, accompagnés de maman ou pas, s’approchaient de la châsse, la touchaient et l’admiraient, presque poussés par une force intérieure. Beaucoup disaient : c’est la meilleure explication de la « petite voie » et de « l’enfance évangélique ». Que dire, après, des nombreux malades, qui dans la rue ou à l’église, et surtout dans les hôpitaux, élevaient des prières incessantes et déchirantes, pleines de confiance et d’espérance.

Nos communautés religieuses ont redécouvert surtout les poésies de Ste Thérèse, et les deux poésies les plus lues et méditées ont été incontestablement « Pourquoi je t’aime, ô Marie » et, une surprise, « La rose effeuillée ». Tandis que parmi les fidèles, surtout les jeunes, les écrits les plus lus, médités, commentés, aimés et savourés ont été, sans doute, « la petite doctrine », notamment la page de la découverte de sa vocation : « J’ai compris que l’Eglise avait un corps… J’ai compris que l’Eglise avait un cœur, et que ce Cœur était brûlant d’Amour… J’ai compris que l’Amour renfermait toutes les vocations… Dans le cœur de l’Eglise, ma Mère, je serai l’amour, ainsi je serai tout ». Que de photocopies on a dû faire de cette page ! Nous avons vraiment eu l’impression de nous trouver devant une des plus belles et sublimes pages de la littérature chrétienne.

3.Un pèlerinage œcuménique et interreligieux

Ste Thérèse a même été invitée à visiter des églises orthodoxes et anglicanes, comme à Shefaamer et Rameh, où les curés et les pasteurs orientaux rivalisaient à montrer comment « La sainteté n’est pas confessionnelle, mais vient de Dieu et est pour l’édification de tous ». Son pèlerinage peut vraiment être qualifié d’œcuménique et même d’interreligieux, car beaucoup de musulmans, druzes (surtout en Galilée) et de juifs (majoritairement à Haifa), ont participé aussi aux accueils officiels et populaires du reliquaire et tous ont eu plaisir à réciter des poésies et des discours.

Nous avons été témoins du phénomène déjà vérifié dans d’autres pays arabes, surtout en Egypte (voir la fameuse basilique de Ste Thérèse), que les bons musulmans gardent une vénération spéciale pour cette « sainte de l’abandon à la miséricorde divine » et aiment solliciter son intercession. Sur le même ton déjà annoncé, ils disaient : « C’est une sainte, donc elle appartient à tous, elle est aussi une croyante musulmane (soumise à Dieu » !

4.Un pèlerinage de foi, spirituel et pastoral

Nous, les pasteurs, nous étions bien enthousiastes de la visite de Ste Thérèse, mais nous avions une crainte : celle de la recherche du miracle et du spectaculaire auxquels nos fidèles orientaux peuvent facilement s’abandonner, avec le danger de mélanger la foi avec le miraculeux, la fidélité ordinaire avec l’extraordinaire. Bien sûr, dans la plus pure tradition chrétienne, il n’est pas défendu, au contraire, de demander des grâces, selon la volonté du Seigneur. Mais nous avons toujours rappelé que le plus important reste la foi et la vie chrétienne. Bien sûr, nos fidèles n’ont pas manqué de confier nombre de demandes à la Sainte, et certains croient avoir reçu vraiment des grâces spéciales, ce qu’il faudrait au besoin vérifier et certifier.

Mais son pèlerinage a certainement produit un miracle spirituel constaté et sûr : il a beaucoup purifié et renforcé notre foi et notre pratique. Nous avons été profondément surpris, pendant les veillées, de voir les fidèles rester spontanément jusqu’aux petites heures dans les églises pour prier, pour se recueillir avec dévotion devant les reliques, ou pour se confesser. La Semaine sainte tombait cette année au milieu du pèlerinage de Ste Thérèse parmi nous, et la participation des fidèles fut très élevée. Cela nous a confirmé, sans conteste, le grand bien spirituel qu’elle a répandu dans nos communautés. Toujours au plan spirituel, le passage de Ste Thérèse a suscité l’inspiration poétique, musicale et même théâtrale, à côté des nombreux discours et homélies qui ont été prononcés. Des chants nouveaux, en effet, ont été lancés, des poésies et des zajals ont été composées et même des sketches et d’autres expressions artistiques ont été proposés. Signe évident que la communauté locale a senti fortement le message extraordinaire de la Sainte du « pur Amour » et du « brûlant Abîme de l’Amour ».

5.Un pèlerinage de paix et d’unité : « la folie de l’espérance »

Dans un pays assoiffé de justice et de paix, et divisé politiquement, culturellement et religieusement comme la Terre Sainte, la visite de Ste Thérèse ne pouvait pas ne pas lancer un message de justice, de paix et d’unité. Certainement elle n’a pas fait cela par la proclamation d’idées politiques, ni même de la doctrine sociale chrétienne. Ce n’est pas non plus tellement la présence de la population, dans la diversité des appartenances religieuses et politiques, aux mêmes cérémonies d’accueil et de vénération de la châsse. Mais Ste Thérèse a contribué à construire un peu plus de paix et de justice, discrètement mais réellement, en diffusant dans les cœurs des différents fidèles la force de l’amour et des valeurs spirituelles auxquelles elle croyait fermement et selon lesquelles elle avait vécu.

Qui connaît la question dramatique qui déchire les pays de la Terre Sainte et du Moyen Orient, sait que la source du conflit, du terrorisme et de l’instabilité violente se trouve, bien sûr, dans les confrontations politiques et l’affrontement des légalités justifiables des deux côtés. Mais le noyau brûlant du conflit est surtout dans le manque d’amour, de liberté, de respect pour la personne et des droits des peuples. C’est dans ce climat que Ste Thérèse a infusé, directement aux chrétiens et indirectement à tous les habitants de Terre Sainte, une nouvelle charge d’amour, de respect pour les valeurs de la personne et des peuples, qui sera certainement, à long terme, fructueuse et constructive. C’est exactement le psaume 130, que nous chantons heureusement aujourd’hui, qui nous rappelle la grande condition sine qua non de la paix : « Israël, (et nous ajoutons aussi, Palestine), met ton espoir dans le Seigneur, maintenant et toujours »

Elle nous a rappelé aussi une autre vérité dont nous avons absolument besoin pour conquérir la paix et l’unité : la « folie de l’espérance ». « Ma folie c’est d’espérer », répétait-elle. Au Moyen-Orient nous avons besoin de cette folie. Car nous avons été tellement déçus aux cours des années par les différents congrès, accords et documents que nous avons perdu l’espoir de pourvoir arriver à quelque solution. Nous sommes donc menacés par le terrible danger du désespoir. Et voici que Ste nous arrive et nous anime d’un nouvel encouragement et d’un nouveau souffle de paix, d’amour et d’unité avec sa folie de l’espérance.

6.Merci et invitation.

Au nom de S. B. le Patriarche et des évêques de la Conférence des Ordinaires de T.S., et au nom de toute la population de l’Eglise Mère de Jérusalem, je remercie le Seigneur pour la grande grâce du pèlerinage de Ste Thérèse en Terre Sainte. Je vous remercie Mgr l’évêque de Lisieux, Mgr le Recteur les Carmélites de Lisieux et tous les organisateurs pour la bonne réussite de cet évènement ecclésial absolument historique pour les pays de la Terre Sainte. Chers frères et sœurs, je vous invite à imiter Ste Thérèse. Venez vous aussi en pèlerinage en Terre Sainte, venez vous aussi visiter votre Eglise Mère de Jérusalem, venez retrouver les sources de votre foi et les sources thérésiennes. Venez retrouver votre et notre vocation chrétienne commune, comme nous l’enseigne la Parole de Dieu et nous le répète Ste Thérèse : « Vivre d’amour ». Amen.

Mgr Giacinto-Boulos Marcuzzo Nazareth- Lisieux, 25.9.2011.

Fêtes Thérésiennes 2011 - messe de clôture du 2 octobre

Homélie de Monseigneur Jean-Claude BOULANGER Evêque de Bayeux- Lisieux

Mth.21, 33-43 - 27° Dimanche ordinaire – Année A - Lisieux 2 Octobre 2011

mgr Boulanger

« Vendanges tragiques »

Vous avez peut-être lu un jour ce titre dans la presse. Habituellement, on y lit « Vendanges abondantes ou florissantes ». Le temps des vendanges n’est-il pas un temps de fête ? Mais cette année-là, ce furent des vendanges tragiques. Et on en parlait encore des années après. Si cela est vrai aujourd’hui, cela a dû aussi se passer autrefois. Et le pays de Jésus était un pays de vigne. Alors quand il racontait cette histoire, tout le monde l’écoutait, tout le monde le comprenait…

Ce vigneron, vous savez, il y tenait à sa vigne. Si vous aviez vu le soin qu’il prenait pour la cultiver, pour la tailler et la traiter. Bien sûr son vin était d’appellation contrôlée. Ce n’était même pas un premier cru, mais un grand cru. La vigne toute entière était classée grand cru. Il en était le propriétaire, Récoltant Manipulant comme nous disons aujourd’hui. Cette vigne, c’était sa passion, c’était sa vie. Bien sûr, il avait choisi des plants de qualité. Mais cette vigne c’était surtout le fruit de son travail. Il s’était dépensé sans compter. Cette vigne qu’il aimait tant, il l’a confiée en fermage à des vignerons. Quelle confiance ! Peut-être même quelle inconscience ? Sauraient-ils ces vignerons la cultiver avec autant d’amour et de soins ?

Quand Jésus parle de la vigne à ses auditeurs, ceux-ci pensent sans doute à leur coin de vigne mais ils savent que la vigne signifie aussi le peuple d’Israël tout entier. Pour eux la vigne était un bien précieux. La boisson habituelle, c’était le vin bien plus que l’eau qui était rare. Et on pouvait manger son raisin. La vigne c’était l’assurance de la vie. D’ailleurs dans la bible, ne disait-on pas qu’une bonne épouse était comparable à une vigne féconde ? Dans la plupart des peuples autour d’Israël, la vigne passait pour un arbre sacré. Pour les croyants de la bible, ce n’était pas la vigne elle-même qui était sacrée, mais le peuple lui-même qu’on appelait la vigne de Dieu, la vigne du Seigneur. Isaïe le rappelle dans la première lecture : « La vigne du Seigneur de l’univers, c’est la maison d’Israël. Le plant qu’il chérissait, ce sont les hommes de Juda ».

Puis vient le temps des vendanges. C’est un moment capital dans la vie des vignerons. Quand le raisin est à point, on ne peut plus attendre. Malgré la difficulté de la tâche, c’est toujours un moment de fête. On ne vendange pas seul. Il y a ceux qui coupent le raisin, ceux qui le portent, ceux qui l’écrasent. Mais cette année-là, les vendanges furent tragiques. La récolte a-t-elle été gâchée par un orage de grêlons ? Oh non, c’est bien plus que cela ? Y-a-t-il eu un accident ? Oh non, c’est encore plus grave ? Il y a eu meurtre… Alors un règlement de compte entre vignerons ? Oh non, c’est bien pire. Il y a eu plusieurs tués dont le fils du propriétaire. Alors c’est une révolte de vignerons devant un propriétaire injuste et tyrannique ? Oh non justement. C’est cela qui est impensable. Non seulement il respectait le contrat, mais il « s’est fait avoir », il était trop naïf, il avait trop confiance. Il avait même une patience inouïe. Ils ont cru pouvoir s’accaparer de la vigne pour eux tout seuls.

Dieu nous confie sa vigne

Quand Matthieu écrit ce texte pour les communautés chrétiennes, elles comprennent bien le sens de cette histoire. Mais elles pensent surtout à ce qui s’est passé avec Jésus. Mais Matthieu en rappelant cette parole de Jésus, veut aller plus loin et s’adresser à nous aujourd’hui. Dieu nous confie sa vigne, il nous confie le monde, il nous confie l’Eglise. Comment nous comportons-nous ? Ne disons-nous pas “C’est mon affaire”, c’est “mon groupe”, c’est “ma paroisse”. Ce n’est pas « mon diocèse » mais le diocèse que le Seigneur me confie. Il y a en nous un instinct de propriétaire. Les talents ou les responsabilités que Dieu nous a donnés, les affaires qu’Il nous a confiées, ce sont ses dons. Pardon Seigneur d’en faire mes choses à moi, où je suis le seul maître à bord.

Au moment où l’Eglise de France traverse une crise des vocations, tout simplement une crise de l’engagement, il nous est demandé comme sainte Thérèse d’avoir l’audace de la confiance et de la foi et d’accepter d’être dépossédé. Elle nous invite à l’abandon qui est le contraire de la démission. Elle prie pour que nous osions nous abandonner entre les mains du Père, comme Jésus sur la croix. Rappelons-nous que c’est au pied de la croix que l’Eglise est née.

L’amour grandit par l’amour, écrit le Pape Benoît XVI dans sa première Encyclique. Nous ne pouvons répondre à l’amour de Dieu que par l’offrande de notre pauvre amour. C’est ce que Thérèse exprimera dans son acte d’offrande à l’Amour miséricordieux. « Au soir de cette vie, je paraîtrai devant vous les mains vides. » Thérèse a accepté d’être dépossédée de ses œuvres. Elle a compris que c’est l’acte d’offrande de Jésus par amour de son Père et des hommes qui sauve le monde. Les dernières paroles de Thérèse, sur son lit de mort, résument toute sa vie : « Mon Dieu, je vous aime ». Il s’agit bien sûr de prier pour les vocations mais il s’agit de nous unir à la prière de Jésus à son Père. Le Maître de la vigne, c’est bien le Père.

Thérèse savait voir la dimension invisible et divine de notre vie. Elle nous invite à prier et offrir notre vie pour les vocations et pour l’Eglise de ce temps. Pour elle, il y a la Communion des Saints et le moindre geste, la moindre offrande sont reçus par Dieu. Il y a une solidarité spirituelle dans le monde de Dieu. Elle a prié pour l’abbé Bellière et l’abbé Roulland, comme elle a prié pour Pranzini. Dieu ne connaît pas la table de soustraction ou de division. Il ne connaît que la table de multiplication mais il ne peut multiplier que ce que nous offrons par amour.

Tant de générations de chrétiens ont redit chaque jour l’acte d’offrande de Thérèse ; surtout les générations qui ont vécu en France entre 1930-1950. Nous avons vu alors éclore la fécondité spirituelle de cette époque. Notre monde ne se convertira pas sans l’acte d’offrande des chrétiens de ce temps. Voilà notre vocation première. Que Sainte Thérèse vous aide à vivre votre vie de chrétien dans la confiance retrouvée. Le Seigneur est toujours le maître de la vigne et il prend soin de son Eglise. Mais Il a besoin de la foi des chrétiens pour sauver ce monde qu’Il aime tant.

Jean-Claude BOULANGER Evêque de Bayeux- Lisieux

Fêtes Thérésiennes 2011 - Samedi 1er octobre - Fête solennelle de sainte Thérèse - Journée des personnes malades et handicapées

Homélie de Monseigneur Jean-Claude BOULANGER Evêque de Bayeux- Lisieux

Lisieux – 1° Octobre 2011 « Les disciples dirent à Jésus : Qui donc est le plus grand dans le Royaume des cieux ? Jésus répondit : Celui qui se fera petit comme cet enfant, c’est celui-là qui est le plus grand dans le Royaume des cieux. » (Math.18, 4)

Frères et sœurs,

Pour la plupart d’entre vous, vous savez comment Thérèse a connu la souffrance physique et spirituelle. En Janvier 1897, c’est-à-dire quelques mois avant sa mort, elle a écrit ce poème intitulé « Ma Joie ». Elle sait que la fin de sa vie approche et pourtant elle ose s’exprimer ainsi : reliquaire

  • « Lorsque le ciel bleu devient sombre
  • Et qu’il semble me délaisser,
  • Ma joie c’est de rester dans l’ombre
  • De me cacher, de m’abaisser.
  • Ma joie, c’est la volonté sainte
  • De Jésus mon unique amour
  • Ainsi je vis sans nulle crainte
  • J’aime autant la nuit que le jour.
  • Ma joie c’est de rester petite
  • Aussi quand je tombe en chemin
  • Je puis me relever bien vite
  • Et Jésus me prend par la main
  • Alors le comblant de caresses
  • Je lui dis qu’Il est tout pour moi
  • Et je redouble de tendresses
  • Lorsqu’il se dérobe à ma foi »

La place du petit

Rappelez.- vous François d’Assise. Ce n’est pas un savant, ce n’est pas un puissant dont on parle encore aujourd’hui. C’est un tout petit, un frère mineur comme l’on disait au XIII0 siècle. C’est étonnant comme il a traversé l’histoire de l’humanité. Il aurait pu être riche, l’un des bourgeois les plus célèbres de la ville d’Assise. Il aurait pu vivre dans un palais dont les pierres nous rappelleraient sa mémoire. Rien de tout cela, Il a traversé les siècles en entraînant derrière lui, des hommes et des femmes de toute race, de toute condition sociale, riches ou pauvres, Il a permis à tant d’êtres humains de goûter à la joie des Béatitudes. Et tout cela voyez-vous parce qu’il a choisi d’être PETIT. Etre petit c’est le contraire d’être puissant. Un homme puissant finalement fait peur. On l’admire peut-être mais on admire avant tout son pouvoir ou son compte en banque, ce qu’il a. Alors chaque être humain, avec ses failles et ses talents, peut se reconnaître dans le petit. C’est à ce titre que celui qui accepte d’être petit, d’être dépouillé de mille choses devient riche de mille relations. Sans le savoir, il tisse une immense tapisserie faite de mille visages. Oui, seul celui qui est petit est vraiment frère. C’est étonnant comment ce sont souvent des petits qui ont été de grands innovateurs. II faut beaucoup de force morale pour être petit. Ce ne sont pas des résignés qui sont petits. Bien au contraire tout en eux crie la vie, l’espérance, l’envie de changer les choses, l’envie de créer. Ils n’ont cessé de se battre avec la vie, à mains nues bien sûr mais surtout avec les moyens de Dieu. C’est encore le vicomte Charles de Foucauld, l’une des grandes fortunes de Paris à la fin du XIXe siècle, qui va tout abandonner pour devenir petit frère universel, auprès des plus pauvres. Quand il gaspillait son argent, il savait bien qu’on l’admirait, qu’on l’aimait, mais pas pour lui même. Il n’était pas dupe. Plus que jamais, il sentait le poids de sa solitude. En se dépouillant de tout, en devenant petit, des milliers d’hommes et de femmes ont pu reconnaître à travers lui un frère. Et c’est ainsi que Sainte Thérèse, la petite Thérèse rassemble aujourd’hui auprès d’elle des hommes et des femmes du monde entier, de toute condition sociale.

Mais qui a envie d’être petit ?

Pas même les disciples dans l’Evangile. Ils discutent pour savoir qui est le plus grand. Dieu seul s’est fait petit, parce qu’il faut une puissance d’amour extraordinaire pour être petit. Dans ce petit Jésus couché dans une mangeoire, je contemple le Dieu des chrétiens. Qui voudrait croire dans ce Dieu-là au point que tant d’êtres humains se sont convertis en commençant par les plus pauvres. Qui aurait peur d’un Dieu couché dans une mangeoire ? Dieu s’est fait petit enfant, dépendant des hommes. Personne n’accepte d’être dépendant des autres.

Le petit enfant est l’être le plus dépendant de toute la terre, bien plus que les animaux. Oui, Dieu s’est fait petit enfant. Quelle force d’amour extraordinaire, comme le disait Thérèse, elle qui se considérait comme un grain de sable. Voilà le pouvoir de l’amour, mais nous préférons toujours l’amour du pouvoir. L’Evangile nous dit que Jésus plaça un enfant au milieu des disciples, comme sil était le trait d’union, le lien entre eux tous. Nous comprenons ce que cela signifie pour nous. Rappelez-vous : pour être petit, il faut une foi à soulever les montagnes pour renoncer à la force, au pouvoir, à la violence ou la domination. Et nous disciples de Jésus avons-nous envie d’être petits et quelle place ont encore les petits dans notre vie ?

Vous qui êtes malades, handicapés, vous qui êtes marqués par tant de souffrances physiques ou morales, rappelez-vous Thérèse à l’infirmerie du Carmel.

La souffrance, la maladie sont toujours un mal, comme le nom l’indique. C’est dans la confiance en Dieu, qu’elle a trouvé la paix et cherché une issue… Elle n’a jamais dit « si le Bon Dieu le veut … mais si le Bon Dieu le permet. » Dieu ne peut pas vouloir le mal. Mais au cœur du mal, Dieu ne nous abandonne pas. Le plus grand péché, ce n’est pas d’en vouloir à Dieu … le plus grand péché, c’est de désespérer de Dieu.

Regardez ce que Dieu a fait de Thérèse … Elle est devenue un chemin sur lequel tout être humain peut marcher. C’est simple comme une fleur au cœur de l’hiver. Cela s’appelle la confiance, en un mot la foi…Thérèse, permets simplement, que nous mettions nos pas à la suite des tiens. Tout simplement augmente en nous la foi.

Jean-Claude BOULANGER - Evêque de Bayeux - Lisieux

Fêtes Thérésiennes 2011, veillée du 30 septembre

Veillée de prière avec Thérèse - animée par les carmélites avec la participation de Sylvie Buisset

veillée 30 septembre

Fêtes Thérésiennes 2011, veillée du 24 septembre

Veillée avec Magida El Roumi, Diva du monde Arabe

veillée avec Magida El Roumi

Programme des Fêtes Thérésiennes 2011

Sous la présidence de Mgr GIACINTO-BOULOS MARCUZZO, Evêque auxiliaire à Nazareth, Vicaire patriarcal latin pour Israël

FlyerFT2011i

  • Samedi 24 septembre
    • 15h30 : concert harpes et orgue à la Crypte de la Basilique
    • 20h30 : Procession des Reliques du Carmel à la Basilique ; veillée avec Magida El Roumi, diva du monde arabe
  • Dimanche 25 septembre
    • 10h30 : Messe solennelle à la Basilique
    • 15h30 : Procession des Reliques de la Basilique à la Cathédrale et vêpres
  • Du lundi 26 septembre au vendredi 30 septembre
    • 11h00 : Messe à la Crypte de la Basilique
    • 15h00 : Enseignement sur la spiritualité de Thérèse, au Centre Pastoral Jean-Paul II (parvis de la Basilique), entrée libre
    • 16h30 : Vêpres à la Crypte de la Basilique
  • Vendredi 30 septembre - Anniversaire de la mort de Thérèse
    • 20h00 : Veillée de prière au Carmel animée par les soeurs carmélites - Lecture des Derniers Entretiens de Thérèse, sa mission au Ciel
  • Samedi 1er octobre - Fête solennelle de sainte Thérèse - Journée des personnes malades et handicapées
    • 11h00 : Messe à la Basilique
    • 15h00 : Sacrement des Malades à la Basilique
    • 16h30 : Vêpres à la Basilique
    • 20h30 : Pièce de Théâtre « Histoire d’une âme », mise en scène par Michel Pascal et jouée par Eva Hernandez, à la Crypte
  • Dimanche 2 octobre
    • 10h30 : Messe de Clôture des Fêtes Thérésiennes à la Basilique
    • 15h00 : Pièce de théâtre « Histoire d’une âme » à la Basilique et vêpres

Information :

  • Sanctuaire Sainte Thérèse de Lisieux
    Tél. : 02 31 48 55 08
    info chez therese-de-lisieux.com